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 Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente

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Batman
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Localisation : La Batcave


MessageSujet: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Ven 17 Fév - 17:06

La grande avenue devant l’hôtel de ville était remplie de figurants habillés en oncle Sam d’un trottoir à l’autre. Ils brandissaient des pancartes affichant des photos des lieux les plus notables de Gotham City comme la grande Cathédrale ou le Gotham Square Garden. Ils portaient des hauts de forme parsemés de boutons à l’effigie du maire Hamilton Hill. L’un des types donnait des prospectus municipaux aux passants, un autre incitait les badauds à applaudir. Le vacarme était énorme. Wayne portait un costume Armani et une veste brook brothers hors de prix. Il se frayait un chemin dans la foule en évitant les excités qui agitaient des pancartes, les images des hauts lieux de Gotham bondissaient au-dessus de sa tête. Wayne aurait bien voulu qu’Alfred le conduise à l’hôtel de ville en limousine pour soigner son image de milliardaire distant qui ne se mêle pas à la foule. Mais vu le monde sur l’avenue, Wayne ne pouvait pas faire autrement que de s’y rendre à pied. Impossible de s’y rendre en voiture, le défilé interdisait la circulation. Des idéalistes crieurs de slogans débarquèrent à leur tour en brandissant des panneaux avec la tête d’Harvey Dent :

Halte au crime ! Non à la Mafia ! Dent avec nous !

Wayne repéra les matraques des flics qui s’approchaient hostile. On devinait qu’ils étaient corrompus par Falcone. L’hôtel de ville se dressait devant Bruce. Deux gardes du corps du maire, grands et costauds le repérèrent dès qu’il entra dans le grand hall. Ils fendirent la foule aussitôt. Ils portaient des costumes sombres et des écouteurs. Ils étaient munis de talkies-walkies. La foule comprit de quoi il retournait et leur ouvrit aussitôt un passage. Ils rejoignirent l’homme le plus riche de la ville et l’entrainèrent vers les étages par l’ascenseur VIP en le protégeant comme il sied aux personnalités importantes. Dès que les portes s’ouvrirent, les gardes du corps dispersèrent la foule de journaliste attendant la conférence de presse du maire pour fêter l’anniversaire de la fondation de la ville. Ils suivirent comme en marchant sur un nuage un très long couloir au tapis épais. Wayne vit défiler sur les murs les portraits officiels de tous les anciens maires. Lui et son escorte croisèrent un homme qui observait les tableaux des hommes politiques qui avaient gouverné la ville. Wayne le scruta avec étonnement. Il portait haut de forme, redingote et monocle.

Leurs regards se croisèrent.

Wayne sentit une démangeaison à son estomac, il eut l’impression que son costume se froissait sous le regard noir de l’individu. Ils tournèrent au fond du couloir et passèrent dans diverses antichambres dans lesquels patientaient les hommes les plus fortunés de la ville. Les costauds s’arrêtèrent, firent une courbette à Wayne et s’éclipsèrent.

Bruce déambula la mine sombre en foulant les tapis persans. Roland Daguett lui fit un clin d’œil, Max Shreck lui tendit sa main pour le saluer. Wayne l’ignora, Shreck se convulsa sur place : ce gosse de riche m’a humilié ! Disait son visage. Tout le monde était debout sauf Carmine Falcone assis sur le seul fauteuil Louis XVI. Une horde de riches italiens autours de lui. Le tout puissant parrain du crime de Gotham ne tourna même pas son regard en direction du directeur de Wayne Enterprise, l’ignorant royalement. Wayne remarqua un homme d’affaire à l’écart, il tendit la tête pour mieux voir. Voilà Ferris Boyle, il sourit, il murmure quelque chose à l’un des membres du conseil municipal, il lui tend une enveloppe, un billet de 500 dollars parmi d’autres en dépasse.

Une secrétaire apparut, regarda un listing et fit signe à Bruce de venir. Il la suivit jusqu’au bureau du maire, en quittant la salle, le propriétaire de Wayne Enterprise jeta un dernier regard à Falcone. Il vit le parrain tendre sa main, un italien plia le genou et s’abaissa devant lui, il baisa sa bague, style pape en fonction recevant l’hommage sur le trône pontifical. Un garde du corps encore plus imposant que ceux qui avaient escortés Wayne montait la garde à l’entrée du bureau du premier notable de la ville. Il ouvrit la gigantesque porte en ébène et invita le milliardaire à entrer.

Wayne cligna des yeux, un homme était face à la grande fenêtre du bureau, il contemplait la grand place. Il avait les mains croisées derrière son dos. Il se retourna vers le nouvel arrivant. Bruce détailla le visage du maire Hamilton Hill.

« Bienvenue Monsieur Wayne. »

Le maire s’avança vers lui en tendant son bras, sa poignée de main était molle, celle d’un homme sans grandes convictions.

« Comment va votre famille ? »

C’était avec cette banalité que le maire commençait en général ses conversations pour échanger des mots plats et convenus avec ses interlocuteurs avant d’aller à l’essentiel.

« Ma famille ? »

« Oui, comment va votre femme ? »

« Je ne suis pas marié »

« Ah ? Et comment se portent vos parents ? »

« Ils sont morts, assassinés alors que j’étais enfant. »

Hamilton Hill fut gêné et surprit, il avait oublié ce genre de détails, il fulmina en silence contre sa secrétaire qui aurait dû le lui rappeler avant la rencontre avec le milliardaire. Puis il prit un air affecté tout en tapotant l’épaule de Wayne et en affichant un faux sourire amical.

« J’en suis désolé »

Effet raté, zéro pointé pour le politicien affable.

Un vacarme retentit dehors, Wayne entendit des cris acclamant l’action d’Harvey Dent de la part de ses supporters dans la rue puis des hurlements et des sauves qui peut, les flics à la solde de Falcone chargeaient pour disperser les manifestants. Hill eut un air gêné et prit Wayne par l’épaule tout en lui désignant un fauteuil à l’autre bout de la pièce, il voulait l’éloigner des fenêtres pour qu’il n’entende pas.

« Je ne voudrais pas abuser de votre temps Monsieur le maire. »

« Mais non mon ami, mais non, c’est moi qui vous ais invité parmi les VIP aujourd’hui, je voulais vous rencontrer. »

Ils s’assirent dans des fauteuils près de la cheminé surmonté d’un portrait d’Amadeus Arkham. Le maire vanta son plan de construction urbain, le maire vanta son plan de rénovation des édifices de la ville, le maire évoqua ses réalisations, le maire s’autocongratula, le maire arrêta les préliminaires au bout d’une demi-heure de monologue pour enfin en venir à la raison qui l’avait poussé à faire venir Wayne comme les autres riches de Gotham.

« La fête d’anniversaire de la fondation de notre ville a été un gouffre financier qui a vidé nos caisses, mais il le fallait afin d’offrir des festivités aux électeurs, pardon je voulais dire aux citoyens. Puis je compter sur votre générosité et vos donations afin de renflouer les caisses municipales ? »

« Cela va de soi. »

Le maire se leva aussitôt en frottant ses mains et rejoignit son bureau, il appuya sous un interrupteur dissimulé et sa secrétaire entra aussitôt.

« Raccompagnez donc Monsieur Wayne et ensuite faîtes venir le prochain invité. Mr Daguett ou Mr Falcone je suppose ? »

La secrétaire jeta un œil à son listing et lu à haute voix le nom du prochain :

« Oswald Chesterfield Cobblepot. »

« Plait-il ? Ça doit être une erreur, j’ai fait inviter les hommes les plus riches de Gotham. Je n’ai jamais encore entendus parler de cet individu. »

Hamilton Hill était un homme si superficiel qu’il ne connaissait pas les détails sur la vie de Bruce Wayne comme la mort de ses parents et évidemment ignorait les détails sur la gloire passé des Cobblepot dont l’unique survivant actuel avait été convié à la mairie en raison de l’apparition de son nom dans le désuet Who’s Who de Gotham qui réunissait les noms des grandes familles de la ville même s’il n’avait jamais été mis à jours.

« Très bien, faîtes donc venir Mr Cobblepat. »

« Cobblepot monsieur, c’est Cobblepot, non Cobblepat. »

« Quelle importance ? »

« Monsieur le maire, si je puis me permettre, cet Oswald me mets mal à l’aise, il scrute les lustres, chandeliers, tableaux et tous les objets en or ou en argent avec un regard cupide et très évocateurs. »

« Peu importe, faîtes venir que nous fassions connaissance et qu’on en finisse avec la corvée. »

Wayne sortit par une autre porte du bureau, il longea un couloir vitré et munis de lustres en cristal. Il s’arrêta et observa par la fenêtre en contrebas l’arrière-cour de l’hôtel de ville. Il y avait les camions de livraisons mais aussi un véhicule particulier qui n’avait rien à faire là, une limousine dont le capot à l’avant ne contenait pas le symbole d’une marque de voiture comme Mercedes, mais un Pingouin en emblème. A côté, le chauffeur, un gros type noir au cou épais, la surveillait attentivement tout en jetant des regards vers les fenêtres de l’édifice. Wayne avait l'impression qu'il le regardait.



Le lendemain

Bruce Wayne était assis dans le salon de son manoir, Alfred venait de lui apporter un thé sur son plateau en argent. Ils bloquèrent tous les deux sur la télévision. Gotham City News, une tête de clown, affreuse et inquiétante.

Le chaos est là.

Les ponts explosèrent, coupant la ville du monde. Coupant le manoir Wayne du monde, impossible de rejoindre la ville en Batmobile maintenant qu’il n’y a plus de ponts. Bruce resta fasciné et sombre pendant les jours suivants à observer le clown sur le plateau télé. Il était bien à l’abri dans son manoir. Il était impuissant, il ne pouvait rejoindre la ville. Le manoir Wayne disposait d’une antenne parabolique dissimulé, il pouvait écouter les fréquences de police. Wayne entendit les dernières nouvelles, il écouta les débordements de violence que les flics essayaient de juguler dans les rues. Les émeutes éclataient peu à peu autour de chaque magasin de nourriture, chaque grande surface, chaque endroit où il y avait encore de quoi manger. D’un bout à l’autre de Gotham : incendies volontaires et pillages sur toutes les fréquences de police. Plus de nouvelles du commissaire Loeb, il avait été capturé par le Joker. La police décapité était resté dans l’incertitude avant d’être reprise rapidement en main par un certain lieutenant Gordon qui donnait les directives vu que les capitaines des différentes brigades s’étaient tous fait tuer dans les rues.

Wayne monta dans sa chambre, il ouvrit grand la porte du balcon et s’avança. Même d’ici il entendait les sirènes. Il vit des flammes jaillir et balayer l’horizon.

Wayne pensa : cette ville a dévoré mes parents et maintenant elle dévore tous ses habitants.

Wayne était assis dans le noir, la télé était allumé, le Joker faisait entendre sa voix, Wayne ruminait et ne regardait même plus l’écran. Alfred venait de lui apporter des œufs sur le plat. Bruce ne les mangea même pas. Il entendit des lamentations d’enfant sur le plateau, Wayne se retourna et fixa l’écran. Voilà les cheveux verts ébouriffés, voilà le sourire malsain jusqu’aux dents, voilà le Joker. Il a fait venir sur le plateau télé de nouveaux captifs. Deux parents avec leur petit garçon. Bruce gardait les yeux sur l’écran sans cligner des paupières, l’image sauta puis se stabilisa. Elle arrivait de retransmettre mal à cause des attaques de police qui endommageaient le bâtiment du Gotham City News. Bruce sentit son pouls rater quelques battements, la vision de ses parents l’accompagnant dans Crime Alley avant de mourir parcouru sa tête. Le Joker pointa une arme en se marrant sur les parents de l’enfant. Bruce sentit son pouls décoller jusqu’à 180.

Coups de feu

Cris

Les parents dans une mare de sang, l’enfant à genoux à côté qui pleure.

Wayne attrapa la télé et la balança contre un mur. Bruce se couvrit les oreilles et ferma les yeux, il se mit à hurler comme un dément.

Il avait fait installer un émetteur radio dans le salon pour entendre les fréquences de police. Il entendit une voix paniqué :

« Ici l’agent en poste à l’hôtel de ville ! La foule de pillard a été détecté en train de s’approcher de notre position. »

Le lieutenant Gordon répondit :

« Bon Dieu, il ne faut pas qu’elle tombe, la mairie est la dernière chose qui reste encore debout ici, le seul symbole d’ordre et de civilisation encore en place, si elle tombe ça sera la catastrophe. Envoyez toutes les unités disponibles pour assurer la défense du maire ! »

Bruce se tourna vers l’émetteur radio, il entendit la voix de Gordon ordonner :

« Que la force parle ! »

Il se leva en courant et se dirigea vers son bureau. Alfred le rejoignit en essayant de le suivre.

« Maître Bruce ! Que faîtes-vous ?! »

« Je vais en ville Alfred. »

« Mais c’est impossible, les ponts sont… »

« Je vais prendre l’autre véhicule. »

« Mais Maître Bruce, vous ne l’avez encore jamais testé, il n’est pas sûr que… »

« C’est le moment ou jamais. »

Il entra dans son bureau, enclencha le passage secret dans la bibliothèque et descendit en toute vitesse l’escalier aux allures féodales qui le menait vers les abysses du domaine : la Batcave.

Alors qu’il ouvrait le coffre-fort contenant son costume, il pensa à Gordon. Alors qu’il enfilait son masque, il murmura doucement à tel point que même les ses chauves-souris ne l’entendirent pas :

« Que la force parle… »



L’hôtel de ville

Toute la brigade anti-émeute au grand complet accourait au pas de charge aussitôt descendu des fourgons blindés. Des voitures de police avec gyrophares actionnés se postèrent devant les entrés de la mairie pour faire barrage.

Que la force parle !


La foule de mécontent et de pillards approchaient sur l’avenue, une vague humaine à perte de vue munis de battes de base-ball, planches à clous et autres armes de fortunes. Les zeppelins dans le ciel pointaient leurs projecteurs sur la grand place. Une nuée de cocktails Molotov se mit à pleuvoir. Dans l’hôtel de ville, il régnait une ambiance de fin de monde. Le maire Hamilton Hill était caché sous son bureau à sangloter tout en entendant les rugissements de la foule dehors.


Un bruit d’avion perça le ciel. La foule entière leva la tête et fut subjugué par l’apparition. Le Batplane fendait l’air dans des virages serrés tout en tournant autour de l’hôtel de ville. Batman scrutait la foule le regard grave depuis son habitacle. Les flics levèrent aussi les yeux et certains hébétés en firent tomber leur arme par terre, les zeppelins arrosèrent de lumière avec leur projecteur l’engin aérien en forme de chauve-souris qui virevoltait. Le cockpit sauta et Batman en personne tomba en direction du toit. Les gens jubilaient, ils voyaient enfin la chauve-souris au grand jour, elle existait bel et bien. Ils se ruèrent ensuite vers l’édifice. Batman qui s’était planté bien en vue sur l’une des gargouilles au sommet les observait bien droit, bien en évidence pour tous, sa cape volant au vent. Il avait tout du cerbère qui défendrait les lieux même s’il devait en mourir. Les flics pointèrent leurs armes prêtes à ouvrir le feu. Un gradé prit un haut-parleur et afin de galvaniser ses troupes, rappela haut et fort la consigne de Gordon :

« Que la force parle ! »

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Gotham City
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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Mer 7 Mar - 21:39

Une foule immense célébrant, dans la joie et la bonne humeur, la création de la ville de Gotham voilà près de deux siècles plus tôt. Les gens dansaient, chantaient, projetaient des cotillons et arboraient fièrement les couleurs de leur nation par leur tenue de l’Oncle Sam. Cette situation festive est tellement ironique sachant que le crime règne sur Gotham et que les rues ne sont pas sûres la nuit tombée. Mais ça a toujours été ainsi, les carnavals ont été créés pour oublier les tracas du quotidien. Néanmoins, une personne n’apprécia pas ce rassemblement massif de citoyens faisant la fête et cette personne se trouvait dans la limousine bloquée devant les barrières de sécurité mise en place pour interdire la circulation.

« Qu’attends-tu ? Avance ! »

S’écria Oswald en donnant un coup de pied dans le siège du conducteur. Bossworth se retourna légèrement et, d’une voix attristée, lui répondit :

« Je regrette, Monsieur Cobblepot, mais il est impossible de passer. »

« C’est ton problème ! Pas le mien ! Je ne sortirais pas d’ici tant que je ne serais à la mairie ! »

Alors qu’Oswald grommela des insanités sur la populace de péquenots lui barrant la route, Bossworth dû trouver une alternative pour satisfaire son colérique employeur. Lorsqu’il pensa à l’entrée du personnel, il démarra en trombe dans une rue adjacente et faillit renverser un civil déguisé en Oncle Sam utilisant des échasses recouvertes de son pantalon géant rayé verticalement de rouge et de blanc. Moins de dix minutes plus tard et cent dollars de pourboire au gardien, la luxueuse voiture du Pingouin se gara dans le parking réservé au personnel et camions de livraison. L’agent de la sécurité posté devant la porte du bâtiment leva un sourcil d’étonnement en voyant le singulier personnage descendre de la limousine. Le Pingouin, vêtu de son habituel costume à queue de pie, s’approcha de lui le regard dédaigneux puis lui coller sa carte d’invitation sous le nez en même temps qu’un panache de fumée de cigarette. Le garde hésita quelques instants en croyant affaire à une blague vivante mais l’authenticité de la carte l’empêcha de lui faire avaler sa cigarette. Gardant son sang froid, il le laissa entrer puis se mordit les lèvres lorsque le quinquagénaire lui fourra un billet d’un dollar dans la poche de son veston.

Après s’être frayé un chemin dans les cuisines et prit l’ascenseur VIP, Oswald arriva à l’étage où se déroulait les festivités célébrant l’anniversaire de Gotham City pour la haute société de la sombre cité. Le cambrioleur aristocrate y repéra de nombreuses personnalités et presque immédiatement, s’approcha d’elles.

« Pardonnez moi, monsieur, mais il est interdit de fumer à l’intérieur. »

Oswald se retourna lentement et posa ses petits yeux cruels sur le domestique qui déglutit en voyant la colère se déverser sur lui. Quelques secondes s’écoulèrent où le serveur se sentit mal à l’aise mais, fait surprenant, le Pingouin se décontracta.

« Bien sûr. Il retira le mégot de son porte-cigarette et l’écrasa sur l’un des petits-fours que son interlocuteur portait sur un plateau d’argent. Et voilà. Ma flûte de champagne est vide. Ah non ! Je n’ai pas eu de verre...Il lui écrasa le pied. Apportez m’en-un. »

« Ahh ! Tout de suite, monsieur ! »

Alors que le domestique s’en alla en boita, Oswald prit son plus beau sourire pour aller à la rencontre de Roland Daggett. Ce dernier discutait avec d’autres requins de la finance ayant l’air aussi aimable que peut l’être Cobblepot.

« Daggett ! Ça faisait longtemps ! »

Le riche industriel crapuleux se retourna à cet appel si familier et fut surprit de faire face à un objet cylindrique noir. En baissant son regard, il put voir le propriétaire du haut-de-forme lui tendant sa main. Bien qu’étonné de voir un homme aussi petit et, ma foi, si laid, Roland lui serra la main avec son habituel absence de sourire et de joie.

« Je crains ne pas avoir eu l’honneur de vous rencontrer. Monsieur ? »

« Justement, ça fait longtemps que nous aurions dû nous rencontrer. Oswald Chesterfield Cobblepot des Cobblepot de Newcastle. »

« Enchanté. Que puis-je pour vous ? »

« Un ami en commun m’a parlé de vos loisirs loin des regards indiscrets. J’aurais sûrement un partenariat à vous proposer. Voici ma carte. »

Oswald lui donna sa carte personnelle comportant un sigle en forme de Pingouin que l’homme d’affaires prit avec méfiance, le remercia et s’en alla. Le criminel de petite taille dégusta quelques amuse-gueules, siffla quelques verres d’alcool et se fit repousser par les femmes qu’il accosta mais dans l’ensemble il fit comme les autres convives : admirer les antiquités amassées dans la salle et autres pièces annexes. Le maire avait dû se saigner pour réussir à réunir tous ces objets de valeurs historiques afin de rendre inoubliable la commémoration de la naissance de Gotham City. Des tableaux de grande taille illustrant l’affrontement entre Tuniques Rouges et soldats révolutionnaires, de vieux étendards parfois percés de trous, un canon de 12 livres de la Guerre de Sécession, le haut de forme d’Abraham Lincoln, le sabre du Général Ulysse S. Grant, la photographie de la reddition du général confédéré devant l’illustre général Cobblepot après la légendaire Bataille des Monts de Gotham où son ancêtre défendit corps et âme sa ville natale, une peinture à l’huile de Gotham durant l’Ere Industrielle avec ses Pères Fondateurs Alan Wayne, Edward Elliot et Theodore Cobblepot, une affiche de recrutement montrant l’Oncle Sam soulevant le drapeau américain sur la Tour de l’Horloge de la ville pour inciter les Sammies à combattre dans les tranchées, une photographie de l’équipage du cuirassé USS Gotham sur le pont lors de son départ pour le Pacifique occupé par les Nippons, une seconde photographie montrant le président Kennedy serrant la main de Thomas Wayne, une autre de Tucker Cobblepot serrant celle de Ronald Reagan ainsi que des extraits d’un film de gangsters avec Matt Hagen dans son rôle de policier incorruptible devant la Cathédrale de Gotham l’ayant fait connaître sur toute la côte Est (faisant ainsi de la publicité pour la ville).

Toutes ces œuvres d’arts provenant de musées ou collections privées avaient été gracieusement, ou non, prêtées pour l’évènement. Le maire espère qu’en réussissant ce jour de célébration, les caisses de la ville se rempliraient. Oswald se sentit immensément fier à la vue de tous ses ancêtres ayant, quasiment tous, une place dans l’histoire de Gotham. Parallèlement, il estima le montant des recettes que pourrait représenter la vente de toutes ces babioles. Des collectionneurs privés paieraient rubis sur l’ongle pour acquérir l’une d’elles. Sûr de ce constat alléchant, le dernier descendant des Cobblepot poursuivit sa visite en remontant dans le temps et plus précisément en observant la galerie des portraits des maires de Gotham en commençant par le dernier en date. Au passage, il bouscula le célèbre acteur de cinéma Matt Hagen se faisant harceler par un groupe de journalistes voulant des commentaires sur le discours du maire et sur son prochain film. Oswald se sentit outré devant l’absence d’intérêt que les journalistes lui portèrent. Il s’arrêta devant une photographie qui lui fit bomber le torse.



Oswald observa son ancêtre et se sentit important d’avoir un tel aïeul dans sa famille. C’était un homme d’affaires brillant et probablement le plus grand maire de Gotham. Soudain, des bruits de pas s’accentuèrent du côté des hommes politiques récents. En se retournant, le Pingouin vit arriver Bruce Wayne. La jalousie qui a son égard s’empara de son être et, inconsciemment, il foudroya du regard le play-boy milliardaire qui est indigne de posséder une multinationale que celle portant son nom. Comment un homme aussi irresponsable que lui et qui passe son temps libre dans les bras de mannequins peut-il avoir une société aussi lucrative ? Sa haine envers le jeune Wayne s’accentua lorsqu’il l’imagina aux côtés de pin-up et ce, d’un simple sourire éclatant alors qu’Oswald les fait fuir après s’être prit une gifle et traité de porc. Ses petits doigts boudinés serrèrent son parapluie et il fit un effort inhumain pour ne pas abattre le fils prodige de Gotham d’une balle dans le dos. Il ne le quitta d’une seule seconde du regard jusqu’à ce que le milliardaire disparaisse dans le bureau d’Hamilton Hill et lui promette de se saigner pour lui. Une demi-heure particulièrement instructive s’écoula durant laquelle Oswald dénicha visuellement chaque objet ou meuble de valeur se trouvant dans le couloir aux portraits. Parallèlement, il se rapprocha du bureau de la secrétaire et lui reluqua discrètement la poitrine. Finalement la voix déformée du maire grommela puis son nom fut évoqué par la poulette en jupe. Elle baissa d’un ton et parla quelques instants à la radio trônant sur son bureau avant de déclarer chaleureusement :

« Monsieur Cobblepot ! Monsieur le maire vous attend ! »

« Merci, ma belle ! »

Lui répondit-il en la congratulant d’un clin d’œil. Par chance, il ne vit pas qu’elle frissonna de dégoût. Le maire lui fit son habituel sourire faussement réjouit dédié aux électeurs lorsqu’Oswald entra avec lui aussi l’air enthousiasmé par cette rencontre. Deux hypocrites en puissance.

« Monsieur Cobblepat ! Ravi de vous rencontrer ! »

« De même, monsieur Hamiltan ! »

« Hamilton. Avec un "o" comme progrès. »

« Ou chômage. »

« Vous disiez ? »

« Rien. »

« Alors… comment va votre famille ? »

« Elle se repose. »

« Bien ! Où ça ? »

« Dans le caveau familial. »

Un silence pesant s’abattit dans le bureau du maire. Ce dernier maudit sa secrétaire une nouvelle fois pour ce genre de détails qui plombe une conversation avec le portefeuille… euh l’élite de Gotham à laquelle il attache une grande importance. Oswald se sentit amusé à la vue de cet incapable ignare occupant un poste aussi vital et qui lui donne l’impression d’être en compagnie d’un chimpanzé aux commandes d’un véhicule dans un film à deux sous. Voulant le ridiculiser, l’aristocrate lui fit un atroce mensonge.

« Je voulais justement vous remercier pour le discours mémorable que vous avez fait pour l’enterrement de ma mère il y a cinq ans. »

Le gruyère qui compose la mémoire du politicien s’empressa de reconstituer ce mensonge éhonté en souvenir tragique. Le visage d’Hamilton se renfrogna sous une fausse émotion attristée.

« C’était une grande dame ! Une perte inqualifiable pour Gotham ! Comment ne pas oublier un tel moment de recueillement et de douleur ?! »

Oswald essuya des larmes imaginaires avec le mouchoir que son hôte lui donna puis, aussi rapidement que la séquence émotion avait démarrée, monsieur le maire balaya ces faux souvenirs de son esprit.

« J’ai de grands projets pour Gotham, monsieur Cabblepot. »

« Non ?! »

Fit le Pingouin en prenant un air intéressé pour les trente prochaines minutes de monologue municipal.



Les jours suivants

Gotham se réveilla avec une gueule de bois qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Un fou furieux bariolé en artiste du cirque avait fait sauter les ponts de la ville, construits par les Pères Fondateurs, et prit en otage le building du Gotham City News. Ce "Joker" divertit la ville par des jeux télévisés de très mauvais goût tout en repoussant chaque assaut policier avec un gaz hilarant mortellement efficace. La sombre cité fut contrainte de sacrifier cent de ses citoyens par jour pour satisfaire la folie du preneur d’otage. Assis dans l’épais sofa du salon de son manoir, Oswald assista impuissant aux saccages et destructions perpétrés de l’autre côté du fleuve. Quelle tragédie… Quoi ? Les pertes civiles ? Non ! Le Pingouin se soucie de son business durement touché, tout comme celui de la mafia italienne, par les ravages de ce taré en costume de clown. Pour se calmer, Bossworth lui apporta un verre de whisky avec deux glaçons sur un plateau d’argent. L’aristocrate vit la joie du Joker en montrant le chaos général qu’il provoquait avec seulement des armes de poing, quelques bombonnes de gaz et des explosifs. Le Pingouin trouva néanmoins le sourire à la vue du commissaire Loeb en peignoir tremblant de peur et contraint de jouer aux jeux morbides du psychopathe en puissance. Ahem… restons sérieux. Voir son "collaborateur" en si mauvaise posture est, certes, amusant mais, professionnellement parlant, la plaisanterie à assez duré. On ne mélange pas plaisir et travail !

Les jours suivants, le Pingouin tenta tant bien que mal de faire du bénéfice sur le dos des autres en acheminant des vivres dans la ville. L’argent n’ayant plus aucune importance durant cette période de famine, Oswald gagna beaucoup d’argent au marché noir mais encore trop peu pour ce rapace. Il n’a, en effet, qu’un minuscule bateau pour acheminer les rations alimentaire. Que la peste emporte ce Joker ! Si seulement il avait été au courant de son projet de prise de contrôle de Gotham, il aurait prévu plus gros ! Oswald se jura d’acquérir un plus gros bateau voire un sous-marin pour être paré à la prochaine apocalypse qui tombera sur la cité.

Apprenant que ses commerces commençaient à se faire piller, Oswald partit en ville pour assurer la protection de ses biens en trouvant un moyen radical : donner de la nourriture à ses hommes de main contre leur loyauté. Ses pertes furent minimes comparées à celles de Falcone et Maroni ayant davantage de boutiques et donc beaucoup plus de mal à les protéger des hordes de civils affamés. C’est lors de ces journées passées à acheminer quelques boites de conserve et mitrailler les éventuels pillards qu’il apprit la rumeur selon laquelle la mairie allait être la cible du mécontentement populaire. Le cambrioleur se remémora la présence du butin historique resté dans le bâtiment public et que la révolte risquait de lui spolier. Il se décida de prévenir plutôt que guérir en investissant les lieux avant les autres.


Bossworth et son employeur avaient rejoints un groupe de citoyens armés d’armes de fortune et qui grossissait de plus en plus au fur et à mesure qu’ils s’approchèrent du centre-ville. Ils partirent cinq cents ; mais par un prompt renfort ils se virent trois milles en arrivant à la cathédrale, tant, à les voir marcher avec un tel visage, les plus épouvantés reprenaient du courage ! La foule d’émeutiers s’arrêta devant la place les séparant de l’imposante bâtisse où des escadrons lourdement équipés de policiers se rassemblaient pour les dissuader d’approcher. La voix d’un officier de police leur somma, à l’aide d’un mégaphone, de se disperser sans faire d’histoire mais son avertissement tomba dans l’oreille d’un sourd. Étrangement, Oswald sembla connaître cette voix. Il est presque certain de l’avoir entendu quelques part. De mauvaises impressions lui revinrent à l’esprit signifiant qu’il s’agit d’un mauvais souvenir mais lequel ? Ignorant que la voix appartenait au lieutenant de police ayant empêché Bullock de commettre une bavure, Oswald se reconcentra sur son objectif et comme ses compagnons d’aventure semble perplexe à l’idée de se faire matraquer la figure par cette cohorte spartiates, il prit l’initiative de les motiver. Son leadership naturel va faire effet. Aidé par Bossworth, Oswald grimpa sur une poubelle métallique pour se hisser au dessus de la foule en colère. Une poignée d’autres émeutiers charismatiques firent de même à travers l’ensemble de cette marée humaine hésitante. Certains ne sont que des pères de famille désireux de combler la faim de leur progéniture alors que d’autres ne sont que des sbires du Joker déguisés en simple civil pour inciter la populace à propager le chaos pour satisfaire leur boss.

« Mes amis ! Écoutez-moi ! »

Les quelques centaines de personnes présentes autour du Pingouin se retournèrent tandis qu’au loin leurs semblables lançaient des pierres et cocktails Molotov sur leurs opposants. Surprit par l’autoritarisme de la voix du Pingouin et par le physique de ce dernier, les civils l’ayants entendus se calmèrent et l’observèrent, curieux de savoir ce qu’il voulait leur dire. Ironiquement, le projecteur d’un zeppelin de la police se braqua sur lui. On pourrait se croire dans la ville de Stalingrad où Oswald, commissaire politique, harangue les troupes mal équipées mais en surnombre pour aller épuiser les munitions des forces allemandes dans des assauts suicidaires généralisés pour Staline, la Mère Patrie et le collectivisme.

« Regardez-les ! Regardez comment ceux qui sont censés nous protéger nous barrent la route ! Nos protecteurs sont devenus nos ennemis ! Pourquoi y a-t-il autant de policiers amassés devant la mairie alors que Gotham a besoin d’être sauvée du Joker ? Ils sont suffisamment nombreux pour nous débarrasser de ce fléau ! C’est de la faute au maire ! Cet incompétent préfère nous voir mourir de faim en protégeant sa petite personne plutôt que de prendre les bonnes décisions ! Ce n’est pas pour avoir cette larve égoïste à la mairie que nous l’avons élu ! Ce ne sont pas leurs armes qui étoufferont les cris de vos enfants affamés ! Le peuple a toujours son mot à dire alors, mes amis, joignez-moi dans cette lutte pour le droit que nous avons hérité de nos ancêtres révolutionnaires : celui de s’opposer à la tyrannie ! Citoyens de Gotham ! Prenons le pouvoir et rétablissons l’ordre dans notre ville ! »

Des clameurs éclatèrent dans son public. Son récit avait revigoré leur ardeur et leur courage. Alors que Bossworth l’aida à descendre du conteneur d’ordures, toutes les têtes se levèrent vers un autre évènement charismatique : l’arrivée d’un appareil volant survolant la place. Policiers et émeutiers furent surprit de voir un tel engin aussi perfectionné et stylisé faire son entrée en scène. Il ne peut s’agir d’un renfort de police, ils n’ont pas les moyens financiers pour cela. Ce ne peut être la mafia surtout s’il s’agit de défendre ce pantin d’Hamilton. Brusquement, un être vêtu de noir jaillit de l’appareil et atterrit sur le toit du monument. Oswald n’en crut pas ses yeux. Cette chose, cet homme chauve-souris, ce mythe urbain existe ! Selon les rumeurs et le canard d’un journaliste de médiocre talent, il affronterait le crime auréolé de mystère. Néanmoins, il est là, en personne, la silhouette encapée observant la foule en contrebas. Profitant de cette arrivée surprise, Oswald abattit son dernier argument pour motiver ses troupes.

« C’est un signe !! L’homme chauve-souris est avec nous ! A l’attaque ! »

La vague humaine en colère se lança à l’offensive. Sur un ordre du lieutenant de police en imperméable beige, ses hommes mitraillèrent les émeutiers. Les premiers rangs tombèrent sous les balles en caoutchouc anti-émeute avant de se faire, sans le vouloir par les forces de police, piétinés par leurs camarades. La progression fut difficile mais les révoltés parvinrent à atteindre les rangs des défenseurs grâce à quelques civils, en réalité des clowns déguisés, bloquant les rafales de caoutchouc avec des portières de voitures.

« Attention ! »

Cria l’un d’eux à ses compères mais trop tard. Batman leur tomba dessus. Littéralement. Le mythe urbain leur envoya des crochets et des coups de pied avec une précision, une agilité et une force déconcertante. Oswald crut ressentir la douleur de ces types à chaque enchainement de ce justicier masqué. Alors que les policiers durent combattre au corps à corps, une distance respectable commença à voir le jour autour de cet homme chauve-souris. La peur gangrena le rang des assaillants devant la redoutable efficacité de cet individu et peu osèrent s’en approcher. Le Pingouin fut heureux de voir que les forces de police soient submergées mais la présence de ce dingue en collant risque de compromettre la réussite de son projet. Il faut montrer qu’il n’est pas invincible !

« Bossworth ! Je veux que tu lui fracasses la tête contre le bitume ! Rends-lui son côté mythique à cet ersatz de fantôme d’opérette ! »

« Avec joie. »

L’énorme videur chauve de boite de nuit reconvertit en chauffeur de limousine et garde du corps agrippa un passant par le col et la ceinture. Il le souleva et s’en servit de bélier (et aussi de bouclier humain quand un policier le cribla de caoutchouc) pour se frayer un chemin dans la foule compacte. Arrivé à moins de quatre mètres du justicier, il le souleva davantage et le projeta contre lui. Le corps meurtrit du pauvre homme renversa sa cible ainsi que les quelques personnes suffisamment courageux (ou fou) pour s’opposer à Batman. Rejoint par une dizaine d’émeutiers dont des sbires du Joker en civil, Bossworth s’approcha du héro en faisant craquer ses phalanges d’un air menaçant.

De son côté, Oswald dont seul le haut de son chapeau dépasse du raz-de-marée décida de quitter ses petits soldats de plomb pour se charger d’affaires moins risquées et, sans aucun doute, plus lucratives. Tant bien que mal, il s’extirpa de la masse hurlante, s’éloigna un peu et, suffisamment loin des regards indiscrets, s’envola avec son parapluie-hélicoptère. Le gros volatile humanoïde se dirigea vers la mairie en passant par le côté et atterrit sur le large rebord de la fenêtre du bureau du maire. Ce dernier sanglotait, la tête cachée sous ses bras et le cul vissé sur son siège. Le Pingouin cassa la vitre d’un coup de pommeau et, actionnant son parapluie, projeta un gaz somnifère sur le politicien apeuré.

« Monsieur Cobblestone ?... »

Murmura t-il faiblement avant que sa tête n’heurte le bureau de chêne. Le cambrioleur ouvrit la fenêtre à double battant par le trou précédemment créé puis entra dans la pièce. Le quadragénaire se remémora la position des divers objets de valeur qu’il avait repéré durant la longue demi-heure d’autocongratulation que le maire lui avait fait subir pour montrer à quel point Hamilton Hill est l’homme de la situation, qu’il est l’avenir de Gotham et surtout qu’il est celui pour qui il faut voter massivement. Oswald sifflota de contentement en remplissant sa besace des objets de valeurs.

« Il a beau être incompétent, il a quand même bon goût. »

Le bruit d’un morceau de verre se brisant le fit virevolter à la vitesse de l’éclair. Et là, le choc. De l’autre côté de la salle, le bureau où le maire, face contre chêne, dort paisiblement ignorant que, derrière lui, dans l’encadrement de la fenêtre l’homme chauve-souris se tient debout et observant silencieusement le voleur prit sur le fait. Cette tête sans expression humaine surmontée de cette cape sombre lui fit peur. Une immense et menaçante ombre emplit la salle uniquement éclairée par la clarté lunaire rendit l’ambiance encore plus oppressante. Le Pingouin déglutit difficilement.

« Qui es-tu ? Qu’est-ce que tu me veux ?! »

Aboya le criminel en se rendant compte qu’il ne pouvait plus reculer à cause du mobilier sur lequel il a dévalisé les objets de valeur. Son mystérieux et inquiétant ennemi ne remua pas d’un iota. Le Pingouin se sentit encore plus mal à l’aise. Il analyse la situation pour mieux lui casser la figure ? Il veut jouer au gros méchant dans un silence atrocement pesant ? Ça marche en tout cas. Il s’est endormit peut-être ? Une telle option n’est pas envisageable. Une crampe généralisée ? Encore pire. Oswald aurait même pitié de lui si un tel blocage musculaire arriverait. Paniqué, Oswald leva son parapluie (ayant l’air d’un parapluie parfaitement normal) comme s’il s’agissait d’une épée.

« T’approches pas de moi ! »

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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Ven 16 Mar - 18:40

La foule donna l’assaut. Ces centaines de personnes en train de se ruer vers l’illustre édifice qu’il dominait depuis les hauteurs, déversa de l’adrénaline dans le cœur de Batman, il avait le sentiment d’être la cible de ces hordes furieuses qui s’en prenait au siège du pouvoir de Gotham, en apparence du moins car c’est la mafia qui régnait sur la ville. Batman se sentit partir, son envie irrépressible de briser le chaos de Gotham pour rétablir l’ordre le fit plonger dans le vide. Il vola au-dessus de la foule en colère en déployant sa cape qui lui donnait une allure de monstre. Dès l’atterrissage il se mit à frapper ses adversaires en se déchainant. Il en arrivait toujours plus mais Bruce était hors de contrôle, plongé au milieu de la violence il ne se maîtrisait plus. C’est avec une grande facilité qu’un athlète tel que lui qui maîtrisait le combat se débarrassait de chaque adversaire. Mais un ennemi d’une toute autre trempe fit irruption en lui jetant à la figure l’un des citoyens présents dans la foule. Batman effondré au sol, recula en arrière en rampant alors que le colosse noir tout sourire s’approchait de lui avec la confiance de ceux qui n’ont encore jamais perdus un combat. En reculant précipitamment et en levant la tête vers ce géant redoutable, Batman remarqua quelque chose d’aussi inhabituel que lui-même : un petit gros habillé en aristocrate en train de voler à l’aide d’un espèce d’hélicoptère miniature. Les détails et les éléments sur les interrogations du chevalier noir à propos de cet individu improbable parcoururent l’esprit de Wayne à vitesse grand V. Rapports de polices volés et articles de presses ainsi que témoignages et rumeurs grappillés de droites à gauches s’affichèrent dans sa tête et il comprit aussitôt : Le nouveau venu, le seul malfrat de Gotham à avoir réussi à vaincre Tommy Kafesjian en combat, celui qui voulait se poser en rival de la mafia. Le roi des cambriolages et contrebandes d’objets rares et luxueux.

Le Pingouin.

Sa présence ici était claire, mais avant de mettre la main sur lui, Batman devait déjà se tirer des griffes du colosse noir qui voulait visiblement sa mort. Il se releva d’un bond, faisant face à son ennemi. Parmi les émeutiers comme les flics, ceux qui étaient autours d’eux en oublièrent la situation. Le spectacle du duel sans précédent qui s’offrait à eux entre le redoutable homme chauve-souris qui avait étalé au moins 20 personnes pour le compte en moins de quelques minutes face à cette force de la nature de Bossworth était quelque chose qu’il ne fallait absolument pas manquer. Aussi, la quarantaine de personnes qui se trouvait autours du justicier masqué et du criminel garde du corps cessèrent de se battre et s’attroupèrent autours pour assister au combat, une situation quelque peu inhabituelle alors qu’autours des centaines de personnes continuaient à s’attaquer aux forces de l’ordre qui cédèrent sous le nombre. Les pillards se ruèrent à l’intérieur de l’hôtel de ville.


Batman envoya au séide du Pingouin, une bordée de coup de poing, des gauches et des droites rapides qui le touchèrent de volée et lui déchirèrent le visage sans pourtant reculer d’un pouce son corps. Batman lança un crochet au ventre, Bossworth feinta et contra d’un uppercut violent qui envoya la chauve-souris s’écraser contre l’une des grandes colonnes encadrant l’entrée de la mairie. Il resta là comme une cible immobile épinglée au mur, feignant d’avoir son compte. Bossworth envoya une énorme droite à l’estomac que le chevalier noir esquiva juste avant le contact, le poing de Bossworth s’écrasa contre la colonne. Il poussa un hurlement qui accompagna le bruit des os qui s’écrasaient. Batman après un pas de côté, fit pivoter Bossworth et lâcha ses deux poings en rafale contre son buste, le noir se plia en deux. Il eut le souffle coupé alors que Batman remettait ça avec encore plus de violence. Il agrippa la cravate de Bossworth, l’attira vers lui pour lui donner un coup de coude bien placé dans la tête. Bossworth vacilla mais resta debout au grand désespoir de Bruce qui voyait pour la première fois en face de lui un ennemi « increvable ». Profitant de sa surprise, le colosse l’empoigna et le souleva du sol en le serrant très fort contre lui pour lui briser sa cage thoracique. Batman avait l’impression d’être entre les bras d’un ours. Dans un ultime effort, il saisit le bat-grappin à sa ceinture et de son seul bras non piégé par l’étreinte mortel il pointa son gadget providentiel vers la façade de la mairie. Le grappin l’arracha des bras de Bossworth qui enrageait et envola Batman vers le ciel sous les cris de surprises des gens qui avaient assisté au duel.

Il escalada brièvement les frises architecturales qui encadraient la mairie et se posta sur la seule fenêtre grande ouverte, évidence du passage du criminel volant sans oublier que c’était celle qui donnait sur le bureau du maire. Batman, plus impériale que jamais toisa le Pingouin et plissa les yeux. Son 6éme sens animal lui indiquait qu’il venait de tomber sur aussi dangereux que lui et qu’il allait lui falloir des années avant de réussir à neutraliser définitivement cet être qui se différenciait des autres criminels par son excentricité.

Il pénétra dans la pièce et s’avança l’air menaçant pendant que le Pingouin reculait jusqu’à la porte :

« Alors c’est toi le braqueur qui piétine les plates-bandes de la mafia ? Tu arrives trop tard, les choses changent à Gotham, désormais il y a moi. On ne peut plus faire carrière dans le crime sans en subir les conséquences. »

En dévisageant le Pingouin, Batman se rappela aussitôt l’individu inquiétant qu’il avait croisé dans les couloirs de l’hôtel de ville en rendant visite au maire. Et il se demanda si le nabot n’avait pas tout planifié avant de s’introduire ici en profitant des émeutes. Il vit le Pingouin pointer son parapluie vers lui, il se souvint en un éclair des rumeurs sur sa façon de tuer. Il projeta aussitôt un batarang par réflexe. Un pieu fut éjecté du parapluie mortel, il croisa la route du batarang en plein milieu de la distance qui les séparait. Leurs deux projectiles furent réduits en miettes et retombèrent sur la moquette du bureau du maire. 1 partout, round 2.

Le Pingouin se précipita sur lui pour abattre son parapluie dont une lame venait d’apparaître au bout. Batman reçut le coup en le bloquant avec les lames acérés de son avant-bras. Ils bloquèrent tous deux en refusant de céder. Leurs visages étaient proches, Batman vit son reflet dans le monocle qui surmontait cet œil haineux et cruel. Batman le repoussa et le Pingouin bascula en arrière pour passer à travers la porte du bureau qui s’ouvrit à la volée. Les salons étaient envahis par les émeutiers en train de tout saccager. C’est dans cet environnement que Batman et le Pingouin s’affrontèrent : tapisseries et épées de fer forgé entrecroisées sur les murs. Tapis persans épais sur le plancher de bois ciré. Des séjours à l’atmosphère de club pour homme très 19éme siècles. Chaises de cuirs, tables basses et fauteuils profonds, murs lambrissés de merisier mettant en scène les portraits en sépia des anciens maires de Gotham City.

Batman s’avança comme un chat, les yeux fixés sur le parapluie de son ennemi qui semblait être un prolongement naturel du bras du Pingouin, comme s’il ne faisait qu’un avec son arme fétiche. Ils tournèrent en s’observant, guettant la plus petite ouverture.

« Tu danse bien »

Nargua Batman tout en se portant sur la droite, les muscles tendus. Le Pingouin bondit, feinta de la main droite, mais en un éclair passa son parapluie dans la main gauche. Batman se déroba en comprenant tout à coup qu’il n’avait jamais eu affaire à aussi sournois. Le parapluie assénait coup sur coup en frôlant le chevalier noir qui luttait pour esquiver. La lame écorcha son bras gauche. Batman l’empoigna de justesse pour l’empêcher de frapper plus avant et ils se retrouvèrent l’un contre l’autre dans une position déplaisante.

« Assez joué. »

Il jeta le Pingouin au sol et s’apprêtait à lui donner un coup de pied dans la tête pour l’assommer. Le Pingouin bougea aussitôt et le pied de Batman écrasa son haut de forme. Sans lui le Pingouin paraissait encore plus petit.

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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Sam 17 Mar - 17:31

Le sinistre nouvel arrivant s’approcha du Pingouin qui, de son côté, se mit à se déplacer latéralement tout en conservant son parapluie pointé vers l’intrus. On aurait dit un crabe, les pinces levées prêtes à sectionner le doigt de son agresseur pendant qu’il s’enfuit vers le trou le plus proche. Le cambrioleur sentit le rebord du meuble lui labourant le dos alors qu’il tenta de s’éloigner de cet être masqué et ressentit le choc brutal du mur lorsque le mobilier cessa de le toucher. Oswald songea à Bossworth. Se pourrait-il que ce paquet de muscle lui servant de chauffeur et de garde du corps ait perdu contre ce type ? Un frisson glacé lui parcourut l’échine à cette pensée. Il se sentit encore plus insignifiant lorsque cet inquiétant homme chauve-souris prit la parole.

« Alors c’est toi le braqueur qui piétine les plates-bandes de la mafia ? Tu arrives trop tard, les choses changent à Gotham, désormais il y a moi. On ne peut plus faire carrière dans le crime sans en subir les conséquences. »

Véritablement dos au mur, Oswald pensa aux rumeurs parlant des exploits de cet homme. Chaque nuit, l’homme déguisé en chauve-souris dont la caricature du Gotham Globe avait fait ricaner le Pingouin s’en prend aux criminels de petites envergures comme les coupe-gorges et voleur de sacs à main hantant les rues mal famées de Gotham. Ce mythe urbain n’était qu’une pure fiction pour la majorité des habitants de la ville. Quoi de plus normal ? Sans preuve de son existence à part les rumeurs changeants les faits entre chaque bouche à oreille, les exploits de la chauve-souris restèrent classés avec les apparitions soudaines du monstre du Loch Ness sur des photographies de mauvaises qualités. Malgré cette absence de preuves, l’effet dissuasif du mythe rebute la plupart des bandits lorsqu’il s’agit de sortir le soir pour détrousser des personnes sans défenses. Oswald pensait qu’il s’agissait d’une rumeur lancée par la police de Loeb pour rendre la ville plus sécurisée sans pour autant devoir s’investir personnellement et qu’il n’y ait pas à payer le moindre dollar. Et le voilà en chair, en os et en cuir teint en noir lui parlant d’une voix excessivement grave. La menace planant sur son business et n’ayant pas envie de perdre des plumes, Oswald prit son courage à bout de bras en tendant ce dernier à son maximum, prêt à faire feu.

« Dans ce cas, c’est toi qui va y perdre des plumes ! »

Superstitieux ? Pas vraiment mais inconsciemment, Oswald lui envoya un pieu vers le cœur comme si la chauve-souris faisait partie du folklore Transylvanien. Métaphoriquement parlant, c’est le docteur Van Helsing affrontant le Comte Dracula. L’un porte une cape et ressemble à une chauve souris et l’autre, bien que plus petit que le personnage de littérature, est vêtu à la mode du siècle passé. Le justicier s’étant décidé à combattre une plus grosse proie que les coupe-gorges habituels imita son adversaire en lui envoyant un projectile qui, par pur hasard ou grâce à une chance inouïe, percuta le pieu d’acier du Pingouin au milieu de sa course. Le criminel, bien que surprit par un tel miracle, ne se laissa pas abattre pour autant et fit jaillir une lame sur son parapluie pour pouvoir lui voler dans les plumes. Il se lança sur lui mais le tranchant de son arme rencontra l’avant-bras hérissé de lames de son ennemi. Sans grande difficulté, le justicier l’empêcha de l’éventrer et durant ces quelques secondes où les deux hommes se repoussèrent l’un l’autre, leur visage se rapprocha. Oswald plongea son regard haineux dans les deux fentes servant d’yeux à son opposant. Il vit de la colère, de la détermination et un brin de folie dans ce regard glacé.

Finalement, Oswald servit de bélier lorsqu’il percuta la porte du bureau et fit un petit roulé-boulé au sol. Quelque peu secoué par cette gymnastique forcée, le cambrioleur aristocrate se releva péniblement et vit avec horreur son butin partir en fumée. Des émeutiers se mirent au pillage et au saccage sur les œuvres exposées dans la salle. De nombreuses reliques du passé glorieux ou non de la ville de Gotham furent réduites en lambeaux ou pliés en quatre pour finir dans les poches de ces voleurs néophytes. Le contrepoids à l’hégémonie mafieuse sur Gotham maudit ces profiteurs et l’homme l’ayant empêché de faire main-basse sur ces biens avant eux. Le justicier entra dans la salle et resta à bonne distance du voleur professionnel. Les deux hommes se jaugèrent du regard et tournèrent en rond sans céder du terrain ou prendre d’initiative.

« Tu danse bien »

« Je m’entraine pour pouvoir danser la gigue sur ta tombe ! »

Railla le Pingouin en affichant, pour la première fois de la rencontre, un sourire narquois qui sera le premier d’une longue série qu’il offrira à cet ennemi. Il s’élança lame en avant sur lui et feinta en changeant l’arme de position empêchant ainsi à son adversaire de réitérer sa parade avec son avant-bras. Le Pingouin fit de grands moulinets pour l’estourbir et voyant ses échecs se manifestant par les tentatives désespérées du justicier d’éviter l’estocade.

« C’est moi qui mène la danse ! Whah whah whah whah !! »

La plaisanterie ne fut pas du goût de l’homme masqué qui empoigna le parapluie après s’être fait entailler un bras et grogna :

« Assez joué. »

Oswald se retrouva plaqué au sol et put voir le logo d’une chauve-souris sous la semelle de la botte du justicier avant qu’il ne roule sur lui-même pour esquiver le mal de crâne. A peine le pied eut-il frappé la moquette en aplatissant son haut-de-forme que le Pingouin planta sa lame dans le mollet. Sous l’effet de la douleur, l’homme déguisé en chauve-souris fut contraint de poser un genou à terre. Profitant de cette ouverture dans le combat et qu’ils soient quasiment à la même taille, l’aristocrate se releva, passa derrière lui et, prenant le parapluie par ses extrémités, se mit à l’étrangler.

« Quand j’en aurais fini avec toi, je te clouerais sur la porte du commissariat pour en chasser les mauvais esprits ! Whah whah whah ! »

Sa victime parvint à se relever et, de ce fait, hissa Oswald au dessus du sol. Néanmoins, le Pingouin garda son emprise sur la strangulation en comprimant la gorge de son ennemi. Ce dernier essaya de le dégager de son dos et surtout de son cou se comprimant toujours plus transformant ainsi leur duel en un rodéo moderne. Hilare, Oswald laissa libre cours à son enthousiasme.

« Whaaah whah whah whah !! Whah ha ha ha !! »

Il cessa presque immédiatement de s’esclaffer dans un poing rageur s’abattit sur son visage. Cette attaque le fit relâcher quelque peu son étreinte mortelle et quelle ne fut pas sa surprise de voir les deux mains de son ennemi l’agripper pour ensuite l’envoyer valser quelques mètres plus loin. Il atterrit sur une vitrine qui explosa sous l’impact du nain en smoking. Oswald se releva en grommelant qui, comme son ennemi respirant à nouveau normalement, ne sembla pas être ravi. Son parapluie hors de portée, il s’empara du sabre du général Grant contenu dans le présentoir en verre sur laquelle son atterrissage avait été douloureux et s’élança à l’assaut après avoir retiré le fourreau d’un moulinet du poignet. Le justicier se défendit à l’aide de l’un de ses projectiles en forme de chiroptère mais la taille dérisoire de son arme comparée à celle de l’ancien président américain le contraignit à reculer pour éviter l’éviscération. D’un puissant coup horizontal, le Pingouin désarma son adversaire en envoyant valdinguer son shuriken stylisé se planter dans un mur.

« Ha ! Tu ne fais pas le poids face à une fine lame ! »

Se gaussa l’escrimeur d’ascendance britannique devant la déconfiture du justicier. L’homme en noir le contredit en prenant le katana d’un amiral nippon ayant capitulé lors du dernier conflit mondial et en croisant le fer avec Oswald. L’adresse qu’il déploya lors du combat à l’arme blanche montra que ce n’était pas la première fois qu’il maniait une arme de ce genre. L’aristocrate adepte de l’escrime purement occidental contre un spécialiste des arts martiaux. Un choc titanesque entre deux façons de combattre. Voyant que le combat était en train de s’équilibrer, Oswald recula jusqu’à atteindre l’endroit où son parapluie reposait et le prit comme seconde arme tranchante. Bien que n'étant pas habitué de manipuler deux armes en même temps, il est bien décider à gagner cet affrontement.

« Allez le rongeur ! Viens te faire couper les ailes ! »

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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Mar 27 Mar - 8:20

Batman en le jetant à terre avait cru que le combat allait s’arrêter là comme souvent à chaque fois qu’il bastonnait un quelconque mafieux apeuré mais son adversaire était d’une toute autre trempe. Il l’attrapa en fourbe par derrière pour l’étrangler de son parapluie. Batman se dégagea avec difficulté et projeta son ennemi sur une vitrine, celui-ci revint à la charge encore plus acharné avec une épée dans ses mains. Batman lisait dans son regard la férocité de ceux qui pendant une partie de leur vie avaient été seul face à l’adversité et avaient un instinct de survie plus développé que la moyenne. Mais une chose n’allait pas, le Pingouin était aussi décontracté que vigilant en l’affrontant, contrairement à la plupart des criminels. II n’avait pas peur de lui et cela bouleversa Batman. Sa plus grande arme, la peur qu’il infligeait à ses ennemis ne marchait-elle plus ? Un coup latéral de l’épée de son rival manqua de décapiter Batman d’une fraction de seconde avant qu’il ne le repousse d’un coup de pied bien placé dans son ventre mou et gras. Il fut désarmé séance tenante et le Pingouin s’avança vers lui. Au passage il marcha avec mépris sur le batarang à terre. Batman se dégotta un sabre de samouraï et le pointa vers son ennemi tout en reculant prudemment pour le laisser gagner du terrain. Les chaussures style année 20 du Pingouin frottaient les tapis du salon et Batman marcha vers lui en oscillant et en faisant mine de trébucher dans le tapis, il se déroba dans une feinte avec la vivacité d’un félin et la pointe du sabre trancha le fil du monocle du nabot. Puis du pommeau de son arme il lui asséna un violent coup sur la tête dégarni.

Batman voulut lancer un bon mot pour tourner en dérision son adversaire mais il l’en empêcha, leurs sabres se heurtèrent dans une étincelle et l’habileté du Pingouin rappela brièvement à Wayne son voyage passé au japon et le ninja Kyodaï Ken, il échangea une série de feintes et de coups du tranchant de sa lame avec le gros lard et cela lui rappela Ras Al Ghul et leur combat sur la glace. Ils portèrent un coup si violent l’un envers l’autre que leurs deux lames se brisèrent. Ils regardèrent un instant leurs épées avec un air déconfit et en vinrent aux mains. Batman souleva le Pingouin et s’en servit pour enfoncer une nouvelle porte. La nabot se releva et courut pour prendre la fuite, comprenant qu’il ne vaincrait pas la chauve-souris dans un corps à corps où la puissance brute dominait. Batman le poursuivit dans le couloir aux tableaux, des émeutiers les arrachaient des murs. Batman du se dépêtrer avec ceux que le Pingouin renversait sur son passage pour le gêner. Le justicier le poursuivit jusqu’au grand hall, le Pingouin avait déjà descendu l’escalier. Batman balança un batarang explosif sur la chaine retenant le lustre au plafond, il tomba en plein sur le passage du Pingouin et la foule qui saccageait tout se tourna vers l’origine du bruit de fracas de cristal.

Alors qu’il s’engageait lui aussi sur le grand escalier, Batman brandit un poing rageur face à la foule en furie et hurla :

« Assez ! »

Ils relevèrent tous la tête et cessèrent pendant un instant de saccager le mobilier et de renverser les meubles ou de détruire les vitres. Le Batman en personne allait parler et personne ne voulait manquer ça.

« Cet édifice est le seul symbole d’ordre et d’autorité encore debout dans cette ville. Cessez vos saccages et reprenez-vous, vous êtes avec moi ou avec lui ! Choisissez.»

Il avait pointé du doigt le Pingouin au milieu du hall. Toutes les personnes fixèrent le petit gros. Batman sourit. Il avait réussi son coup. Le gangster avait mal joué, il ne pouvait contrôler cette foule en furie qu’il avait haranguée pour qu’elle attaque l’hôtel de ville. La foule allait reprendre contenance et le lyncherait sur place ! Sauf que…

Les regards des gens allaient du Pingouin à Batman et de Batman au Pingouin dans une sorte d’indécision. Bruce cessa de sourire. Ils semblaient hésiter dans un choix qui pour Batman semblait évident. Puis ils reculèrent vers Pingouin tout en jetant des regards hostiles au justicier. Ils avaient tous choisit. Ils préféraient celui qui leur permettait d’exulter contre la misère de la ville en dévastant la demeure du maire corrompus et haït, de défier l’autorité d’une police vénale et incapable d’assurer la protection de la ville. Ils préféraient ce gangster à l’accoutrement aristocrate qui semblait plus civilisé et honorable que la chauve-souris monstrueuse, il préférait le criminel qui leur avait offert l’espoir de richesses d’un bon pillage que le justicier qui voulait leur imposer ordre et discipline.

Batman se mit en position de combat et descendit les marches seul contre tous. Après tout il n’y avait que le Pingouin de dangereux, la trentaine de personnes derrière lui n’était pas si nocive pour lui, il les décimerait tous comme il l’avait fait avec ses assaillants sur la place face à l’hôtel de ville. Batman nargua le Pingouin devant ses troupes qui s’étaient réfugié derrière lui près à foncer au premier ordre pour tuer la chauve-souris:

« Ce ne sera pas suffisant, tu vas finir à Blackgate avant la fin de la nuit et… »


Et par la grande porte déjà défoncé par les émeutiers, une cinquantaine de citoyens en colère surgirent pour grossir les rangs des partisans du Pingouin. Bossworth entra calmement et rejoignit son maître avant de se pencher vers lui.

« Mr Cobblepot j’ai faussement promis un pourcentage sur la recette du vol aux derniers debout après que la totalité des policiers aient été débordés. »

Le grand hall pouvait contenir des centaines de personnes pour les grandes réceptions. A la suite de Bossworth il y eut encore 50 émeutiers qui se précipitèrent et se déployèrent dans la salle. Le chevalier noir était encerclé de part et d’autres, plus aucune issue possible.

Batman dévisagea la foule face à lui et comprit que la seule chance qu’il ait de survivre était de vaincre le chef qu’ils s’étaient choisis pour l’affronter. La foule se rua vers Batman en exultant de joie à l’idée de massacrer le chevalier noir à eux tous, confiant dans leur tête de proue au sinistre ricanement. Batman ne se fie pas prier et fendis la foule à coups de poings pour se diriger vers le Pingouin et Bossworth dans ce qui était pour l’instant la pire situation auquel il ait jamais eut affaire.

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Gotham City
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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Lun 2 Avr - 11:45

Les deux sabreurs luttaient avec acharnement pour la victoire jusqu'à ce qu'ils entrechoquent leurs armes si violemment que les lames se brisèrent. Oswald resta bouche bée en voyant le résultat de ce duel : les deux sabres récupérées quelques instants plus tôt ont vu leur prix de vente chuter dramatiquement bas ce qui n'arrange rien avec sa lame courte de parapluie qui sera longue et onéreuse à remplacer. Le justicier masqué se jeta sur un Oswald désarmé avec la délicatesse d'un taureau rentrant dans le lard d'un toréador malchanceux et, une nouvelle, fois servit de bélier pour changer de pièce au prix d'une vive douleur. Malgré celle-ci, le Pingouin fit de gros efforts pour se relever et prendre la fuite. Il n'a, en effet, plus rien pour se battre. Lorsque Batman l'a percuté, son parapluie est tombé au sol tandis que son chapeau contenant une arme de petit calibre a été aplatit lorsque son adversaire a tenté de lui écraser la face. Grâce à sa petite taille, Oswald n'eut que peu de difficultés à se frayer un passage parmi les civils saccageant le couloir aux tableaux et en profita pour renverser émeutiers et meubles pour ralentir son ennemi. Il dévala les escaliers du hall et dans sa précipitation manqua de chuter. Une petite explosion le surprit et, en regardant l'origine de la détonation, vit l'énorme lustre du hall tomber devant lui.

« Assez ! »

Hurla la puissante et mécontente voix du justicier qui glaça le sang des pillards et du cambrioleur. Tout le monde s'immobilisa, cessa de faire du bruit et porta son attention sur l'homme se tenant au sommet des escaliers. Oswald se retourna d'un bloc pour faire face à cette menace. Son regard mauvais et sa petite taille lui donnèrent l'aspect d'un rat hargneux prit au piège et s'apprêtant à mordre le balai de son meurtrier.

« Cet édifice est le seul symbole d’ordre et d’autorité encore debout dans cette ville. Cessez vos saccages et reprenez-vous, vous êtes avec moi ou avec lui ! Choisissez.»

Devant ce doigt inquisiteur et leur trop grande différence, le Pingouin ne se fit aucune illusion concernant son avenir. Il jeta des coups d’œil inquiet sur les personnes présentes dans le hall et les possibles sorties de secours. Que choisir entre un mystérieux symbole de justice solidement musclé sans avoir l'air d'être affligé par ses récents combats et un nain ventripotent dont la tenue froissée par son duel précédent lui donne un aspect misérable ? Un choix des plus évidents puisqu'on peut aisément les comparer à un gueux difforme et un chevalier en armure étincelante. Et pourtant... l'impensable se produisit. Alors que le cambrioleur s'empara d'un morceau de cristal du lustre pour défendre chèrement sa peau, les émeutiers choisirent de prendre son parti. Les deux combattants furent surprit par ce renversement de situation. Tandis que le mécontentement du justicier se lisait sur le peu de visage dévoilé par son masque, l'heureux corsaire de Loeb s'enquit d'un large sourire narquois démontrant à lui seul l'ironie de la situation.

« Ha ! »

Pouffa légèrement le criminel devant la déconfiture du justicier mais ses zygomatiques se relâchèrent en voyant son ennemi descendre lentement les marches d'un air menaçant. De son faciès narquois, il ne resta que les sourcils froncés. Visiblement pas très optimiste, Oswald et ses partenaires serrèrent nerveusement leur arme de fortune.

« Ce ne sera pas suffisant, tu vas finir à Blackgate avant la fin de la nuit et… »

Avant qu'il n'ait eu le temps de finir sa menace carcérale, le silence pesant régnant dans la salle fut brisée par l'arrivée massive d'émeutiers armés de battes, de planches clouées et autres armes contondante. Bossworth entra à son tour puis s'approcha de son employeur pour lui murmurer la raison de cet afflux massif de renforts.

« Mr Cobblepot j’ai faussement promis un pourcentage sur la recette du vol aux derniers debout après que la totalité des policiers aient été débordés. »

« Je n'ai rien signé, moi. »

Railla à voix basse la crapule en se fendant d'un sourire victorieux pour mieux narguer le sinistre justicier ayant osé se mettre en travers de sa route. Oswald fut ravi de voir son ennemi entièrement encerclé par ses troupes inexpérimentées mais conscientes de leur force numérique. Toutefois, il nota une certaine hésitation dans leur façon de regarder le chevalier noir. Ne s'agit-il pas du Batman, ce justicier combattant le crime et la corruption ? Ce fut au tour du Pingouin de pointer son adversaire du doigt.

« Mes amis ! Je croyais que notre lutte contre l'inaction et la paresse du maire était créditée par ce justicier mais j'ai eu tort ! Alors que je négociais calmement la reddition pacifique d'Hamilton Hill, cet homme s'est jeté sur moi et m'a frappé sauvagement ! Moi, un honnête citoyen de Gotham ! Un homme sans défense !! J'ai eu la chance de survivre à cette bête sauvage en prenant la fuite ! Non content d'accaparer les forces de police pour sa protection au lieu de les envoyer au Gotham City News, le maire nous démontre une nouvelle fois son infamie et sa folie en nous envoyant son séide : Batman ! La tyrannie a assez durée ! Sus à la chauve-souris ! »

Sa horde d'émeutiers se jeta sur le justicier qui n'eut aucun mal à combattre ces novices en matière de combat rapproché mais ayant juste assez de temps entre chaque ennemi vaincu pour recevoir leur remplaçant. Batman s'approcha peu à peu de sa cible mais, sournoisement, Oswald s'éloigna calmement sans cesser de le narguer et d'en rire.

« Whah whah whah ! Déjà fatigué ? Tu veux peut-être te reposer ? »

Les émeutiers poursuivirent inlassablement leurs attaques malgré l'apparente invulnérabilité de leur cible. Bossworth resta près de Cobblepot tout en détaillant chaque faits et gestes de Batman pour mieux connaître son ennemi et donc ses faiblesses. L'aristocrate prit un petit vase décoratif sur une table n'ayant pas été pulvérisés par le saccage et le lança sur Batman. Ses alliés l'imitèrent en criblant le justicier de projectiles allant du débris trouvé par terre au pavé arraché à la route.

« Allez ! Massacrez-le ! »

Sans crier gare, Batman fit une série d’enchaînements extrêmement rapide et précis qui lui permit de massacrer une poignée de ses opposants et de resserrer l'écart le séparant d'Oswald. Ce dernier fit de grands yeux effrayés en voyant le justicier se trouver à moins de deux mètres de lui dans son enchaînement parfait d'attaques pour lui administrer le dernier et ultime coup de celle-ci, c'est-à-dire achever le Pingouin dans un style à vous couper le souffle. Alors que le criminel craignait pour son intégrité physique et que le combat semblait sur le point de se terminer en beauté, Bossworth mit un terme à l’enchaînement de la chauve-souris en brisant une chaise sur le justicier s'approchant trop près de son boss. Le coup, d'une rare violence, fit chanceler Batman et permit aux émeutiers de le submerger en le rouant de coups. La carrière nocturne du chevalier noir aurait pu se terminer ainsi si Oswald ne cria pas :

« Arrêtez ! Il est à moi ! »

Ils obligèrent leur victime à se mettre à genoux devant le victorieux criminel s'avançant sereinement vers ce Vercingétorix de Gotham. Oswald lui mit un coup de poing au visage.

« Tu fais moins le malin, le rongeur. Si tu te serais contenté des péquenauds voleurs de sac de grands-mères, tu serais peut-être encore en vie. Tu as vu trop haut et tu as perdu. Je vais m'abreuver de chacune de tes larmes quand tu me supplieras de t'achev... Quoi ? Pourquoi tu souris ?! C'est moi qui te fais rire ?! »

Batman réussit à dégager l'un de ses bras entravé par les émeutiers, plonger sa main dans l'une des pochettes de sa ceinture et brisa une petite balle au sol. Presque immédiatement, une épaisse fumée gris clair enveloppa les personnes proches du fumigène.

« Qu'est-ce que c'est que ce truc ?! Kof kof ! Argh ! Aveuglé, il ne vit pas le bras du justicier se refermer sur sa gorge en le prenant par derrière et lui plaquer la nuque contre ses pectoraux d'acier. Une petite détonation se produisit puis Oswald sentit ses pieds quitter le sol. Aaah ! Au secours ! »

En sortant de la fumée, Oswald put voir que le justicier utilisait un grappin pour se sortir de cette foule hostile pour atterrir à l'étage supérieur, celui du sommet des escaliers. Le Pingouin se débattit avec acharnement mais ne réussit à se libérer qu'en tailladant la main de Batman avec l'éclat de cristal qu'il avait encore en main depuis le début du combat.

« Lâche moi, fumier ! »

A peine fut-il libre qu'il n'eut d'autre choix d'aller se réfugier dans le couloir où il avait renversé des pillards pour ralentir Batman. Oswald referma machinalement la double porte derrière lui et reprit la fuite dans ce couloir quasiment désert.

« Mille dollars à celui qui me débarrasse de lui ! »

Marchanda le cambrioleur aux quelques émeutiers encore présents dans le couloir mais l'effet escompté fut dérisoire. Lorsque le chevalier noir apparut et assomma les plus téméraires d'entres eux, leurs collègues prirent la fuite ou se mirent face contre terre pour éviter d'essuyer la colère du justicier.

« Deux mille !! »

Désespéré, le dernier des Cobblepot se réfugia dans la pièce où avait eu lieu leur duel au sabre et y récupéra son parapluie.

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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Sam 7 Avr - 15:57

Batman était dans une telle fureur envers le Pingouin qu’il en oublia son angoisse de faire face à cette foule innombrable. Sa colère contre le nabot aristocrate avait atteint une si grande envie de vengeance qu’il fondit la foule à coup de poing sans chercher à faire preuve de sang-froid et de méthodes pour se dépêtrer, il avançait vers leur « chef » en ne voyant que lui. Comment cet être odieux avait-il pu oser l’accuser de crimes et se parer de vertu alors qu’en vérité il rapinait les lieux ? Batman venait de découvrir la fourberie du Pingouin et ça ne serait pas le dernier des mauvais tours que le gangster en haut de forme lui infligerait à l’avenir.

Batman affrontait donc la multitude déchainée pendant que l’immonde gros lard reculait en le narguant. La chauve-souris, toujours en mouvement, évitait adroitement les attaques ennemies et profitait de sa grande allonge par rapport aux autres en les mitraillant de directs précis. Sur la défensive, tête rentrée et corps baissé, il semblait imprenable pour quiconque. Comprenant la situation, ses adversaires lui balancèrent divers objet. Batman en explosait certains avec ses bras grâce à des combinaisons de coups juste avant qu’ils n’atteignent sa tête et ses points vitaux. Mais finalement, il fut mis à terre par la force colossale du garde du corps gigantesque du Pingouin qui l’attaqua avec une chaise.

A moitié inconscient, on le tint fermement devant le Pingouin, genoux au sol. Le justicier secoua sa tête et recouvrit ses esprits en écoutant à demi-mots les invectives du gangster. Il lui lança un sourire de défi pour attirer son attention sur son visage et détourner son regard de ses mains qui s’apprêtaient à prendre prestement un fumigène dans sa ceinture gadget. Batman mit tout le mépris qu’il pouvait dans son sourire en fixant le Pingouin avec un regard noir particulièrement désagréable. Le genre de regard qui donne l’impression de lire dans l’esprit de son interlocuteur, tellement dérangeant, qu’on n’ose pas le croiser une deuxième fois. La diversion marcha, Batman prit tout le monde au dépourvu en balançant son fumigène et en attrapant le Pingouin pour l’emmener avec lui en hauteur avec l’aide de son grappin. Le chevalier noir en était à se demander si le câble n’allait pas céder sous le poids imposant de son ennemi conjugué au sien.

Le Pingouin qui malgré sa graisse était plus agile et rapide qu’il n’y paraissait, lui faussa à nouveaux compagnie. Batman courut à sa poursuite et ils déboulèrent dans l’antichambre du bureau du maire où avait débuté leur duel. Le Pingouin finis pour finis tenta de négocier avec les émeutiers présents pour s’attaquer à Batman. Ils prirent tous la fuite apeurés. Le justicier s’avança alors vers le Pingouin complétement cerné qui n’avait plus que son parapluie pour le défendre. Batman fit craquer ses jointures :

« Y’a une cellule tout confort qui t’attends à Blackgate Pingouin. »

« Et une tombe de toute beauté pour toi au cimetière. »

Batman se retourna brusquement et fut accueilli par une droite magistrale de Bossworth qui l’envoya au tapis. Décidément, le garde du corps opiniâtre de ce pseudo-Al Capone surgissait toujours à la rescousse de son maître dans les moments les plus critiques. Batman sauta sur ses jambes et se retrouva prit entre deux feux, Bossworth barrait une issue, Pingouin barrait l’autre. Ils lui foncèrent dessus en même temps. Batman plus vif que jamais synchronisa sa contre-attaque au premier coup de lame du parapluie du Pingouin. Il envoya un très bref crochet dans le parapluie. Un coup faible mais si surprenant qu’il repoussa aisément l’arme pointé sur lui. A peine avait-il finis ce coup qu’il enchaina en se retournant et en lâchant une rafale de batarang (5 en même temps !) sur le colosse noir. Celui-ci encaissa et balança ses bras en l’air pour l’attraper tout en cherchant une ouverture pour placer le grand coup qui il l’espérait assommerait Batman. Au même moment, le chevalier noir reporta son attention sur Pingouin et tenta de le frapper dans les yeux du revers de la main pour l’aveugler. Mais déjà Bossworth répliquait et lui assénant une gigantesque claque en plein sur le côté de sa tête. Batman se cogna contre le mur en emportant le Pingouin dans son envolée par inadvertance. Il chancela et déjà le garde du corps était sur lui. Batman leva les bras pour protéger son visage mais l’attaque à laquelle il s’attendait ne fut pas porté par le noir mais par le Pingouin qui était maître dans l’art de l’attaque en traître. Le parapluie le bombarda de coups tranchants qui tentèrent de percer à travers ses protèges bras métalliques mais rien ne lui fit baisser sa garde. Bossworth avança droit sur eux, garde ouverte, Batman esquiva en 4éme vitesse et le bras de Bossworth vint s’empaler en plein sur le parapluie de son maître. On ne savait dire lequel entre le justicier et le gangster était le plus étonné. Non seulement Bossworth ne poussa pas de cris (pas un seul gémissement), mais en plus il fit volte-face comme si de rien n’était. Batman se retrancha bien planté sur ses jambes, prêtes à se lancer pour asséner un bon coup de pied au visage, prêt à vaincre ou mourir. Le parapluie recommença sa danse mortelle. La lame s’arrêtait juste avant de toucher son but à cause des mouvements d’esquives de Batman qui reculait d’un pas à chaque coup. Un uppercut sournois de Batman cueillit le Pingouin juste à la pointe du menton, sa tête vola en arrière. Son corps fut soulevé par la puissance de cette frappe. Il heurta une porte en retombant. Il atterrit en plein sur la grande table qui servait au conseil municipal pour ses réunions.

Batman se retournant juste à temps vers le colosse noir, envoya avec ruse un direct mou comme s’il était à bout de force. Bossworth l’esquiva avec aisance. Exactement ce qu’il était sensé faire. Il prépara un super coup avec sa droite pour achever Batman sans s’empêcher de rire et au moment même où il prenait son recul pour frapper, Batman dégaina son grappin et lui tira dessus. Bossworth foudroyé par la pointe métallique et ensuite par les câbles qui s’enroulaient autours de lui comme s’il était un vulgaire saucisson, recula, percuta une fenêtre, explosa la vitre et bascula dans le vide. Seulement 2 étages. Batman le soupçonnait d’être assez increvable pour survivre à la chute. Ne perdant pas de temps, il sauta sur la table du conseil municipal et engagea son duel final avec l’ignoble nabot qui lui avait donné autant de fil à retordre. Batman avait envie de lui infliger la même peur qu’aux autres criminels qu’il bastonnait. Il marqua un temps d’arrêt devant le Pingouin et saisit un gadget à sa ceinture.

« Un conseil rends toi maintenant tant qu’il est encore temps, tu ne seras pas capable de trouver mieux à m’opposer que ce qui va suivre… »

Et il appuya sur son gadget. Il se mit à émettre un bruit sourd désagréable. Une sorte de bip aigüe et sans fin. En moins d’une minute toutes les vitres de la grande salle de réunion explosèrent, des nuées et des nuées de chauves-souris pénétrèrent dans la salle et virevoltèrent dans tous les sens. Elles agressèrent le Pingouin par des attaques en piqué et volaient autours de Batman comme s’il était l’un des leurs, comme s’il était vraiment une chauve-souris. Mais bientôt une autre nuée fit son apparition. Des oiseaux arrivèrent à la rescousse du Pingouin, des rapaces en tout genre qui s’attaquèrent aux chauves-souris en leur arrachant la tête à coup de bec. Ce fut bientôt une mêlée général, une sorte de combat aérien entre les volatiles et les chauves-souris prenant chacun la défense de leur champion. Et au milieu de cette scène apocalyptique, Batman courut sur la table et chargea une dernière fois vers Pingouin, l’un brandissant un batarang, l’autre un parapluie au centre de cette pièce tellement recouverte d’animaux ailés qu’on ne distinguait plus les murs autours. Cette bataille de tranchée entre deux guerriers exténués sembla tourner à la défaveur de Batman. Le parapluie avant ensanglanté son flanc gauche. Il répliqua par des coups mortels dans le plexus du Pingouin et le cloua sur place avec des attaques portées sur son estomac. Ils dégringolèrent de la table et heurtèrent une autre porte. A l’écart de la nué aérienne qui continuait son combat sanglant dans la pièce à côté, Batman rampa sur la tapis et attrapa la cheville du Pingouin. Il le tira vers lui et le fit tomber à terre. Le combat continua au sol et il frappa son nez. Batman entendis le craquement reconnaissable entre tous du cartilage du nez. Il venait de le casser. La réplique adverse arriva aussitôt. Le parapluie fendit l’air horizontalement. Batman baissa la tête juste à temps, la lame passa juste au-dessus de son crâne et trancha ses deux oreilles de chauve-souris. Il lâcha prise et se releva en même temps que lui.

C’est à ce moment précis que le maire Hamilton Hill qui avait émergé s’avança vers eux avec hésitation. D’une voix plaintive et en tremblant des genoux il lança :

« Pitié ! Venez à mon secours ! J’ai avancé discrètement jusqu’au hall, un carnage ! J’ai ensuite regardé par la fenêtre et j’ai vu l’étendu du désastre ! Protégez-moi ! »

Son regard allait de Batman au Pingouin et de Pingouin à Batman comme les émeutiers tout à l’heure, ne sachant lequel des deux choisir. Puis finalement il opta pour le plus « civilisé » des deux en apparence. Il se cacha tout tremblant derrière Pingouin. Batman se frappa la tête l’air de dire : mais quel abruti. Il faut dire que le maire n’était pas quelqu’un de sensé qui savait discerner les dangers.

« Cette ville… »

Le maire caché derrière le Pingouin jeta un coup d’œil inquiet.

« Ne mérite pas… »

Les bruits d’émeutes cessèrent dehors, on entendit des voitures de polices qui venaient d’arriver en nombre.

« D’être sauvée. »

Le maire s’étouffa sur place Batman commença à reculer vers l’ombre de la pièce.

« J’ai fait une erreur, je n’aurais jamais du tenter de vous sauver la mise et de protéger cet endroit. Ce sont des gens comme Harvey Dent qu’il faut protéger, pas les gens comme vous. »

Il recula et disparut dans la pénombre mais on entendait encore la voix de Batman, lourde de menace.

« Restez donc aux côtés de votre nouvel ami monsieur le maire, vous avez choisis une vipère qui un jour dansera sur votre tombe et s’emparera de tous ce que vous aurez perdus. »

Puis plus rien, on entendit juste un bruit, une gaine de ventilation tomba, et Batman disparut définitivement de la pièce. Le maire s’exclama :

« Mr Cobblestone ! Quel succès ! Vous l’avez fait fuir ! Vous m’avez sauvé la vie ! Si vous n’aviez pas été là, il m’aurait tué ! »

Une flopée de policier fit irruption et ils pointèrent leurs armes sur le Pingouin.

« Arrêtez ! Vous ne voyez pas que cet homme est un héros ? C’est grâce à lui que je suis sain et sauf ! »

Une chauve-souris rescapée vola près du plafond. Un flic tira dessus, elle tomba sur le tapis, juste aux pieds du Pingouin, elle éclaboussa ses chaussures de son sang.

Dehors les forces de l’ordre investissaient la place et poussaient des corps blessés ou assommés pour laisser venir les ambulances. Le sergent Harvey Bullock observa la scène. Renée Montoya, sa collègue lui dit :

« Le commissaire Loeb est mort, le Joker l’a tué en direct à la télé il y a moins de 5 minutes, j’ai vu la scène. »

« Tant mieux, il n’y avait pas plus pourri que lui. Le prochain ne pourra pas être pire. Il est temps de foutre une raclée à cas clowns maintenant que leur otage de luxe n’est plus. »

« Ça va être difficile, on n’aura pas de contre mesure contre le gaz hilarant du Joker. Le docteur Fries a été tué il y a une heure, c’est sur toutes les radios. »

Le maire apparut au grand balcon de l’hôtel de ville et leva les bras de façon paternelle, les gens sur la place applaudirent.

« Gotham ! Voici l’un de nos sauveurs qui a rétablit l’ordre et la paix dans nos rues ! »

Le héros du jour s’avança sur le balcon à côté du maire. On lança une ovation. Bullock se joignit à l’acclamation générale juste parce que tout le monde le faisait. Il s’arrêta net et manqua de s’étrangler. Sur le balcon à côté du maire c’était le gangster-aristocrate-tueur de la sombre affaire des meurtres Kafesjian. Celui qui avait manqué de l’égorger dans ce chantier de construction, le Pingouin en personne.

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MessageSujet: Re: Event1: Mission 1 -L'hôtel de ville dans la tourmente   Lun 16 Avr - 16:35

Bien que partiellement brisée lors de leur précédent affrontement aux sabres, il resta suffisamment de tranchant sur la lame du parapluie du Pingouin pour menacer son adversaire d'une possible éventration ou sectionnement de trachée. L'aristocrate resta néanmoins pessimiste sur ses chances de s'en sortir vivant de là, ou du moins, ne pas aller en prison pour ses méfaits. Le peu d'espoir qu'il avait en réserve fondit comme neige au soleil en voyant l'imposant homme-chiroptère s'avancer vers lui en faisant craquer ses jointures d'un air menaçant.

« Y’a une cellule tout confort qui t’attends à Blackgate Pingouin. »

« Et une tombe de toute beauté pour toi au cimetière. »

Aussi surprit que le justicier, Oswald vit l'entrée fracassante de Bossworth en lui assenant son poing rageur au visage. Les bruits de pas lourd du colosse avaient été étouffés par l'épaisse moquette du sol. Le voleur et son gorille se jetèrent sur leur ennemi qui, par une étonnante série de mouvements, parvint à empaler le géant sur le restant de lame du parapluie. Indifférent à la douleur, Bossworth foudroya Batman du regard et se lança de nouveau sur lui. S'en suivit un duel où les forces des deux partis présents s’équilibrent jusqu'à ce que le Pingouin soit mit hors jeu lorsque le justicier l'utilisa une nouvelle fois comme bélier. Bossworth fut rapidement éliminé d'une mystérieuse façon car, à peine Oswald put se relever, toute trace de son ange gardien avait disparue. Seul son juge, gardien et bourreau était encore présent et monta sur la table de la salle où l'aristocrate avait atterrit.

« Un conseil rends toi maintenant tant qu’il est encore temps, tu ne seras pas capable de trouver mieux à m’opposer que ce qui va suivre… »

A bout de force mais sur la défensive, un Cobblepot épuisé et sachant qu'il ne tiendra plus très longtemps contre cette armoire à glace attendit l'assaut qui ne vint jamais. Batman se contenta d'appuyer sur un détonateur qui donna temporairement un teint pâle au Pingouin à l'idée que le justicier se soit transformé en kamikaze se faisant exploser lui et la mairie. L'engin produisit un ultrason si puissant et désagréable que le Pingouin dû se boucher les oreilles sans cesser de rester sur ses gardes ce qui lui donna une étrange position. Une nuée de chauve-souris surgit de l'extérieur pour investir la salle en s'attaquant, bien que le mot soit exagéré, au voleur. Ce dernier fendit l'air de son parapluie pour les repousser mais en vain. Désespéré, il ouvrit son parapluie et, la collant dernière près de son visage, s'en servit comme d'un bouclier le temps de sortir un appeau d'une poche intérieure de veste et souffler dedans de toutes ses forces. Peu de temps après, un grand nombre d'oiseaux de tailles et espèces diverses investirent la pièce. Contrairement aux chauve-souris disposant de peur d'armes naturelles, les volatiles n'étant pas exclusivement insectivores firent des ravages dans les rangs des chiroptères. Ex-æquo. Les deux combattants foncèrent l'un sur l'autre comme deux chevaliers lors d'une joute, l'un portant une combinaison digne d'une armure et l'autre avec son parapluie ouvert donnant l'impression d'un bouclier fiché au bout d'une lance. Oswald compensa sa fatigue par sa technique du parapluie ouvert forçant le justicier à combattre le tissu du parapluie puis les baleines de cette dernière avant de pouvoir l'atteindre. Le temps que le héro ne déchire le tissu et n'arrache la majorité des baleines du parapluie, le criminel put entailler à plusieurs reprises, plus ou moins gravement, son ennemi.

Leur duel dans ce carnage aérien cessa dans un roulé-boulé au sol en passant dans une pièce voisine où le justicier casse le nez du dernier des Cobblepot. C'est à ce moment là que le plus improbable des renforts se pointa : le maire en personne. Hamilton Hill avait eu la chance de s'endormir avant que les émeutiers n'investissent la mairie mais, à son réveil, il émergea au beau milieu du chaos, du pillage et des morts. Paniqué, il chercha du secours qui se matérialisa sous l'apparence d'un aristocrate faisant parti de ses connaissances et affrontant courageusement un sinistre individu. Pas étonnant qu'il ait choisit de demander au Pingouin, qui est pourtant l'homme l'ayant gazé, de lui venir en aide. Le cambrioleur ne sut quoi répondre en partie parce qu'il se tenait le nez meurtrit et saignant lentement. Il eut envie de le prendre en otage pour s'en faire un bouclier humain mais l'arrivée soudaine des sirènes de police le força à changer ses plans.

« Arrière, meurtrier ! »

Vociféra le Pingouin avec une voix de canard à cause de son saignement de nez. Batman recula, il sait qu'il a perdu le combat à cause de circonstances imprévues et se retire honorablement du champ de bataille non sans laisser un ultime avertissement au criminel et l'incompétent politicien.

« J’ai fait une erreur, je n’aurais jamais du tenter de vous sauver la mise et de protéger cet endroit. Ce sont des gens comme Harvey Dent qu’il faut protéger, pas les gens comme vous. Il s'éloigna de quelques pas et rajouta. Restez donc aux côtés de votre nouvel ami monsieur le maire, vous avez choisis une vipère qui un jour dansera sur votre tombe et s’emparera de tous ce que vous aurez perdus. »

Et il s'en alla aussi silencieux qu'une ombre. Oswald resta quelques instants immobile à fixer le passage où son ennemi à grandes oreilles s'était échappé comme s'il redoutait son retour. Hill brisa le silence pesant en félicitant son "sauveur" pour sa victoire.

« Mr Cobblestone ! Quel succès ! Vous l’avez fait fuir ! Vous m’avez sauvé la vie ! Si vous n’aviez pas été là, il m’aurait tué ! »

« Cobblepot. »

Corrigea le Pingouin en se détendant pour la première fois depuis près de dix minutes. Un groupe de policier entra dans la salle et menacèrent le Pingouin de leur arme. N'ayant pas la force de résister, Oswald se voyait déjà dans une salle d'interrogatoire puis devant un juge et enfin finir derrière les barreaux. Par chance, l'idiot faisant office de maire leur fit croire sa version des faits en le transformant en civil ayant bravé milles dangers pour accomplir le plus grand des gestes civiques : sauver la vie d'Hamilton Hill. Un médecin urgentiste le fit asseoir afin de lui prodiguer les premiers soins et ce faisant, Oswald sentit un objet dans sa poche de pantalon lui meurtrir le postérieur.

« C'est la clef de la ville ! »

S'exclama le maire en voyant la grande clef dorée sortant de la poche de l'aristocrate.

« Euh... oui. Je l'ai... récupéré sur un pillard. Je ne pouvais la laisser sur lui sous peine qu'on la vole. »

« Admirable ! Si seulement nous avions davantage de citoyens modèles dans votre genre ! »

Dans les minutes qui suivirent, le maire eut du mal à convaincre son nouvel ami de se présenter au balcon principalement à cause des dernières et mauvaises nouvelles. Le commissaire Loeb, un homme qu'il n'appréciait pas la compagnie mais l’immunisant contre la justice tout en servant de rempart aux mafieux italiens avait trouvé la mort des mains du fou psychopathe s'appelant Joker. De plus, l'arme secrète de la police, le vaccin contre son gaz hilarant, était mort né après la mort du scientifique en charge du projet. Craignant que le Joker reste intouchable alors que de son côté il a perdu un précieux allié, le cambrioleur n'eut aucun désir de donner au Joker un motif pour ordonner son exécution. Néanmoins, il accepta à contrecœur en pensant à son minuscule esquif lui ayant permit de ravitailler légèrement la ville de rations alimentaires et qui lui permettra de fuir la ville si sa vie est menacée.

Policiers, ambulanciers et autres membres des forces de l'ordre l'acclamèrent lorsqu'il rejoignit Hamilton sur le balcon. Quelques coups de brosses sur sa tenue et pansements sur ses plaies lui donnèrent juste assez de prestance pour ne pas avoir l'air d'une victime.

« Gotham ! Voici l’un de nos sauveurs qui a rétablit l’ordre et la paix dans nos rues ! »

Il salua la foule de policiers en souriant malgré son envie de décamper rapidement de ce guet-apens et, alors qu'il se demandait ce qu'il pouvait leur dire pour éviter d'être prit pour cible par le clown tueur, il entendit des policiers se trouvant dans la pièce adjacente que le Joker avait été vaincu et que peu à peu ses sbires décampaient. Cette nouvelle lui permit de choisir son camp avec sérénité.

« Gotham ne tombera pas ! Le chaos ne suffira pas à balayer plusieurs siècles de civilisation ! La mairie, ce symbole d'ordre et d'autorité, est aussi un monument dédié à l'héritage que nos Pères Fondateurs nous ont légués pour combattre la tyrannie : notre liberté de choisir notre leader ! L'anarchie a été vaincu par la démocratie ! Mais, citoyens de notre ville bien-aimée, si notre adversaire se montre ouvertement, il existe une autre menace qui se tapit dans l'ombre ! En effet, le mythe de Batman est fondé ! Il a essayé d'attenter à la vie de notre représentant élu ! Batman est une menace !! »

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