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 Alter-Ego (Rakel Peleonor)

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Batman
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MessageSujet: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Sam 10 Mar - 16:38

Jesse Willard était pour Bruce Wayne le plus déplorable des plays-boys de la ville. Fils du principal entrepreneur naval de Gotham sur les docks, il dilapidait l’argent de son père dans des fêtes pour jeunes riches qui se prenaient pour l’élite financière de la ville. Bruce avait été invité par Jesse en personne à venir à sa sauterie.

« Il faut que vous veniez Bruce, il y aura des femmes ! Ne me dîtes pas que vous n’êtes pas intéressé, vous êtes célibataires. »

Bruce avait diplomatiquement refusé et avait finalement accepté sur l’insistance d’Alfred :

« Maître Bruce, il faudrait songer à sortir enfin de ce manoir, les gens ne vous voient jamais et pourraient un jour faire le lien entre lui et vous. Il faut être vu. Et personnellement, je pense que le seul moyen de voir de mon vivant une nouvelle génération Wayne, ça serait que vous remplissiez enfin votre carnet mondain. Bien que je doute qu’il y ait un jour une nouvelle génération Wayne, le manoir est devenus tellement sinistre depuis quelques années que je ne connais aucune femme qui accepterait d’y vivre. »

Bruce sortit de l’ascenseur et entra dans la suite royale de l’hôtel Hilton. La suite au tout dernier étage du building était si luxueuse que Jesse Willard l’avait acheté à l’hôtel sur le champ la première fois qu’il y était venus. Une centaine de personnes laissaient la pièce principale à moitié vide. La jet-set de Gotham au grand complet, grandeur et décadence. Bruce s’approcha de la gigantesque baie vitrée qui offrait une vue imparable sur le centre-ville. Une tempête grondait dehors, la pluie s’abattait sur les vitres, on apercevait des éclairs justes au-dessus de Robinson Park sur l’autre grande île de Gotham. Il fixa la vitre, mains croisés derrière le dos, encadré par l’image de la pluie qui tombait avec lourdeur sur Gotham. Il se retourna et observa la petite fiesta avec un air scrutateur un peu ennuyé. Les petites coteries de gosses de riches se rassemblaient, médisaient les uns sur les autres avec envie autours d’un verre de champagne. Jesse Willard, le maître de la soirée présidait un groupe, uniquement des hommes. Il piquait ses crevettes de cocktail en compagnie d’un espèce de jeune dealer de la haute société à qui Wayne comptait très prochainement coller la pire frousse de sa vie en portant un tout autre costume que le costard sombre qu’il arborait ce soir avec gilet et cravate en soie. Willard remarqua Wayne, il abandonna ses hôtes pour s’approcher de Bruce tout sourire en compagnie d’un autre fils de riche.

« Bruce ! Content de vous voir, j’aimerais vous présenter Leander Hoffa, vous devriez bavarder tous les deux. L’un comme l’autre vous êtes deux célibataires richissimes avec 100 femmes qui vous courent après. »

Ils se serrèrent la main, Jesse se retira pour bavarder avec une escort girl qui passait à côté.

« Comment allez-vous Mr Hoffa ? »

« Je vais bien je vous remercie, alors, être convoité par toutes ces femmes, c’est grisant n’est-ce pas ? Ça vous fait quel effet ? Moi j’adooore ça. »

« Pas moi, n’avez-vous jamais songé que ce n’est pas votre personne qui les intéresse mais votre portefeuille ? »

Hoffa lui adressa un clin d’œil

« Qu’elle importance ? Dîtes moi, c’est quoi votre costume ? Armani taillé sur mesure ? Il faudrait que je m’en fasse un comme ça. »

Un autre fils de riche fit son apparition à l’entrée de l’ascenseur, Hoffa l’aperçut et roula les yeux au ciel.

« Voilà Ward Stanton, ne pensez-vous pas qu’il est un peu emmerdeur sur les bords Mr Wayne ? »

« Hum, c’est-à-dire que… »

« Lui et moi étions un jour en train de jacter comme des pies sur la manière dont nous avions sauté la même femme. Il a trouvé à redire sur le mot sauté car je lui parlais non loin des oreilles de cette belle anatomie de Rakel Peleonor qu’il tentait de se taper mais sans aucun succès. Et puis… »

« Excusez-moi un instant »

Wayne s’éloigna en maudissant silencieusement Alfred de l’avoir contraint à participer à cette soirée. Il s’approcha du vestiaire remplie de toute part de manteau de fourrure et de vestes. Il songea à rester dissimuler là à l’écart, n’adresser la parole qu’à une ou deux personnes et fuir les lieux dans 30 minutes montre en main après avoir accompli son office pour faire plaisir à son majordome qui était persuadé qu’il garantirait sa couverture en participant à ces imbécilités. Les invités défilèrent devant le vestiaire, une femme trainait son vison derrière elle. Wayne l’observa, elle faisait tourner les têtes des hommes présents. Elle demanda au maître d’hôtel près du vestiaire de câliner son vison. Elle traversa la foule d’un pas de mambo droit sur Wayne. Celui-ci comprit : chasseuse de riche héritier en approche. Bruce paniqua, il lui fallait trouver une solution d’urgence avant qu’elle ne le colle pendant toute la soirée. Il jeta des regards affolés et dévisagea les invités, il trouva miraculeusement une solution. Il marcha avec hâte vers Rakel Peleonor et lui piqua son verre de cocktail devant tout le monde de façon nonchalante et brusque avant de se mettre à boire dedans goulument. Bruce espérait qu’en voyant cette marque de familiarité inconvenante, celle qui l’avait pris pour cible allait croire qu’il était en couple avec Peleonor ou quelque chose de ce genre et s’en irait furieuse en abandonnant sa proie. Ce fut ce qui se produisit, la chasseuse de riche héritier, fusilla Rakel du regard et tourna le dos indignée pour aller rejoindre aussitôt Jesse Willard et recommencer le même numéro. Bruce était soulagé de s’en être débarrassé mais constata qu’il venait de s’attirer un nouveau problème : les foudres de Peleonor. Gêné il lui tendit son verre et lui dit :

« Excusez-moi Rakel, j’avais juste envie de euh… de boire ! »

Wayne tourna la tête nerveusement et tenta de reprendre un air aristocratique et détaché tout en maudissant une nouvelle fois Alfred qu’il rendait responsable de sa catastrophique apparition dans cette soirée.

« Et sinon ça va Rakel ? Ça remonte à quand la dernière fois que nous nous sommes rencontrés ma chère ? Ce n’était pas à la réception de Noël organisé par votre père dans votre propriété ? A moins que ce ne soit pour cette fête de charité à la résidence des Hamptons. »

Et ça y est, il allait maintenant devoir échanger des mondanités avec elle pour essayer de faire oublier son comportement. Il se rappela tout à coup de la première fois où il avait croisé Rakel, c’était la Garden Party du maire Hamilton Hill juste après son élection. Bruce se souvenait que lorsque Rakel était entré dans l’une des salles de la mairie où se tenait le buffet, une tapée d’hommes s’était rué pour avoir le privilège de lui ouvrir la porte et d’attirer son attention. Bruce n’arriva pas à se retenir de sourire rien qu’en repensant à ça et se rendit compte qu’il devait avoir l’air stupide tout à coup à sourire bêtement pour rien aux yeux de la jeune femme vu qu’elle ne pouvait pas connaître ses pensées.

Wayne croisa nerveusement ses mains derrière son dos et chercha désespérément un moyen de se faire oublier.

« Effrayante cette tempête dehors n’est-ce pas ? Mon majordome m’a amené par la 76éme rue, une horreur, la pluie avait renversée les poubelles, j’espère que vous n’avez pas souffert de la même incommodité pour venir jusqu’ici ? »

Bruce fut surpris de voir passer Maximilian Zeus l’homme le plus riche de la ville après lui-même, il passa en coup de vent près de Rakel. Il avait un costard encore plus sombre que Wayne, une épingle en forme d’éclair sur sa cravate, des bagues en platine sur chacun de ses dix doigts. Il était accompagné de deux gardes du corps monumentaux, il tapota sa Rolex en argent du doigt. Traduction : Wayne je dois vous voir dans 5 minutes. Puis il lui tendit la dernière édition du Gotham Globe avant de lui dire avec sa voix impérieuse habituelle :

« A la page des finances, les actions en bourse de Wayne Enterprise on fait une excellente clôture hier soir, compliment. »

Maximilian disparut avec sa suite dans la foule. Wayne regarda distraitement la première page du Gotham Globe et fut soudainement happé par la lecture. Il s’agissait d’un article sur Batman et chose impossible, c’était élogieux. Avant même d’avoir finis de lire, il regarda qui avait écrit ça. Il frisa la crise cardiaque. C’était signé Oh-mon-Dieu-Bruce-n »y-crois-pas : Rakel Peleonor.

Il cacha le journal dans son dos et fixe Rakel en tentant de reprendre contenance.

« Et sinon votre profession ? Ça vous plait ? Travailler pour de l’argent, je n’ai jamais essayé, je me demande quel effet ça fait. »

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Sam 10 Mar - 22:51

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


Je ne pouvais pas dire que j'adorais particulièrement les soirées mondaines, mais après tout je connaissais la plus part des personnes qui seraient présentes à cette soirée. Enfin ce n'était pas la raison qui m'avait poussé à accepter cette invitation, ce fut surtout que mon père avait l'air de s'inquiéter pour moi. Peut être parce que je préférais courir les rues à la recherche du Batman plutôt que de passer mon temps dans les soirées mondaines qui m'ennuyaient à mourir. A vrai dire, je n'y avais pas mis les pieds depuis un moment, mise à part celle organisé par mon paternel. Bref j'avais donc accepté l'invitation de Jesse Willard, plus ou moins à contre cœur, mais sans jamais lui montrer, il fallait savoir ménager ses connaissances dans la haute société. Je n'avais pas vu mon père aussi heureux depuis un moment, il était toujours ravi lorsque je passais du temps avec la gente masculine, son espoir de se voir devenir grand père, ou tout au moins de me voir marier à un beau partie. Décidément je n'avais pas les mêmes centre d'intérêt que ma famille, je me sentais toujours dépassé par tout ceci, j'avais l'impression de ne pas vivre dans le même monde que les autres personnes de mon rang social.

Je choisis de prendre ma Ferrari pour me rendre au Hilton, une entrée en beauté, je faisais ronfler le moteur avant de confier mon engin au voiturier, pendant que le portier faisait son possible pour me protéger à l'aide d'un parapluie bien malmené par cette tempête naissante. Je pris l’ascenseur jusqu'au dernier étage de l'hôtel, le partageant avec une jeune femme que je ne connaissais pas, mais dont les goûts vestimentaires laissaient penser à une escorte girl, qu'importe, mise à part les politesses de mise, je ne lui adressais même pas la parole, concentré sur cette étrange impression. Du luxe jusqu'à l’écœurement. Je me sentis mal un instant, un petit pincement au cœur, après avoir visité les quartiers les plus pauvres de Gotham, on ne pouvait que se sentir mal de voir les différences entre les différentes classes sociales. Et pourtant ça ne touchait pas une seule seconde les personnes présentes ici. A peine j'eus passé la porte de la pièce principale que le brouhaha présent me fit regretter ma présence ici, mais qu'importe, maintenant que j'étais ici, nul besoin de faire demi-tour, je me ferais bien trop remarquer. Je déposais ma veste de cuir au vestiaire avant d'aller jeter un coup d'oeil dans la pièce. Willard, Wayne, Hoffa, bref que des gosses de riche qui me donnaient envie de vomir, je détestais ces hommes nombrilistes, qui pensaient que le monde tournait autour d'eux, qu'ils étaient le centre d'attention, ils osaient même se plaindre du nombre de femme qui leur courraient après. Je poussais un petit soupire las avant de me diriger au bar commandant un Pina Colada que je me mis à siroter d'un air distrait en discutant si et là avec mes connaissances, on ne pouvait pas dire que les sujet de conversation me passionnait, mais je faisais bonne impression, j'avais l'air parfaitement à mon aise dans ce monde, une véritable actrice, mais comme n'importe qui dans cette pièce, chacun cachait ses véritables intentions, c'était ce qui permettait de possible amitié, toute aussi artificielles que les personnes présentes.

J'étais en grande conversation avec Kimberly Ellison, une fille de riche, avec qui j'avais sympathisé. Une fille sympa mais superficielle au possible. Enfin il ne fallait pas chercher la perfection dans ce monde, sinon ma quête serait sans fin. J'avais enfin trouvé une personne qui me permettait de faire passer le temps d'une façon relativement agréable lorsque Ward Stanton se précipita sur moi, tout en faisant en sorte de garder sa classe naturelle, il semblait ravi de me voir mais je ne pouvais pas dire que le plaisir était partagé. Oh c'était un gentil garçon mais il ne pensait qu'à une chose, me voir dans son lit, chose qui n'arriverait jamais, ce type ne m'intéressait pas une seule secondes. Ce monde n'était pas le mien, c'était celui de mes parents. Alors qu'il me racontait ses dernières aventures boursières, je ne pouvais que me demander comment il avait fait pour me repérer aussi rapidement, à croire qu'il avait un véritable radar. Je trempais mes lèvres dans mon verre l'air distraite, n'écoutant que d'une oreille et hochant de la tête de si de là, ne faisant qu'acquiescer, je n'avais pas envie de partir dans de grande discussion, ça n'avait pas le moindre intérêt. J'observais les personnes agirent de façon si superficielle, jouer des rôles pour plaire à un maximum de personne, prouver le bonne éducation et leur savoir vivre. Du moins c'était ce que je pensais avant de sentir mon verre m'échapper des mains. Non il ne venait pas de se renverser sur le sol, juste d'être attrapé par le fameux Bruce Wayne, qui buvait de longues gorgées devant mon air effarée. Il faut dire que je m'attendais à tout sauf à ça, et Ward non plus, visiblement gêné, il s'excusait prétextant avoir vu une des ses connaissances et promettant de revenir bien vite, à vrai dire il pouvait prendre le temps qu'il souhaitait, je n'étais pas pressée de retomber dans ce genre de discussion. A vrai dire je ne prêtais pas réellement à ses paroles, observant toujours Bruce qui venait de me rendre mon verre, vide. Ce fut en remarquant le regard noir d'une bimbo que je crus comprendre ce qui se passait, mais je ne pouvais que me tromper, pourquoi monsieur Wayne chercherait à éviter l'une de ses groupies, à moins qu'il ne s'agisse d'une ex. Enfin face à ce comportement j'attendais tout de même une explication, un minimum, et à vrai dire, je m'attendais à tout sauf à ce qu'il me sortit. L'air à la fois perplexe et amusée, je posais mon verre sur le plateau d'un des serveurs qui proposait des coupes de champagnes aux invités. Pendant quelques secondes, j'eus l'impression de voir un tout autre Bruce Wayne, peut être le vrai, mais rapidement il reprit un air un peu coincé, digne du nom des Wayne sans doute. Encore un échange de politesse sans le moindre intérêt, mais je me prêtais au jeu, au final il m'avait diverti avec cette petite intervention.


"Je vois ça. En tout cas, je dirais qu'il s'agissait de la garden party du maire, si j'ai bonne mémoire, vous étiez très courtisé ce jour là comme toujours."Je jetais un regard moqueur à la bimbo." En tout cas je vais très bien, merci, et vous ? Mise à part cette soudaine soif."

J'observais le jeune homme en face de moi, il était vrai qu'il était bel homme, c'était sans doute pour cette raison que tant de femme lui couraient après, enfin après son porte feuille, après tout il ne fallait pas être stupide, l'argent était sans aucun doute la première chose que les femmes voyaient en lui dans son beau costume Armani, son physique n'était qu'un plus. Je fus tout de même surprise par l'attitude de monsieur Bruce Wayne, il semblait mal à l'aise, nerveux, il ne semblait pas être cet homme que j'avais vu mille et une fois briller en société, à l'aise comme un poisson dans l'eau au milieu dans ces hommes et femmes ne pensant qu'à l'argent. Parler de la pluie et du beau temps, quelle drôle d'idée lorsque l'on voyait le ciel sombre qui s'étendait à perte de vue. Je jetais un petit coup d'oeil par la fenêtre observant la magnifique vue sur Gotham la maudite.

"On ne peut pas dire que ces trombes d'eau soit très pratique pour rouler avec une auto aussi basse que la mienne, mais je ne pense pas que je suis en mesure de me plaindre, après tout ce n'est que de l'eau. On ne peut qu'espérer que cette tempête ne s’amplifie pas."

Il faut dire que ma petite aventure avec Alexander Knox dans les bas quartiers de la ville m'avait rendu bien plus tolérante face aux petits problèmes de la vie de tous les jours. Maximilian passait à côté de moi en coup de vent, toujours très occupé, toujours aussi irritant, sans doute le pire de tous. J'avais du mal à trouver un intérêt quelque-conque aux finances, c'était d'un ennuie profond. Je l'observais rapidement, toujours aussi tape à l'oeil, bague aux doigts, costumes coûtant une fortune et Rolex, c'était bien connu dans ce genre de mondanité, si votre première montre n'a pas été une Rolex plus lourde que ton poignet lui même, tu as raté ta vie. je chassais rapidement le regard quelque peu ostile que j'affichais pour cet homme, observant l'édition du Gotham Globe qu'il venait de lui tendre.

J'avais fais des pieds et des mains pour réussir à publier mon article sur le Batman dans cette édition, et j'avais même du promettre un diner à Alexander pour qu'il accepte, malgré ses désaccords avec mes écrits. Je pensais qu'il avait comprit que le Batman était important pour moi et que je le chassais juste pour en apprendre plus, sans doute parce que j'aurais préféré passer une nuit en cellule plutôt que de donner la moindre information aux policier. Je jetais un coup d'oeil rapide au reste de la salle repérant Ward qui discutait avec Kimberly, je me demandais quel genre de discussion ils pouvaient avoir, mais au final, je m'en fichais royalement, puis reposait mon regard sur Bruce qui avait caché l'édition du journal derrière son dos, je me demandais bien ce qui pouvait le mettre dans un état pareil, la bourse était elle si inquiétante que ça? A vrai dire ce n'était pas du tout mon domaine, je n'avais même jamais mis les pieds dans les bureaux de mes collègues de la finance. Je tirais une petite grimace face à la remarque de Bruce, était-ce pour me décontenancer? Me foutre mal à l'aise? Ou simplement me vexer? Si il voulait se casser en rendez-vous avec Maximilian il ne devrait pas s'en priver pour moi, ni même attendre que je le congédiais. Je ne tenais pas à lui faire croire que son avis comptait pour moi. Je ne m'attendais pas à ce que mon boulot vienne dans la conversation, mais au final pourquoi pas, j'aimais écrire et pouvoir défendre mes opinions.


"Je crois que vous ne comprenez pas, ce n'est pas pour l'argent que je fais, c'est pour l'aventure."


J'eus un petit sourire, je prenais beaucoup de plaisir à avoir un peu de liberté, au moins dans mon boulot je n'étais plus la fille de. J'aimais courir les rues à la recherche du Batman.

"Enfin si vous y tenez vraiment je pourrais voir avec le rédacteur en chef pour vous accorder une journée d'essais."

Je plissais le nez, riant d'un petit air moqueur.

"Plus sérieusement, ce monde est quelque peu ennuyant, personne ne vous dira jamais ce qu'il pense réellement de vous juste parce que vous êtes Bruce Wayne. J'ai traversé Gotham en n'étant qu'une simple anonyme, j'ai vu la misère de notre ville, tout ce qu'il y a à changer, tout ce que nous devons améliorer. Nous ne pouvons pas nous terrer dans notre confort et oublier tout ceux qui sont moins chanceux que nous."


Je m'approchais un peu plus de la fenêtre, observant le paysage d’apocalypse qu'offrait Gotham sous la pluie. Je jetais un regard en biais à Bruce.


"Si vous me posez cette question, je suppose c'est que vous avez déjà lu au moins un des mes articles. Vous en pensez quoi?"

J'aimais toujours poser ce genre de questions, certes elles mettaient mal à l'aise, mais permettait de cerner un peu plus mon interlocuteur, qu'il soit sincère ou non, sa réponse en révélerait plus qu'il ne le voudrait sur sa personne.
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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mar 13 Mar - 17:09

Peleonor avait juste fait partie du décor jusqu’ici aux yeux de Wayne, juste une membre des gens de la haute société de plus, mais ce qu’elle venait de lui dire, attira subitement son attention.

« Vous avez vu juste, les gens ne m’avouerons jamais leur sentiment à propos de moi en raison de ma position financière dans cette ville. Mais sincèrement, je ne cherche pas à savoir ce qu’ils pensent de moi. »

Il disait vrai, Bruce n’était qu’un masque, une illusion pour donner une façade respectueuse au manoir Wayne et cacher au monde ce qui se dissimulait véritablement en dessous dans ses fondations. Les paroles déterminées de Rakel à propos de Gotham de Rakel crispèrent Wayne sur place. Pendant un bref instant il sentit la bête en lui qui grondait, qui feulait comme une chauve-souris et qui voulait sortir.

Les criminels sont la terreur au cœur de la nuit. Je dois faire disparaître cette terreur. Les criminels sont lâches, peureux et superstitieux, ma vrai apparence, mon vrai visage doivent inspirer la terreur, je dois être plus noir et terrible que les criminels, ils ont peur des créatures, je dois devenir une créature de la nuit. Mère est morte, père est mort, Brucie est mort, Je me ferais chauve-souris. La pire chose qui soit, elle m’a terrifié, elle était mon pire cauchemar, elle sera celui des criminels, leur infligera la peur comme ils l’ont infligé à Brucie.

La brune qui semblait plus subtil et intelligente que toutes les personnes présentes dans cette suite d’hôtel de luxe au final, poussa ses réflexions plus loin et lui demanda ce qu’il pensait de ses articles. Wayne s’approcha de façon formel et lui dis en essayant de mettre dans sa voix le plus grand désintérêt possible.

« Vous savez, cette chose dont vous parlez, la chauve-souris là. Vous voulez mon avis ? Il sera oublié dans un mois, c’est un mauvais canular. »

Maximillian Zeus arriva vers eux de nouveau avec ses gorilles juste derrière lui. Wayne perçut son arrivée à cause des effluves de Mecundo, le type de cigare cubain qu’il fumait. De ses mains pleines de bagues de platines aux rebords argentés sur les doigts il donna des claques dans le dos à Bruce et Rakel et se laissa choir à côté d’eux.

« Wayne je vous attendais, vous voulez me vexer en continuant à courtiser cette nymphe d’Aphrodite au lieu d’aller à ma rencontre. Je vous ai entendus parler, pourquoi les gens ne parle plus que de ce cerbère sortit tout droit des enfers comme si Hadès en personne voulait châtier Gotham. Batman est un illuminé, un fou indigne des gens de notre qualité. Pas vrai Bruce ? »

Wayne s’esclaffa et agita la main, genre arrêtez-de-me-faire-rire et leur donna à croire qu’il allait lui falloir 5 minutes pour s’en remettre. Leander Hoffa tenta de se joindre au groupe, comme plusieurs autres personnes, il fallait les comprendre : les deux hommes les plus riches de Gotham en compagnie de la plus séduisante convive de la soirée. Mais les deux gardes du corps de Zeus firent barrage et les empêchèrent de troubler le groupe. Hoffa l’interpella en se faisant repousser. Zeus ne lui fit pas un signe de tête. Va te faire foire, tu es un cloporte que je ne vois même pas. Zeus pressa sa main pleine de bagues sur son front. C’est un geste qui voulait dire : ah non-j’ai-encore-une-migraine.

« Maxie, vous êtes déjà marié, pourquoi êtes-vous venus à cette soirée officieusement destinés aux célibataires de la haute bourgeoisie ? »

Zeus déglutit, sa pomme d’Adam fit l’ascenseur, il toucha nerveusement l’épingle de sa cravate en forme d’éclair. Il gratifia au passage Rakel d’un certain regard.

« Il faut que je change de concubine, ma dulcinée ne croit plus en moi, elle dit que je suis mégalomane. »

Wayne sourit, Zeus lui refit le coup du certain regard. Wayne dé-sourit aussitôt.

« Vous cherchez à séduire cette dame en face de vous je pense ? N’y pensez même pas, j’y ais songé en passant devant elle, mais ses regards ne trompent pas. Son mépris de tous les mâles dans cette salle est évident. Elle dédaigne l’esthétique des séductrices qui veulent mettre la main sur le meilleur partie. Ses regards signifient clairement : nous ne sommes pas du même monde. Vous perdez votre temps Bruce, allez donc en voir une autre. »

Il se détourna d’eux et avant de partir en compagnie de ses deux hommes robustes, il lança à Wayne sans même le regarder :

« Bruce, vous avez tendance à rester planté là comme si vous aviez en permanence un nuage noir au-dessus de la tête. »

Enfin débarrassé, Bruce revint à Rakel.

« N’y prêtez pas attention, il est toujours comme ça. Revenons en plutôt à votre carrière journalistique. Je suis étonné que votre père ne vous ais pas offert votre propre journal, vous n’auriez pas à sacrifier votre temps pour ça et pourriez profiter de largement plus de choses. Ensuite je suis étonné que vous couriez après la faune de la ville. Laissez tomber la chauve-souris, ça ne vaut pas le coup, il y sans doute plus important. Mais je vous comprends, un truc à sensation comme celui-ci, ça fait vendre des journaux même si ses actions restent anecdotiques au possible. »

Wayne remarqua de l’agitation autours, maintenant qu’ils étaient débarrassés de Zeus et sa suite les vautours revenaient vers eux. Hoffa se ruait vers Rakel, une nouvelle chasseuse d’héritage se ruait vers Bruce. Il souffla à la brune :

« C’est le moment de décamper ! »

Il lui prit le poignet et l’attira vers le vestiaire et l’ascenseur de sortie, ils virent une autre groupie en train de s’approcher raviiiie vers Bruce. Ils firent volte-face et Bruce attira Rakel vers les salons privées, un autre des admirateurs de Rakel les interpella de loin et essaya de les suivre. Ils s’arrêtèrent dans le couloir étrangement calme.

« Je crois que nous sommes hors de danger, il est temps pour moi ce cesser les mondanités et les convenances pour ce soir, quand je pense que c’est mon majordome qui m’a forcé à venir ici. Bien la sortie de secours doit être de ce côté, c’est bien ça ? Vous pouvez m’aider à la trouver avant d’aller rejoindre cete attroupement de gêneurs de premières ? »

Ils entendirent une autre voix à l’autre bout du couloir, Hoffa les cherchait en croyant qu’il s’agissait d’un jeu.

« Ah non pitié tout sauf lui ! »

Il entraina la jeune femme dans le premier salon privé à proximité et referma la porte. Ils étaient contre un rideau de velours, dissimulé du reste du salon. Bruce chuchota faiblement :

«Comment m’échapper d’ici ? Rakel, vous pourriez sortir avant moi de cette pièce et faire diversion pour que je me glisse sans être vu ? Vous n’avez qu’à baratiner cet abruti, je vous revaudrais ça, promis. »

Mais tout à coup Bruce cessa de parler en remarquant qu’ils n’étaient pas seuls ici. Deux personnes étaient attablé autours d’une grande table de réunion en érable noir. Le maître de la soirée Jesse Willard d’un côté et Maximillian Zeus de l’autre, toujours encadré par ses gardes du corps qui étaient debout derrière lui. Ils discutaient entre eux et n’avaient pas remarqué l’arrivée silencieuse des nouveaux venus et ne pouvaient pas les voir à cause du rideau de velours qui les dissimulait. Bruce se risqua à jeter un coup d’œil et pu voir la pièce. Zeus parlait d’un ton grave tout en posant ses deux mains remplient de bagues bien en évidence sur la table.

« La tournure des évènements m’est favorable, mon équipe a fait du bon travail. Je suis ravi de mes nouveaux achats immobiliers et j’attends que le département de la justice assouplisse quelques dispositions anti-trust pour faire de nouvelles acquisitions. Tu leur donneras ceci. »

Un garde du corps posa une valise sur la table et l’ouvrit avant de la pousser vers Jesse. Elle était pleine de billets. Willard était gêné et semblait intimidé par Zeus.

« Mais Maxie, ce n’étais pas exactement à ça que je… »

« 3 chaînes de supermarchés, toutes dans les zones résidentielles de la ville, appartenant toutes à des hommes de mains de la mafia comme couverture. Je les rachète en dessous de leur valeur et je vends les terrains à des promoteurs qui implantent des centres commerciaux, je pense pouvoir réaliser un bénéfice de 15 millions. »

« Ecoute Maxie je… »

« Ton père a pris énormément de retard et n’a pas remboursé l’emprunt que je lui ait accordé mais je pense que je vais continuer à le laisser vivre pendant que je prélèverais un pourcentage sérieusement revue à la hausse sur son chantier naval. Ton père va devoir blanchir mon argent s’il veut que je me montre magnanime. Ton père est mouillé tout azimut avec la mafia, je peux le contrôler sans problèmes. »

« Maxie, je voudrais… »

« Je n’ai pas finis, tu me dois toujours personnellement un paquet pour avoir détruit ces photos compromettantes de toi en train de balancer dans la baie de Gotham le corps de cette fille qui avait fait une overdose à l’une de tes petites sauteries. Tu n’as aucun moyen de me payer et n’en auras jamais vu ce que ton père me doit déjà, alors tu va kidnapper les principales fortunes qui fréquentent ta soirée en ce moment même et réclamer une rançon. Il y a ici Bruce Wayne, Leander Hoffa, Rakel Peleonor, Joan Bennett et quelques autres. Le choix est large.»


« C’est de la folie Maxie ! Comment veut tu que je kidnappe ces gens-là comme ça devant tout le monde ! J’irais en prison avant même que… »

Zeus se leva et commença à retirer sa veste et sa chemise.

« Si tu ne peux pas le faire, c’est moi qui le ferais, il me faut encore plus d’argent pour bâtir mon temple. »

« Ton temple ? Ta femme avait donc raison, tu es complétement taré ! »

Zeus laissa tomber le haut de ses vêtements par terre, son torse était recouvert d’innombrables traces de brûlures dû à des appareils électriques. Jesse avait le visage choqué, il était au bord des larmes, il s’attendait à tout sauf à voir un corps aussi martyrisé, Wayne abasourdis, se demandait comment Zeus avait réussi à survivre à des brûlures aussi atroces. L’un des gardes du corps posa une autre valise sur la table et l’ouvrit. Dedans il y avait une couronne en laurier en or massif qui était amélioré de façon High-Tec. Zeus la souleva en enclenchant une sorte de disjoncteur dessus et la posa solennellement sur sa tête. Des éclairs électriques parcoururent son corps, ses bagues en platines scintillèrent sur ses dix doigts. Jesse Willard se leva au bord de la panique et s’enfuit à toute jambe. Zeus pointa ses poings vers lui et ses bagues projetèrent des éclairs. Jesse tomba foudroyé, le corps carbonisé. Il s’effondra sur le rideau et le décrocha, révélant la présence de Bruce et Rakel. Maximillian les fixa d’un regard démoniaque et pointa ses bagues dans leur direction, assénant à ses deux hommes de mains :

« Kidnappez-les ! Ensuite on les emmène à la limousine en bas et on dégage d’ici. »

Bruce saisit Rakel avec vivacité et il plongea avec elle en direction de la porte. Il se releva en 4éme vitesse et cria :

« Il faut fuir ! Il faut aussi que les gens quittent ce lieu avant qu’il ne… »

Zeus arriva vers eux, il ne passa même pas par la porte mais à travers le mur et ça le plus tranquillement du monde. La puissance électrique qui se dégageait de sa personne en une série d’éclairs suffisait à briser le plâtre et les briques. Il s’avança vers eux entouré d’une aura malsaine. Bruce prit le bras de Rakel et commença à courir.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mer 14 Mar - 21:10

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »



Je ne pouvais pas dire que je m'étais beaucoup intéressée à Bruce Wayne jusqu'à présent, je n'avais fait qu'échanger des politesses, il faisait partie du décor luxueux des soirées mondaines. Je n'avais jamais accepté de lui prêter intérêt, sans doute parce que c'était ce que souhaitait le plus mon père, l'esprit de contradiction, il ne fallait pas en douter. J'eus un petit sourire amusé, un brin moqueur, je ne doutais pas un instant que l'égo de monsieur Wayne soit suffisamment développé pour ne pas avoir besoin de l'avis de qui que se soit pour vivre sa vie. Du moins c'était ainsi que j’interprétais ses paroles, un homme suffisant qui se souciait peu de l'avis des autres sur sa personne. Je jetais un petit regard sur la salle et les invités présents, je ne me sentais réellement pas à ma place, même si j'étais agréablement surprise par cette discussion avec Bruce, il ne semblait pas aussi stupide et creux qu'on pouvait le penser au premier abord, peut être que j'avais fais ce que je reproche souvent, juger un peu trop vite sans cherche à connaitre la personne en question. Comme pour me faire pardonner, se fut avec beaucoup de sincérité.

"Oh seulement ceux qui ont un tant soit peu d'intérêt à vous faire de la lèche."

Il était rare que je sois aussi franche, surtout dans la haute société, sans doute pour ne pas nuire à l'image de mon père, mais là il ne s'agissait pas de faire une critique ou une remarque désagréable, ce n'était qu'un triste constat qui ne concernait pas que cet homme. Je ne me faisais pas d'illusion, il en était de même pour moi, lorsque les gens pouvaient tirer intérêt en étant agréable avec vous, en flattant votre égo, ils n'hésitaient jamais. Pendant cette discussion, si il était attentif, Bruce pouvait voir mes changements d'attitude, il était clair que je croyais en mes paroles, j'étais juste parfaitement sincère, une idéaliste qui ne souhaitait qu'une chose, protéger Gotham de sa propre autodestruction. J'aimais cette ville, j'avais grandis là bas, j'avais tous mes souvenirs dans ses beaux quartiers, même si à l'époque, je ne pouvais pas imaginer le cancer qui la rongeait petit à petit. La réaction de Bruce me tira une grimace, je fronçais les sourcils, visiblement vexée, comme si il venait d'attaquer ma propre personne.

"C'est bien la seule personne qui tente de sauver Gotham, sans penser à son profit personnel. J'aurais pensé qu'un Wayne aurait été plus sensible à ces gestes."

Je fixais Bruce du regard, je semblais réellement déçu, comme quoi même avec des parents sensibles à ce problème, Bruce avait fini par être aussi snob que les personnes présentes ici, du moins c'était ce que dégageait ses paroles. Je ne jetais pas le moindre regard à Maximillian, il ne m'intéressait pas le moins du monde, c'était un homme creux sans le moindre intérêt. Je fixais toujours Bruce sans bouger le moindre sourcils, figée, la "blague" de Zeus n'avait pas eu le moindre effet sur moi, sauf peut être de me conforter sur l'idée que je n'avais rien à faire avec ce genre de personne, je valais mieux que ça et heureusement, sinon quel intérêt de vivre. Si ça n'aurait tenu qu'à moi, j'aurais simplement abandonné ces deux gosses de riche à leur discussion ennuyante, mais alors que je fis un pas en arrière pour fuir discrètement, je me butais à l'un des gardes du corps de Zeus qui eut un petit grognement animal, m'empêchant une fuite discrète, sans parler qu'Hoffa se ramenait et tentait de s'incruster dans le groupe. Maximillian me gratifiait d'un regard qui voulait tout dire, se serait avec plaisir qu'il m'inviterait dans son lit pour une partie de jambes en l'air mais je n'étais pas le moins du monde intéressée, je laissais ce "plaisir" à son officielle, ou à toutes celle qui n'attendait que ça. Lorsqu'il signifiait que sa tendre et douce le prenait pour un mégalomane je m'apprêtais à lui signifier que j'étais tout à fait d'accord avec elle, mais le regard qu'il lançait à Wayne m'en dissuadait, parfois il valait mieux savoir tenir sa langue.

Mon regard se fit dur, même si Maximillian était sans doute le seul à avoir vu clair dans mon jeu, je n'aimais pas ce monde, je recherchais quelque chose de plus sain qu'un porte feuille bien remplit. Je pensais réellement et sincèrement que si je devrais offrir mon coeur à quelqu'un, ça ne devait pas juste être parce que m'assurerait une stabilité financière. J'étais peut être une rêveuse, mais qu'importe, je ne le quittais pas du regard, retenant juste ma langue pour ne pas me donner en spectacle devant la haute société de Gotham. Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse avant de reposer mon regard sur Bruce qui avait déjà reprit la parole.


"Non en faite il a tout à fait raison, nous ne faisons pas partie du même monde, comme il le dit si bien. La preuve vous ne comprenez pas, mon père m'aurait acheté tout ce que je souhaite, un journal, un manoir, des contrats de mannequinat, une carrière d'actrice, mais je n'en veux pas. Où est l'aventure si on vous offre tout sur un plateau d'argent? Lorsque tout ceci m'ennuiera je n'aurais qu'à arrêter, mais pour l'instant, ce que je veux c'est simplement être loin de ce monde de bourgeois guindé qui ne savent même pas profiter de la vie, la seule chose qui les intéresse, c'est leur porte-monnaie et leur nombril. On apprend bien plus en parcourant les rues de notre ville qu'en assistant à ce genre mondanité. Le Batman tente de sauver ce qu'il reste à sauver dans notre ville, et je n'appelle des actions anecdotiques, il protège les plus faibles, et les oubliés."

Je secouais légèrement la tête, ce n'était pas parce que j'étais énervée, plutôt dépitée, le Batman protégeait les faibles, les opprimés, il essayait de mettre en déroute la mafia, je ne comprenais pas pourquoi personne ne voyait ça, il avait fait plus que les services de police, que n'importe qui en ce moment. Il était le symbole de l'espérance. Alors que j'allais poursuivre mon argumentaire, toujours avec autant de ferveur, je remarquais Hoffa qui se dirigeait vers moi, un étrange sourire sur le visage, sans doute se voulait-il charmeur, et une jeune femme semblait avoir repérer Bruce, visiblement nous parlions depuis trop de temps à leur goût. Bruce agit en habitué, attrapant mon poignet pour prendre la direction des vestiaires. Je me demandais bien pourquoi ne m'avait-il pas simplement abandonné à Hoffa qui n'aurait fait que se lancer dans un discours de dragueur parfaitement ennuyant mais au final, pas de quoi fouetter un chat, lorsque je participais à ce genre de soirée, je savais à quoi m'attendre. En tout cas, Bruce semblait réellement habitué à éviter les bimbos, étrange, j'aurais pensé qu'il serait plus du genre à leur sauter dessus pour leur faire visiter les nombreuses chambres du Manoir Wayne. J'étais quelque peu perturbée, Wayne commençait à me paraitre quelque peu bipolaire, passant d'un comportement à l'autre. Je suivais d'un pas rapide derrière Bruce, ce qui n'était pas toujours simple avec des talons aiguilles. Nous fûmes encore attaqué par une groupie en prenant la direction des salons privés. Je me retournais vers Bruce, quelque peu déboussolée.

"Quoi le grand Bruce Wayne n'aime pas ce genre de sauterie? J'avoue que c'est sans doute le plus grand scoop de la soirée, moi qui avais toujours pensé que vous étiez à l'aise comme un poisson au milieu de ses milliardaires ennuyeux au possible, et de ses bimbos prêtes à vous violer sur place."

J'avais un petit sourire, mais il était clair que c'était sérieux, pour moi il avait toujours eu l'air très à l'aise dans ce milieu contrairement à moi qui était généralement accompagné d'hommes qui ne pensaient qu'à une chose, m'afficher comme trophée à leur bras. La voix d'Hoffa raisonna dans la pièce, me tirant un soupire de désespoir, quand est ce que cet homme comprendrait qu'il était d'un ennuie mortel, et que non nous ne jouions pas avec lui à cache cache, on se contentait de l'éviter. Une fois de plus, Bruce me tirait par le bras, m'entrainant dans un salon privé. Nous nous retrouvions contre un épais rideau de velours, j'étais au plus près de Bruce, je pouvais entendre sa respiration, un peu forte. Étrangement, si j'étais très courtisée, je me sentais quelque peu gênée par tant de proximité, avec un homme qu'au final je ne connaissais pas réellement. J'eus un petit sourire moqueur à la demande de Bruce, l'observant de haut en bas, même avec mes talons, il faisait presque une tête de plus que moi, et il était au moins deux fois plus large que moi.

"Pas de soucis Hoffa ne me fait pas peur, si ça vous inquiète tant que ça je ..."

Au regard de Bruce, je compris que quelque chose n'allait pas, je tendis à mon tour et entendais une voix raisonner dans la pièce, visiblement, nous n'étions pas seul dans cette pièce, d'autre personnes semblaient avoir une conversation privée. Je ne pouvais jetais un petit coup d'oeil dans la pièce, le rideau de velours la dissimulait et la carrure de Bruce terminait de me rendre impossible le moindre regard. Mais je pu reconnaitre les voix dont celle de notre bon vieux Zeus qui me paraissait encore plus antipathique. Qu'importe, la discussion semblait importante et rapidement mon esprit de journaliste se réveillait à la recherche d'un scoop, étant donné que j’assistai sans doute à une conversation qui n'aurait jamais du arriver à mes oreilles. Rien ne m'échappait, je pestais même de ne pas avoir de calepin sur moi pour pouvoir prendre des notes, qu'importe je le ferais dès que je serais chez moi, j'avais la chance d'avoir une bonne mémoire, je n'oublierais sans doute pas le plus important, ni les petits détails croustillant. Le regard brillant, j'avais un petit sourire satisfait, je ne m'attendais pas à trouver un sujet d'article dans cet endroit et ça c'était une bonne nouvelle, du moins jusqu'à ce qu'ils commence à parler d'enlèvement, j'aimais l'aventure, mais pas à ce point là, surtout sans avoir la certitude de me faire sauver part le Batman, dans le cas contraire, j'aurais couru dans les bras de Willard, le supliant de me choisir pour l'enlèvement. En tout cas tout ceci commençait à se corser, la voix de Willard laissait transparaitre sa panique, et n'était pas totalement folle, je préférais affronter Hoffa et ses discours ennuyant, c'était sans doute moins risqué, il suffisait de prétexter un mal de tête pour rejoindre mon roadster et rentrer chez moi.

Le silence retombait, et je pouvais voir le visage de Bruce se décomposer, c'est ce qui me poussait à me coller à lui pour pouvoir voir à mon tour ce qui se passait dans la pièce. Je me décomposais en voyant Zeus, torse nue, recouvert de nombreuses cicatrices. Je ne jetais pas le moindre regard à Jesse, je restais bloquée, choquée, ne réussissant pas à détacher mon regard de ce terrible cauchemar. Une valise fut posée sur la table, mais j'étais trop petite, ma vue était bouchée par le torse de Bruce alors que je regardais par dessus son épaule. Qu'importe, voir les éclairs jaillirent de ses mains me fit sursauter, Willard s'enfuit mais finit foudroyer, j'aurais sans doute du fuir, il en était grand temps, mais j'étais figée de terreur. Au final, je préférais encore me balader dans les quartiers les plus sombres de la ville que rester une minute de plus ici. Mais alors que je commençais à reculer pour sortir de là. Jesse s'était accrochée au rideau et venait de révéler notre présence. J'étais parfaitement terrifiée, et ce fut Bruce qui me ramenait à la réalité alors que Zeus ordonnait de nous kidnapper.

Je me mis à courir ne lâchant pas Bruce d'un seul pas, à cet instant seule sa présence me rassurait et c'était bien la seule chose. Je vis Zeus jouer les passe murales, ce qui me fit frissonner. Ce fut dans un éclair de génie que je compris ce qu'il fallait agir, nous ne pouvions pas laisser les invités face à ce monstre. Je réfléchissais à mille à l'heure, et ce fut en voyant le bouton d'alerte à incendie que je n'hésitais pas une seule seconde, le déclenchant, ayant pour résultat de faire résonner dans tout l'immeuble une horrible alarme qui commençait à faire paniquer le reste de convives, qui commençaient déjà à se battre pour récupérer leurs manteau hors de prix, c'était en tout cas le cas des chasseuses d'hommes qui avaient fait un véritable investissement pour un manteau d'hermine.

"J'ai ma voiture, l'alarme va suffire à faire fuir les convives, il faut prévenir les autorités même si le résultat risque d'être médiocre."

Je savais surtout que dans ma boite à gant se trouvait mon arme, et sincèrement à cet instant je me sentirais mille fois plus en sécurité en sa possession. Je continuais à fuir, prenant la direction de la sortir, même si l'idée de prendre un ascenseur ne me plaisait pas le moins du monde avec cet homme et ses pouvoirs électriques. Oh je savais que c'était une très mauvaise idée, j'aurais du écouter mon premier ressentit et rester chez moi. Je me retournais et voyais Maximillian qui semblait ne cesser de se rapprocher, d'ailleurs cette petite poursuite semblait l'agacer au moins autant qu'elle l'amusait, un peu à la manière d'un gamin qui tentait de brûler des fourmis à l'aide d'une loupe. Voyant une porte dans un petit recoins dissimulé dans ce riche décors. je poussais Bruce dans cette direction, sentant le choc alors que je me cognais contre son torse, il était bien plus fort qu'il n'en avait l'air au premier abord.

"Les escaliers, juste là, vite."

L'agitation commençait à se faire sentir autour de nous, les gens se demandaient ce qu'il se passait, qui était responsable de cette agitation, qui troublait leurs tranquilles discussions. Se fut sans doute parce qu'il venait de me voir m'enfuir avec Bruce Wayne, mais Hoffa nous interpelait, visiblement vexé. Il trouvait sans doute injuste de me voir partir avec Bruce alors qu'il tentait de me séduire depuis des mois. Je lui jetais à peine un regard avant de me précipiter dans la cage d'escalier.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Jeu 15 Mar - 8:17

Wayne observa avec surprise sa compagne en train d’activer l’alarme incendie, pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Visiblement elle était capable de bien plus d’initiatives que la plupart des gens, elle annonça aussitôt son attention de prendre sa voiture pour fuir. Ils déboulèrent dans la grande salle et se frayèrent un chemin entre les convives affolés qui couraient dans tous les sens dans une ambiance de fin de monde. Ils se ruèrent dans la cage d’escalier et Bruce referma la porte avant de la bloquer avec une borne d’incendie. Bruce ne songea même pas à tenter une manœuvre pour sauver quelqu’un en dehors de Peleonor et lui. C’était eux deux que Maxie poursuivait, il ignorerait les autres invités. Ils représentaient plus d’argent à gagner par un kidnapping que les autres et surtout, le fou électrique semblait vouloir les prendre en chasse eux plus que quiconque pour avoir découvert son secret alors qu’ils étaient dissimulés derrière le rideau. A peine avaient-ils descendus quelques marches lui et Rakel qu’un hurlement se fit entendre puis un jaillissement d’éclairs, la porte que Bruce avait bloqué fut défoncé brutalement et le cadavre cramé de Leander Hoffa vola à travers la cage d’escalier pour retomber juste à leur pied. Bruce se dépêcha d’enjamber le corps encore fumant et dévala l’escalier. 3 étages plus bas, ils s’engouffrèrent dans un couloir de l’immeuble et empruntèrent le premier ascenseur pour descendre immédiatement au rez-de-chaussée. Bruce fixait la porte le regard perdus et bredouilla faiblement à l’attention de Rakel.

« Je ne comprends pas. Maxie était un homme bon, sa femme et lui faisaient un merveilleux couples. Elle m’avait dit qu’il était devenu étrange et était trop fasciné par ses petits trucs électriques au point de négliger tout le reste, je crois qu’il a perdus la raison. »

Il s’adossa à la paroi de la cage d’ascenseur comme effondré par ce qui arrivait.

« Sa femme songeait à divorcer, il lui faisait peur. Je ne saisis pas très bien ce que Maxie cherche à prouver. Il n’a jamais été violent, pourquoi assassine-t-il des gens ? »

Une fois arrivée au parking souterrain, Bruce se mit à courir à nouveau et Alfred qui nettoyait les vitres de leur Rolls-Royce assista avec surprise à l’arrivée retentissante de son maître en compagnie de la jeune femme.

« Par tous les dieux ! Maître Bruce ! Pourquoi êtes-vous agité comme ça ? Ne me dîtes pas que vous vous rendez à l’enterrement de votre pire ennemi ? »

« Alfred ! Prenez la voiture et rentrez immédiatement au manoir, vous êtes en danger de mort ! »

Sans rien ajouter d’autres, Bruce suivis Rakel jusqu’à sa voiture et s’exclama en la voyant :

« Ah oui effectivement, elle est plus rapide que ma Rolls ! »

Ils embarquèrent à l’intérieur et avant même que Rakel ait mis le contact, les lampes du parking souterrain se mirent à grésiller, à dégager des éclairs et à exploser.

« C’est lui ! Il arrive ! Ça ne peut être que lui ! Il faut partir ! »

La voiture sortit du parking dans un crissement de pneus. Dehors, ils foncèrent sur l’avenue Sparta. Dans le rétro, Bruce vit aussitôt la grosse berline noire qui les avait pris en chasse. Les deux visages à l’intérieur étaient visibles : les deux gardes du corps de Zeus qu’ils avaient croisé dans la suite au sommet du building.

« Ils ne nous lâcheront pas, on va devoir improviser. »

La voiture de Rakel accéléra et brula un feu rouge. Bruce la regarda tout à coup surpris. Il ne s’attendait pas à se retrouver dans une course poursuite avec sa vie suspendus entre les mains de la jeune femme.

Rakel brûla un feu rouge.

« Ils insistent, j’aurais préféré prendre ma voiture et… »

Il s’interrompit en se maudissant de parler si librement, il avait failli parler de la Batmobile à Rakel. Pourquoi était-il si étourdi dans ce genre de situation tendues ?

Rakel brûla un feu rouge. Leurs poursuivants passèrent leurs flingues à travers les vitres de leur berline pour les arroser. Des coups de feu éclatèrent en se superposant. Un coup de feu éclata tout près de la vitre de Wayne. Ils roulèrent à moitié sur le trottoir et esquivèrent un arrêt de bus. Ils s’engouffrèrent sur le passage d’un camion de livraison et le chauffeur furieux klaxonna fort à l’intention de la conductrice.

Rakel brûla un feu rouge.

« Ils sont toujours là ! Il n’y a donc rien à faire pour les distancer ? »

Ils passèrent sous un panneau géant avec la tête d’Harvey Dent souriante et en légende un slogan en faveur de la justice. La voiture cahota en frôlant le trottoir, ils firent le virage du siècle style Ben-hûr en manquant de s’encastrer dans une voiture garée. Wayne se cogna brutalement au tableau de bord et fixa Rakel.

« Entre nous, ça vous l’avez fait exprès ? Vous voulez vous venger du type qui a osé gâcher votre soirée ? Je comprends pourquoi votre père veut absolument vous marier, il ne sait plus quoi faire de vous. »

Il fixa Rakel et ne la quitta pas des yeux pendant qu’elle grillait un autre feu rouge. Wayne cligna des yeux le premier. Il tourna la tête et fixa la route. Il leva lentement son regard. Là juste au sommet d’un panneau publicitaire pour une quelconque marque de vêtements. Maxie Zeus trônait et redressa les bras comme s’il allait plonger dans le vide. Bruce voulut dire quelque chose mais c’était trop tard, Maxie faisait le grand saut, pris dans une sorte de déflagration électrique. Il atterrit sur la route à l’endroit même où la voiture allait passer. Il creusa un cratère de toute sa puissance à l’atterrissage et la voiture de Rakel s’engouffra dedans et stoppa définitivement. Maxie monta sur le capot avant et se pencha vers eux.

« Mes amis ! Auriez-vous l’obligeance de me suivre ? »

Peu après.

Les deux captifs étaient assis dans le véhicule personnel de Maxie. Une limousine Lincoln à châssis Long. Le véhicule le plus luxueux d’Amérique dans son genre. Les deux banquettes en cuir noir se faisaient face. Les vitres étaient fumées. Bruce et Rakel côte à côte sur la banquette arrière. Maxie planté entre ses deux gardes du corps sur la banquette avant. Un chauffeur quelconque conduisait. Ils prirent le large en longeant une esplanade au bord de la baie de Gotham. Wayne avait du mal à observer le corps martyrisé de Maxie au torse pleins de brûlures électriques. Zeus avait retiré sa couronne de laurier infernale maintenant qu’il s’était calmé.

« Première fois que je reçois des gens de si bonne qualité dans ma limousine. Hier il y avait l’un des conseiller municipaux qui voulait me maquereauter ses deux laiderons de filles pour obtenir mes faveurs. Il se tenait à la même place que vous. »

Maxie fixait Wayne en affutant un regard type : je-te-hais. Wayne fixait ses deux gardes du corps du coin de l’œil. Maxie broya un comprimé de séconal, le répandit sur son avant-bras et le sniffa.

« Wayne, je me demande à combien se chiffrera le montant de votre rançon. Pour mademoiselle Peleonor, ce n’est pas la peine bien entendus. »

« Que voulez-vous dire ? »

« Je préfère la garder pour mon usage personnel, il serait dommage de m’en priver en la rendant à son père. »

Maxie s’avança en se penchant et posa sa main sur le genou de Rakel dans un geste possessif et lubrique. Wayne se hérissa rien qu’à la seule vue de ce geste. Il balança un violent crochet du gauche dans la mâchoire de Maxie ce qui le renvoya en arrière avec violence sur son fauteuil. Dans la foulée, Bruce jeta un direct du droit mortellement précis dans la face de l’un des gardes du corps. Le pugilat fut assez agitée pour perturber le chauffeur qui fit une très violente embardée, la voiture quitta la route, elle percuta une barrière de chantier et fit un tonneau mémorable. Elle s’immobilisa en plein milieu d’un carrefour routier, retourné sur le dos. Dans la minute qui suivit, Bruce sortit en rampant de l’habitacle et se releva d’une façon hésitante puis s’éloigna en titubant. Il était totalement décoiffé et la manche gauche de sa veste était déchiré sur tout le long de son bras. Il accéléra sa marche au fur et à mesure qu’il reprenait ses esprits et se remettait du choc. Il prit la première ruelle à portée et se mit à courir. Au loin il entendit la clameur pleine de joie de Maxie Zeus en train d’hurler :

« Wayne ? Pauvre larve sans courage, tu abandonnes une pauvre femme sans défenses ? Ne t’inquiète pas, je sais où tu habites, j’irais te rendre visite avant la fin de la nuit, ce n’est que partie remise espèce de lâche. En attendant, j’ai une brune à savourer.»

Bruce s’effondra dans la ruelle et s’adossa à une benne à ordure. Il resta prostré quelques instants puis fut éclairé par des phares. Alfred descendit de la Rolls-Royce et s’approcha de lui.

« Maître Bruce, le GPS que vous dissimulez dans votre chaussure droite est particulièrement utile, une chance que je puisse venir vous récupérer quand un moyen de transport vous fait défaut, je me demande si vous pourriez survivre 5 minutes dans cette ville sans moi. »

« Pas une seule seconde Alfred. »

« Nous retournons au manoir je suppose ? »

« Non, il me faut mon costume. »

« Le carnagie Milano haute couture ? Mais il est chez le pressing. »

« Mais non enfin, l’autre costume. »

« Le smoking ? Je croyais que le réserviez pour aller manger chez les Dents la semaine prochaine ? »

« Alfred bon sang ! Je vous parle de l’autre costume. »

« Aaah ? Celui làaa ! Il fallait le dire plus tôt. »

Alfred ouvrit le coffre et souleva la cloison secrète avant de taper le code qui ouvrait le coffre-fort dissimulé à l’intérieur.

« L’avantage de ce costume là c’est que je n’ai même pas besoin de le repasser. »

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Ven 16 Mar - 0:06

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


J'avais l'impression que les secondes étaient des heures, mon coeur cognait fort dans ma poitrine au point que s'en était douloureux. A cet instant, la seule chose qui comptait c'était fuir, fuir le plus loin possible de cette folie. Alors que Bruce s'arrêtait pour bloquer la porte, je m'arrêtais l'observant quelques secondes. Pourquoi m'enfuir avec Bruce c'était idiot lorsque l'on y pensait, il aurait mieux valut nous séparer, Maximillian n'aurait eu d'autre choix que de n'en poursuivre qu'un, et j'avais la chance dans mon malheur, j'étais bien moins riche que Bruce. D'ailleurs j'aurais sans doute du continuer à fuir, mais non je ne pouvais pas, après tout il ne m'avait pas abandonner alors qu'il aurait pu le faire, nous sortirons de cet hôtel ensemble. Je me surpris même à trouver qu'il était tout de même beau, mais ce n'était de penser à ça. Comme toujours, j'avais été au mauvais endroit au dernier moment, et Maximilian ne semblait pas décidé de trouver d'autres cibles, c'était nous et personne d'autre, simplement parce que nous avions découvert son secret, et que nous le mettrions à nue, du moins c'était ce que je ferais dès que j'aurais l'occasion de me mettre devant mon macbook pour écrire mon article. Alexander allait me sauter au cou, je tenais là une première page, et une de plus à mon actif, même si généralement, je devais la réclamer pendant des heures et pleurnicher. Une fois la porte bloquée, nous repartions dans notre cavale mais à peine quelques marches descendu que la porte volait en éclat, et un cadavre traversa la cage d'escalier, tombant à nos pieds, je ne pu retenir un cris d'effrois en remarquant que ce cadavre était celui Hoffa au visage tordu de frayeur. Le pauvre homme n'avait pas fait le bon choix en voulant nous suivre, il l'avait payé de sa vie. Zeus ne s'arrêterait qu'une fois qu'il nous aurait attraper, il fallait se rendre à l'évidence. Reprenant mon courage à deux mains, je sautais par dessus le cadavre dévalant les marches quatre à quatre avant d'emprunter un couloir puis l’ascenseur, essayant de laisser de côté mes remords sur ce qui c'était passé.

Quelques secondes de répit. Alors que me laissais tomber contre la parois de l’ascenseur, me concentrant sur ma respiration douloureuse alors que Bruce se mit à parler. Je l'écoutais avec attention, pour finalement en arriver à un triste constat, Gotham pouvait pourrir n'importe qui. Wayne semblait touché par cette situation, sans doute plus que moi, Zeus ne m'avait jamais réellement beaucoup intéressé, bien trop snob à mon goût, un riche, un vrai, bref ce n'était pas le genre d'amis que je choisissais. Alors que j'allais répondre, la sonnerie familière de l’ascenseur indiquait notre arrivée au parking souterrain. Wayne se dirigeait vers une Rolls-Royce rutilante et sans maître d’hôtel, je me rappelais avoir vu une photo de ce vieil homme au côté de Wayne dans je ne savais plus quel journal. Je fus rassurer d'entendre que le milliardaire renvoyait le vieil homme en sécurité chez lui, nous avions déjà bien assez de soucis comme ça, nul besoin de les partager. Ne perdant pas de temps, je sortis les clés de ma voiture, et d'un pas précipité m'arrêtait devant ma Ferrari California, j'eus un petit regard amusé envers Bruce, je n'aimais pas trop les Rolls, les voitures préférées de mon père, je préférais la vitesse et la souplesse. Alors que je m'installais à toute vitesse, les lumières parking subirent des chutes de tension, et je ne me fis pas prier pour démarrer, faisant ronfler le moteur et crisser les pneus dans une parfaite maitrise de l'engin. Se fut sans le moindre soucis que nous sortîmes du parking, nous engageant sur l'avenue. Pied au plancher, je voyais les kilomètres monter rapidement. Je jetais un coup d'oeil au rétroviseur, remarquant aussitôt la berline noire. Pas la peine de chercher à comprendre, étant donné la vitesse de ma voiture, il n'y avait pas de risque qu'il nous rattrape grâce à la vitesse. Je quittais la route des yeux quelques secondes, jetant un petit regard à Bruce.

"Improvisons."

J'appuyais un peu plus sur l'accélérateur et la voiture bondit sur le béton, le premier feu rouge fut grillé sous le cris de quelques coups de klaxon. Une nouvelle fois je jetais un petit coup d'oeil à Bruce qui semblait surpris, il ne s'attendait tout de même pas à ce que je respectes le code de la route dans ce genre de situation. Et op un nouveau feu rouge, alors que Bruce s’interrompit, je tentais de le rassurer, nous avions fait le bon choix.

"Elle est bien plus rapide que votre Rolls, plus encore que cette Berline, on va les semer."

A vrai dire ce n'était pas ça qui m'ennuyait, Zeus connaissait l'adresse de la résidence de mes parents, rien que cet élément me serrait le cœur. Un troisième feu. Je jurais en voyant nos poursuivants sortir des armes. Les coups de feu raisonnèrent sur la taule, mais au final ça n'avait que peu d'importance, je me mis à zigzaguer, cherchant à mettre les poursuivants dans la difficulté en interposant des voitures entre eux et nous. je finis par prendre un virage en épingle à cheveux particulièrement dangereux, risquant un nouvel accident mais l'évitant de justesse, seul Bruce vint à ce cogner contre le tableau de bord, me faisant des reproches. Mais au lieu de mal le prendre, j'affichais u sourire amusé, pas vraiment de circonstance.

"Oh mais vous voulez peut être prendre le volant? Je peux m'arrêter sur bas côté, je ne doute pas une seule seconde que nos poursuivants comprendraient. Après tout, femme au volant, mort au tournant."

Je faisais de l'humour dans une situation pareil, c'était juste improbable, mais étrangement, je retrouvais confiance. Je maitrisais la voiture, et je connaissais par cœur les rues de Gotham, la situation était donc moins stressante que dans l'hôtel. Je fixais Bruce du regard un petit moment, jusqu'à ce qu'il cligne des yeux ce qui me rappelait qu'il serait de bon augure à une vitesse dépassant les 150km/h. Remarquant l'attitude de Wayne, je levais à mon tour le regard, voyant Maxie sauter dans le vide. J'écrasais le frein, mais c'était trop tard, un cratère venait d'apparaitre au milieu de la route, et la voiture s'y engouffra inévitablement. Le moteur eu un plainte avant de s'interrompre. Un frisson me parcouru le dos alors que Maximilian se dressait sur le capot de l'engin.

Malgré mes protestations, les deux gardes du corps nous conduisirent à l'arrière d'une limousine Lincoln alors que j'affichais ma tête des mauvais jours, la mine renfrognée et le regard noir qui en disait long sur mes pensées. Cependant une chose était positive, Maximilian semblait s'être calmer et avoir repoussé ses envies de meurtre. Installée à côté de Bruce, je fixais Zeus, flanqué de ses deux gardes du corps, il faut dire que je lui en voulais pour ma voiture, elle était dans un sale état, je n'avais qu'une seule chose à faire maintenant c'était la changer, et pour un tel engin, il y avait des délais d'attente pas possible, du moins trop lent pour ma patience légendaire. J'observais la semaine, montrant un total mépris pour notre "hôte", il ne m'intéressait pas alors même que j'étais sa prisonnière. J'écoutais ses paroles juste répugnantes sans pour autant réagir, je savais que ça lui ferait bien trop plaisir. Je lui jetais tout de même un regard plein de dégoût alors qu'il reniflait cette poudre sur son avant bras. Mais ce fut avec surprise que j'entendis ses paroles, alors comme ça ce monstre voulait faire de moi sa compagne quelle horreur. D'ailleurs je fis preuve de mon mépris alors qu'il posait sa main sur mon genou, lui crachant au visage alors que la seconde d'après Bruce lui envoyait un violent crochet en pleine face. Je fus surprise de cette réaction, après tout Bruce n'avait aucune raison de se compromettre pour moi. Je fus touchée par une telle action d'ailleurs.

La suite devenait plus confuse, Bruce assénait des coups de poings avec une grande précision, créant un chaos total dans la voiture qui quittait la route avant de se retrouver sur le toit. Je fus sonnée, j'avais pris un sérieux coup sur la tête, et à cet instant, j'avais du mal à réagir. Allongée sur le toit de la limousine, je ne bougeais pas jusqu'à ce que j'entends la voix de Maximillian qui criait sur Bruce. Sa voix raisonnait dans ma tête, j'entendais mon pouls qui cognait. Jusqu'à ce qu'une main froide se posait sur ma cheville. Pas si facile à attraper la tigresse, je jetais un coup de pied à mon agresseur qui reçu un violent coup de talon aiguille, lui arrachant un cri de douleur.

"La garce, elle a faillit me crever l'oeil."

Maximilian reprit la direction de la voiture, arrêtant son garde du corps visiblement tenté de me faire payer mon geste.


"Ne me l'abime pas plus !"


Aussitôt, l'homme reculait, visiblement assez effrayé par son maître, il n'était pas question de contredire ou juste de contrarier cet homme, Zeus semblait être devenu un homme extrêmement violant et j'en avais eu un bref aperçu durant cette soirée. Tentant sans doute de se montrer courtois, il me tendit la main pour m'aider à sortir de l'automobile accidenté, mais qu'importe que cet homme était un psychopathe, je l'ignorais avec ferveur avant de sortir avec difficulté. Je pus remarquer un homme au téléphone, le conducteur par déduction et l'un des gardes du corps arme à la main pour me maintenir en respect. Je me sentais quelque peu stupide, croire que Bruce voulait me protéger, au final il avait eu tout à fait raison, il fallait fuir, j'aurais sans doute du faire la même chose lorsque j'en avais eu l'occasion. J'étais stupide voilà tout.

Plus tard.

Je fus conduis dans la berline noire, celle qui nous avait poursuivit au travers les rues de Gotham, c'était certes moins luxueux que la limousine, mais elle suffit largement à nous conduire dans ce lugubre manoir. Je ne décrochais pas un mot durant le trajet, bien que Maxie tentait de me faire parler, vouloir m'entendre dire que j'avais été impressionnée par ses "talents". Je refusais de dire mot et vexé, mon hôte me fit enfermer dans une chambre, me promettant que je ne mangerais pas tant que je n'accepterais pas d'avoir une discussion cordiale avec mon futur amant. Une fois de plus, je tentais de cracher à la tête de Zeus, mais je ratais mon coup étant donné que l'un des hommes me poussait avec force dans une pièce lugubre.

"Et il va falloir perdre cette mauvaise habitude ma tigresse."

La pièce était bien entretenue mais sans aucune personnalité, une chambre d'ami probablement qui se distinguait par des barreaux aux fenêtres, ce que je pus remarquer alors que je me précipitais vers celle ci dans l'espoir de m'enfuir. Après avoir tenté de trouver une quelconque issue pour m'enfuir, je me laissais tomber contre un mur, me rendant compte à cet instant que tout ceci était vain. Je n'avais plus qu'à espérer que Bruce prévienne la police et que celle ci soit motivée pour venir à mon secours. Oh je ne devais pas m'inquiéter, se serait sans doute le cas lorsque mon père mettrait son nez dans cette affaire. Mais durant tout ce temps je me demandais bien ce qu'il pourrait se passer entre moi et Maxie. Une grimace apparu sur mon visage à cette pensée. Je passais ma main sur mon visage, remarquant un peu de sang que j'essuyais sans soucis sur ma robe blanche, de son état avant cette petite aventure, de grande marque. Me relevant difficilement, je m'approchais du miroir massif qui se tenait au dessus d'une coiffeuse pour me découvrir avec un visage à faire peur. J'avais une blessure à la tête, rien de bien sérieux, mes cheveux étaient décoiffé, et j'étais couverte de sang et de poussière qui rendait ma robe d'un gris sale. Poussant un profond soupir, je finis par me laisser tomber sur le lit, ne trouvant plus la force de me battre contre des moulins à vent, maintenant je n'avais d'autres solutions que d'attendre, reprendre des force et me préparer à agir au moment propice.
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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Ven 16 Mar - 15:00

Batman venait juste de poser son masque sur sa tête, dernier geste pour revêtir la totalité de son accoutrement. Alfred l’observa en soupirant :

« Vous savez maître Bruce, même si vous n’avez rien à faire entre minuit et 4 heures du matin, vous pouvez toujours dormir plutôt que d’aller vous amuser dehors. »

« Rentrez au manoir Alfred, je vais faire venir mon véhicule à distance jusqu’à ma position. »

« Non ? Votre modeste voiture aussi subtile qu’un char d’assaut est télécommandée ? »

« Oui depuis cette semaine et grâce à Lucius Fox, si vous saviez ce qu’on peut faire à partir d’un GPS et d’une conduite assistée. Maintenant quittez le centre-ville Alfred, ça risque d’être violent cette nuit. »

« Pour ne pas changer. »

Batman avait déjà pointé son lance-grappin vers le ciel pour rejoindre les toits. Une fois au sommet de l’un des immeubles de 5 étages qui longeait cet endroit de la baie de Gotham, il commença à courir et à sauter de façade en façade en planant parfois avec sa cape. Nul besoin de poursuivre la berline de Zeus ni d’avoir placé un radar espion sur le véhicule du milliardaire fou pour savoir où il emmenait Peleonor : dans son antre du quartier des résidences près de Battery Park. Il lui fallut du temps pour arriver à l’endroit précis. Entre divers building et autres résidences de luxe, on trouvait le domaine privée de Maxie qui détonnait. Un manoir placé en plein milieu d’un parc clôturé de barbelé pour éviter que des sans-abris viennent y dormir la nuit. Zeus avait fait venir des hévéas d’Amérique du sud pour constituer son parc et il avait fait ériger un étang juste derrière. Le manoir lui-même avait été importé d’Europe pierre par pierre après que Zeus l’ai acquis dans une vente aux enchères.

Batman sauta depuis un immeuble et survola le parc en planant avec ses ailes de chauves-souris sinistres puis il piqua vers le sol et disparut dans la végétation.

A l’intérieur du manoir.

Un des durs à cuire de Zeus entra dans la chambre de Rakel et l’obligea à le suivre. Il l’amena dans le grand salon au rez-de-chaussée. Maxie trônait à la grande table. Il avait revêtu un blazer bleu et une chemise blanche avec des éclairs brodé sur le col. Il portait un pantalon de flanelle grise. A l’autre bout de la table, sa très séduisante femme avec une jupe affriolante et un chandail de cachemire moulant. On installa Rakel à la table, juste en face d’un autre captif qui avait des traces de coups sur le visage. Tous deux faisaient office d’invités pour le couple Zeus. La pièce était remplit de portraits de mythologies et de statues grecs. Un journal était encadré au mur. L’édition du Gotham Globe qui avait annoncé il y a 8 ans à Gotham que Zeus avait gagné son premier million de dollars. Maxie était souriant. Le captif en face de Rakel était apeuré. La femme de Zeus avait des boîtes de médicaments en tout genre autours de son bol de potage et semblait complétement ailleurs. Maxie parla à l’attention de son prisonnier qui avait passé un sal quart d’heure.

« Cordell, j’avais vu combattre ton frère au Gotham Square Garden, il avait fichu une belle raclée à Eldridge Cleaver, il aurait pu devenir champion des lourds de la ville et même de toute la côte Est des Etats-Unis ! Qu’est donc devenu ton frère ? »

Le captif tremblait en écoutant Zeus, il lâcha d’une voix faible.

« Il est mort d’une overdose »

« Dommage qu’il ne soit pas mort sur le ring avec par exemple un coup qui lui aurait brisé la nuque, ça aurait pu préserver l’honneur de ta famille qui me doit tellement de choses. »

Un majordome en livrée blanche apparut avec un plateau de service et déposa 4 assiettes remplient de tournedos en filet devant chaque convive puis il disparut de la pièce. Maxie faisait joujou avec ses 10 anneaux de platines à ses doigts.

« Une nourriture solide fait des gens solides, la haute cuisine fait des gens dégénérés. Maintenant mangez. »

Son prisonnier s’empressa d’obéir en craignant pour sa vie. Maxie observa sa nouvelle captive.

« Je sais déjà à quoi tu penses ma tigresse, tu veux que les flics organise un rancard pour moi avec la chaise électrique du pénitencier de Blackgate ? Ça n’arrivera jamais. Je ne suis pas un homme qu’on tue et mon argent achète les juges, les jurys, les procureurs, les avocats, les témoins et les consciences.»

La femme de Maxie s’enfila un comprimé de barbiturique avec un verre de gin. Elle fit un geste maladroit et renversa son verre. Son rouge à lèvre bavait, elle semblait partit en plein trip pharmaceutique. Maxie lui susurra :

« Mon ange, tu ne veux pas participer à la conversation ? »

Sa femme lui lança un regard assassin et dit à Rakel sur un ton acide :

« Savez-vous que mon mari aime à se balader entre Hepburn et Riverside dans Gotham nord ? Là où toutes les call-girls de luxe l’appellent par son petit nom. »

Maxie s’empourpra et claqua des doigts avec colère, son majordome se ramena avec un coussin sur lequel était posé sa couronne de laurier high-tec. Sa femme ajouta à l’attention de Peleonor.

« Et maintenant il va plus loin pour m’humilier, il ramène ses proies ici, les invites à notre table et les viole avant de les égorger et de balancer leur cadavre dans la baie de Gotham. »

Maxie enfila sa couronne et devint tout électrique, il hurla:

« Assez ! Un homme dans ma position se doit d’avoir d’innombrables concubines ! Ne joue pas avec moi ! »

Il pointa son poing vers le captif en face de Rakel et lui balança un éclair. Il retomba raide mort sur le tapis. Sa femme s’esclaffa : même-pas-peur-je-suis-trop-shooté-pour-ça. Un garde du corps fit irruption dans la pièce et interpella son employeur.

« Monsieur ! Venez vite voir ! On a un problème ! Une intrusion dans le domaine.»

Maxie hurla quelques ordres. Deux de ses gorilles emmenèrent sa femme manu militari alors qu’elle se marrait de plus belle. Deux autres emmenèrent Rakel à la suite de Zeus. Ils entrèrent dans une salle avec un gigantesque moniteur de contrôles affichant pleins d’écrans retransmettant les vues des caméras parsemés dans le domaine de Zeus.

Un garde était assommé et adossé contre un tronc d’arbre, un autre était pendu pas les pieds au-dessus de l’étang. Un autre était inconscient et effondré contre les colonnes en marbre marquant la porte d’entrée du manoir. Un autre était ligoté contre l’un des réverbères du parc et appelait au secours. Un dernier courait à toutes jambes comme affolé par quelque chose. Les écrans de caméras s’éteignirent un à un comme si quelqu’un les brisait tous pour aveugler ceux qui étaient à l’intérieur du manoir. Une fois qu’ils furent tous hors services et n’affichèrent plus que des parasites. Zeus ordonna à ce qu’on prépare son véhicule et se dirigea d’un pas vif vers le garage. Les deux gardes ramenèrent Rakel dans le salon et étouffèrent un cri en voyant l’un d’entre eux assommé et pendus par les pieds à l’aide d’un grappin au grand lustre juste au-dessus de la table.

Ils s’agitèrent, sortirent leurs armes et quittèrent précipitamment le salon avec leur captive. Ils passèrent de salle en salle, les ampoules étaient toutes endommagés et éclairaient faiblement. On y voyait difficilement à 1 mètre. L’un des gardes indiqua la porte d’une véranda à son collègue comme sortie de secours providentiels. Ils s’y dirigèrent et soudain, un autre garde passa à travers avec violence pour retomber brutalement au sol. Quelqu’un l’avait jeté sans ménagement. Les deux gardes reculèrent affolés et criblèrent la véranda de tirs sans aucun effet. Ils restèrent quelques instants immobiles à pointer leurs armes fumantes.

« On fait quoi Dwight? T’as une idée ? Dwight ? »

Il se retourna et constata que son collègue avait disparu. Comme s’il avait été happé par la pénombre autours. Le garde effrayé perdit son sang-froid et hurla en tirant de droite à gauche, il lâcha son arme désormais vide, sortit un couteau à cran puis il prit Rakel comme bouclier humain avant de lancer comme un défi :

« Approche ! Montre-toi ! Arrête de te cacher comme un lâche sinon je la tue ! Viens te battre à la loyal plutôt que de nous abattre en traitre ! »

De l’obscurité une voix grave et inquiétante retentit, elle dit tout simplement :

« D’accord. »

Et Batman sortit du noir pour se poster juste en face d’eux. Le garde écarquilla les yeux en voyant le regard peu commode dans cette tête de chauve-souris et ce menton qui affichait un air impitoyable. Il se mit à frémir en observant le symbole de l’animal sur son torse impressionnant et des gouttes de sueurs coulèrent sur son visage dès qu’il vit les deux poings gantés de Batman, rehaussé de lames défensives sur ses avant-bras en train de se serrer comme prêt à frapper. Il essaya de dire quelque chose mais bégaya, incapable de tenir dignement face à cet être qui ressemblait plus à un monstre mythique qu’à un être humain. Il lâcha son arme, laissa Rakel et prit la fuite en hurlant.

Batman s’approcha de la jeune femme et lui dit sur un ton qu’il voulait apaisant malgré son timbre grave :

« Zeus a pris la fuite, vous ne craignez plus rien. »

Il sentit une certaine appréhension en se demandant s’il faisait peur à celle pour qui il était venu batailler jusqu’ici. Il perçut tout à coup un mouvement, un rai de lumière par la fente des rideaux en brève éclipse, une forme juste dans la pièce avec eux. Un bruit de chien qu’on arme. Batman se jeta devant Rakel pour faire rempart de son corps et encaissa les tirs qui leurs étaient destinés. Il sentit une balle se figer dans l’armure de son torse, juste en dessous de ses pectoraux, une autre toucha son épaule et déclencha en lui une explosion de douleur, une dernière lui brûla le cou en éraflant sa nuque. Il enlaça Rakel quand elle fut tombée à terre avec lui. Il étouffa la violence des frissons de la jeune femme par ses propres tremblements. Ils roulèrent et des tirs déchiquetèrent le sol où ils se trouvaient un instant plus tôt.

Batman se releva et détala avec dextérité, attirant à lui le dernier garde qui le prenait en chasse tout en tirant avec furie et en explosant les meubles. Batman se coucha à terre en profitant d’une explosion de plâtres dans les murs à cause des tirs et resta les bras en croix à faire le mort. Le tireur s’approcha en triomphe :

« Je l’ai eu ! J’ai tué la chauve-souris ! Je suis l’homme le plus dangereux de Gotham ! Ah Ah Ah ! »

Il donna un coup de pied à Batman pour vérifier s’il ne bougeait plus. Celui-ci leva son bras avec une rare rapidité et lui empoigna l’entrejambe. L’autre cria, Batman se releva pour lui décocher un coup du revers de la main en plein dans le nez. Son ennemi tomba à terre, les vaisseaux sanguins de son nez explosés et saignant abondamment.


Batman revint vers Rakel puis s’accroupit juste en face d’elle. Il avança sa main vers elle comme dans un geste de réconfort puis resta immobile, comme gênée, ne sachant pas quoi faire.

« Avant la fin de la nuit, Zeus sera enfermé à l’asile d’Arkham »

Il s’approcha son visage plus près du sien avec appréhension, cherchant la moindre trace de sévices dans la figure de Rakel. Il était hors de lui en s’imaginant toutes les femmes victimes de Maxie. En regardant dans ses yeux, il fut surpris de voir la couleur de ses pupilles, il n’avait jamais remarqué leur teinte auparavant. Il aurait voulu sourire pour rendre son visage moins dur qu’il ne l’était déjà aux yeux de la jeune femme mais n’y arrivait pas. Il voulut lui dire sur un ton moins rauque que celui qu’il employait d’habitude pour Batman qu’il était venu pour elle et ne l’abandonnerait pas comme l’avait fait Wayne mais jugea que ça ne lui apporterait nul réconfort et se contenta de lâcher :

« Il faut qu’on stoppe Maxie maintenant avant qu’il n’en tue une autre. »

Il se surprit lui-même, il fit un geste qu’il ne se serait jamais imaginé faire avec sa tenue de chauve-souris, il lui embrassa les cheveux à l’endroit de la raie. Le sang dans les tempes de Wayne se mit à battre à 100 à l’heure.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Ven 16 Mar - 23:50

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


Allongée sur le lit, j'observais le plafond, essayant de trouver une solution, mais je n'en avais pas, comment pouvais-je trouver une solution sans arme, sans aide, sans téléphone, car j'avais beau le cherche, mon téléphone était sans doute resté dans la voiture suite à la chute dans le fossé. Je me relevais et pestais en tournant en rond, tel une lionne en cage. Finalement je me mis à chercher quelque chose pour briser le miroir, 10 ans de malheur ne me faisait pas peur, un morceau de miroir pourrait me servir de couteau. Je trouvais mon bonheur sur la table de nuit, une petite lampe que j'attrapais sans le moindre soin avant de la jeter de toutes mes forces dans le grand miroir de la coiffeuse provoquant un fracas important, mais qu'importe, aussitôt j'attrapais l'oreiller, retirant la tête d'oreiller pour protéger ma main du verre. Rapidement je trouvais un morceau qui me convenait, ni trop grand, ni trop petit, qui servirait à merveille de poignard de fortune. Comme quoi pour une petite bourge, je ne me défendais pas trop mal, il était hors de question de me résigner, je ne pouvais vivre en cage, ce n'était pas mon genre, j'étais un animal sauvage pas un vulgaire toutou domestique.

La porte s'ouvrit en fracas, me surprenant, un homme de main de Zeus se tenait dans l'embrasure de la porte. Cet homme était un véritable gorille, pas moins d'1m90 pour une centaine de kilos, sans doute plus. Grimaçant, je ne perdis pas une seule seconde et me jetais sur lui, tentant de le poignardé mais n'arrivant qu'à lui griffer le bras à l'aide de mon arme de fortune. Il m'attrapait aussitôt le poignet avec une telle force, que je n'eus d'autre choix que de lâcher la seule chose qui pourrait me défendre. L'homme grognait en remarquant son bras.


"Tu vas arrêter tes conneries, le boss veut pas que je t'abimer mais si je n'ai pas d'autres choix pour que tu sois docile, je me ferais plaisir petite garce."


Je me débattais malgré la douleur que je ressentais à cause de sa poigne, mais il finit par loger un révolver au niveau de mes côtes, me persuadant de coopérer. Je le suivis donc mine boudeuse en direction du rez de chaussé. Aussitôt je pensais à la possibilité d'un garage où je pourrais voler une voiture pour m'enfuir. En espérant que Zeus possédait de vieille bagnole, sinon j'aurais du mal à la faire démarrer sans trouver les clés. Mais au final, je ne doutais pas que Maxie possédait des voitures de collections, comme la plus part des milliardaires. Une grande table se trouvait dans la pièce où l'on venait de m'emmener et Zeus y trônait en roi, richement vêtu, comme si rien ne s'était passé. Sa femme était elle aussi présente, je la reconnu grâce à une photo que j'avais pu voir sur un article concernant son richissime mari. Elle semblait réellement mal au point, shootée au médicament, ce qui me rappelait le discours de Wayne sur sa peur. D'ailleurs une véritable pharmacie trônait autour de son bol de soupe. On m'installait à table, sans que je ne cherche à protester, j'avais vu de quoi était capable Zeus, et je n'avais pas envie de le défier sur son territoire. Je remarquais un autre homme, visiblement actif lui aussi, il était dans un sale état, on l'avait frappé sans ménagement au visage. Cependant son visage ne me disait rien, pas plus que son nom lorsque Maximilian prit la parole.

Pendant quelques secondes j'aurais presque eu l'impression d'assister à un dîner mondain si je n'avais pas été surveillé par des gorilles armés et que les invités n'auraient pas été amené ici de force. D'ailleurs le sujet de conversation était morbide, ne faisant que rafraichir l'ambiance déjà glaciale. Je ne disais pas le moindre mot, fixant les 3 autres personnes qui se trouvait autour de cette table. Le tableau qu'offrait la scène était réellement terrifiant, et à cet instant je savais qu'il me serait impossible de faire quoi que se soit pour m'enfuir, je n'aurais pas la moindre chance. Un majordome apportait les plateaux et semblait surpris alors que je le remerciais, ce n'était pas le genre de comportement de la maison, le message était clair ce n'était pas les habitudes de la maison. Face au tournedos, mon estomac me rappelait que je n'avais rien mangé depuis ce midi, et que je mourrais de faim, mais contrairement au second "invité" je me contentais de prendre une gorgée d'eau, un véritable soulagement après tout ce que je venais de vivre. Je ne perdais pas de ma classe naturelle, continuant de boire de petites gorgées alors que j'aurais vidé mon verre en quelques secondes si je me serais écoutée. Je sentais le regard de Zeus sur moi, mais je prenais grand plaisir à ne pas y prêter attention. Alors qu'il s'adressait à moi, je lui adressais un regard noir, contrairement à lui, je n'étais pas aussi sûr que son argent pourrait tout acheter, y compris sa liberté. Se fut avec une grande arrogance que je levais mon verre d'eau :


"Che sera sera."

Il était clair que je n'étais pas d'accord avec lui, on pouvait le lire dans mon regard, je ferais mon possible pour le voir enfermé à vie à Arkam, mourir sur la chaise électrique lui ferait bien trop plaisir. Se fut ensuite le tour de l'épouse du psychopathe de se donner en spectacle, et de m'offrir des détails croustillants pour le papier que je sortirais une fois sortie de cet endroit. Je la fixais du regard, y lisant un certain désespoir, elle avait arrêté de se battre, comprenant sans doute que c'était sans le moindre espoir. Une chose triste que je n'arrivais pas à comprendre, je me battrais jusqu'à la fin si il le fallait. En tout cas, Maxie était en colère, et ramenait son arme mortelle, ce qui ne fit pas pour autant fermer la bouche de sa femme. Elle était bien trop stone pour avoir peur de qui que se soit. Même si pendant quelques secondes, je ne pu m'empêcher d'entendre l'avertissement de Madame Zeus. Je sursautais alors que l'homme en face de moi tomba raide mort, électrocuté. Cet homme avait totalement perdu la raison. Cependant un garde du corps vint interrompre ce mortel repas. Ce fut avec plaisir que j'entendis la nouvelle, je pourrais trouver une occasion de leur fausser compagnie. Mais Maxie ne tenait pas à me facilité la vie et me collait 2 gorilles à ma surveillance. Une fois dans la salle de contrôle, j'observais les écrans de contrôle. Aussitôt je me mis à penser au Batman, mais ce n'était pas possible, je ne comprenais pas comment il aurait pu être si rapidement au courant de la situation, et encore moins pourquoi il aurait volé à mon secours, j'étais loin de ses protégés habituels. On pouvait sentir la peur qui se répandait chez les hommes de Maxie, une véritable satisfaction pour moi. Rapidement les écrans finirent par n'afficher que des parasites, le système de sécurité semblait être HS.

L'un des hommes me tenait par le bras pour s'assurer que je ne tenterais pas de m'échapper, mais à vrai dire, il était effrayer, il n'en menait pas large et ne savait comment réagir, visiblement c'était la première fois que le manoir se faisait attaquer, mais ce n'était pas étonnant, auparavant il n'y avait pas la moindre raison de s'en prendre à Maximilian Zeus un milliardaire sans histoire, un modèle de réussite. Pris de panique, les deux hommes se mirent à tirer dans la véranda sans le moindre effet, quelle idée stupide tirer sans voir la cible. J'aurais bien tenté de trouver une arme afin de pouvoir me défendre, mais malgré la peur, les deux hommes restaient bien trop fort pour réussir à les prendre par surprise et m'emparer de leur calibre. Mon regard avait du mal à s'habituer au noir qui régnait, et il faut dire que je fus aussi surprise que mon geôlier en voyant que Dwight n'était plus derrière nous. Je sentis une pression autour de mon cou, le gorille venait de placer son cran d'arrêt sur ma peau. Je sentais la lame froide le long de ma gorge. Le silence était impressionnant, mais pas autant que la voix qui la rompit, une voix grave et presque effrayante, du moins pour le commun des mortels, j'y trouvais un certain réconfort, sans doute parce que cet étranger s'en prenait à mes agresseurs.

Le Batman surgit de l'ombre sous mon regard ébailli, je m'attendais à tout sauf à ça. LE Batman venait à mon secours, à moi ! Mon coeur battait à cent à l'heure, voilà que je me retrouvais enfin en tête à tête avec le héros de Gotham. Rien avoir avec ce que j'avais pu entendre dire, sa carrure était impressionnante, une armure noire où trônait une chauve souris, une longue cape, et ce masque de chauve-souris, seul la bouche et son regard était visible. Mon agresseur prit une sage décision et choisit la fuite, ce que j'aurais sans doute fait si je n'avais pas appris à connaitre le Batman avec mes nombreuses recherches. Je me dépêchais de ramasser le cran d'arrêt tomber au sol, mais pas pour menacer le Batman, juste le glisser dans ma main, en cas de nouvelle attaque.

Je fixais cet homme mystérieux qui tentait de me rassurer, même si je n'avais rien d'un petit animal apeuré, mais plutôt la louve qui ne se laissait pas impressionner par si peu, et surtout pas par la voix grave de Batman. Je fixais son regard, essayant de percevoir plus qu'il ne laissait paraitre. Mais alors que j'allais ouvrir la bouche, un bruit retentit dans le noir, et Batman se plaçait devant moi puis des coups de feu qui me firent sursauté. J'avais du mal à supporter ce bruit si nouveau pour moi. Je sentis ses bras puissant m'enlacer avant toucher le sol. Nous venions d'être attaqué, et le Batman me protégeait. Mon coeur cognait dans ma poitrine, mon corps parcouru par des frissons, je sentais la puissance de cet homme contre moi, ainsi que l'armure froide. Toujours sur le sol, je vis le Batman s'éloigner attirant notre ennemi. Mon coeur s'arrêtait alors que j'entendis l'ennemi triompher. Mais rapidement un cri indiquait qu'il avait crié victoire trop vite. Je me relevais, cherchant à tâtons l'arme blanche qui était tombée durant notre chute. Alors que je mettais enfin la main dessus, je vis une forme noir s'approcher de moi, je sursautais, mais reconnu aussitôt le Batman. Je fus surprise de la réaction de Batman qui semblait si familière, alors que je le voyais en toute logique pour la première fois.

Alors que cet homme s'approchait de moi, je sentis mon coeur s'accélérer. Mon regard plongé dans le sien, je ne savais pas réellement comment réagir. Le baiser du héros, comme dans la série superman? Je ne me voyais pas réellement agir d'une telle façon dans une telle situation. Je me contentais de fixer son regard si profond, si expressif. Je ne savais comment réagir, et si cet homme n'aurait pas briser le silence je ne savais pas si j'aurais réussis à prononcer la moindre phrase. Mais il avait raison, nous ne pouvions pas laisser Maxie s'attaquer à d'autres personnes.

"Vous avez raison, nous ne pouvons pas le laisser continuer."

Mon coeur se mit à se battre à tout rompre lorsque Batman posait un baiser sur mes cheveux, à cet instant, je compris une chose simple, je connaissais l'homme sous ce costume, il n'y avait aucun doute, aucun inconnu n'aurait agit ainsi. Me mordant la lèvre inférieur, ne quittant toujours pas le regard de cet homme, cherchant à trouver son identité. J'étais au bord des larmes à cause de nombreuses contradictions qui passaient dans mon esprit, sans doute le stress de tout ce que je venais de vivre, mais pas que. Je me levais d'un bond, tenant le cran d'arrêt dans la main, m'approchant du dernier homme neutralisé, il était au sol, inconscient. Je ramassais son arme, vérifiant son chargement. Le chargeur était encore presque plein, mais ce fut avec regret que je ne trouvais pas d'autre chargeur, qu'importe se serait déjà pas mal. Je revenais après du Batman, pas réellement crédible avec mon arme à ma main et ma robe bustier dans un sale état. J'avais plus l'air d'une âme perdue que d'une justicière.

Cheveux en bataille, du sang sur le cuir chevelu, arme à la main, je m'approchais du Batman, m'approchant au plus près de lui, collant mon épaule à son bras, mon visage après du sien, mon regard plongé dans le sien, remédiant à un oubli inadmissible.


"Je vous remercie... Vraiment..."

Je n'avais jamais été dans cette situation avant, et ce n'était pas si simple. Mes joues rosirent doucement alors que j'étais gênée par la situation, à la manière d'une ado lors de son premier rancard, pourtant on ne pouvait pas dire que la situation s'y prêtait. Je passais doucement ma main sur la joue de Batman, sentant à la fois la fraicheur de son masque et la chaleur de sa peau.

"Vous m'avez sauvé la vie."

Quittant à regret son regard, je fis entrer une balle dans le canon de l'arme, prête à agir, prouver que je n'étais pas une victime.

"Je ne vous laisserais pas affronter Zeus seul, cet homme est un psychopathe, il est dangereux."

Bref il était clair que je n'avais pas l'intention de laisser Batman se débarrasser si facilement de moi, pas maintenant que je le tenais. Je pourrais enfin donner un vrai sens à mes articles sur le Batman, prouver qu'il faisait ça de manière désintéresser, que cet homme était le héros dont Gotham avait besoin. Ce ne fut qu'à cet instant que je remarquais la trace de sang que ma main avait laissé sur le chien de l'arme. Observant ma main, et n'y voyant pas la moindre trace de blessure, juste le sang pourpre.

"Vous êtes blessé."
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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mar 20 Mar - 21:26

D’habitude, Batman fonctionnait en solitaire, il en était plus efficace. Mais cette nuit, il allait devoir prendre Rakel avec lui, même si elle risquait la mort en poursuivant le fou électrique. Mais il se refusait à laisser la jeune femme hors de sa présence tant qu’il n’aurait pas stoppé Maxie pour de bon. Le milliardaire psychopathe était encore capable d’aller chez les Peleonor rien que pour l’abattre elle ou son père ou bien d’aller chez lui dans son propre manoir pour chercher Wayne qui lui avait filé entre les pattes et au passage tuer Alfred. Il fallait à tout prix l’arrêter avant le lever du jour. Batman sortit une sorte d’appareil numérique et pianota dessus pour appeler son véhicule. Il leva la tête un instant et se révulsa en voyant Rakel prendre l’arme à feu, il eut un violent flash qui défila devant ses yeux :

L’arme

Le monstre dans le noir tient l’arme

Père est mort

Mère est morte

Brucie est mort

Il était incapable d’utiliser une arme à feu à cause de ça.


Mais Rakel lui fit disparaître ses mauvaises pensées en un instant. Elle s’approcha de lui. Se colla près, très près, Bruce sentit une vague de chaleur l’envahir, une immense satisfaction, il se grisa alors qu’elle lui touchait affectueusement la joue. Pour la première fois quelqu’un l’appréciait vraiment. Sa vrai nature, sa véritable personnalité, pas Bruce Wayne le vulgaire masque mais son vrai visage. Tout à coup Rakel apparaissait à ses yeux comme l’une des rares personnes qui méritait de la considération dans cette ville. Contrairement à la plupart des gens qui adoraient Wayne pour son fric et son importance, elle le méprisait et contrairement à la plupart des gens qui étaient effrayés par Batman ou s’en méfiaient, elle aimait être en sa présence.

"Je ne vous laisserais pas affronter Zeus seul, cet homme est un psychopathe, il est dangereux."

« Oui, avant le lever du soleil, il ne représentera plus un danger pour personne d’autres. Trop de femmes ont disparu ces derniers temps, j’en sais maintenant la cause. »

"Vous êtes blessé."

Le chevalier noir recula nerveusement et se retint de répondre. Ses blessures étaient légères mais il n’abandonnait jamais une traque de criminels à moins de ne plus pouvoir marcher. Il songea à toutes les traces de blessures sur son torse et se rendit compte à quel point il se fichait de son corps qui n’était plus qu’un outil dans sa croisade contre le crime quel que soit les douleurs et les dangers qu’il lui faisait courir. Il répondit à Peleonor par un faux fuyant pour changer de sujet :

«En tout cas je ne vous laisserais pas sur place seule face au danger comme l’a fait cet abruti de riche. Ce Wayne est vraiment déplorable, je ne sais pas comment il peut vous abandonner à ce monstre et se regarder dans une glace après ça. »

Un garde surgit en pointant son arme sur le couple.

« C’est finis ! Tu ne ressortiras pas d’ici vivant! »

Le mur juste derrière lui fut défoncé avec violence, la Batmobile passa au travers et stoppa dans un nuage de poussière. Le garde fixa le tank avec un regard révulsé et une mâchoire tombante.

« Tu retiens le coup ? »

Le garde prit la fuite à toute jambe. Batman pris la main de Rakel et l’invita à rentrer dans le véhicule. L’habitacle se referma au-dessus de leur tête. Les lumières à l’intérieur de la Batmobile s’éteignirent pour offrir une meilleure vue extérieur au-delà de la vitre blindée. Batman enclencha la marche arrière, son bolide se désencastra du mur en décrochant des briques. Il roula à travers le jardin de la propriété en slalomant entre les arbres et constata que son tank en avait arraché sur son passage en venant jusqu’ici. Le GPS télécommandé n’était pas tout à fait au point. Des gardes du domaine Zeus pas encore neutralisé, coururent dans la direction de l’engin et stoppèrent pour tirer dessus mais sans effet, les belles ricochèrent sur le blindage. Ils observèrent médusés la Batmobile défoncer la clôture pour sortir. Tout en conduisant, il donna un coup d’œil gêné à Rakel. Qu’était-elle en train de s’imaginer à l’intérieur de ce véhicule peu commun ? Trouvait-elle que la décoration intérieure laissait à désirer ? Que ce n’était pas très confortable ? Que cette espèce de Tank urbain prouvait bien qu’il était complétement fou à ses yeux ?

« Hum, je… vous savez, je ne m’en sers que pour combattre le crime, je ne l’utilise pas à mes moments perdus, n’allez pas vous imaginez des choses. »

Il serra ses dents en s’insultant mentalement, avec cette maladresse verbale de sa part elle allait sans doute s’imaginer des choses justement. Il le sentait venir, elle allait lui demander s’il invitait souvent des femmes à faire un tour dans cette « voiture » pour les impressionner. La Batmobile fonça dans une bretelle menant à Elysian Street. En temps normal, les autres voitures auraient klaxonné avec fureur un véhicule qui doublait tout le monde, mais le mastodonte sur roue de Batman les laissait sans voix. Alors que le bolide fonçait tout droit, Batman se rendit compte que Rakel était la toute première personne à entrer avec lui à l’intérieur de son tank en dehors de Lucius Fox. Elle était plutôt proche de lui, pas comme dans une voiture normale. En se penchant un peu, il pourrai déceler l’odeur de son shampoing et s’il n’y prenait pas garde, en posant sa main sur le levier des armes anti-poursuites, il pouvait par inadvertance poser sa main sur son genou. Tout cela le fit sourire sous son masque alors qu’il fixait la route et il s’imagina qu’elle laisserait sans doute à son véhicule une odeur après son départ, peut être celle de sa crème pour les mains.

La jeune femme posa ses jambes sur le rebord avant face à la vitre. Batman ne put s’empêcher de regarder ses chevilles qu’il trouvait séduisantes. Il l’imagina en train de porter des bracelets de chevilles et se trouva tout à coup très attirés par les mollets de Rakel, elle avait de sublimes jambes. Sa pomme d’adam fit un aller-retour dans sa gorge. Il attarda son regard un peu trop sur elle et la Batmobile explosa un pilier dans une voie souterraine. Batman donna un violent coup de volant pour se remettre bien sur la route.

« Excusez-moi, j’étais préoccupé par…comment dire…par Maxie. Oui c’est ça par Maxie. »

Ironie du sort, pourquoi n’avait-il pas tenté de la séduire en tant que Bruce Wayne quand il en avait l’occasion ? Il n’osa pas se l’avouer mais il comprit inconsciemment qu’il trouvait plus excitant de tenter de la séduire en tant que Batman.

En relevant les jambes, Rakel heurta un bouton de la Batmobile qui enclencha le turbo, ils manquèrent de quitter la route. Mais Batman n’osait même pas en faire le reproche à la jeune femme et se contenta de lui faire les yeux doux.

Plus tard…

Ils stoppèrent devant une baraque près d’Hancock Park. C’était la toute première résidence de Zeus avant qu’il ne devienne riche et fasse importer son manoir d’Europe pierre par pierre. La maison lui appartenait toujours. Batman s’arrêta devant et se dirigea vers la porte une fois descendu. Le heurtoir de l’entrée était un éclair en or. Typique de Maxie ça. Il sortit un gadget de sa ceinture et trafiqua la serrure. Ils entrèrent.

Le canapé était en cuir italien. L’endroit était propre mais manquait de meubles. Le plafond avait des fuites de sciure de bois. Des gamelles pour chien les récoltaient. Batman fouilla les lieux. Pas d’étagères, pas de penderies, juste des sacs en papier avec des vêtements. Il renversa la poubelle de la cuisine, à l’intérieur il y avait des barquettes cramées de repas tout près et des bouteilles d’alcool vides d’un demi-litre. Batman dit à Rakel :

« Je crois que Maxie est revenue ici. Sans doute comme planque pour tourmenter ses victimes. Mais il n’est pas venu se cacher ici ce soir. »

Il ouvrit un tiroir de la cuisine et trouva une enveloppe blanche, le nom et l’adresse d’un night-club y étaient noté en capital d’imprimerie, il y avait une coupure de presse à l’intérieur qui vantait les lieux.

« Je connais cette boîte de nuit, elle lui appartient, allons-y. »

Ils retournèrent dans la Batmobile et reprirent leur trajet nocturne.

« En attendant d’arriver là-bas, vous allez enfin pouvoir me harceler pour cette interview que vous espérez temps (oui je lis la presse…), je suis prêt, je vous écoute, mais évitez les questions gênantes et surtout lorsque vous publierez ça, n’allez pas mettre en gros titre : j’ai passé la nuit avec Batman, les gens vont l’interpréter d’une certaine façon. »

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mer 21 Mar - 9:18

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


J'avais l'esprit pratique, et même si savais que le Batman ne tuait jamais ses cibles, ça ne m'empêchait pas d'utiliser une arme, après tout, il fallait tout de même de la pratique pour viser juste avec un tel engin, et même si je l'avais, il fallait aussi avoir le cran de tuer un autre être humain et ça je n'étais pas sûre de l'avoir. Je ne vis même pas le regard révulsé de l'homme chauve souris, bien trop occupée à vérifier l'arme, pour être sûre de ne pas avoir de soucis lorsque je devrais m'en servir. Je me refusais de rester sans défense et dépendre uniquement de la protection de cet homme, tout comme je refusais d'imaginer que Maxie aille s'en prendre à mes parents, ou à qui que se soit d'autres. J'eus une petite pensée pour Bruce, j'espérais sincèrement qu'il ne lui arriverait rien. Se fut sans doute pour cette raison que je me préparais à passer une longue nuit, une de plus, mais étrangement, je n'avais pas peur, j'étais en sécurité en compagnie du Batman.

Étrangement c'était ce que j'avais voulu depuis que ce justicier était arrivé à Gotham, et j'avais du mal à réagir. N'importe quelle personne normale aurait eu peur dans cette situation, mais ce n'était pas mon cas, même face à l'impressionnante carrure du Batman, son masque et son regard cerné de noir qui ne laissait apparaitre que ses prunelles sombres. J'admirais le courage de cet homme, qui n'hésitait pas à mettre sa vie en danger pour sauver celle des habitants de Gotham alors que la plus part le craignait, et ne souhaitait qu'une chose, le voir enfermé à Arkam. Se fut avec le regard réellement inquiet que je l'observais alors qu'il changeait de sujet, visiblement il n'était pas du genre à s'inquiéter pour sa propre personne, une sorte de dévotion totale à sa cause. Je me contentais d'acquiescer, après tout il était juste hors de question que je l'abandonne, et à cet instant, les paroles de Knox me revinrent à l'esprit, ce n'était pas uniquement pour un article que j'agissais ainsi, jamais je n'aurais mis ma vie en danger pour un vulgaire papier, du moins jamais autant que ce soir. Non il y avait autre chose derrière ça, mais je n'étais pas encore réellement sûre de savoir quoi. Ce fut avec un petit sourire que j’accueillis sa petite réflexion sur Bruce Wayne, à vrai dire je ne lui reprochais pas son comportement, à quoi est ce que ça aurait servit que nous soyons tout deux enfermés dans le manoir de Zeus.

Je n'eus cependant pas le temps de répondre qu'un garde surgis arme à la main. Comme d'instinct, je me rapprochais un peu plus de mon sauveur, toujours aussi rassurée par sa présence, et persuadée qu'il ne m'arriverait rien ce soir. J'eus un mouvement de recul, posant ma main sur son torse, et cachant mon visage contre lui pour me protéger de la poussière. J'eus rapidement la même tête que celle du garde de Maxie, bouche bée, j'observais l'engin étrange qui venait de défoncer le mur, une sorte de tank, il faut dire que je m'attendais à tout sauf à ça. Le garde s'enfuit, mais alors que je restais figé, la main de Batman attrapait la mienne, ce qui fit accélérer le rythme de mon coeur. Se fut sans la moindre hésitation que je me rendis à l'intérieur de l'engin. J'étais impressionner, il s'agissait d'une arme de guerre digne de l'armée. J'observais l'engin qui se dés-encastra comme si le mur était de carton, rapidement elle prit une vitesse assez impressionnante pour un char, tout ceux de l'armée que j'avais pu voir fonctionné était plutôt lent, préférant la sécurité à la vitesse, mais ce véhicule semblait allier les deux. Observant le jardin du manoir qui défilait devant mes yeux, j'étais très silencieuse, à cet instant, je ne savais pas trop comment réagir. Après tout qu'est ce qui m'avait fait gagner le droit à être à ce point dans l'intimité de Batman, à moins que je n'étais pas la seule.

Cette pensée me fit grincer des dents, une sorte de jalousie, je ne voulais pas partager cette proximité, je voulais être la seule femme à être traité ainsi. La petite princesse se réveillait, tout comme sa jalousie sans faille, je n'aimais pas ça, mais ce trait de caractère était assez présent chez moi, particulièrement lorsque j'appréciais une personne. Se fut lorsque Batman reprit la parole que je me sentis légèrement apaisée presque amusée par sa maladresse. Se fut avec un petit sourire que je répondis à mon chevalier noir :


"Je m'en doute bien, ce genre d'engin n'est pas réellement des plus discret, comme je doute que vous portiez ce costume dans votre vie de tous les jours..."

Je me demandais comment était cet homme dans la vie de tout les jours, avait il un emploi, si oui comment il conciliait sa vie et celle du Batman. Je pensais qu'il s'agissait sans doute d'un flic, ou d'un militaire au vu de sa carrure et sa facilité dans le combat à main nue. Il devait aussi avoir suffisamment d'argent pour avoir de tel engin, à moins qu'il ne travaillait pas seul. Bref, les questions se bousculaient dans ma tête, mais je n'osais pas poser ces questions, après tout il y avait plus important à cet instant. Je continuais à observer le béton qui se déroulait devant mes yeux, jusqu'à ce que sa réflexion sur Wayne me revienne à l'esprit. Se fut d'une voix un peu timide que je repris la parole, après tout ses mots envers Bruce avait été dur, il n'apprécierait peut être pas que je prennes ainsi sa défense.

"Vous savez à propos de Wayne, je ne lui en veux pas, après tout il a déjà fait plus que ne l'aurait fait l'habitant lambda de Gotham. Il aurait pu m'abandonner à Maxie durant cette soirée, le laisser jouer avec moi sans le moindre scrupule et pourtant même dans la limousine il a cherché à me défendre. Il y a des hommes bien plus lâche et plus pourrit que cet homme dans cet ville."

La Batmobile explosait un pilier et pendant quelques secondes, je me dis que c'était à cause de mes paroles, mais Batman me donnait une autre explication quelques peu hésitantes, je me demandais ce qui pouvait autant le troubler sans jamais imaginer que se qui le troublait pouvait être ma personne, sinon j'en aurais été bien sûre flatée. Fermant les yeux, je sentais le soufle de mon sauveur dans mon cou, et remarquais des frissons qui parcourait mes bras, preuve de mon trouble à cet instant. Se fut sans doute à cause de ça que je fis un peu moins attention et appuyais sur un bouton qui fit accéléré l'engin à toute vitesse. Essayant de me faire toute petite, je ne pu m'empêcher de m'excuser plusieurs fois pour ma maladresse même si mon chevalier au la descence de ne pas me le reprocher, je l'en remerciais d'un petit sourire me mordant légèrement la lèvre inférieur.

Le reste du chemin fut un peu plus calme, le char dansait au milieu de la circulation, évitant les véhicules avec habilité et souplesse. Ce ne fut que lorsque nous nous arrêtions que je reconnu le coin. Hancock Park, je connaissais par coeur la ville et pourtant cette maison n'avait jamais marqué mon esprit. Je descendis avec un peu de difficulté de la batmobile, ma robe n'était réellement pas une tenue idéal pour ce genre de balade. Je rentrais dans cet maison, comprenant très bien ce que signifiait ce lieu. La maison était trop propre pour être abandonnée, en trop sale état pour être habité par Maxie continuellement, surtout à la vue de son manoir.

Laissant le Batman fouiller la maison, je m'observais dans un mirroir, prenant soin de remettre en place mes cheveux et lorsqu'il me parlait de boite de nuit, je tirais une de ses têtes, me disant que même avec mon nom on ne me laisserait jamais entrer dans une tenue pareil, avec du sang et de la poussière partout. Mais rapidement je me rendis compte de le stupidité de mon raisonnement, au bras de Batman, je n'allais sans doute pas entrer comme client. De nouveau installé dans la batmobile, je manquais de m'étouffer lorsque mon héros se mit à me parler d'une interview. Je plongeais mon regard dans le sien, l'étonnement sur mon visage.

"Sans rire? Si je me serais attendu à ça j'aurais préparer ma série de question pour vous, mais là je suis assez prise au dépourvu."

Je ne me rendis pas compte que mes joues rosirent face au sous entendu du Batman. Je passais mes mains dans mes cheveux pour essayer de faire passer mon malaise.

"A vrai dire j'ai tellement de chose à écrire, je ne sais même pas comment je vais tout faire tenir dans un article rien que pour cette nuit. Se sera la première page, Wayne, Zeus, des meurtres dans la haute société, et vous..."

Mes dents se posaient sur ma lèvre, à vrai dire j'avais réellement du mal à trouver mes mots, j'étais trop mal à l'aise. Je me retournais de manière à observer son visage caché par le masque.

"Si vous me le permettez, je préfère repousser cette interview à un autre jour, ainsi ça vous obligera à me revoir au moins une fois."

J'avais du mal à croire ce que je venais de dire, mais à vrai dire ça sortait du fond du coeur. Et puis c'était tout de même plus pratique, j'avais peur d'oublier des détails, des informations, qu'importe, le moindre mot avait d'importance. Je finis par baisser le regard, et fixer la route.

"Je peux savoir quel est votre plan, je ne pense pas que Zeus nous ouvre sa porte et nous accueillis à bras ouverts, et on ne peut pas dire que nous formions un couple très discret."

Je pensais au toit, sans doute l'un des moyens les plus simples et les moins surveiller, si tenter que Maxie laissait quelque chose sans surveillance, mais bon, je ne pensais pas comme le Batman, personnellement je l'aurais attaquer lorsqu'il ne s'y attendra pas, et non pas juste après une première attaque, mais en même temps je comprenais son point de vue, il voulait protéger un maximum de personne. Même si c'était tout à son honneur.

"Je pourrais peut être faire diversion. Ca vous permettrait de vous faufiller dans la boite."

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mer 21 Mar - 20:15

"A vrai dire j'ai tellement de chose à écrire, je ne sais même pas comment je vais tout faire tenir dans un article rien que pour cette nuit. Ce sera la première page, Wayne, Zeus, des meurtres dans la haute société, et vous..."

Batman se renfrogna, et serra nerveusement le volant de son véhicule. Il avait compris au cours de la soirée que Peleonor n’était pas la fille de riche superficiel qu’il avait cru croiser dans les réceptions mondaines en tant que Bruce Wayne, il comprenait maintenant, qu’en plus d’avoir son tempérament et un certain détachement comparé aux riches de Gotham, elle pouvait faire preuve d’un grand professionnalisme journalistique et ne manquerait pas de détailler les péripéties de cette nuit. Un journaliste tenait enfin le scoop rêvé : il avait croisé la chauve-souris en personne. En dehors du fait que le chevalier noir ne cherchait pas la publicité personnel, il se retrouvait avec un problème à long terme, si elle décrivait en détail ses méthodes pour surprendre et neutraliser ses ennemis, les criminels risquaient d’être démystifié en lisant son article et d’être mieux préparé à l’affronter en sachant à quoi s’attendre.

"Si vous me le permettez, je préfère repousser cette interview à un autre jour, ainsi ça vous obligera à me revoir au moins une fois."

Il se força à ne pas sourire. La jeune femme avait trouvé un prétexte idéal pour qu’il puisse la recroiser à nouveau et en plus ça lui donnait l’avantage de ne pas montrer qu’il lui portait un certain intérêt. Si après cette nuit sanglante, il passait son temps à aller sur le balcon de Rakel en lui disant qu’il venait s’assurer que personne ne la menaçait, elle allait directement voir qu’il lui prêtait une attention particulière. Au moins l’interview lui permettrait d’être en sa présence en faisant semblant de rien.

Ensuite elle s’inquiéta de l’approche qu’ils allaient adopter pour rentrer dans le Night-Club de Zeus. Il est vrai que Batman brillait dans les rues sombres de Gotham par son invisibilité, mais n’était pas discret dans les lieux publics très fréquentés.

« N’ayez pas d’inquiétudes, l’endroit où nous allons n’est pas une référence en matière de discrétion. »

Ils laissèrent la Batmobile dans une rue plongée dans les noir et recouverte de vieux journaux (on avait vandalisé les réverbères qui n’éclairaient plus rien). Ils contournèrent un bloc de trottoir et Batman sabota la serrure d’une lourde porte réservée au service technique du Night-club puis ils entrèrent à l’intérieur. Ils se faufilèrent dans une série de couloirs en béton gris et grimpèrent jusqu’aux échafaudages au-dessus de la grande piste de danse de l’Olympus, la propriété de Maxie la plus en vogue. Le son de la sono était assourdissant et le spectacle que lui et Rakel purent observer sous leurs pieds pendant qu’ils étaient dissimulés par l’éclairage tamisé, était assez affligeant.


Un client se versa 6 pilules dans un verre de cocktail sous les yeux d’un barman, le justicier savait que la cocaïne, l’héroïne et l’herbe étaient verboten dans cette boîte de nuit car les flics la surveillaient. Les videurs avaient déjà fait torturer des revendeurs qui s’étaient invités ici. Les pilules étaient admises en revanche. Batman scruta la scène, un couple dans le fond de la salle était en train de s’enfiler des capsules de secobarbital avec des mesures de gin et de brandy. Un autre couple s’adonnait aux capsules de phénobarbital entre deux gorgées de champagne. Batman avait aussi appris que dans les toilettes des femmes, on absorbait de la méthédrine liquide sans l’aide de seringues : buvez là, ne vous piquez pas, attention aux flics seringuophobes qui font des descentes de temps à autre. Batman se hérissa, les fauves en quête de chair fraîche étaient de sortit cette nuit. Un type accoudé au bar style « découvreur de talent » ou « producteur » cherchait les femmes innocentes. Un maquereau en costume de velours se tenait à une table et surveillait ses filles. Il gifla l’une d’entre elle. Batman serra ses poings. Des femmes dénudées dansaient autours des poteaux situés sur des plateaux lumineux disposés à divers endroit de la grande salle. Des routiers étaient agglutinés autour d’elles. Ces gros durs semblaient faire la loi dans la salle. Un abruti accoudé au bar fit un avion en papier avec un billet de 10 dollars, il le jeta à travers la salle, une effeuilleuse gesticulant autour d’un poteau l'attrapa au vol. Batman avança sur les échafaudages et regarda en contrebas, une rixe venait d’apparaître. Deux mafieux avaient attrapé un type, ils lui tirèrent sa cravate, firent claquer ses bretelles, lui plantèrent leurs index dans sa poitrine. L'infortuné se tortilla, il se cogna à un distributeur de préservatif. Depuis sa position Batman avait aussi le loisir d’observer les tables privées séparés par des parois symboliques. Certaines disposaient de grands écrans sur les murs, sans doute pour restituer les évènements sportifs de certains soirs à ceux qui venaient en groupe. Des pubs défilaient sur les écrans. Bucky le castor vantait les mérites du dentifrice Ipana. Les différents boxes avaient besoin d’un bon ménage. La gigantesque piste de danse avait des allures de vraies décharges par endroits. Les murs absorbaient la fumée des cigarettes. Les tapis à mèches dans le passage de la grande entrée de de la boîte étaient épais, ils absorbaient l'urine des poivrots qui se laissaient aller. Batman reprit sa route pour rejoindre l’autre côté de la salle et expliqua à Rakel :

« Vous voyez tout ça ? Parfois je me demande si j’ai eu raison de partir en guerre contre le crime, car Gotham au fond c’est ça, ce qui se déroule sous nos pieds, et je me demande parfois si elle mérite d’être sauvée. »

Il s’arrêta et fixa Rakel l’air rêveur, la musique insufflait des images dans son crâne. Il imagina Rakel en train de danser sur la piste, il imagina ses cheveux qui avaient une façon particulière de bouger alors qu’elle faisait vibrer son corps. Il imagina la saveur qu’il y avait à la contempler à ce moment-là et se demandait si ses yeux en seraient plus doux. Il secoua sa tête pour reprendre ses esprits. Ce n’était pas le moment de se mettre à rêver à cause de l’ensorcelante femme à ses côtés.

Le bureau du gérant du night-club donnait vu sur l’ensemble de la boîte. Derrière le bureau d’Abelard Jefferson, on voyait une immense baie vitrée (aux vitres teintées) qui permettait de contempler la piste de danse dans ses moindres détails. Les murs du bureau étaient tendus de velours noirs et on y avait accroché dans des cadres des photos aériennes de Gotham City prisent de nuit pour mettre en valeur les lumières des buildings. Jefferson était un obèse de 195 kilos affalé sur son fauteuil, 3 fois plus large que la normale. Il s’empiffrait de crème glacée qu’il prenait à la cuiller dans un pot d’1 litre. Son garde du corps s’approcha en posant sur la table une mallette avant de l’ouvrir. Il y avait 10 000 dollars à l’intérieur.

« Voilà patron, c’est de la part de Maroni, il veut que vous soyez de son côté dans sa guerre contre Falcone. »

Jefferson se mit à peloter les liasses, à les renifler, il enfouit son visage dans les billets. Son garde du corps ouvrit un frigo style mini-bar et prit un nouveau pot de crème glacée tout neuf qu’il posa sur la table pour son patron avant de jeter l’autre qui était vide.

Batman et Rakel entrèrent dans la pièce. Jefferson s’excita :

« Vire moi ces minables ! Personne n’a le droit d’entrer ici et surtout pas un taré déguisé pour Halloween ! »

Son garde du corps s’approcha de Batman en s’esclaffant et en remontant ses manches pour lui coller une raclée. Le chevalier noir l’agrippa par la tête avec la rapidité d’un serpent, il passa derrière lui avant qu’il n’ait pu comprendre et le frappa dans le creux des reins. Il le lança d’un coup de pied contre le bureau de l’obèse et lui écrasa le nez du plat de la main. Le garde du corps s’écroula inconscient. Le gérant referma la mallette en tremblant. Difficile de dire s’il avait plus peur que Batman lui pique son fric ou qu’il le massacre. La chauve-souris lança un espèce de batarang massif qui s’encastra dans le plafond puis le relia à son lance grappin avant de tirer dans les pieds de l’obèse qu’on distinguait sous le bureau. Le grappin se rembobina à toute vitesse. Gros lard fut trainé avec violence en hurlant, il effectua un petit vol plané, son bureau se renversa avec sa crème glacée. Il se retrouva suspendu au-dessus du sol la tête en bas. Batman s’approcha après avoir pris un téléphone et le lui tendit :

« Maintenant tu vas appeler Maxie et lui dire de venir immédiatement ici, dis-lui que Rakel Peleonor est là… »

Gros lard s’exécuta la peur au ventre. Batman se tourna vers Rakel :

« Désolé de vous forcer la main mais vous m’aviez proposé si gentiment de faire une diversion pour moi. »

Jefferson appela Maxie. Puis on entendit un grand boum, il venait de tomber au sol, complétement assommé par la chute. Le grappin n’avait pas tenus, il n’avait pas supporté son poids.

En bas la soirée continuait mais elle fut interrompu lorsque les vitres du bureau de la direction explosèrent, Batman plongea dans le vide et atterrit comme une bête sauvage sur la piste de danse. Il jeta un batarang sur la sono derrière le DJ ce qui coupa totalement le son. Les gens s’écartèrent craintif de Batman. Un videur terriblement costaud fonça sur lui. Le chevalier noir l’intercepta dans sa course et le souleva en se servant de la vitesse à laquelle il fonçait. Il le fit passer par-dessus sa tête en mettant à l’œuvre ses bras robustes et le videur fit un vol plané avant de s’écraser contre un mur. Batman fixa les drogués et les maquereaux avec un regard hostile.

« La fête est finis, vous êtes la déchéance de cette ville. C’est à cause de gens comme vous que le crime existe et que la mafia s’enrichie. A partir de cette nuit, vous pouvez avoir peur. »

Ils prirent tous la fuite en hurlant. Il ne restait plus que Batman et Rakel désormais dans le Night-Club Olympus. Les projecteurs continuaient de balayer la piste de danse déserte. Batman s’approcha de Rakel qui était maintenant à ses côtés et lui tendit un batarang.

« Maxie va arriver pour vous. Je vais l’attirer à moi, pour l’amener sur la piste de danse, juste sous les douches à incendies, je ne tiendrais pas 30 secondes contre ses pouvoirs, enclenchez l’eau lorsqu’il sera dessous. On va lui renvoyer l’électricité dans sa figure. »

Il serra affectueusement de ses deux mains gantées de noir la main de Rakel qui tenait son batarang et lâcha :

« Remarquez ça pourrait être pire pour vous, vous pourriez vous taper cet incapable de Wayne à ma place pour tenter de survivre à cette situation qui va exploser dans les minutes à venir. Quand je pense qu’il n’a jamais cherché à vous inviter au restaurant pour profiter de votre regard. Un incapable qui est complétement passé à côté de ce qu’il avait sous les yeux. Non inutile de me poser la question, j’en sais beaucoup sur lui comme sur tous les riches de Gotham, je les surveille de près, ils sont dangereux, on en a la preuve avec Maxie.»

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mer 21 Mar - 22:44

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


Je n'étais pas du genre à écrire un texte basé uniquement sur l'émotion du moment, je prenais toujours pas mal de temps avant d'écrire un article, bien souvent, j'y passais la nuit si il s'agissait d'un texte urgent. Je ne tenais pas à nuire au Batman, ce n'était pas mon objectif, et je prendrais le plus grand soin à ma rédaction. Mais pour le moment, le temps n'était pas à ça, en particulier parce que je n'arrivais pas à me concentrer réellement. J'étais troublée, mais il n'était pas question que je me l'avoue ou plutôt je minimisais les chose, tout le monde serait dans le même état que moi, dans cette situation, n'est ce pas? Non soyons réaliste, il n'y avait que moi pour accepter de suivre un homme chauve-souris dans les tréfonds de la ville, et pire encore accepter de servir d’appât pour un psychopathe. J'étais totalement inconsciente c'était sans doute la réponse la plus correcte, mais j'aimais les risques, loin du cocon dorée où j'avais vécu toutes ces années, surprotégée.

A présent il fallait se concentrer sur notre mission, arrêter Maxie. Quitter la batmobile n'était pas des plus rassurants, je m'y sentais bien, protégée. Mais se fut sans hésiter que je suivis Batman. De toute façon, si je voulais que cette soirée se termine enfin, il fallait que nous arrêtions cet homme. A l'approche du night-club, la musique commençait à raisonner, il était clair que l'établissement ne respectait pas les règles sur le respect du voisinage et le tapage nocturne, mais ce n'était sans doute pas ce genre de détail qui pouvait ennuyer l'un des hommes les plus riches de Gotham. Étrangement, si je ne passais pas inaperçue dans les rues sombres de Gotham, dans une boite de nuit pareille, je serais à ma place, j'étais même persuadée que ma tenue ne serait qu'un détail, personne n'y ferait attention ici.

Mes chevilles commençaient à être douloureuse, ce n'était pas simple de passer une soirée à crapahuter en haut talons dans les rues de Gotham n'était pas la meilleure des choses. Je passais outre tout ceci, mais au moment de devoir grimper aux échafaudages, je pris le temps de les retirer, et se fut avec plus de facilité que je grimpais. Tout ceci me rappelait mon enfance, lorsqu'avec Igor nous nous amusions à grimper dans les arbres, il m'arrivait même d'y rester coincer pendant des heures. L'ambiance de cette soirée était lourde, il fallait l'avouer, sexe, drogue, mais pour autant je ne pouvais pas me mentir, j'avais déjà assister à des soirées pareilles, et si je ne me droguais pas, je terminais parfois avec une grande quantité d'alcool dans le sang. La jeunesse dorée n'était pas moins pourrit que les moins chanceux, je connaissais beaucoup de mes riches amis qui ne pouvaient s'empêcher de sniffer leur dose quotidienne de cocaïne. La déchéance de Gotham touchait tout le monde. Silencieuse, j'observais la scène, me demandant comment nous pourrions faire en sorte d'attirer Maxie ici, visiblement, il n'était pas ici.

Accroupie, chaussures à la main, je continuais à observer la scène, à cet instant, j'avais l'impression que plus rien de positif n'existait à Gotham, mais je ne me laissais pas aller à de telle pensée. Je savais ce qu'il y avait à sauver à Gotham, il y avait des choses bonnes, des personnes qui se battaient chaque jour pour aider les plus démunis, des policiers qui risquaient leur vie en refusant des pots de vin, des gens simples qui tentaient de survivre dans ce monde de fou. Mon chevalier se mit à me fixer, je me demandais ce qu'il pouvait se passer dans sa tête, mais cette réponse n'appartenait qu'à lui.

"Il y a du bon et du mauvais en chacun de nous. Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... Gotham peut être sauver, vous n'êtes pas le seul à vous battre pour elle, continuons ce que d'autres on commencé. Et puis abandonner c'est laisser ces personnes gagner, je m'y refuse... Pur esprit de contradiction."

J'eus un petit sourire et plissais le nez amusé, ce n'était pas réellement le moment d'agir ainsi, mais je ne voulais pas laisser la pesanteur de la situation prendre le pas sur moi, je faisais en sorte de rester détendue, de ne pas laisser la peur m'envahir. Je remis mes chaussures avant de suivre Batman vers le bureau du gérant du night club. Je n'étais pas une habitué de cet endroit, bien trop mal famé comme quartier pour une demoiselle de bonne famille comme moi, mais tout ceci sentait le fric à plein nez. Se fut d'ailleurs sans le moindre étonnement que je découvris le gros porc le nez dans une liasse de billet. Le Batman envoyait valser le garde du corps sensé nous mettre dehors, je le laissais gérer la situation, observant la salle de danse à travers la baie vitrée comme si de rien n'était difficile de croire qu'une telle scène se déroulait juste derrière moi. Je semblais totalement hypnotisé du moins jusqu'à ce que j'entends mon nom dans la conversation, surprise je me retournais, observant le Batman. Je me contentais d'hausser les épaules, pas franchement effrayée, après tout j'avais donné mon accord.

La seconde qui suivit le Batman fit exploser la baie vitrée et se jetait dans le vide pour finir au milieu de fêtard. Plus prudente, je le laissais faire son show, l'observant tout en descendant les escaliers qui menaient à la piste de danse. J'avais repris mon arme en main, juste pour sécurité, mais tous les regards étaient tournés vers Batman qui venait de troubler leur fiesta. Je l'observais silencieusement, comprenant pourquoi il était le symbole de la rebelion de Gotham contre le crime. Il avait l'air du spectacle. La salle se vidait à toute vitesse, les gens commençaient à parler petit à petit du Batman et personne ne voulait avoir à faire à lui.
Je l'écoutais me dire son plan, mais je n'étais pas d'accord, l'appat c'était moi. Mon regard figé dans le sien, je l'écoutais parler avec un petit sourire, me rappelant ce que certains témoins avaient pu me dire sur sa voix terrifiante, que je ne trouvais pas si impressionnante que ça. Je fronçais légèrement le front en l'entendant repartir sur Wayne, je me demandais ce que ce gosse de riche avait pu lui faire pour qu'il le déteste ainsi.

"Dois-je vous rappeler que je fais partis des riches de Gotham?"

J'eus un petit sourire provocateur avant de continuer sans lui laisser le temps de protester.

"Mais vous avez raison, nous sommes dangereux, et c'est moi l'appas jusqu'à preuve du contraire, laisser donc Maxie venir jusqu'à moi, je n'ai pas peur de l'affronter, et vous vous fondrez plus facilement que moi dans le décor pour le surprendre. Hors de question que je ne sois que simple observateur. De toute façon, vous êtes sans doute plus agile que moi avec ce genre d'engin."

Je ne lui laissais pas le choix, je n'étais pas une vulgaire demoiselle en détresse. Et puis je n'étais pas sûr de savoir utiliser cet engin que j'observais en silence que Batman venait de me confier, puis approchait mes lèvres près des oreilles du Batman pour simplement chuchoter :

"Et même si il m'aurait invité, qui vous dis que j'aurais accepté."

Un dernier petit sourire et je m'approchais d'une barre de pole dance, jetant un coup d'oeil à Batman pour lui dire de se planquer. Pendant quelques secondes, je fis mon possible pour essayer d'oublier la situation, me concentrant sur une musique qui me plaisait, pestant de ne pas avoir mon Iphone pour mettre une musique avant de commencer à danser. Maxie ne mit pas réellement de temps à arriver, fiché de deux gardes du corps. Il pu me découvrir en train de m'amuser avec la barre. Je l'accueillis avec un regard aguicheur, et provocateur. Il semblait quelque peu surpris de voir sa boite totalement vide, avec pour seule présence, la mienne. J'abandonnais mon terrain de jeux pour m'avancer vers lui ne laissant pas apparaitre la moindre trace de peur, et pourtant je savais à quel point il était dangereux. Mine boudeuse sur le visage, je m'arrêtais au milieu de la pièce.

"Oh Maxou tu en as mis du temps. Je suis quelque peu déçue, je pensais que tu savais que pour retenir une tigresse il fallait bien plus que quelques gardes du corps."

La provocation fit mouche, Maximilian fit plusieurs pas en avant, s'approchant d'un pas énervé vers moi, je n'osais même pas imaginer les pensées qui pouvait traverser l'esprit de ce pervers. Un sourire sadique s'affichait sur son visage alors qu'il se coiffait de sa couronne de laurier.

"Après une bonne correction tu seras aussi douce qu'un chaton et tu viendras réclamer mes caresses."

Les éclairs commencèrent à se former au dessus de sa tête, et je compris que je m'étais mise dans de sale draps au final, mais c'était existant, j'avais réussis à attirer l'attention de Zeus qui en avait oublier le principal, le fait que je n'étais probablement pas seule ici. Le batarang toujours dans la main, j'eus un moment de doute, je n'étais pas réellement sûre de réussir à viser correctement, ce n'était pas comme utiliser une arme à feu. J'aurais tout de même du penser à ce détail. Qu'importe, il était temps d'agir. Je lançais l'engin mais celui ci vint se planter dans un protecteur qui finit sa course entre moi et Maxie, mais faisant sursauter et à cet instant perdre la confiance que j'avais en moi quelques secondes auparavant.

"Alors ma chatte, on panique? Je vais t'apprendre ce que c'est la maitrise de sois."

Ma lèvre inférieur se mit à trembler de façon incontrôlable. Je remarquais que Maxie se trouvait juste en dessous d'un sprinkler, il ne faudrait pas grand chose pour déclencher une véritable douche au dessus de cet homme, et donc le court-circuiter. Peut être devrais je sortir mon arme, mais j'avais bien peur que Maxie serait plus rapide que moi, j'aurais finalement peut être du laisser Batman agir, il savait ce qu'il faisait LUI, je ne faisais qu'improviser et jouer les fières dans une situation qui m'échappait.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mar 27 Mar - 8:16

Batman se révulsa en entendant Peleonor préférer faire l’appât à sa place, il eut aussitôt envie de refuser en bloc mais le regard et la voix de la jeune femme étaient tellement résolus qu’il ne parvint pas à lâcher un mot et se contenta de serrer la mâchoire avec sa façon inimitable de justicier au visage sévère. Il laissa faire Rakel qui s’approcha d’une barre pour danser et il se dissimula dans l’obscurité, devenant une ombre parmi les ombres. Pendant un instant il oublia le danger de cette nuit mouvementée et comprit qu’il avait de la chance d’avoir cette boîte de nuit vide et la délicieuse femme à contempler qui dansait pour lui seul.

Il songea à l’opinion que Wayne avait toujours eut sur elle et pensa qu’on ne connaissait jamais les gens, qu’on les découvrait seulement dans l’adversité comme c’était le cas cette nuit. Il regretta le dédain avec lequel il l’avait toujours considéré jusqu’ici et maudit Bruce Wayne, le masque fade dont il se servait en société.

Zeus et sa suite entrèrent dans l’Olympus. Batman serra nerveusement les poings et se mit à haleter inquiet en voyant le monstre d’électricité face à Rakel.


Maxie agrippa Rakel par le cou et la souleva du sol en l’étranglant.

« Quand je me serais bien amusé avec toi, je démembrerais ton jolie corps et sache qu’ensuite ça sera le tour de ton père. »

Il la jeta violement par terre puis leva son poing qui fut entouré d’électricité.

« Tu vas déguster ma tigresse, même si ton visage est défiguré à vie, ça ne m’empêchera pas de savourer ta sublime anatomie plus tard. La torture et le viol ne sont que l’expression artistique des puissants comme moi, j’aime faire mal »

« Alors tu vas m’adorer ! »

Maxie retourna brusquement la tête et se prit un crochet du droit meurtrier qui lui explosa la mâchoire, brisa son arcade sourcilière en un jet de sang, lui fit cracher deux dents et écrasa l’une de ses pommettes en déformant les traits de son visage sur un côté. Il s’écroula dans un jaillissement d’électricité et Batman se retourna pour faire face aux deux gardes du corps. Ils transpirèrent, leurs pommes d’Adams fit des aller retours dans leurs gorges, ils tremblèrent des mains et des genoux. Ils prirent la fuite à toute jambe.

Maxie se releva avec un regard de possédé et devint tout électrique de la tête aux pieds. Batman marcha droit sur lui, Maxie l’accueillit par une série de direct qu’il esquiva en se baissant. Maxie balança un crochet large du gauche au corps, Batman recula précipitamment en arrière. Le crochet lui racla son ventre et arracha une partie du plastron de son armure, dévoilant l’abdomen de Bruce. Le morceau de son armure retomba tout fumant par terre. Zeus grâce à l’électricité disposait bien d’une puissance démentielle. Dans la foulée, Batman plaça un uppercut qui arriva au but, net et clair, la tête de Maxie vola en arrière comme s’il avait eu la nuque brisée. Ses deux mains saisirent la tête de Bruce et déchargèrent de l’électricité. Batman hurla de douleur et tomba à genoux. Maxie s’approcha de Peleonor avec la démarche d’un fou qui se prenait pour un dieu surpuissant. Il pointa sa main sur elle près à faire jaillir ses éclairs. Batman lui sauta dessus par derrière en s’électrocutant à nouveau rien qu’à son contact. Les deux hommes titubèrent dans un jaillissement d’étincelle puis retombèrent sur la piste de danse. Batman leva ses yeux désespérés vers les pommeaux des douches à incendie et leva faiblement son bras en tenant un batarang. Maxie projeta un éclair sur lui en se marrant comme un furieux. Batman retomba hors de la piste de danse, son armure fumait de partout. Les revêtements de son bras droits étaient arrachés, sa cape était à moitié en cendre.

Il tomba dans l’inconscience.

Il courait sur le dos ou bien il roulait dans les airs, il ne savait pas très bien. Des jambes lui avaient poussé dans le dos et le propulsaient en dehors du night-club Olympus. Il ne savait pas comment c’était possible. Il avait l’impression que son corps blessé s’effondrait, que l’électricité de Maxie était encore là. Ses blessures l’élançaient. Un infirmier apparut au-dessus de sa tête avec une perfusion et resta planté à côté de lui.

Batman commença à comprendre.

Il se rappelait avoir rampé. Il se rappelait Maxie inconscient à terre, il se rappela les sirènes de police. Les lumières revinrent peu à peu. Il était sur un brancard dans la rue qu’on amenait jusqu’à une ambulance. Ses jambes étaient des roues. Il tourna la tête et vit un fourgon de police grillagé qui allait se rendre à l’asile d’Arkham. 5 flics en uniforme y trainaient Maxie de force. On lui avait mis une camisole de force, il avait des cicatrices de brûlures électriques qui suintaient de son visage. Il hurlait comme un dément.

Batman commença à s’agripper au brancard de ses mains et à cligner des yeux. Il se mit à se débattre. Ses bras ne pesaient rien, il était affaibli. Ses mains et ses pieds étaient menottés aux barreaux sur les côtés du brancard, il ne pouvait pas fuir. On l’emmenait à l’hôpital général de Gotham mais il était quand même prisonnier. Ses jambes cessèrent de rouler il était arrivé dans l’ambulance. Un médecin entra et observa son costume abimé par les coups.

« Comment on fait pour lui retirer ça et lui mettre la perfusion ? »

Batman remua brusquement et effraya son entourage médical, il essayait de tendre désespérément ses mains menottés vers l’extérieur de l’ambulance avant que la porte ne se referme. Il avait tout à coup une envie folle de voir Rakel lui prendre ses mains et lui transmettre un peu de vie en les serrant. Il hallucina et vit les rives d’un fleuve entourant Peleonor.

« Vite ! La seringue ! Injectez lui un calmant ! »

Les parois de l’ambulance semblèrent se rétrécirent autours de Batman entravé, les lumières du plafond l’aveuglèrent. Le médecin n’y tenant plus ordonna :

« Retirez-lui son masque ! On va enfin savoir qui c’est. »

Batman hurla le prénom de Rakel à gorge déployé. Les infirmiers sursautèrent comme jamais ils ne l’avaient jamais fait auparavant pendant que la voix du justicier résonnait dans la rue.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mar 27 Mar - 19:21

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Je me sentais pousser des ailes à cause de cette soirée, la poussée d'adrénaline me poussait à prendre des risques inconscients que je n'aurais jamais pris auparavant. Jouer les appâts, quelle drôle d'idée, mais ce n'était rien à côté de ce qu'il se passait à côté, provoquer un monstre, jouer ouvertement les provocations avec un tueur, peut être était ce cette rencontre tant attendu avec le Batman qui me tournait la tête ou simplement l'envie de ne pas passer pour une demoiselle en détresse aux yeux de cet homme. Nous sommes jugés par nos actes, nos bravoures et nos faiblesses pas par la noblesse de notre âme, c'était quelque chose que j'avais appris dans ce monde de requins qu'est la haute société de Gotham. Ce fut avec difficulté que je déglutis alors que je sentais la poigne de fer de Maximilian se serrer autour de ma gorge. Ma respiration était de plus en plus difficile, j'avais réellement foiré mon coup, mais je ne me laissais pas impressionner, ne laissant pas la peur transparaitre sur mon visage. Et pourtant je la sentais couler dans mes veines, elle me paralysait presque, chose qui ne se remarquerait pas étant donné que j'étais dans l'impossibilité de bouger, les pieds à quelques centimètres du sol, mais agrippé aux bras de Maxie, rentrant mes ongles dans sa chair dans l'espoir de le faire lâcher prise.

Face à ses menaces, et dans un élan de provocation, je lui crachais à la figure, sans doute pour lui démontrer une fois encore que je ne le craignais pas. C'est alors que je fus projeté avec force au sol et que son poing fut entouré d'électricité, sans doute par pure réflexe de survie, je me mis à chercher l'arme à feu que j'avais laissé tombé quelques secondes auparavant. La douleur était intense, j'avais d'être passé dans une machine à laver, mais je passais outre, difficile pour la petite princesse que j'étais. Avant même que je trouve la crosse de l'engin, le Batman vola à mon secours attaquant violemment Maxie. Je finis par trouver l'objet de toute mon attention, le serrant avec force, je me mis dans l'idée de tirer sur Maxie, mais son combat au corps à corps avec le Batman. Hésitation, ce qui ne devait jamais prendre possession de vous, hésitez c'était rater à coup sûr dans n'importe quel domaine. Le cri de douleur de mon chevalier noir me paralysait encore un peu plus, je me sentais impuissante, je ne savais que faire. Dressée sur mes pieds, arme au poing, je vis Maxie s'approcher de moi. Je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire carnassier, refusant une nouvelle fois d'afficher la peur qui me tenaillait le ventre. Avant que je puisse viser correctement et donc mortellement ma cible, prenant le risque de souffrir une décharge électrique,Batman lui bondit dessus, volant une nouvelle fois à mon secours. J'assistais impuissante à ce spectacle, et lorsque le Batman fut projeté avec force loin de Maxie, je n'hésitais pas et tirais une balle salvatrice dans la canalisation qui explosa et offrit une véritable douche à Maxie qui hurla de douleur. Il était neutralisé, du moins pour le moment. Je m'approchais de lui doucement pour le découvrir inconscient. Arme à la main, il me fallut plusieurs longues secondes pour le quitter du regard, et surtout abandonner l'idée de lui tirer une balle dans la tête. Ce n'était pas là l'idée de justice, Gotham ne s'en sortirait jamais ainsi. La violence attire la violence.

Je me précipitais vers Batman, vérifiant du mieux que je pouvais ses fonctions vitales, mais avant que je ne puisse prendre la moindre décision, des sirènes se mirent à raisonner dans la rue. Ceux là, jamais là où il faut mais toujours là où on ne souhaiterait pas les voir, je ne pu m'empêcher de garder une certaine rancœur après ce qu'il s'était passé cette nuit là avec Alexander Knox. La petite princesse était très rancunière, en effet. Je savais surtout que la police n'appréciait que très peu le Batman, malgré ses actions positives. Très vite des hommes armées pénétrèrent dans la boite de nuit, et ils purent assister à un bien étrange spectacle. Toujours dans la robe bustier qui avait drôlement souffert, arme à la main, je me trouvais devant le Batman, bien décider à les empêcher de l'arrêter. La plus part des hommes restèrent bouche bée, même à Gotham nous n'avions pas l'habitude de ce genre de chose. Je reconnus le visage de l'un d'entre eux, l'homme qui m'avait raccompagné à la porte du commissariat il y avait peu, du moins l'un d'entre eux. Ils me demandèrent de jeter mon arme au sol, me promettant que j'étais en sécurité à présent, que je ne risquais plus rien, ils s'avançaient beaucoup si vous vouliez mon avis, personne n'était en sécurité à Gotham. Ils m'annoncèrent aussi qu'ils allaient arrêter ces deux criminels ce qui leur valut la chance d'entendre enfin ma voix dans un non sonore suivit d'une explication, que le Batman m'avait sauvé la vie, et que je me plaindrais à mon père qui ils se permettraient d'arrêter le Batman sans écouter mon témoignage, les menaces fusaient, et avec ma gueule d'ange, j'avais de la chance, ils mettaient tout ceci sous le coup du choc. On m'offrit un téléphone pour appeler mon père, mais ça ne me paraissait pas pour autant être une porte de sortir, je l'acceptais cependant. Je ne savais pas comment j'allais m'en tirer cette fois. Étrangement ce fut Maxie qui m'offrit une porte de sortie, à présent réveillé, il donnait du fil à retordre aux hommes chargé de le surveillé et de le mener au fourgon qui le conduirait jusqu'à Arkam, ce fut ainsi que je faussais compagnie à mes infirmiers, rejoignant les vestiaires de la boite de nuit, tout ceci après avoir ramassé l'arme qui n'avait intéressé personne, sans doute parce qu'aucun des policiers me considérait comme un danger potentiel. Pauvres fous.

Je me demandais pendant quelques secondes ce que je m'imaginais faire, mais qu'importe, il me fallait agir. Attrapant un trench noir de grande marque, je l'enfilais pour mieux me faufiler hors de ce périmètre surveillé par les policiers. Je trouvais mon bonheur dans ses poches, un foulard de soie noir qui me permit de dissimuler mon visage. Passant par le passage emprunter avec Batman quelques minutes auparavant pour entrer ce fut sans grande difficulté que je réussis à sortir du bâtiment, pieds nues et dissimulée dans mon trench. Rapidement je me mis à la recherche de la Batmobile, mais même une fois trouvée, je mis un temps fou à réussir à ouvrir cet engin qui ressemblait fort à un tank vu de près. Pestant à côté d'elle et tentant toutes les solutions possibles pour ouvrir cette chose, je finis par arriver à mes fins, mais j'étais incapable de dire comment. Je me glissais à l'intérieur de l'engin, et du me faire violence pour comprendre comment il fonctionnait. Mais je n'avais pas le choix, Batman avait besoin de mon aide, et seule je ne pourrais pas agir. Se fut avec douceur que je pris l'engin en main, me déplaçant tel un fauve en direction de l'ambulance, une fois devant, une voix se fit entendre, celle de mon sauveur qui criait mon nom. Serrant les dents, je choisis au hasard un bouton, ce qui eut pour conséquence de déclencher un tir de ma batmobile qui arracha le moteur de l'ambulance avec autant de facilité que si elle avait été en carton. J'eus beaucoup de chance, la plus part des flics avaient mis les voiles avec Maxie, et ceux qui restaient étaient juste pétrifié devant l'engin qui venait de déchirer l'ambulance. Je plaçais l'engin de façon à empêcher toute fuite des infirmiers par l'arrière, mais c'était surtout dans le but de pouvoir faire montrer rapidement le Batman dans le véhicule.Arme à la main, foulard sur le visage, je sortis du blindé, menaçant ouvertement les infirmiers, je ne me reconnaissais plus.

"Détacher le tout de suite."

Voyant que les hommes ne semblèrent pas vouloir obtempérer, à moins qu'ils étaient encore sous le choc du cri de l'homme, je tirais une balle dans la carlingue, non loin de l'épaule d'un des infirmiers qui ne perdit pas un instant pour s'exécuter. Je lui indiquais de reculer, aidant le Batman à se relever, chose pas réellement simple avec ma carrure et ma force quelque peu négligeable. Surveillant les infirmiers qui n'avaient visiblement pas envie de jouer les héros, je finis par jeter un coup d'oeil à l'extérieur où les deux représentants de la loi étaient en train de demander des renforts. Il ne fallait pas trainer. Une fois le Batman installé à l'intérieur, mais pas réellement forme, je me mis au volant. Il allait me falloir des cours pour maitriser l'engin, essayant de me tirer de cette situation, je projetais la voiture de police plusieurs mètres plus loin, m'excusant par réflexe, ce qui était stupide en soit. Retirant le foulard je lançais l'engin à toute vitesse sur la route d'asphalte.

"J'espère que vous avez une planque tous les flics de la ville vont chercher cet engin, et on ne peut pas dire qu'il se fond dans la masse."

Abandonnant mon sérieux quelques instants, je tournais le regard vers Batman.

"Est ce que ça va?"

Erreur fatale, je venais d’arracher une boite au lettre qui s'écrasa contre le mur d'un immeuble avant de me re concentrer sur la route. Les sirènes commençaient à raisonner dans les rues. La poursuite allait commencer, et nous étions la proie.
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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Sam 7 Avr - 17:16

L’ambulance fut secouée comme si elle était prise dans un tremblement de terre. Les infirmiers se cognèrent contre les parois du véhicule. Batman lui se calma, il avait reconnu le bruit à l’origine de cette situation : la Batmobile. Pendant un instant, il se demanda s’il n’hallucinait pas. Comment son engin qui était presque une partie de lui-même au vue de l’affection qu’il lui portait avait-il pu venir jusqu’ici pour l’aider ? Certes il avait doté son véhicule de certains atouts télécommandés à distance comme le moment où il était venu jusque dans la propriété de Zeus pour le chercher avec Peleonor. Mais là c’était surprenant, il n’avait pas appelé son véhicule. Pendant un instant, il délira de douleur et s’imagina que sa Batmobile était venus le secourir comme un animal fidèle envers son maître. Avait-elle une âme ?

La suite fut confuse, la douleur lui embrumait l’esprit. Il vit une femme dissimulé, il se laissa entrainer, ils voyaient ses gestes sans les comprendre, il entra dans la Batmobile et lorsque l’habitacle se referma au-dessus de sa tête, il sentit une grande émotion sécurisante. A l’intérieur de son engin, rien ne pouvait l’atteindre. Et en plus il y avait Rakel à ses côtés, ce qui ne gâtait rien.

"J'espère que vous avez une planque tous les flics de la ville vont chercher cet engin, et on ne peut pas dire qu'il se fond dans la masse."

« Toujours… »

Il tourna lentement sa tête vers elle, son regard voilé par la faiblesse, il était encore à moitié dans les vapes.

« Une chauve-souris a toujours une tanière. »

"Est ce que ça va?"

« Seulement si vous me faîtes ce sourire dont vous seul avez le secret. »

Les sirènes de police retentirent, il se hérissa en comprenant qu’il n’était pas sorti d’affaire. Il pensa à ses 3 repères secrets. Le premier était la Batcave sous son manoir, la grotte des terreurs de son enfance. Impossible d’y emmener la jeune femme, elle allait deviner qui il était réellement. La deuxième Batcave qu’il avait faite construire en secret lorsque Wayne enterprise avait rénové le système carcéral de Gotham, se trouvait dans le seul endroit où personne n’irait jamais soupçonner qu’il se cache… sous l’Asile d’Arkham ! Le problème c’est qu’on ne pouvait y accéder qu’en Batboat ou Batplane. Restais la dernière option, sa dernière cachette. Celle sous les docks de la ville en cas d’urgence.

« Prenez la direction du port et passez le pont qui mène au chantier naval. »

Le pont levant, capable de laisser passer les bateaux et les cargos dans le canal en dessous était justement en train de se relever pour ouvrir le passage à un porte container. Les barrières venaient de se baisser et les sirènes annonçaient qu’il fallait stopper la circulation. Batman se mordit les lèvres. Non elle ne pourrait pas le faire pour semer les flics. Puis il repensa à ce qui s’était passé plus tôt dans la soirée. Les images défilèrent dans sa tête. Rakel prenant la fuite à ses côtés à la réception de Jesse Willard, Rakel toisant froidement Maxie alors qu’ils étaient à sa merci dans la voiture, Rakel dans ses bras sous les tirs dans la villa, Rakel dansant autours du poteau dans le night-club vidé par la peur, se moquant du danger qui allait arriver. Il lui avait sauvé la mise en l’arrachant à Maxie, elle lui avait ensuite rendue la pareille en l’arrachant au même. Il l’observa alors qu’elle conduisait la Batmobile. Et avant même qu’elle n’hésite et stoppe l’engin qui ne pouvait faire demi-tour à cause des voitures de police, Batman lui dit :

« Faîtes-le, vous pouvez le faire et vous le savez. Accélérez, oubliez tout, il y a juste nous deux. »

La Batmobile brisa la barrière empêchant les voitures de s’engager sur le pont. Elle remonta le pont alors même qu’il se redressait pour laisser passer le navire en dessous. Les flics stoppèrent leurs voitures et sortirent pour contempler la scène. La Batmobile fonça au sommet et vola au-dessus du vide pendant un bref instant qui leur paru une éternité. Elle retomba sur l’autre tronçon du pont et les forces de l’ordre dépité ne tentèrent même pas d’appeler les autres policiers de l’autre côté du canal par la radio pour qu’ils prennent en chasse le bolide noir. Pendant les secondes où la Batmobile avait volé au-dessus du vide, Batman n’avait pas cessé de fixer Rakel.

La Batmobile s’engagea dans les docks. Elle défonça un grillage.

« C’est ici, tout près, rendez-vous dans le 3éme entrepôt dans la zone de stockage de Wayne Enterprise. »

Le véhicule stoppa. Batman rompit le silence et tenta de noyer le poisson avec une voix gênée :

« J’ai cru comprendre que vous étiez… intime avec Bruce Wayne. Faîtes-moi une faveur, n’allez jamais lui révéler que je me cache dans un endroit qu’il lui appartient, il le révèlerait aussitôt aux autorités. Il est indigne de confiance, vous avez vu la façon dont il vous a abandonné. »

La Batmobile s’enfonça dans le sol grâce à un passage secret dans un container. Le moteur se tût et l’habitacle s’ouvrit. Ils étaient dans le noir total.

« Vous allez être la première personne de Gotham à voir ceci. Ne me le faîte pas regretter. »

Il appuya sur l’un des boutons du tableau de bord de son véhicule. Les lumières apparurent dans toute la salle, le plafond était lumineux, les murs en béton, la pièce vide, épurée et aseptisée.



Il sortit en titubant de son engin et se traina jusqu’au fond de la salle, il entra dans une pièceà la même apparence mais faiblement éclairé et avec un plancher en bois. Batman s’écroula sur le lit. C’était un lit bas japonais en bois, avec un simple futon comme matelas, un lit spartiate que Bruce Wayne avait rapporté du Japon lors de ses voyages de jeunesses en Asie. A côté il y avait différentes vitrines avec des armures de samouraï de l’époque Yamato qu’il avait également rapporté de ses voyages, mais aussi des armures chinoises de la dynastie Qing et des tenues de guerre perses de la dynastie Sassanides.
C’est étendue comme une loque et en tremblant des mains que Batman retira le plastron de son armure puis ses avant-bras d’acier et ses épaulettes. Ses pectoraux étaient couverts de bleues, ses épaule écorché au niveau de la clavicule à cause de la balle qu’il avait reçu en protégeant Rakel. Ses flancs et son bas-ventre étaient noircis par les brûlures d’électricité infligés par Maxie.

Il retomba exténué et d’une main faible il pointa une étagère à l’intention de Rakel.

« Là, il y a de la méthédrine, une seringue, de la déxédrine, des bandages et je ne sais quel pommade pour les brûlures et… »

Il entendit l’air produire le propre bruit de sa respiration, il sentit le sol tournoyer sous son lit. Son pouls battait fort et changeait ses bras, il crut qu’il avait des ailes de chauve-souris, ses yeux larmoyèrent, il ne comprit pas qu’il s’était évanoui.

Il rouvrit les yeux et observa les bandages sur son torse. Paniqué il se toucha le visage. Non elle n’avait pas retiré son masque pour savoir. Soulagé il se leva et se traina dans une autre pièce de son repère.


Il avança péniblement jusqu’à l’ordinateur et commença à pianoter. Des images s’affichèrent, Peleonor à une réception, Peleonor aux côtés de son père, photos d’identité de Peleonor, etc… Il ouvrit des dossiers dérobés au FBI et à la police de Gotham, il voulait tout savoir d’elle. Il sentit la démangeaison dans son cou, comme si on le fixait du regard, il se retourna et vit Rakel. Atrocement gêné il se rendit compte qu’elle l’avait vu en train de fouiller dans sa vie publique sous ses yeux pour accéder à sa vie privée. Batman se leva et regretta de ne pas avoir attendus qu’elle soit partie de son antre pour enquêter sur elle.

« Il y a des choses que vous devez vous demander à propos de toutes les photos qui sont dans cette pièce. »

Il désigna un portrait sous un cadre accroché au mur, c’était Harvey Dent.

« Je crois en lui. Naïf je sais, mais j’y crois. C’est peut-être le seul à pouvoir faire… ce que je fais. »

Il montra un autre portrait lui aussi sous cadre : Thomas et Martha Wayne. Encore plus gêné, il chercha désespérément une explication à la présence de cette photo ici.

« Ces gens, c’est juste que… comment dire… vous l’ignorez sans doute, mais ils sont morts et avant… enfin je veux dire après… mais en gros il y a eu un avant et un après leur assassinat. Après leur mort, les choses n’ont plus du tout été pareil pour Gotham, ni pour la police, les hommes en uniforme n’ont plus jamais été les mêmes. Les gens leur avaient reproché cette mort, c’était un symbole. Et j’en ai besoin pour me rappeler que… Gotham n’a pas toujours été comme ça. »

Il n’osa pas pointer le dernier portrait qui n’aurait pas manqué d’inquiéter Rakel. Sous une vitre, il y avait une photo de groupe, une dizaine de personnes ensemble réunit dans le salon d’un grand hôtel 10 ans plus tôt. Uniquement des riches, les héritiers des grandes fortunes. Il y avait Bruce Wayne au dernier rang à l’écart et Maxie Zeus étaient juste à côté de lui. Il souriait de façon débonnaire et posait une main amicale sur l’épaule de Bruce.

« Maxie n’a pas toujours été ainsi. Avec le temps il est devenu étrange et c’est seulement cette nuit que nous avons découvert ce qu’il était devenu réellement. Mais il était trop tard. »

Batman se révulsa et n’osa plus regarder le portrait. Lui et Maxie, tous deux s’étaient transformé en fous costumés pour assouvir quelque chose. Les deux hommes jeunes et souriants sur la photo, n’existaient plus.

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Sam 7 Avr - 21:52

Rakel & Bruce
« Le destin bat les cartes mais c’est nous qui les jouerons... »


Il ne fallait pas que je commence à réfléchir, c'était le début de la fin, je le compris rapidement, lorsque je me mis à penser que la police allait vouloir me parler, avoir ma version des faits, et qu'ils ne me trouveraient pas chez moi. Il me fallait contacter mon paternel, une fois cette chose fait, je n'aurais plus le moindre soucis à me faire, j'aurais à l'appel des personnes prêtes à témoigner que j'étais chez mes parents quelques minutes après avoir quitté la boite de nuit, l'avantage d'avoir beaucoup d'argents, mais aussi d'avoir une famille assez particulière. Je connaissais la plus part des employés de mes parents depuis toujours, j'étais un peu leur fille, la nièce, la petite soeur de chacun d'entre eux, aussi ils feraient tout pour me protéger. Sans parler qu'à l'instant même où les policiers voudraient m'adresser la parole, il se retrouverait face à l'avocat de la famille qui invoquerait le besoin de me remettre de mes émotions après cette soirée traumatisante. Bref, à l'instant où je passerais le luxueux portail de la maison de famille, je n'aurais plus rien à craindre, il y aurait du monde pour prendre soin de moi.

Seulement je fus vite rappeler à l'ordre par les sirènes des voitures de police qui nous collaient au train. Avant d'espérer être à l'abri à la maison, il fallait les semer, sinon je serais dans une mouise pas possible, j'avais mentis à la police, défoncée une ambulance, aider à évader un homme rechercher, à tord, dans cette ville. Mon regard fixait Batman, jusqu'à ce qu'il m'annonce qu'il avait effectivement un repaire, chose rassurante, même si j'espérais qu'il arriverait à me dire où il se trouvait avant de tomber dans les vapes. Je fixais de nouveau mon regard sur la route, zigzagant avec assez d'agilité et de naturel entre les voitures et autres usagés de la circulation, arrivant à garder les policiers à une distance respectable. En tout cas malgré la situation, mon chevalier noir réussit à me faire sourire avec sa petite remarque, ce n'était peut être pas le moment, et pourtant je sentis mon coeur faire un bond dans ma poitrine. Sans hésitez je suivis ses directives, prenant la direction du port avec un changement de direction assez abrupt ce qui nous permit de semer une voiture de police qui s'engageait sur une grande avenue fréquentée, il fallait avouer que la Batmobile était une véritable merveille, elle se conduisait avec une facilité déconcertante. J'appuyais un peu plus sur l'accélérateur, espérant réussir à semer les voitures de patrouille, mais c'était difficile d'atteindre une vitesse suffisante étant donné que la circulation restait assez dense.

Il faut dire que le plus inquiétant étaient barrières qui venaient de se fermer sur notre route, indiquant que le pont était en train de se lever pour laisser passer un navire. Je serrais la mâchoire, hésitant sur la marche à suivre à cet instant, continuer était presque impossible, je ne connaissais pas réellement la puissance de la voiture, et encore moins comment elle réagirait avec un saut pareil, l'idée de finir au fond de l'eau ne me réjouissait pas réellement. Alors que j'étais en train de ralentir l'auto, j'entendis la voix de Batman m'encourageant. Je posais mon regard dans le sien, et enfonçais de nouveau l'accélérateur, brisant avec une facilité déconcertante, voyant le vide arriver à grand pas. Observant dans le rétroviseur, je vis les policiers sortir de leur voiture, visiblement déconcerté, et prêt à voir la batmobile s'écraser dans l'eau sombre. Qu'importe, je fixais de nouveau mon regard sur la route, voyant l'engin gravir avec facilité le pont, ne perdant pas de vitesse, puis vint enfin le vide. Je retins ma respiration, ayant l'impression que ce saut dans le vide ne prendrait jamais fin, puis se fut le choc des roues sur le béton qui me tira un soupire de soulagement alors que j'enfonçais doucement le frein, le temps de regarder derrière moi, comme si je doutais d'avoir fait une chose aussi folle. Je me laissais aller contre le dossier, reposant mon regard sur la route, et murmurant un petit "j'y crois pas", comment j'avais pu faire tout ce que j'avais ce soir, ça ne me ressemblait pas, il me donnait réellement des ailes.

Je reconnaissais les docks, qui avaient toujours cet aspect assez effrayant à la nuit tombée, et toujours sur les indications de Batman, je me frayais un chemin à travers cette zone pourtant peu connue. Le véhicule s'immobilisait doucement, et ce fut en silence que j'observais la zone, jusqu'à ce que Batman reprenne la parole, visiblement mal à l'aise, encore une fois, je ne comprenais pas la haine que le justicier nourrissait
envers Bruce Wayne, je ne pouvais pas dire que je l'adorais particulièrement mais la seule raison qui pouvait pousser quelqu'un à agir de la sorte, c'était qu'il connaissait bien, sans doute mieux que moi la personne concerné. Je me mis à hausser les épaules, visiblement pas réellement concernée.

"Vous faites erreur, je ne suis pas intime avec Bruce Wayne, et si il m'a adressé la parole ce soir c'était simplement pour échapper à une miss bimbo qui veut se marier à un mec riche, il n'éprouve pas le moindre intérêt pour moi. Nous ne faisons pas partie du même monde, voilà tout."

La Batmobile s'enfonçait dans le sol, nous offrant enfin un abris ce qui n'était pas du luxe, après une telle soirée. Le noir était assez oppressant et je sursautais en entendant la voix grave de Batman raisonner dans l'habitacle de la voiture. J'étais assez touchée en soit d'être ma première a entrer dans la véritable intimité du Batman, moi qui avait tant attendu de le rencontrer. Une lumière assez vive éclaira l’entrepôt, me forçant à fermer les yeux jusqu'à ce que je m'habitue à cette lueur. Je fus assez déçue de ne trouver qu'une pièce vide aux murs de bétons. Le chevalier noir sortit en premier de l'engin, son pas était hésitant, il était clair qu'il n'allait pas bien, et je me voyais assez mal le conduire à l'hôpital. Toujours pieds nus, je sortis de la voiture, le suivant doucement, assez mal assurée, cet endroit aseptisé me mettait assez mal à l'aise. Le sol devint plus doux et moins froid, la lumière moins agressive, il s'agissait d'une sorte de chambre qui comportait une étrange décoration asiatique, autant le lit que les armures qui décoraient la pièce. Batman retirait son armure, m'offrant une vision des blessures qu'il avait subit pour me sauver. Je me sentis gênée de voir une telle chose, tout ceci c'était à cause de moi. C'était sans doute à cause de ce sentiment de culpabilité que j'attrapais le nécessaire pour venir en aide à Batman sans même préciser que je n'avais pas réellement de notion de médecine, j'étais à peine capable de me soigner lorsque je me coupais en faisant la cuisine.

Alors que je m'approchais du lit, je pus remarquer que mon héros s'était évanouie, et se fut avec toutes les précautions du monde que je me mis au devoir de le soigner du mieux que je pus. Heureusement aucune blessure n'était réellement grave, avec beaucoup de repos tout ira mieux. Une fois l'homme soignée, je restais un moment à l'observer, bien sûr, je mourrais d'envie de lui retirer son masque et satisfaire ma curiosité, mais j'avais trop de respect pour lui pour agir d'une façon aussi lâche. Non, je ne tirerais aucune satisfaction d'un tel geste. Puis je finis par rejoindre l'autre pièce pour laisser le Batman se reposer un peu, assise par terre, je me demandais quelle heure il pouvait être, et encore plus me demandant comment j'allais rentrer jusqu'à chez moi, j'étais bien trop loin pour rentrée à pied. Quoi qu'en soit il me suffirait d'appeler mon chauffeur. J'attrapais l'arme qui se trouvait toujours dans la Batmobile, et retirais le chargeur, et mettais la sécurité avant de la remettre dans l'engin. A vrai dire je ne savais pas trop quoi faire, et finalement je retournais dans la chambre pour voir comment allait mon sauveur et découvris un lit vide. Je partis donc à l'exploration dans cette base, me demandant ce que je pourrais bien trouver, je me sentais réellement mal à l'aise, et ce n'était rien par rapport à ce que je découvris dans la pièce suivante. Le Batman se trouvait devant un écran où diverses photos de moi défilaient sur l'écran. Perplexe, je ne savais pas quoi dire c'était sans doute pour ça que je restais à fixer le spectacle, sourcils légèrement froncés. C'était sans doute le moment de paniquer, j'étais avec une personne dont j'ignorais l'identité, qui était en train de mater des photos de moi sur son pc, je devais avouer que ça avait un côté assez flippant et pourtant je n'arrivais pas à avoir peur, étrangement j'avais confiance en cet homme, après tout il m'avait sauvé la vie, je lui devais bien ça.

Le regard toujours fixé sur lui, je fus assez surprise de sa remarque sur les photos de la pièce, il fallait avouer que je ne l'avais pas remarqué avant qu'il ne me signale leur présence. C'était sans doute une façon de faire une diversion sur ce qu'il faisait quelques secondes auparavant. Je l'écoutais parler, expliquer ses motivations ce en quoi il croyait. Bien sûr, je connaissais chacune des personnes présentent sur les photos, Dent était une figure politique très connue, j'avais déjà passé plusieurs soirées en sa compagnie à cause de mon père, Thomas Wayne, le père de Bruce était connu pour avoir été avec sa femme un bienfaiteur de Gotham, c'était après leur mort que tout c'était réellement dégradé. La dernière photo me tirait une grimace, je me demandais ce qui pouvait pousser le Batman à avoir ce genre de photo, la façon dont il parlait, tout me forçait à croire que Batman connaissait bien le milieu de la richesse de Batman, sans parler de cette façon qu'il ne cessait de parler. J'étais persuadée que le Batman était sur cette photo. Sans même m'en rendre compte je croisais mes bras, observant Batman. A cet instant je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire, je me sentais idiote, à quoi je jouais? Je fixais le Batman, avant de finir par prendre la parole.


"Il faut que je rentre chez moi, la police risque de venir rendre une petite visite à mon père, et puis il a du avoir vent de ce qui c'est passé à la soirée, je ne veux pas qu'il s'inquiète trop."

Même si ce qui suivit était sincère, je ne pouvais m'empêcher de le lancer en tant que pique au Batman alors que j'aurais pu m'en passer.

"Il faut aussi que j'appelle le manoir Wayne pour savoir si Bruce va bien, c'est la moindre des choses."

A cet instant, je me rendais compte à quel point j'avais l'air d'une pauvre petite chose fragile, pieds nues, avec une toute petite robe qui ne me réchauffait guère, d'ailleurs maintenant que la tension était retombée je me rendais compte que je tremblais. Je finis par laisser mes bras tomber le long de mon corps, n'osant pas réellement m'approcher de mon sauveur.

"Je tenais réellement à vous dire merci pour ce soir."

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MessageSujet: Re: Alter-Ego (Rakel Peleonor)   Mar 10 Avr - 20:00

Elle devait rentrer chez elle, Bruce songea à ce qu’elle venait de voir, elle serait peut-être un jour celle qui provoquerait sa perte. Elle seule était capable de mener la police à son repère.

Il s’approcha lentement, les mains crispées. Il fit un faible sourire et dit tout simplement :

« Excusez-moi pour ce que je vais faire, j’espère que vous ne m’en voudrez pas… »

Il leva sa main vers le visage de la jolie brune et actionna un spray avec un gaz somnifère. Peleonor retomba vers le sol, il l’attrapa avant qu’elle ne touche terre. Il la garda dans ses bras immobiles quelques instants à la regarder.

La propriété des Peleonor était vaste. La villa était construite sur plusieurs niveaux. En bois de séquoia et en pierre, avec grande terrasse et vue dégagée. Le parking couvrait un demi-hectare. Il faisait froid, des feuilles mortes apportés par le vent depuis Robinson Park jonchaient les terrasses. Batman sortit de l’ombre avec Rakel endormis dans ses bras et marcha sur les feuilles. Le vent faisait doucement voler sa cape. Il entra discrètement dans la maison et déposa la jeune femme sur le lit de sa chambre. Puis il s’assit en tailleur face à elle et la contempla en silence. Il l’imagina en train de jouer des hanches et de bondir sur lui. En train de l’embrasser 10 fois d’affilés, il avait le sentiment de gouter un fruit. Il l’imagina roulée en fœtus contre lui et assoupit. Il essaya de se la représenter en train d’attendre son retour au manoir Wayne pendant qu’il affrontait le crime dans Gotham. Pas moyen. Il essayait d’imaginer sa réaction le jour où les flics l’arrêteraient. Tôt ou tard quelqu’un tuerait Batman. Pas moyen. Il s’imagina un autre fou comme Maxie en train de l’enlever pour le faire tomber dans un piège. Pas moyen. Il fit un dernier effort pour l’imaginer attiré par Bruce Wayne. Pas moyen, impossible, elle ne pourrait pas l’aimer, elle n’avait qu’antipathie pour le milliardaire. Il vit des flics de la ville et des fédéraux en train de le poursuivre, il vit des mafieux et des gangsters en train de lui tirer dessus et Rakel au milieu qui se prendrait inévitablement une balle.

Il se leva comme s’il était à bout. Les blessures de son torse se réveillèrent. Il hésita à s’approcher du lit pour se pencher vers son visage et ne le fit pas. Il se dirigea vers la porte, regarda une dernière fois dans sa direction et dit :

« Y’en a qu’une et c’est toi. »

Il sortit sans refermer la porte. Sur la table de nuit il avait laissé un batarang.

Batman avança avec souplesse dans le couloir, il descendit au rez de chaussé et pénétra dans la cuisine pour ensuite sortir par une véranda. Elle avait une odeur de détergent parfumé au citron. La lumière jaillit dans la cuisine. Mr Peleonor se tenait près du réfrigérateur, il portait un peignoir et des pantoufles. Il fut consterné à la seule vue du chevalier noir. Il venait probablement ici après s’être éveillé pour prendre un verre d’eau et il tombait sur ça. Il vacilla et trembla des mains justes avant de se reprendre. Batman se dirigea vers la porte pendant qu’il fouillait dans un tiroir de la cuisine. Il sortit un couteau à viande et le balança vers le chevalier noir. La lame se planta dans le mur et Batman se mit à courir dans le jardin.

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