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 Mafia Land (Le Hibou)

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Alexander Knox

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Localisation : La salle de rédaction du Gotham Globe


MessageSujet: Mafia Land (Le Hibou)   Mar 27 Mar - 14:15

Le bureau du rédacteur en chef du Gotham Globe était rongé par la paperasserie. En plus de la gigantesque carte de Gotham qui prenait toute la place sur un mur et du grand tableau de lièges avec d’innombrables feuilles punaisées, il avait rajouté un panneau en érable sur lequel il avait posé en encadré les articles du journal qui s’étaient le mieux vendus : Batman par ci et Batman par là. Knox desserra sa cravate et se versa un café. Aucun bon tuyau pour le moment, aucun de ses indics n’avaient trouvé quelque chose de potables ces derniers jours. Juste une dernière nouvelle intéressante : le magazine Life offrait 1 million de dollars à celui qui parviendrait à prendre Batman en photo.

Le téléphone sonna, Knox décrocha et entendit la voix de oh-non-de-Dieu-c’est-pas-vrai Salvatore Maroni. Il avait reconnus sa voix après l’avoir entendus a de nombreuses reprises en couvrant des conférences de presse autours de tel ou tel procès.

« Le scribouillard qui écrit ces imbécilités sur la chauve-souris c’est bien toi? On s’était vu dans mon resto italien. »

« Gloups ! Oui en effet M’sieur Maroni et… »

« Amène-toi chez moi immédiatement ! Je cherche tous les bons fouineurs de poubelles de Gotham pour trouver quelqu’un et toi t’es un pro pour ce qui est de courir après les ambulances pour avoir un scoop à ce qu’il parait. »

Et il lui raccrocha au nez.

Quelques heures plus tard…

Sal Maroni dans toute sa splendeur : pas de poignées de mains et pas de présentations. Il habitait dans une vaste demeure de style italienne. Des voisins ritals à foisons. Un immense bureau décoré par les tableaux de Botticelli (volés probablement). Knox examina les murs. Maroni lui dit :

« J’ai rencontré une femme dans mon resto italien. J’ai couché avec elle et j’y ai pris gout. Elle m’a volé 10 000 dollars ! Je veux que vous la retrouviez et que vous me rapportiez mon fric. Les fouineurs comme vous ont plus de cervelle que mes gros bras. »

Knox eut soudain des yeux qui faisaient $$$ il voyait déjà la une qu’il allait sortir : une mystérieuse femme vole un parrain de la Mafia de Gotham City.

« Vous avez un signalement ? Une adresse ? Une photo d’elle ? »

« J’ai pas de photo, elle était photophobe. C’était une jolie femme. Elle était descendu dans le grand hôtel Lindscott alors j’ai cru qu’elle était réglo. J’ai foutus d’autres fouineurs ou détectives privés sur l’affaire. Elle m’a dit qu’elle s’appelait Janice Garland.»

« Elle parlait de quoi avec vous ? »

« On n’a pas parlé pauvre abruti, on a couché ensemble, on n’a pas perdus de temps à palabrer. »

Il fourra un billet dans une poche de la veste de Knox :

« Voilà, je te paye à déjeuner, retrouve là moi et je te dégotterais un tuyau bien boueux à propos de la municipalité pour que t’ais un bon scoop pour la une de ta feuille de chou mon petit. »

Une fois de retour au Gotham Globe, Knox commença ses recherches et passa des coups de fil : Non Maroni n’avait pas appelé les flics à propos de Janice Garland. Non la dénommée Garland n’avait pas d’antécédent judiciair. Knox baratina le réceptionniste du grand hôtel Lindscott. Il refusa de consulter ses registres. Knox s’y rendit en voiture et graissa la patte d’un groom service qui lui transmit l’info : Garland s’était tiré et avait loué un appart ailleurs, elle se baladait avec beaucoup de fric qui sortaient d’on ne sait où. Elle faisait des passes avec pleins de mafieux.

Knox se rendit dans la compagnie des téléphones de Gotham, il voulait consulter les appels de Garland depuis l’hôtel. Alexander entra dans la pièce du standardiste en chef : une salle de 3 mètres sur 4 qui vous rendait claustrophobe avec une grosse odeur d’insecticide.

« J’aurais besoin de jeter un coup d’œil aux appels qu’une femme a passé depuis le grand hôtel Lindscott. »

« Vous êtes flic ? »

« Non, journaliste. Laissez-moi y jeter un œil, je pourrais vous donner un coup de main, dans la presse, j’ai le bras long ! »

Le standardiste hurla de rire.

« Déguerpissez. »

A la nuit tombée…

Knox crocheta la serrure de la pièce, il s’était introduit par une porte de service. Il glissa un crochet dans la serrure et fit quelques secousses pour repousser la gorge principale. La sureté coulissa, la porte céda. Knox entra et éternua à cause des émanations d’insecticides. Il sortit une lampe torche et fouilla le classeur métallique du standard. Il fouina dans les tiroirs coulissant avec des dossiers indexés par ordre alphabétique. Knox coinça sa lampe entre ses dents et prit un dossier à deux mains. Il parcourut le relevé d’appel de la mystérieuse Janice : des boutiques de fringues et des bijouteries, 3 noms de types : Lewis, Al et Chuck.

Le lendemain…

Knox se rendit au Torrance bar à l’angle de la 8éme avenue dans le centre-ville. Le barman sortit par la porte de derrière pour larguer ses poubelles. Alexander le coinça dans la ruelle :

«Knox ? T’aurais pu rentrer pour me parler, t’étais pas obligé de planquer ici à m’attendre. »

« Je planquais pas. »

« A d’autres tu planques tout le temps pour courir… »

« Après les ambulances afin d’avoir un scoop, je sais. »

« Tu veux quoi ? »

« Une info, t’as entendus parler de cette femme qui couche avec des mafieux et leur pique leur pognon ? »

« Bien sûr, ils la recherchent tous. Elle se tape les gangsters à la chaîne et pique leur fric puis elle disparait. »

« Des photos ? »

« Non j’ai jamais vu une fille pareil qui évitait les photos comme la peste. »

« Des complices ? »

« Oui, un promoteur immobilier, Lenny Tidwell, un type qui ravitaillait en putes Trevor Axis le grand manitou des usines chimiques avant qu’il ne perde la boule. Il a racheté l’un de ses baisodromes dans la zone industrielle. Garland s’est peut être installée là-bas. »

Knox fit craquer ses phalanges.

« Arrête de te prendre pour un dur Knox, t’es pas crédible une seule seconde. »

1 heure plus tard…

Knox consulta le relevé d’appel et prit les numéros d’Al, Lewis et Chuck. Il mentionna Janice Garland, il leur flanqua la trouille et leur donna rendez-vous au Steinwey Bar à une heure d’intervalle. Knox arriva sur place une heure à l’avance et s’appropria un box au fond de la salle. Il se goinfra de donuts et de café. Le Juke-Box lui cassait les oreilles à diffuser des musiques orientales pour la clientèle d'immigrés qui servaient de chauffeurs de taxi ou de petit commerçant:


Al se pointa à l’heure, il était furieux :

« Espèce de salopard ! Je suis marié, vous m’avez attiré ici pour me cuisiner sur cette nana que j’ai sautée en douce. »

Knox l’interrogea sur l’endroit où il avait couché avec Janice après qu’il eut appris qu’elle lui avait volé 300 dollars.

« Me demandez pas, j’étais bourré à chaque fois. »

Knox demanda de quoi ils avaient parlé :

« Mon gros, on n’a pas parlé, on a couché ensemble ! On faisait rien d’autres.»

Knox promit le silence et dit à Al qu’il pouvait partir. Al décampa Lewis se pointa. Il était furieux.

« Espèce d’enfoiré ! Je suis marié, vous m’avez attiré ici pour me tirer les vers du nez à propos de cette garce avec qui j’ai copulé en secret. »

Knox l’interrogea, l’autre lui révéla qu’elle lui avait piqué 500 dollars après avoir couché avec dans un hôtel miteux. Il lui demanda s’il pouvait repérer l’hôtel.

« Pas moyen de repéré ce foutus hôtel, j’étais ivre à chaque fois. »

Knox demanda de quoi ils avaient parlé.

« Mon petit, vous m’avez pas compris, on n’a pas bavassé, on a baisé. »

Knox promit le silence et dit à Lewis qu’il pouvait partir, Lewis déguerpit. Chuck se pointa, il était furieux.

« Espèce d’ordure ! Je suis marié. Vous m’avez attiré ici pour me faire parler sur cette poufiasse que j’ai baisé de façon caché. »

Knox l’interrogea, l’autre lui révéla qu’il avait couché ensemble dans un steak house et qu’elle l’avait délesté de 600 dollars. Il lui demanda s’il pouvait retrouver le steak house.

« Impossible j’étais trop défoncé à chaque fois. »

Knox demanda de quoi ils avaient parlé.

« Mon grand, de quoi vous me parlez là ? On s’est juste accouplé, rien d’autres. »

Knox promit le silence, Chuck détala.

Le lendemain…

Tidwell immobilier c’était un petit local minable. Lenny était maigre et se prélassait derrière le seul bureau. Il portait une chemise de joueur de bowling, avec un nom brodé dessus : Lenny.

Knox entra, Lenny lui lança :

« Vous voulez louer un de mes rades pour vous bourrer la gueule ou pour faire venir des femmes ? »

« Euh… Je suis journaliste. C’est à propos de Janice Garland. »

« Elle vous a piqué votre pognon après vous avoir sauté alors que vous étiez bourré c’est ça ? C’est toujours la même chose avec elle. Janice est venus me voir car elle avait entendus dire que je fournissais des call-girls à Trevor Axis, elle voulait que je lui fasse rencontrer le gros lard, elle voulait lui faire le grand jeu et l’arnaquer, mais gros lard a perdus les pédales. J’avais loué à Janice un rade dans lequel on tournait des films érotiques au rabais. »

Le soir…

Knox était de retour dans son bureau du Gotham Globe, il était assis les pieds sur la table et lançait des fléchettes sur la tête de Sal Maroni en première page d’une édition du mois dernier. Le téléphone sonna et lui fit renverser son café sur sa chemise. Il décrocha et entendis la voix de je-vous-l’aurais-donné-en-mille Salvatore Maroni.

« Knox ? Tu ne vas jamais le croire, cette garce de Janice ne m’a pas seulement arnaqué moi ! Elle a fait le même coup à Carmine Falcone et à ses gosses, Mario et Alberto. J’espère qu’elle a refilé à toute la famille la blennorragie, le SIDA, la vérole et la Syphilis réunit ! »

« Je me demande si… »

« Et en plus le majordome des Falcones qui me doit un paquet de fric depuis qu’il a flambé au Black Jack dans l’une de mes salles de jeu clandestine a dit que Mario Falcone avait appelé un journaliste pour essayer de la retrouver, exactement comme j’ai fait avec toi. »

« Vraiment ? »

« Oui Tyler Lawrence, un vrai fouine-merde comme toi, mais je me demande si tu n’es pas le pire mon p’tit, car tu coures… »

« Après les ambulances pour avoir un scoop, oui je commence à le savoir. »

« Si ça se peut Lawrence a envoyé Mario se faire voir ailleurs, vu les erreurs qu’a faites le Gotham Daily News et ce qu’ils se sont pris dans la figure. Tu ne ferais jamais ça, pas vrai Knox ? »

La pomme d’Adam de Knox fit un aller-retour dans sa gorge, une goutte de sueur parcouru son front. Après avoir raccroché, il se décida à appeler la principale concurrence du Gotham Globe.

« Lawrence ? C’est Knox, le rédacteur en chef du Globe. Je me suis laissé dire que vous aviez entendus parler du grand chambard qui agite la Mafia en ce moment, cette espèce de Marie-couche-toi-là qui se tape tous les gangsters et pique leur fric au passage. Ça ne vous dirait pas que pour une fois qu’on mette nos ressources en commun ? On tient peut-être le scoop que dis-je le scandale de l’année ! Avec un peu d’investigations, on pourrait refiler ce qu’il faut à des journaux à sensations si vous voyez ce que je veux dire. On pourrait se rencontrer ? »

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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Mer 28 Mar - 18:40

Dans sa luxueuse propriété qui tombait en décrépitude, Tyler Lawrence avait résolu de quitter Gotham. Pas vraiment comme on l'imaginait. D'une manière plutôt radicale et définitive. Il avait imaginé diverses possibilités, mais celle qui lui avait paru la plus acceptable restait encore la pendaison. Pour ce qui concerne l'endroit, ce serait le salon. C'était un lieu qui convenait bien pour cette fin dramatique pensait-il

Lawrence était las de se détruire à coup d'alcool, de cigarettes, d'inactivité et de jeux vidéo. Ce n'était pas assez rapide à son goût. L'impatience: peut-être un vieux reste de l'homme des grandes décisions qu'il avait été autrefois...

Pour ce grand jour, son dernier, Tyler Lawrence avait essayé de retrouver un peu de sa superbe. Sans doute pour faire écho, une fois encore, au magnat qu'il était, il n'y a pas si longtemps encore, mais qui aujourd'hui touchait son argent de poche de la part d'un conseil d'administration qui l'avait tranquillement écarté des affaires. Aurait-on pu leur reprocher ?

L'homme arborait un beau costume, taillé sur mesure... mais qui aujourd'hui, ne lui allait plus vraiment. La faute à la malbouffe et à une vie trop sédentaire. Il était bien coiffé et, chose extraordinaire depuis longtemps, rasé de près. Chaussures vernies, col amidonné, chemise repassée: il n'y avait rien à redire sur la mise. Tyler se sentait bien, comme s'il se retrouvait un peu après s'être perdu lui-même de vue. Il avait écrit une lettre qui expliquait son geste à son seul et unique parent encore en vie, son grand-père maternel: Adrian Caldwell.

Perché en haut d'un grand escabeau sur la table de réception, Tyler s'efforça de faire passer la corde dans l'imposant lustre en fer forgé au-dessus de sa tête. Il fit un nœud, tant bien que mal, puis en éprouva la solidité. Il semblait convenir...
Les portes-fenêtres du salon étant grandes ouvertes, les rumeurs de la nuit commençaient à se faire entendre. Probablement la faune nocturne qui commençait à s'activer. Il y avait une légère brise. Somme toute, une nuit agréable pour quitter ce monde.

Le moment était venu. L'ancien magnat passa le nœud coulant autour de son cou qu'il étira instinctivement. Il regarda de biais une photo encadrée, témoin d'un bonheur révolu où il souriait avec Amanda dans ses bras. Ils seraient bientôt réunis, lui, sa femme et leur enfant. Cette pensée lui fournit le courage nécessaire afin de commettre l'acte désespéré. Il donna un vigoureux coup de pied dans l'escabeau qui tomba. Le nœud se resserra violemment autour de sa gorge.

Cependant, Lawrence, avait interposé ses mains entre la corde et son cou. Il se débattait à présent, les pieds dans le vide. Il leva la tête en direction du lustre. Ce dernier céda presque immédiatement sous le poids du suicidé repentant. Tyler chut lourdement sur la table de réception puis il roula de côté dans un incroyable réflexe de survie afin d'éviter le monstre de fer qui, autrement, l'aurait écrasé.

À terre, l'homme contempla l'ampleur des dégâts: le lustre avait défoncé la table... Il se releva péniblement en s'accoudant à ce qui restait de cette dernière, le corps endolori, encore sous le choc. C'est alors que la sonnerie du téléphone retentit. Il se précipita, mais tomba à la renverse, retenu et étranglé par la corde qui pendait toujours autour de son cou. Il l'enleva dans un geste d'agacement, puis alla enfin décrocher le combiné.

« Lawrence ? C’est Knox, le rédacteur en chef du Globe. Je me suis laissé dire que vous aviez entendus parler du grand chambard qui agite la Mafia en ce moment, cette espèce de Marie-couche-toi-là qui se tape tous les gangsters et pique leur fric au passage. Ça ne vous dirait pas que pour une fois qu’on mette nos ressources en commun ? On tient peut-être le scoop que dis-je le scandale de l’année ! Avec un peu d’investigations, on pourrait refiler ce qu’il faut à des journaux à sensations si vous voyez ce que je veux dire. On pourrait se rencontrer ? »

Alexander Knox. La dernière personne à laquelle il se serait attendu avec Falcone et Maroni. Il répondit avec une voix étouffée et haletante.

" Knox ?!! Kof ! kof ! Qu'est-ce que c'est que ces idioties de... de Marie-couche-toi-là ?... Kof ! "

Tyler reprit bruyamment sa respiration, encore sonné et les idées pas très claires.

" Toujours à, kof !, toujours à courir après les ambulances pour avoir un scoop, kof ! kof !, à ce que je vois ! "

Le monde tournait autour de Tyler, comme dans un manège devenu fou. Il se laissa tomber et s'adossa au mur, puis il défit son nœud de cravate et déboutonna le premier bouton du col de sa chemise.

" Je sais pas Knox. " reprit-il en laissant reposer sa tête dans la paume de sa main droite.

" Vous connaissez le chemin du manoir Lawrence, non ? Vous aurez juste à... à pousser la grille à l'entrée du domaine... "

Lawrence laissa tomber le combiné et s'allongea avant de tomber dans les vaps...


Dernière édition par Le Hibou le Mer 4 Avr - 17:08, édité 1 fois
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Alexander Knox

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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Lun 2 Avr - 15:08

Knox s’était fait vandaliser sa voiture dans un coin glauque de Gotham. On lui avait piqué les roues, le pare choc et le volant. En attendant d’en avoir une autre, il utilisait une voiture de location, style break familial. Pas le genre de transport qui passe inaperçu. Il roula à travers les 20 hectares du domaine Lawrence pour se rendre au manoir, il manqua de rentrer dans un sequoia à cause de l’obscurité. Alexander gara sa voiture devant l’entrée et tripota le bouton de la radio, il tomba en plein sur les McGuire Sisters en extase style récital pourri et harmonie à trois voix. La musique l’aidait à réfléchir.

*Récapitulons. Ce type est ton principal concurrent, il va te demander d’aller voir ailleurs s’il y est. Mais… Il a une dent contre la Mafia. Il connait la Mafia, il les a attaqués dans sa feuille de chou. Serre les dents, serre les fesses, si tu joues habilement il va te donner des éléments pour l’article du siècle sur le crime organisé !*

Il éteignit le moteur et sortit. Il sonna pendant plusieurs minutes à la porte du manoir. Rien, il utilisa la poignée. La porte s’ouvrit toute seule, Knox entra. Voilà le salon, visez la scène : un lustre écrasé, une table aplatie, Tyler Lawrence dans les bras de Morphée. Assassiné par la Mafia ou juste dans un coma éthylique ? Knox donnait 50/50.

Le journaliste traina son distingué concurrent par les épaules jusqu’au canapé et vint s’assoir juste en face de lui. Lawrence émergea.

« Bonsoir, c’est quoi ce champ de bataille ? Vous avez voulu faire le grand saut ou bien c’est la Mafia qui a voulu remettre ça ? Blague à part, ne perdons pas de temps. Je viens vous voir à propos de ces ritals. En ce moment une garce utilise son canal d’amour avec toutes les gâchettes de la pègre pour leur voler du pognon. Même Maroni et Falcone se sont fait avoir par ses services. Maroni m’a demandé de la retrouver. J’ai dans l’idée qu’en fouinant dans les bas-fonds, on pourrait dénicher plus que cette nympho en matière de scandales, de quoi clouer les parrains au mur, donner à Harvey Dent des raisons de continuer à faire son grand show devant les juges et surtout de quoi publier des articles d’anthologie. Un matériel de prix Pulitzer ! »

Knox desserra sa cravate et fouilla dans l’attaché-case qu’il avait amené avec lui. Il posa un magnétophone sur ses genoux.

« Je me doute que vous n’êtes pas très chaud pour aller leur coller au train après ce qu’ils ont fait à votre femme mais… »

Knox installa une bobine sur le magnétophone.

« On dirait que quelqu’un regrette de ne pas vous avoir achevé lors de ce massacre et vous allez bientôt y avoir droit. Laissez-moi vous faire écouter quelques bobines de conversations enregistrés illégalement par mes indics, des flics pourris qui m’en devaient une ou des détectives privés qui me les ont donnés car ils n’en avaient rien à faire. »

Le magnétophone grésilla et commença sa diffusion. Les extraits des écoutes illégales sur conversations téléphoniques ou de micros cachés épiant des conversations commencèrent :

(Conversation 1)

« Mais bon sang, pourquoi il a pas buté Lawrence alors qu’il en avait l’occasion ? Il a essayé de nous avoir dans son canard. Dent s’est montré très intéressé par les conneries qu’il a écrites sur nous et le problème de Dent, c’est qu’on peut pas l’acheter. »

« Lawrence a mangé dans mon resto italien une fois, j’aurais dû l’empoisonner. »

« T’aurais dû ! Tu devrais l’inviter dans ton resto avec Dent et les empoisonner tous les deux ! Il nous faut la tête de Lawrence ! »

« Hé ? Tu connais ma serveuse ? »

« Je me suis laissé dire qu’elle jouait de la flûte de peau. »

« Effectivement, elle m’a dit qu’elle préfère les italiens, ils sont les mieux membrés. Maroni lui-même est monté comme un mulet. »

« Qui te l’a dit ? »

« Mais Maroni en personne. »

(Conversation 2)

« Nous regrettons tous que tu sois malade Luigi, nous allons brûler un cierge pour toi. »

« Les médecins me donnent 3 mois à vivres. Mon seul regret c’est de ne pas pouvoir vivre assez longtemps pour voir la mort de Lawrence. »

« T’inquiète pas, selon les bruits qui court, quelqu’un de la maison va aller finir le travail en lui faisant un nouvel orifice à la dum-dum calibre 45. »

(Conversation 3)

« Pour une fois les Falcone vont faire un truc de sympa, ils ont l’intention de refermer le dossier Lawrence définitivement. »

« On ne peut pas reprocher à Falcone de vouloir se faire ce journaleux, t’as vu ce qu’il a écrit sur lui ? »

« Et comment ! »

(Conversation 4)

« Ecoute, j’ai une rumeur bien brûlante ! »

« Ah ouais ? Raconte ! »

« Mais ne la dévoile pas aux autres. »

« Dis-le ! »

« Voilà, la rumeur c’est que Maroni a décidé de mettre un nouveau contrat sur la tête de Lawrence parce qu’ils ont fait la connerie de l’épargner la première fois. »

« C’est ça ta rumeur ? Mais c’est pourri, tout le monde est déjà au courant. »

(Conversation 5)

« Je suis fatigué, cruellement fatigué par tout ça. »

« Qu’est-ce qui ne va pas Monsieur Falcone ? »

« Le FBI m’a placé sous surveillance 24h sur 24 ! Harvey Dent est passé au-dessus du maire et du commissaire pour me faire ça ! Je me retrouve sur mon terrain de golf et qu’est-ce que je vois ? Les gorilles du département de la justice habillés en Men In Black qui m’espionnent avec leurs jumelles ! »

« J’ai entendus dire qu’à cause du journal de Lawrence et de ses papiers, Dent s’était trouvé une balance. »

« Oui il s’agit de Mario Farnesi, il était tellement dans les ennuis à cause de l’un des articles de Lawrence qu’il a supplié pour qu’on le mettre sous protection fédérale. Harvey Dent est accouru aussitôt, il a négocié avec lui. Protection et immunité en échange d’un caftage de masse sur notre famille. »

« Qu’est-ce qu’on va faire Monsieur Falcone ? »

« Pour commencer on va envoyer Lawrence au cimetière, c’est pas parce qu’un abruti de franc-tireur s’est amusé à l’épargner qu’on va foirer une deuxième fois. Je dis pas que sa mort sera utile, je dis qu’elle va nous faire du bien ! »

(Conversation 6)

« Je pense que ce journaliste est allé trop loin Monsieur Maroni, je pense que tout le monde dans la famille le sent venir. »

« Bien sûr qu’ils le sentent venir ! Impossible de nous retrouver ensemble dans une même pièce sans que l’un de nos hommes nous ramène ça sur le tapis ! »

« Il est possible de faire en sorte que cela se produise, il est seul, il est faible. »

« Fais-le, fais en sorte que cela arrive ! Je veux qu’on le retrouve noyé dans le lac derrière son manoir ! Cette fois on ne le ratera pas ! »

Knox coupa le magnétophone et leva ses yeux vers Lawrence.

« Le choix est simple, soit vous attendez que votre espérance de vie qui chute d’heure en heure n’atteigne le seuil critique et qu’ils viennent frapper à votre porte avec un fusil à pompe, soit vous contre-attaquez et vous tentez de sauver ce qui peut l’être en m’aidant à fouiner dans la Mafia. Il faut qu’on parte pour Gotham ce soir même pour suivre la piste de la Marie-couche-toi-là qui arnaque les gangsters tant que la piste est encore chaude. Imaginez qu’on révèle dans la presse que tous ces ritals se sont fait arnaquer de cette façon ? Leur virilité va en prendre un coup. »

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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Mer 4 Avr - 16:58

Beaucoup de gens considéraient Alexander Knox comme un vulgaire « fouille-merde », c’était une erreur qui pouvait coûter cher. Knox était en réalité un excellent journaliste d’investigation qui travaillait à l’ancienne, le genre « prêt à creuser jusqu’en Chine », s’il le fallait, pour déterrer l’os de ses rêves, sachant quelles manettes actionner afin d’obtenir l’effet désiré, disposant d’indics, volontaires ou non, un peu partout. Il connaissait le Milieu sans doute mieux que quiconque, ses petits secrets peu avouables, ses recoins sombres et crasseux où certaines personnalités se vautraient en toute impunité. Car c’était bien cela, la pègre de Gotham, des cafards qui évoluaient et prospéraient en se tenant soigneusement à l’abri de la lumière.

Tyler Lawrence émergeait avec difficulté de sa ridicule péripétie qui avait eu pour seul résultat de massacrer un lustre et une table de plusieurs mètres. Toutefois, Alexander Knox avait résolu de le sortir de sa torpeur en frappant fort. Très fort. Et sans doute bien plus fort que le rédacteur en chef du Gotham Globe ne l’aurait souhaité ou même imaginé...

Tandis que Lawrence tentait de se remettre de ses émotions, Alexander Knox avait disposé un petit magnétophone sur ses genoux, introduit une bobine et actionné aussitôt la lecture. Au fur et à mesure que la bande égrenait les témoignages, le visage de l’ancien magnat de la presse se décomposait. À la fin de l’écoute, il était tout à fait livide. Il se précipita vers la porte-fenêtre du salon, l’ouvrit à la volée, dévala les marches de la terrasse et s’empressa d’aller vomir au pied du premier massif.

Plié en deux, les mains sur les genoux, Lawrence essayait de recouvrer ses esprits, mais surtout, il tentait d’encaisser ce que Knox venait de lui faire entendre : en d’autres termes, la transcription très concrète de sa responsabilité dans la mort de la quasi-totalité de sa famille... Il poussa un cri, une sorte de cri primal sensé libérer, mais le tout était mêlé d’un désespoir indicible. Tyler déambula quelques mètres en titubant avant de se laisser tomber à genoux. La faune nocturne, troublée l’espace d’un instant, n’avait pas tardé à reprendre sa sérénade à l’unisson. Lawrence, lui, restait prostré un moment. C’était comme si un semi-remorque venait de lui passer sur le corps. Encore loin d’appréhender toutes les implications présentes et futures de ce qu’il venait d’entendre, c’était surtout vers le passé qu’il était tourné, revoyant le visage aimant et souriant de sa femme en surimpression de la tuerie qui avait eu lieu le lendemain de leur mariage.

Lentement, Lawrence se tourna vers le salon tout illuminé où Alexander Knox devait l’attendre avec impatience pour se lancer véritablement sur la piste de cette vamp qui plumait sereinement et méthodiquement tout ce que le secteur comptait de mafieux influents... Il se leva et rejoignit le journaliste d’un pas déterminé. Arrivé dans le salon, il desserra un peu plus sa cravate et se dirigea vers le bar où il se servit un whisky, sec, qu’il avala d’un trait avant de se resservir.

« Je vous sers quelque chose Knox ? N’hésitez pas, il y a tout ce qu’il faut : whisky, bourbon, cognac, vodka... »

Le regard de Lawrence avait changé ; c’était désormais celui d’un homme déterminé. Il se tenait derrière son bar, les mains posées sur le comptoir. Il se lança dans un long monologue.

« Voyez-vous Knox, je me suis toujours intéressé aux activités de mon père : la télévision, ses chaînes de télé, les émissions, les magazines : toutes les composantes de l’empire Lawrence à travers les États-Unis et le Monde.

Un jour, il me demande : « Alors, T.J, qu’est-ce qui te plaît le plus : la télé, la radio, la presse écrite ? »

Je réplique aussitôt que c’est le Gotham Daily News. J’étais gamin et l’ambiance démente d’une rédac me fascinait. Il était question pour moi de gagner un peu d’argent de poche. Pour mon père, il s’agissait de me faire découvrir son univers, sa passion, de m’apprendre un métier en me mettant le pied à l’étrier, mais pas n’importe comment : à la dure. Longtemps, j’ai apporté le café à tout le monde, j’ai distribué le courrier. Au Gotham Daily News, je suis passé par la maintenance, l’entretien, j‘ai même fait des rondes avec les gars de la sécu... »


L’homme eut un sourire doux-amer à l’évocation de ces souvenirs, semblant regretter cette heureuse époque. Puis il poursuivit.

« Un beau jour, j’ai écrit mes premiers articles : j’étais fier, même s’il s’agissait de la rubrique « Chiens écrasés ». J’ai fait mes études, on m’a préparé à prendre la succession de mon père dans les affaires. Peu à peu, j’ai perdu de vue ce que pouvait être le vrai travail de journaliste. Mais pas vous Knox. Vous, vous avez toujours gardé les mains dans le cambouis, dans les engrenages de la mécanique, les pieds sur terre. Vous connaissez votre petit monde sur le bout des doigts... »

Tyler Lawrence dévisageait le rédacteur en chef du Gotham Globe, comme s’il essayait de percevoir ses pensées ou ses sentiments. Il se mordit soudain la lèvre inférieure.

« Un jour, j’ai résolu de pourrir la vie de Falcone et Maroni. Pas par conviction, ni même par philanthropie. Simplement parce que ça m’amusait. J’en avais les moyens et les journalistes du Gotham Daily News savaient que je me tenais à leur côté en cas de coup dur...
Qu’avais-je à craindre de ces deux ordures ? Hein ? Rien, pensais-je ! Rien de rien ! Je pesais trop lourd pour eux. Mais la vérité, on la connaît tous les deux Knox, pas vrai ? Falcone et Maroni n’ont jamais eu peur sinon d’une vérité trop évidente étalée dans les journaux. Ce sont des brutes, prêts à tout, À TOUT ! pour conserver leur empire. »


Lawrence s’enquilla un nouveau verre. À ce rythme, il aurait bientôt vidé la bouteille... Il soupira.

« Je me suis conduit de manière irresponsable. J’ai mésestimé le danger. Le truc à surtout pas faire avec la mafia, n’est-ce pas ? Je l’ai payé au prix fort avec un petit supplément sympa : moi, toujours là pour porter le poids de ma faute jour après jour. »

L’ancien magnat se pencha pour saisir un objet dissimulé derrière le bar. Il posa soudain un revolver Smith & Wesson compact sur le zinc et adressa un petit sourire à Knox.

« Mais il semblerait que tout ceci ne soit plus d’actualité. Pourquoi ? Je ne suis plus aux affaires. Je vis reclus. Et mon ancien journal est devenu un torchon people géré par un conseil d’administration d’émasculés, qui, au moment où je vous parle, cherche à m’évincer par tous les moyens, si ce n’est déjà fait, en se vendant au plus offrant. »

Lawrence fit coulisser le barillet du revolver d’un geste sec et nerveux. Il vida une boîte de cartouche sur le comptoir, remplit le barillet qu’il referma aussi sèchement. Il joua un instant avec l’arme, fourra le reste des cartouches dans ses poches de veste et s’amusa à viser Alexander Knox, le sourire aux lèvres. Enfin, il dissimula le revolver dans son dos. Toute trace de sourire avait disparu.

« Voilà le contrat Knox. Je veux les bandes et le nom des gars qui s’expriment dessus. Tous. Aucun oubli. Pas un mot à leur hiérarchie. En échange, je vous aide pour retrouver la Messaline : il me reste encore quelques collaborateurs bien informés et des personnes haut placées qui me doivent quelques faveurs… Mon petit réseau est à votre disposition. Voilà ce que j’ai à offrir. Si c’est bon pour vous, on se met en chasse tout de suite. »

Tyler Lawrence eut soudain un air gêné.

« Au fait Knox... Pour arpenter les « beaux quartiers de Gotham », si on pouvait prendre le... euh, véhicule que j'ai entraperçu dans l'allée tout à l'heure : ce serait parfait... Le 4 x 4 jantes alliage, ça risque de vraiment pas le faire... »
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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Lun 9 Avr - 15:06

« Je vous sers quelque chose Knox ? N’hésitez pas, il y a tout ce qu’il faut : whisky, bourbon, cognac, vodka... »

« Grand Marnier ! Et sec »

Son illustre concurrent du Gotham Daily News semblait s’être repris après l’état dans lequel Alexander l’avait trouvé. Knox desserra sa cravate en même temps que lui. Il avait hâte d’entendre sa réponse. Lorsqu’il se mit à parler, Knox abandonna pour la première fois son éternel sourire malicieux qu’il adoptait en toute circonstance quel que soit son interlocuteur et son visage devint quelque peu mélancolique. La nostalgie de Lawrence à propos de ses débuts dans la presse, c’était aussi sa nostalgie. Cet amour inexplicable de la salle survoltée d’une rédaction à ses débuts c’était aussi ce qu’avait ressenti Knox, tout comme la griserie qu’on ressent lorsque l’on publie son premier article. Tout à coup Knox fut effrayé. Lui et Lawrence avaient accompli une sorte de rêve de gosse en devenant journaliste, mais ils étaient ensuite devenus les chroniqueurs de la déchéance sordide d’une ville maudite et Tyler en avait payé le prix juste pour avoir fait son travail. Lui-même ça lui arriverait un jour ou l’autre.

Lorsque le riche sortit un flingue de sous le comptoir et commença à évoquer la grave menace qui pesait sur le destin de son journal à cause du conseil d’administration qui voulait se débarrasser de lui, Knox se mit à croire avec inquiétude qu’il allait se tirer une balle dans la tête devant ses yeux. Il eut un haut le cœur lorsqu’il pointa son arme sur lui et fut soulagé en entendant sa proposition.

« Aucun soucis Lawrence, gardez toutes les bandes, je suis plus à ça près. Sur la bande 1, vous avez pu entendre Davey Marino, consiglieri des Maronis, incarcéré à Blackgate pour fraude fiscale, sur la 2 Morris canolli dit le régulateur, l’un des mignons de Falcone. Sur la 3 et sur la 4 on a Umberto et Pino Maroni, les fils du parrain. C’est eux qui gèrent les prêts d’usure, les paris clandestins, la prostitution et le racket des bookmakers pour papa. On a aussi des gorilles de Falcone dont j’ai oublié les noms sur les bandes. On a aussi une gâchette de Maroni sur la dernière, Lee Vachs, un type qui bosse au contrat. Enfin, sur les 5 et 6, ne me dîtes pas que vous ne les avez pas reconnus, c’était les parrains en personne : Carmine et Salvatore. »

Knox se leva et remit son chapeau en place avant de se diriger vers la porte.

« Pas de problèmes pour prendre ma voiture, de toutes façon elle n’est pas à moi et je devais la rendre. »

Bien plus tard…

Knox avait opté pour Saticoy Street, il y avait un mafieux qui s’était fait arnaquer par Janice Garland. Alexander essayait de se faire une idée de cette garce qui couchait avec les ritals comme un lapine pour les délester de leur fric avant qu’ils n’aient compris la manœuvre. Saticoy la bien mal nommé n’était pas une rue mais une avenue. Lui et Lawrence la traversèrent en vitesse de croisière. La foule de piétons en quête de drogue, de sexe et d’amusement engorgeait la circulation, ils ne dépassèrent jamais le 15km/h.

Leur voiture arriva à destination et se gara devant l’hôtel miteux. Des grooms services se précipitèrent comme un essaim de mouche pour leur ouvrir les portes. Ils avaient les mains tendues. Knox leur graissa la patte avec un bifton par bonhomme. Les grooms les poussèrent à l’intérieur de l’hôtel. Le rade était bourré. Les sonos fonctionnaient à fond :


Tables de jeux improvisées avec des croupiers qui portaient des flingues à la vue de tout le monde. C’était le bordel. Des chats errants se baladaient entre les tables, deux chihuaha étaient en train de copuler sur une table de black jack entouré de routiers ivres en train de se marrer. Knox demanda à 3 abrutis en train de s’agiter sur une machine à sous.

« Luigi Rugiero vous connaissez ? »

3 mains apparurent, 3 billets de 10 disparurent, on les poussa lui et Lawrence dans un ascenseur. Ils piquèrent plein ciel. Lorsqu’ils arrivèrent au dernier étage, un gros bras avec un pistolet mitrailleur apparut devant eux arme en avant lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Des dollars dégoulinaient de ses poches. Knox y ajouta un bifton de 10, l’arme disparut aussitôt.

« Voulez-vous prendre une chambre ici ? Le tarif est de 50 dollars par jour »

« Et ça comprend quoi ? »

« Une chambre avec télé, de la bouffe de luxe et des femmes. »

Un groom passa devant eux en poussant un chariot contenant des plateaux avec des cloches à repas style nouveau riche. Un chien errant était en train de déféquer sur la moquette deux portes plus loin.

« J’ai jamais vu un hôtel comme ça. »

« Mr Maroni paye la police, ils ne font jamais de descente ici. Enfin si, ceux qui viennent dépenser leur paye aux tables de jeux »

Knox s’avança dans le couloir. Les portes étaient ouvertes, ils avaient tout le loisir d’observer ce qui se passait à l’intérieur. La suite 53 offrait des films porno avec un drap de lit pour écran, la suite 54 offrait roulette, craps et baccarat, la suite 55 offrait des racoleuses nues prêtes à l’appel, la suite 56 offrait un strip-tease sur musique disco, la suite 57 offrait un cochon entier rôti à la broche avec des types qui faisaient la queue avec leur assiette en carton. Les suites 58 à 78 offraient un parcours de golf taille réelle.

Knox toqua à la suite 83, Luigi Rugiero ouvrit la porte. Il portait un bermuda et une chemise hawaïenne, il avait un colt 45 dans un étui sous son bras.

« Ouais ? »

« Mr Rugiero, c’est à propos de Janice Garland. »

« Cette garce ! Elle m’a piqué 700 dollars alors que je couchais avec elle en douce pendant que bobonne était partis chez ses parents avec mes mômes ! »

« Je vois, nous aurions voulu savoir si… »

Ils furent interrompus par des balles de golfs qui ricochèrent dans le couloir et passèrent près d’eux. Rugiero écarquilla les yeux en observant le visage de Tyler.

« Non de Dieu ! Mais c’est le tocard sur qui Maroni a foutus un contrat ! »

Il dégaina son arme, poussa violemment Knox qui tomba à terre, il pointa son flingue sur Lawrence.

« A moi la prime ! »

Un coup de feu retentit. Rugiero fut touché en plein cœur, il s’écroula sur la moquette. Un chien errant passa à proximité et leva la patte pour uriner sur le cadavre, une balle de golf ricocha sur son ventre. Knox tourna la tête. C’était un flic pourri qui avait tiré pour leur sauver la mise. Il avait la cinquantaine, un costard gris et un insigne épinglé sur sa veste.

« Messieurs, vous êtes en dettes envers moi, ce guignol a failli vous tuer. »

Il aida Knox à se relever.

« Mais dîtes moi, vous ne seriez pas les grands manitous du Gotham Daily News et du Gotham Globe ? Je reconnais vos trombines. »

Knox bomba le torse et sourit de toutes ses dents.

« Si, c’est bien nous ! »

Le flic leur infligea de grandes tapes sur l’épaule.

« Excellent, j’avais justement besoin de journaliste, voilà le deal, vous me mettez en première page de vos feuilles de chou respective pour une arrestation que je m’apprête à faire et vous serez quitte avec moi. Bien entendus si vous refusez, je vous colle une accusation de pédophilie et je vous fais plonger, vous savez ce qu’on leur réserve à la prison de Blackgate ? »

Encore plus tard…

Ce flic semblait complétement taré, Knox se maudissait d’avoir posé un pied dans cet hôtel. Résultat, lui et Lawrence s’étaient retrouvé sur Marvilla Boulevard en train de planquer derrière leur break familial. Knox avait sorti son appareil photo de pro et en avait donné un à son collègue pour la grande corvée. Une patrouilleuse de flics était garée juste à côté. Le flic s’approcha.

« Voilà le topo, un dealer que je connais viens de vendre de l’herbe à un couple, je vais les arrêter et vous mettez ça pour la une de dimanche matin ! Comme vous pouvez le voir, j’ai mis mon blazer bleu marine, il rend bien avec mes yeux. Surtout ne manquez pas vos clichés et prenez mon bon profil. »

Il dégaina son arme et fonça vers la porte de la maison des suspects avec Knox sur ses talons ainsi que deux petit bleues en uniformes qui les accompagnaient (difficile de dire si c’était pour aider le gradé de la police à effectuer son arrestation ou bien surveiller les deux journalistes afin qu’ils ne prennent pas la tangente).

« Et surtout lorsque je pointe mon arme sur eux, ne braquez pas vos flashs dans mes yeux ! Ça va gâcher ma posture. Si vous déconnez avec ça, je vous fous une accusation de racolage et je vous fais plonger, vous savez ce qu’on leur réserve à la prison de Blackgate ?»

Le flic monta sur le perron et défonça la porte du pied. Knox se colla en plein sur la fenêtre du salon et visa la scène avec son appareil photo. Un couple en sous-vêtements venait de commencer les préliminaires avant d’être interrompu par le hurlement :

« Police ! Que personne ne bouge ! »

Il y avait un sac de haschich sur le canapé. Knox mitrailla et prit les photos. La femme se mit à pleurer. Le flic prenait la pause en enfilant les menottes à son conjoint pendant que les explosions d’ampoules de flash de l’appareil de Knox continuaient.

« C’est bon, on remballe ! »

Les agents en uniforme emmenèrent le couple qui exigeait un avocat. Le flic jubilait à côté de Knox et Lawrence :

« Alors alors ! Vous allez écrire quoi dans vos articles pour illustrer les photos ? »

« Et bien… hum… c’est-à-dire que… voyons… le titre : un nouveau héros dans la glorieuse police de Gotham. L’article : tandis que les bons citoyens dorment du sommeil du juste, les drogués rodent à la recherche de Marijuana. Mais ils ignorent qu’un vaillant policier est en route pour les affronter. Il travaille seul, il est brave et il n’a pas peur d’affronter le crime à lui tout seul, le fléau de tous les fumeurs d’herbes où qu’ils se trouvent dans Gotham City. »

« C’est parfait ! Vous pouvez partir et reprendre vos activités messieurs, mais vous avez intérêt à me mettre en valeur sur vos photos et à me mettre en première page sur 4 colonnes, sinon je vous fous une accusation pour zoophilie et je vous fais plonger, vous savez ce qu’on leur réserve à la prison de Blackgate ?»

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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Mer 11 Avr - 14:28

« Grand Marnier ! Et sec »

Lawrence afficha un large sourire.

« Vous êtes amateur de spiritueux français ?! Vous avez l’âme d’un grand de ce monde ! »

Le rédacteur en chef du Gotham Globe accepta sa part du marché sans aucun problème. Tyler nota soigneusement les noms et les indications fournies. Il mit également les bandes à l’abri dans un petit coffre dissimulé derrière un tableau. Les choses étaient encore un peu confuses pour lui, mais il réécouterait tout cela avec attention et prendrait la décision qui s’impose en son âme et conscience.

Mais pour l’heure, il convenait d’honorer sa part du marché. L’ancien magnat alla chercher un ordinateur portable. Il en enleva préalablement la batterie, la carte mémoire ainsi qu’un petit composant qui se trouvait à l’intérieur de l’appareil, gardant tout ceci sur lui. Puis il glissa l’ordinateur dans une sacoche et suivit son confrère jusqu’à la voiture où il demanda à enfermer la sacoche dans le coffre.

Ce fut donc le début d’une belle virée dans les bas-fonds de Gotham sur les traces de la stakhanoviste de la prostitution de luxe : Janice Garland. Les sources de Knox avaient mené les deux hommes sur Saticoy Street où il n’y avait rien à sauver hormis, peut-être, une petite église qui se trouvait à un angle de rue.

La destination était un hôtel sordide qui n’avait d’hôtel que le nom… En réalité, l’endroit faisait office de tripot, casino clandestin, boîte de nuit, hôtel de passe. Visiblement, on pouvait également se fournir en drogue, sans problème, et l’alcool coulait à flot. Le rez-de-chaussée mêlait joyeusement tables de jeu, chiens, chats, poules, types au bord du coma éthylique, entraîneuses consciencieuses… De temps en temps des hommes dévalaient un grand escalier avec pour seule tenue un slip ou un caleçon, poursuivis par des femmes vêtues de cuir, munies de fouets ou de martinets.

Tyler restait coi. Il régnait ici une atmosphère de dépravation, de fin du monde genre Rome antique au 21e siècle.

Certaines personnes masquées, d’un certain âge, à la diction parfaite et au vocabulaire choisi passèrent même en le saluant poliment.

« Ohhhh, M. Lawrence, ça fait longtemps qu’on ne vous a plus vu dans un cocktail ! » lui glissa un homme rondelet qui marchait à vive allure en se dandinant avec pour seul habit, un string. Une plume géante synthétique était soigneusement calée dans un endroit intime de son anatomie.

« Oliver ?! » s’exclama Lawrence les yeux écarquillés. « Oliver, c’est vous ?! »

« Chuuuuut Tyler ! » s’époumona le dépravé tandis qu’une maîtresse SM maquillée comme une voiture volée le talonnait, le corsage débordant de billets verts…

« On se croirait dans un zoo ! » glissa Lawrence à Knox qui ne semblait pas se formaliser outre mesure. « À la différence que le zoo de Gotham ressemble à un club privé pour V.I.P à côté de ce capharnaüm… »

L’étage n’appelait guère plus d’indulgence. Ça ressemblait ni plus ni moins à un bordel qui serait géré par un patient de l’asile d’Arkham rendu au dernier stade de la folie. C’est dans cette ambiance de fête foraine déjantée que Tyler Lawrence fut mis en joue par Luigi Rugiero, le mafioso qu’ils étaient venu voir. L’instant d’après, ce dernier se prenait une balle en plein cœur…

Tyler n’avait même pas eu le temps d’avoir peur. Il regarda le flic qui venait de lui sauver la vie puis Knox, encore à terre. L’héritier de la fortune Lawrence se demanda un moment si on ne lui avait pas administré un cocktail à son insu, à moins qu’il ne soit en plein cauchemar. Mais il fallait regarder la vérité en face : tout ceci était réel et c’était à deux pas de chez lui, ici, à Gotham.

Tyler, voulut remercier l’officier qui venait de lui sauver la vie, mais le type avait ses méthodes bien à lui.

« Voilà le deal, vous me mettez en première page de vos feuilles de chou respective pour une arrestation que je m’apprête à faire et vous serez quitte avec moi. Bien entendus si vous refusez, je vous colle une accusation de pédophilie et je vous fais plonger, vous savez ce qu’on leur réserve à la prison de Blackgate ? »

C’eut été trop simple…

Knox se prêta de bonne grâce à la corvée qui lui était imposée. Lawrence, plus en retrait, priait intérieurement pour que cet enchaînement d’évènements grotesques s’interrompe avant de se retrouver au trou pour une raison fallacieuse ou pire, de tomber sous les balles d’un sous-fifre de Maroni ou Falcone…

L’interpellation se fit vite fait, bien fait tandis que le couple incriminé, sous les effets du hasch, s’apprêtait, sans doute, à explorer de nouveaux plaisirs. Tout cela fut immortalisé par l’appareil photo professionnel de Knox à la grande satisfaction de l’officier. Tout le monde y trouvait son compte…

Tyler, quant à lui restait silencieux. En quelque sorte, il apprenait le métier sur le tas avec le meilleur rédac-chef de Gotham. Knox ne semblait pas accorder d’importance à tout ça, il surfait tranquillement sur la vague. En ligne de mire, il y avait le gros morceau : Janice Garland et, un peu plus loin, les deux grands parrains de la pègre pigeonnés comme les derniers des canards sauvages… N’importe quel journaliste drogué à son métier et peu soucieux de sa survie, sauterait sur l’occasion, c'est-à-dire à peu près aucun. Voilà pourquoi Knox et Lawrence étaient les deux seuls malades sur l’affaire. Cependant, il fallait reconnaître que Knox était beaucoup plus courageux et volontaire. C’était son métier, son gagne-pain. Sa raison d’être ? L’héritier, lui, n’avait pour ainsi dire pratiquement plus rien à perdre. Il était en sursis. Seul, à la dérive, c’était une proie facile : dans ces conditions, autant y aller…

Pourtant, pour la première fois depuis le début de cette folle équipée, Lawrence afficha un sourire. Il ne pouvait décidément s’empêcher d’éprouver de la sympathie pour Knox. Le type vivait à cent à l’heure, la tête dans le guidon. Quels que soient les évènements, les imprévus, il trébuchait, se relevait, avançait, graissait les pattes, obtenait ses infos, l’air de rien. Les lecteurs du Gotham Globe avaient-ils seulement conscience de tout le travail qui se trouvait derrière un article ? Probablement pas. On était loin du naufrage journalistique du Daily News, premier sur la rubrique astrologie, les comic strips, ou encore les reportages du style : « Nous avons rencontré pour vous le coiffeur des stars. » Si Lawrence survivait à tout cela, il foutrait un grand coup de pied dans la fourmilière et désignerait un rédac-chef digne de ce nom…

Peu après, les deux hommes regagnèrent la voiture de location de Knox restée garée non loin de la « scène du crime ». Une fois à l’intérieur, Tyler se frotta le visage.

« Écoutez Knox, je sais que vous avez vos méthodes, mais je ne peux pas me permettre de continuer ainsi. Vous l’avez bien vu tout à l’heure dans le rade, j’ai failli me faire exécuter avant de pouvoir comprendre ce qui m’arrivait…

Knox… J’ai peur de me prendre une condamnation pour zoophilie aggravée sur lapin mineur ou que sais-je encore ? Je crois qu’avec vous, on ne peut jamais vraiment savoir la tournure que vont prendre les évènements…

Essayons à ma façon… »


Lawrence descendit de la voiture et prit l’ordinateur portable qui se trouvait dans le coffre. Il remonta dans le véhicule, ouvrit la sacoche et remit les éléments en place dans l’appareil. L’instant d’après, il le mit en marche et lança, dès que possible, une sorte de petit programme. Enfin, il tapa le début d’une phrase.

> La probité et la justice font la sûreté de la société…

Pendant quelques instants, il ne se passa rien, puis soudain…

> La bonté et la bienfaisance en font l’utilité.

> Bonsoir Lawrence, je désespérais de vous voir réapparaître un jour. Cependant, je ne suis pas surpris outre mesure.

> Bonsoir Cavalier blanc. Désolé de vous déranger à une heure aussi tardive. Je dois vous avertir que j’ai branché le synthétiseur vocal : je ne suis pas seul…

Une voix de synthèse, déformée dans les graves se fit entendre dans la voiture.

> Effectivement Lawrence, vous êtes avec Alexander Knox, en service commandé pour Maroni.

Tyler jeta un regard à son équipier.

> La vie, non contente d’être cruelle, sait aussi faire montre du plus grand cynisme…

> Je ne devrais même plus être étonné, Cavalier blanc…

> Rien d’étonnant à cela. Miss Garland possède un grand pouvoir de fascination sur la gent masculine. Ces derniers temps, ses activités l’ont conduite à, comment dirions-nous cela ?... Entretenir des liens étroits avec le haut du panier. De ce fait, elle est peut-être détentrice d’informations capitales et donc, très surveillée…

> Cavalier blanc, pourriez-vous…

> Bien sûr. Vous allez m’ôter une épine du pied. Il se trouve que nos intérêts convergent. Janice Garland a été localisée de façon précise. Grisée par l’appât du gain, elle vient, sans doute, de commettre sa première erreur.

> Qu’entendez-vous par là ?

> Elle cible un individu extrêmement dangereux. Contrairement aux autres, il y a fort à parier que celui-ci ne se laissera pas mener aussi facilement par le bout du nez…pour rester poli…

> Quel est son…

> Je vous transmets une photo… Bonne chasse, messieurs…

« Il a interrompu la connexion... Voilà la photo…»

Lawrence tourna l’écran vers le rédacteur en chef du Gotham Globe.

« Ça vous dit quelque chose, Knox ? »
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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Sam 14 Avr - 14:20

La vie est un long fleuve tranquille. Quelle stupidité ! A part les simples d'esprit, les fous et les fortunés, personne ne peut affirmer ceci. La ville de Gotham est l'exemple parfait pour contredire cette philosophie et en mettant la minorité de ces "bienheureux" dans le même panier. Prenons quelqu'un au hasard : Oswald Chesterfield Cobblepot, le dernier descendant d'une riche famille aristocratique. Pour comparer son existence à un cours d'eau, sa vie est un puissant torrent attirant ses victimes vers le fond. Tel des chatons destinés à finir leur existence dans un sac jeté dans une rivière, Oswald aurait pu se nouer s'il n'avait pas eu l'amour indéfectible de sa mère. Ce fut la seule personne qui l'aida à arpenter les flots de sa vie. Naviguant seul dans une misérable et minuscule barque, il se construisit une solide carapace pour contrer les attaques des embarcations de ses semblables. Lorsque son bateau a fier allure, on a tendance à donner des coups de rames sur la tête de son petit voisin. Tout le monde y compris ceux de sa propre famille, hormis feu sa pauvre mère, le matraquaient quand il avait le malheur de passer à portée d'estoc.

Petit, faible et maltraité pour sa différence physique, Oswald était destiné à n'être que le souffre douleur des autres. Il commença sa lente et inexorable vengeance en sabotant les navires de sa famille. Comment pourrait-on se méfier de quelqu'un d'aussi insignifiant ? Après avoir prit la barre à roue de son illustre famille, il put affronter plus sereinement les écueils et autres lames de fond souhaitant mettre un terme à son odyssée. Il repoussa vaillamment, ou sournoisement, les assauts des féroces requins de la finance s'attaquant à son navire mais ne put repousser le plus gros d’entre eux. Sous ses airs de pacifique colosse amateur de plantons, la famille Wayne créa une importante brèche dans la coque de son bateau et ce, juste en dessous de la salle des coffres. Ruinée et coulant peu à peu dans l'oubli, la famille Cobblepot disparut de l’horizon des yachts de ses anciens confrères fortunés. Mais il en faut davantage pour faire sombrer un Cobblepot. Oswald s'est lancé dans la piraterie et, depuis peu, est devenu le corsaire du commissaire Loeb.

Sa vie sentimentale est aussi abrupte qu'une cascade mortelle. Il tombe de haut quand il s'agit de se mêler à la gente féminine. Celles qui l'ont attrapé dans leurs filets le relâchent aussitôt à l'eau et quand c'est lui qui fait le premier, elles s'enfuit de peur que les griffes du monstre ne se referment. Ses seules prises furent des morues de luxe plus intéressées par ses appâts de papiers vert que de sa compagnie et, ce soir, il va croiser une sirène. Nul doute qu'elle souhaite le voir s'échouer pour mieux lui arracher son petit cœur de pierre.

« T'as du feu, beau brun ? »

Roucoula une douce voix derrière Oswald. Surprit par tant de familiarité et du terme "beau" pour s'adresser à sa personne, le demi-homme se retourna comme un seul homme pour faire face à l'origine de cette flatteuse demande. Assise sur un tabouret du bar, une jeune femme pouvant facilement incarner l'idéal masculin agita une cigarette qu'elle tenait entre deux doigts. Taille de guêpe, de longues jambes, une poitrine voluptueuse et de grands yeux couleur noisette de la même teinte que ses cheveux semblable à la crinière d'une lionne, l'inconnue a tout l'attirail naturel de la prédatrice. Sa tenue chic et glamour soulignant parfaitement les courbes de son corps laissa pantois le criminel ne sachant pas où poser son regard et encore moins lui répondre rapidement. L'aristocrate cambrioleur était venu dans ce bar lui appartenant pour y récolter son pourcentage financier sur les jeux d'argent se produisant dans l'arrière salle. Il ne s'attendait pas une seule seconde à ce genre de rencontres.

« Ne sois pas si timide. Je ne vais pas te manger. »

Ajouta la veuve noire en lui adressant un sourire qui rendit jaloux tous les autres hommes de la salle y compris Bossworth, le colossale garde du corps noir du Pingouin posté derrière son employeur. Encore sous le choc, le rondouillard bandit de petite taille balbutia un "oui" confus. Presque immédiatement, l'ancien videur de boite de nuit dégaina son briquet pour allumer la cigarette de la dame ainsi que celle de son patron après que ce dernier n'ait coincé son porte-cigarette entre ses dents. De retour à la réalité, Oswald prit place, avec l'aide de son gorille, sur le haut tabouret voisin de la plantureuse jeune femme.

« Je vous offre un verre ? »

« Avec plaisir. »

« Barman ! Deux vodka martini au shaker, pas à la cuillère ! »



Plusieurs cocktails alcoolisés, quelques olives et une poignée de biscuits salés plus tard, Oswald et sa nouvelle compagne s'en allèrent du bar. La superbe jeune femme au regard de braise semblait s'être acoquiné de l'aristocrate non pas pour son charme naturel mais pour son importance sociale. Loin d'être dupe, il sait qu'elle n'est avec lui uniquement pour sa puissance et c'est justement en lui expliquant sa place dans les hautes sphères de Gotham qu'il conserva la bombe sexuelle à ses côtés. A défaut de pouvoir lui montrer son illustre manoir familial, le Pingouin dû contenter la sulfureuse pin-up en l'emmenant dans un hôtel quatre étoiles en périphérie du centre-ville et de ses grattes-ciel. Accompagné du solidement musclé Bossworth et se tenant par le bras, le couple se dirigea vers l'accueil où le criminel utilisa le pommeau de son parapluie pour tambouriner sur le bois du meuble au lieu d'appuyer sur la petite sonnette. Un réceptionniste à l'air pincé et leur adressant un sourire faussement réjouit.

« Bienvenue au Mayflower Hotel. Que puis-je faire pour vous ? »

« Je souhaiterais louer une chambre pour la nuit pour deux personnes. Je veux votre meilleure chambre ! »

« La suite présidentielle ? Le président Woodrow Wilson y a dorm... »

« C'est parfait ! Le coupa l'insolent cambrioleur professionnel. Je veux aussi que vous m'apportiez votre meilleur champagne ! Si vous n'en avez pas, achetez-en ! »

« Ce sera fait selon vos désirs. Pardonnez-moi cette question mais est-ce que ce monsieur est avec vous ? »

Demanda le réceptionniste en pointant poliment du doigt l'énorme garde du corps d'Oswald. Bossworth qui domine aisément d'une tête le couple était en train de scruter le moindre faits et gestes des personnes présentes dans le hall.

« Lui ? Il est avec nous mais il ne prendra pas de chambre. Contentez-vous de lui donner un sandwich de la taille et de la composition de son choix. »

« Vous êtes très généreux, monsieur Cobblepot. »

Dit Bossworth de sa voix grave et dénuée de joie.

« Inutile de me remercier ! Tu l'as bien mérité ! »

D'un claquement de doigt, un ascenseur lui fut réservé et qui les mena à l'étage de la suite présidentielle ainsi que d'autres luxueuses chambres au prix exorbitants. Bossworth resta dans le couloir à surveiller les alentours tout en dégustant son morceau de pain tandis que le Pingouin et sa compagne entrèrent dans la chambre.

« Poussin ? J'ignorais que vous aviez un handicap. »

« Hein ?! Quoi ?!! Qu'est-ce qui te fais croire ça ?! »

« C'est votre garde du corps. Il a garé la limousine sur deux places de parking dont une réservée aux handicapés ! »

« Ah... et alors ? Je ne vois pas le rapport avec moi ! Je ne suis pas un handicapé ! »

« Mais alors vous risquez une amende ! »

« Ha ! Whah whah whah ! Qu'ils essaient ! Je suis ami avec le commissaire. Il me suffit de lui passer un appel pour que le poulet qui aurait osé me coller une contravention finisse ses jours à faire la circulation au Devil Square ! »

« Mmmm... mon puissant chevalier. »

Roucoula la donzelle en lui baisant la joue puis s'enferma dans la salle de bain pour se déshabiller. De son côté, le Pingouin retira le superflu de sa tenue vestimentaire. Veste, haut-de-forme, montre à gousset et autres babioles reposèrent sur le meuble appelé coiffeuse où le gentilhomme se regarda dans le miroir de cette dernière. Il s'adressa un sourire charmeur et dénoua son nœud papillon. Imbibé d'alcool et de bonne humeur, il discuta avec son alter-ego se reflétant sur le miroir.

« J'adore cette ville. J'ai éliminé ou fait tué suffisamment de personnes pour mériter la peine capitale et pourtant je suis libre comme l'air. C'est ce qui me différencie du commun des mortels. La différence entre les prolétaires et les seigneurs réside en leur capacité à graisser la pâte aux bonnes personnes. Ha ! En réalité, celui qui dirige Gotham n'est pas Hill mais Loeb. Cet imbécile est tellement corrompu par la mafia qu'il me suffit de travailler pour lui pour devancer Falcone et Maroni. Tant que j'ai le commissaire dans la poche, ils n'oseront rien faire contre moi malgré tous les pots-de-vin qu'ils lui versent ! »

Quelqu'un frappa à la porte. Oswald ouvrit en laissant le groom entrer dans la chambre sous la surveillance de Bossworth ayant vérifié quelques secondes plus tôt le chariot transportant le seau à champagne. Après avoir débouché le millésime et empoché un pourboire, le domestique s'en alla. Le malfaiteur de petite taille se versa une coupe de l'alcool français et leva son verre.

« Je lève mon verre à la corruption et au crime ! Whah whah whah ! J'imagine la tête de ce coureur d'ambulances s'il apprenait que je suis le Pingouin qu'il a mentionné dans son torchon concernant la mort de Kafesjian ! Je lève mon verre à ce traîne misère qui relate mes exploits sans savoir mon identité ! Whah whah whah ! Il avala le contenu de son verre d'un trait. La vie est belle à Gotham quand on a l'argent pour devenir intouchable. Quoi que je fasse, c'est un autre qui paie à ma place comme ce concierge de Wayne Entreprise accusé du cambriolage de la société de cet ordure de Wayne ! Loeb m'a été très utile pour masquer le peu de preuves que j'avais laissé derrière ce rapt. »

Pendant un instant, il resta silencieux et prit un air plus sombre.

« Je dois rester méfiant vis-à-vis du journalisme. Tôt ou tard, ils finiront pas dire des choses compromettantes sur moi. Faudra peut-être que je fasse la peau de ce fouille-merde comme Falcone l'a fait avec la famille de ce riche journaliste... Prudence, Oswald. S'il devient trop curieux, j'enverrais Bossworth pour lui offrir un bain de pied en ciment dans les docks. Après tout... qui va pleurer sa mort ? »

La porte de la salle de bain s'ouvrit, dévoilant la charmante Janice Garland en sous-vêtements en soie.

« A qui tu parlais, poussin ? »

« Personne. Viens, poulette, que je t’envoie au septième ciel ! »

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Alexander Knox

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MessageSujet: Re: Mafia Land (Le Hibou)   Dim 15 Avr - 9:27

Lawrence décida de changer de registre et de se servir d’un ordinateur pour retrouver la piste de Janice Garland. Méthode nouvelle pour Alexander qui ne jurait que par la rue, c’est dans les poubelles qu’il fallait fouiller selon lui pour trouver quelque chose de valable. Il assista donc silencieux au dialogue numérique entre le journaliste et l’un de ses indics visiblement. Lorsque celui-ci annonça qu’il savait qu’il était en présence de Knox qui fouinait pour le compte de Maroni, Alexander manqua de s’étrangler et se mit à réfléchir à 100 à l’heure pour essayer de deviner l’identité de celui ou celle qui se cachait derrière l’écran. La conversation informatique se termina sur une photo.

« Ça vous dit quelque chose, Knox ? »

« Lui ? Il m’arrive de croiser ce nabot qui trottine toujours avec un parapluie dans les salons du grand hôtel Cassius ou du plaza Athénée. C’est un pseudo aristocrate, un ex-riche sur le retour si j’ai bien compris, un excentrique quoi. »

1 heure plus tard

Ils s’étaient arrêtés au Gotham Globe pour prendre un café. Knox faisait les 100 pas dans son bureau.

« La piste est refroidis, on sait quel est le prochain client qui va se faire arnaquer dans les grandes largeurs par la nymphomane, mais où ? »

La porte s’ouvrit et un gangster en borsalino et en costard armani entra comme s’il était en territoire conquis. Il observa Lawrence avec un air qui disait : je connais ta tête, elle doit sans doute être mise à prix.

« Mr Knox, Mr Maroni vous fait savoir qu’il veut un moyen de faire chanter Janice Garland dans les plus brefs délais afin de récupérer l’argent qu’elle lui a dérobé et se venger de cet outrage. Il veut que vous la mettiez sur écoute pendant ses ébats. »

« Quoi ? Vous m’avez bien regardé ? Je ne suis pas un employé de Maroni et… »

Le rital l’empoigna, le balança par-dessus son bureau et fit s’écrouler sur lui un classeur métallique. La mafieux arracha un climatiseur du mur et le laissa tomber sur son dos.

« Mr Maroni insiste, et ne montez pas sur vos grands chevaux Mr Knox, ce n’est pas comme si vous-mêmes, vous n’aviez jamais mis des gens sur écoute de la façon la plus illégale possible. »

Knox se releva en titubant avec un air effrayé. Il allait dire quelque chose mais le téléphone sonna, il décrocha d’une main tremblante et écouta le groom service (et qui lui servait d’indic) d’un hôtel de luxe qui se trouvait à trois rue d’ici lui dire :

« Knox, vous recherchez toujours celle qui siphonne le portefeuille des mafieux ? Elle vient juste de se ramener par ici avec un pigeon au bras. »

Plus tard…

Il n’avait fallu qu’au journaliste que quelques instants pour reprendre ses bons vieux outils. Il avait déguerpit très vite de son bureau en embarquant Lawrence tout en promettant au mafieux que Maroni obtiendrait ce qu’il voulait. C’est en 4éme vitesse qu’ils se rendirent à l’hôtel situé fort heureusement à proximité du globe. Le groom leur laissa squatter la chambre conjointe à celle emprunté par le nabot et sa dulcinée d’une heure. Knox précisa à Lawrence à propos de la raclée qu’il s’était prise :

« Dans cette ville, vaut mieux mettre son orgueil de côté, je suis obligé de faire ce que réclament ces types, sinon je vais finir comme vous avec je ne sais combien de tueurs aux trousses. A propos ? Vous avez déjà posé des micros ? Allez… juste entre nous… ne me dîtes pas qu’au Gotham Daily News ils n’ont jamais…enfin… voilà quoi. »

Pose de micros :

Les fils, les pinces, les tournevis, les supports, les chiffons pour ôter le plâtre. Le problème, c’est qu’ils ne pouvaient pas utiliser une perceuse pour créer un passage dans le mur entre la suite 308 et la suite 309. Knox y arriva avec difficulté et passa les fils. Il jeta un coup d’œil par l’orifice indécelable dans la pièce d’à côté. Les branchements fonctionnaient. Le câblage entre les deux chambres tenait bon. Le petit judas qu’il avait percé avec difficulté dans le mur lui donnait un accès à l’image en plus du son. Knox avait installé la console à côté. Il installa ses écouteurs sur sa tête, il en donna une autre paire à Lawrence pour qu’il puisse écouter. La porte de la suite 308 s’ouvrit. Déclic et bruit sourd. Les voix parvenaient faiblement. Knox colla son œil au judas, le fil du casque était tendu entre la console et le judas. Il y eut quelques parasites.

« J'adore cette ville. J'ai éliminé ou fait tué suffisamment de personnes pour mériter la peine capitale et pourtant je suis libre comme l'air. »

Knox commença à transpirer, ses écouteurs s’humidifièrent.

« Cet imbécile est tellement corrompu par la mafia qu'il me suffit de travailler pour lui pour devancer Falcone et Maroni. Tant que j'ai le commissaire dans la poche, ils n'oseront rien faire contre moi malgré tous les pots-de-vin qu'ils lui versent ! »

Les écouteurs de Knox s’emplissaient de sueurs, il les arracha de ses oreilles, les essuya et les remit. Il les ôta à nouveau, les secoua et les remit.

« Je lève mon verre à la corruption et au crime ! Whah whah whah ! J'imagine la tête de ce coureur d'ambulances s'il apprenait que je suis le Pingouin qu'il a mentionné dans son torchon concernant la mort de Kafesjian ! Je lève mon verre à ce traîne misère qui relate mes exploits sans savoir mon identité ! Whah whah whah ! »

Alexander bondit de la console, se plaqua contre le judas et plissa les paupières en observant Cobblepot. Knox respira fort et couvrit de buée la lentille du judas.

« Quoi que je fasse, c'est un autre qui paie à ma place comme ce concierge de Wayne Entreprise accusé du cambriolage de la société de cet ordure de Wayne ! Loeb m'a été très utile pour masquer le peu de preuves que j'avais laissé derrière ce rapt. »

La vessie de Knox manqua d’exploser, le judas était embué, la ligne d’écoute se parasitait. Il cracha sur l’œilleton du judas et le nettoya avec la manche de sa veste.

« Je dois rester méfiant vis-à-vis du journalisme. Tôt ou tard, ils finiront pas dire des choses compromettantes sur moi. Faudra peut-être que je fasse la peau de ce fouille-merde comme Falcone l'a fait avec la famille de ce riche journaliste... Prudence, Oswald. S'il devient trop curieux, j'enverrais Bossworth pour lui offrir un bain de pied en ciment dans les docks. Après tout... qui va pleurer sa mort ? »

Knox arracha son casque, se rua sur la console, tira sur le fil du micro et arracha le mastic du mur, il agrandit l’orifice avec son tournevis, il débarrassa le fils électrique, le mastic retomba entièrement de son côté, il plissa les paupières puis colla son oreille contre le trou. Il releva la tête vers Lawrence et le fixa avec un regard sinistre :

« Allons-nous en d’ici, vite ! »

Peu après

Ils roulèrent lentement, Knox était lessivé comme s’il avait disputé un combat de boxe.

« Il existe donc encore pire que Maroni et Falcone dans cette ville ? Est-ce que vous arrivez à le croire ? Est-ce que vous avez entendus ce qu’il a dit ? Et jamais aucun tribunal ne pourra prendre cet enregistrement comme preuve car il a été fait illégalement, c’est non recevable, aucun procureur ne pourrait s’en servir. Bien entendus il faut toujours que je fasse cet enregistrement de partie de jambes en l’air avec la Garland, sinon Maroni va m’envoyer au cimetière avant le Pingouin. J’ai encore de nombreux indics parmi les grooms, vous verrez que le coup d’après on va se la faire ! Elle ne m’échappera pas, ma vie en dépend. Et la vôtre aussi je crois Tyler, le seul moyen d’annuler le contrat qui pèse sur votre tête, ça serait de faire un truc qui fasse plaisir à nos grand amis italiens. »

Le lendemain.

Un groom avait refilé l’info à Knox au matin, dans l’après-midi, Janice Garland va venir pigeonner un autre mafieux. Cette fois ils connaissaient le numéro de la chambre largement à l’avance.

Knox aéra le placard, il prépara la caméra. Maroni veut du lourd ? On va lui en donner, micros + caméra ! Il chargea le film puis avec Lawrence il attendit dans le placard. Clic, une lumière dans l’entrée. Les appliques des micros étaient dans le plafonnier. Knox avait comme qui dirait la phobie des murs depuis hier. Il avait percé un trou dans le placard, pas plus grand qu’une poignée de porte pour passer la caméra. Janice Garland entra avec sa victime et commença les préliminaires. Knox cadra le lit, il chuchota à Lawrence :

« Cette fois ça va marcher ! »

Janice roucoula, elle et son pigeon étaient à moitié dénudés. Elle s’arrêta de parler tout à coup. Knox se demanda ce qui se passait et compris. La voix de Garland se dédoublait. Elle semblait avoir un écho. Sa voix était amplifiée, elle se réverbait en grave et en aigu à tous les registres. Knox se frappa la tête : suramplification, niveau d’entrée trop élevé, il avait foiré la pose de micro. Janice se mit à fouiller la pièce. Un micro du plafond céda. Il tomba au sol, rebondit et roula. Le mafieux paniqua, attrapa ses vêtements et prit la fuite (probablement un homme marié). Janice défonça la porte du placard, elle infligea à Lawrence une claque monumentale, elle infligea à Knox un coup de pied particulièrement brutal dans son entrejambe. Puis elle décampa. Knox effondré de douleur dans le placard finit par dire à Lawrence :

« Tyler, je suis aussi foutus que vous, on va se faire descendre par les ritals dans moins de 24 heures. Il faut qu’on trouve très vite une contre-attaque. »

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