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 Teenage dream (Batou)

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Teenage dream (Batou)   Mar 10 Avr - 20:12

Rakel & Batman
« La nuit est longue avant l’aube... »


Une grand bureau pour moi toute seule. Je devais avouer que ça me faisait un drôle d'effet. Tout ceci pour remercier mon travail exceptionnel, comprenez pour avoir été pris pour cible par Maximilian Zeus. Je me levais le temps de me dégourdir les jambes, j'avais passé la journée assise devant mon bureau et devant mon écran de macbook air, hors de question de laisser mes informations au Gotham Globe lorsque je quittais les lieux, il rejoignait chaque soir un coffre dans la villa de mes parents. J'étais devenue paranoïaque, mes informations pour mes articles étaient sous haute protection, il fallait dire que j'attirais beaucoup de convoitise, après tout j'étais la seule à avoir réellement rencontrer le Batman, même si la plus part des choses avaient été passés sous silence, pas uniquement par stratégie, comme avait toujours pu le faire remarque Knox, je ne cherchais pas le Batman uniquement pour l'argent et la gloire, il y avait autre chose, et c'était d'autant plus vrai aujourd'hui. Mon Iphone se mit à vibrer sur le bureau, je n'y jetais qu'un petit coup d'oeil distrait, depuis que j'étais passé à la télé suite à cette soirée, et ce contre ma volonté, depuis les demandes d'interview fusaient, quoi de plus ridicule que demander une interview à un journaliste? Il était clair que je gardais cette exclusivité pour ma personne. Il y avait d'autres parasites qui tournaient autour de moi, la fille d'Adam Peleonor devenait étrangement attirante, une marque voulait faire de moi son égérie, ce qui faisait la joie de mon père et mon plus grand désespoir, je n'étais pas un joli objet que l'on affichait pour se faire de la pub.

Mon regard se posait sur une édition du Gotham Globe, l'un de mes articles y trônait, pas la première page, mais ce n'était pas ce que je demandais, ça n'avait jamais été le cas, ce qui me gênait le plus c'était que certains collègues ne se gênaient pas pour réécrire mon histoire, ajoutant quelques petits détails sur mon soit disant comportement, y ajoutant des photos volées de moi. Étrangement je comprenais ce que pouvais ressentir ces petites starlettes épiées dans les médias, heureusement, ça ne durerait pas, il finirait par y avoir quelque chose de plus important qui prendrait le pas sur cette histoire. Quittant du regard la vue que mon bureau offrait sur Gotham, je jetais un coup d'oeil aux autres bureaux, vide pour la plus part, il se faisait tard et la plus part des gens normaux commençaient à rentrer chez eux. Moi j'étais arrivée tard pour éviter la plus part des personnes qui travaillaient ici, de toute façon, je me fichais bien de la paie et je pouvais tout aussi bien travailler de chez mes parents, ou de mon appartement, quoi que depuis quelques temps, je l'avais déserté, mon père préférant me savoir en sécurité. Attrapant mon Iphone, et ignorant les appels manqués et les messages sur mon répondeur, je mis la musique à fond, le connectant à mon pc pour augmenter le son, de toute façon, je ne gênerais personne, il y avait plus personne ou presque et ceux qui restaient avait abandonné l'idée de travailler depuis un moment. Je me mis à danser comme une folle, fermant les stores de mon bureau pour ne pas être dérangé. Je retirais mes talons, et me laissait tomber sur la chaise, jouant avec le bord de ma jupe avant de me replonger sur mes dossiers. J'essayais de me concentrer mais c'était peine perdue, je me mis à chanter, ne réussissant pas à écrire le moindre mot correct. Poussant un nouveau soupire, je laissais aller ma tête en arrière, les yeux fermés.


http://www.deezer.com/music/katy-perry/teenage-dream-620878

"You make me feel like I'm living a teenage dream The way you turn me on, I can't sleep..."

Lorsque je rouvris les yeux, j'eus la peur de ma vie je remarquais des yeux qui me fichaient poussant un cri, je manquais de tomber à la renverse mais me rattrapais, sautais sur mes pieds, fermant d'un geste rapide mon pc, comme si c'était la chose la plus importante à faire, coupant ainsi la musique et cherchant mon arme à tâtons, jusqu'à ce que je remarque qui se trouvait face à moi. Batman, je m'attendais à tout sauf à ça. Je laissais tomber la recherche du pistolet, posant ma main sur le coeur, lâchant d'un naturel qui me surpris moi même.

"Tu m'as fais peur."
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Batman
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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Dim 15 Avr - 10:36

Batman rodaient sur les toits du centre-ville, une nuit calme, pas un seul dealer a effrayer, pas un seul maquereau en train de tabasser ses filles et à qui rendre la pareille. Pas un seul mafieux en train de racketter ou de braquer un magasin de spiritueux. Il aimait se percher dans les hauteurs de la ville et observer en secret dans l’ombre, la foule qui grouillait là en bas dans le crime. Il se mit à scruter les fenêtres des immeubles. Peut-être y verrait-il un mari en train de frapper son épouse ou un autre truc du genre qui lui permettrait de fondre comme une chauve-souris démoniaque.

Il choisit l’une des fenêtres et fixa son attention dessus : une famille en train de manger. Le père, la mère, la fille et le petit-ami de celle-ci. Les parents venaient d’offrir à leur futur gendre un T-shirt orné du slogan « I Believe In Harvey Dent » (c’était la mode en ce moment). Le petit ami fit une grimace qui voulait dire : et merde. Sa copine le poussa du coude, geste qui voulait dire : allons sois gentil. Soudain papa s’empourpra en frisant l’apoplexie. Le fiancé venait de remuer sur place et de sortir une alliance de sa poche. Papa et maman se mirent à pleurnicher. Ils tombèrent tous dans les bras des uns des autres : tu vas tellement être heureuse ma fille bouhouhou.

Batman s’en alla en pensant aux paroles d’Alfred :

« Vu le vide votre carnet mondain, je doute qu’il y ait un jour une autre génération Wayne. »

Il passa en revue dans sa tête les femmes qu’il connaissait, succession de relation superficielle d’un milliardaire qui attirait les femmes vénal. Rien sans intérêt et… Il s’arrêta net. Bruce n’avait aucun espoir mais Batman par contre…

Elle.

Il se remémora pour la centième fois la scène à laquelle il avait assisté la nuit dernière :

Il était revenu devant la villa des Peleonor, il s’était dissimulé dans la végétation de leur jardin et avait attendu pendant longtemps juste pour pouvoir l’apercevoir. Le dressing room de la jeune femme avait une grande fenêtre. Il s’immobilisa lorsqu’il la vit apparaître enfin. Il la regarda défaire ses cheveux pour les peigner. Il cligna des yeux, c’était passé trop vite, il crut voir un pas de danse.

Il était maintenant posté sur une gargouille installé parmi d’autres sur un gratte-ciel de style art-déco. Il songea à la jeune femme. Et finit par se dire :

* Qu’est-ce que tu attends ? Fais le*

Il plongea dans le vide et déploya sa cape. Direction le seul endroit nocturne en dehors de la villa familial et de son appartement dans lequel Rakel s’attardait quand il faisait nuit : son lieu de travail.

Posté sur le toit d’en face, il l’observa pendant un moment assise à son bureau en train de vaquer à ses occupations. Puis c’est avec surprise qu’il l’aperçut en train de baisser les stores. C’est le moment qu’il choisit pour pointer son grappin en direction de la façade du Globe pour s’y rendre. Il se glissa par une fenêtre après avoir fracturé la poignée et se posta face à la jeune journaliste avec sa cape qui enveloppait tout son corps comme s’il était un vampire sortit d’une série B. Il la fixa surprit alors qu’elle dansait. En ouvrant les yeux elle l’aperçut et sursauta de la même façon que le faisaient les mafieux qu’il punissait dans les ruelles les plus sordides de Gotham.

"Tu m'as fais peur."

Chose rare, le menton impitoyable de Batman afficha un sourire malicieux.

« Mon apparence est calculé pour ça… désolé. »

Il vint s’assoir sur la chaise des invités, face à son bureau et attendit qu’elle fasse de même. Etre en présence de Rakel le mettait mal à l’aise. Il positionna ses coudes sur la table et s’avança pour la faire reculer, comme ça marchait avec la plupart de ses interlocuteurs criminels… Mais la manœuvre eut l’effet inverse, elle s’avança aussi vers lui depuis l’autre extrémité de la table et Batman manqua de tressaillir.

« Quelqu’un souhait vivement une entrevue avec l’immonde chauve-souris qui terrorise la ville si je me souviens bien. »

Il afficha à nouveau son très rare sourire.

« Avant toute chose, j’espère que monsieur votre père n’est pas dans les environs, nous ne nous sommes jamais parlé, juste croisé, mais nous sommes en assez mauvais terme lui et moi, enfin lui surtout. Il a essayé de me clouer sur le mur de votre cuisine. Première fois qu’un simple citoyen de cette ville n’est pas effrayé par moi à la première apparition. Probablement parce qu’il puise un gigantesque courage meurtrier en pensant que quelqu’un s’introduit chez lui car il en veut à la vertu de sa fille. Il vous as demandé ce que je fichais dans sa cuisine à 3 heures du matin ?»

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Dim 15 Avr - 20:45

Rakel & Batman
« La nuit est longue avant l’aube... »


Une fois la surprise passée de la découverte, je devais avouer que j'étais ravie de savoir qu'il était venu me voir. Bien sûr j'avais bien tant d'essayer de le revoir, mais l'idée de trainer dans cette ville une fois la nuit tombée était mission impossible. Suite à mon enlèvement et au fait que mon père avait croisé le Batman dans la maison, je ne pouvais pas faire un pas sans être suivit par quelqu'un. Bien sûr cette chose m'énervait au possible, je n'arrivais pas à supporter ce que m'apportait cette soudaine popularité que je n'avais jamais demandé. Je ne pus m'empêcher un sourire en coin face à la remarque du Batman.

"A vrai dire c'est plutôt cette sale habitude d'arriver sans le moindre bruit au moment où on s'y attend le moins."

Je l'observais alors qu'il s'installait sur la chaise qui se trouvait face à mon bureau. Je ne pouvais retenir un petit sourire, au final, je me rendais compte que sa présence m'avait manqué. A mon tour, je m'installais à mon bureau, m'appuyant sur mes coudes, tête posée sur mes mains, observant l'homme avec un petit sourire malicieux et provocateur. Je n'étais pas impressionnée, au contraire, là il se trouvait sur mon territoire, je n'avais pas la moindre raison d'avoir peur. De toute façon, contrairement à la plus part des habitants de Gotham, je n'avais pas peur du Batman. Je repoussais en arrière mes longs cheveux avant de reprendre ma posture fixant toujours du regard le chevalier noir affichant un sourire satisfaite, je ne m'attendais pas à voir mon sujet d'écriture préférée débarquer dans mon bureau pour me donner une interview, à vrai dire je pensais que je devrais lui courir après un bon moment avant d'obtenir les informations que je souhaitais.

J'eus une petite grimace face à la remarque de Batman sur mon père, me redressant et laissant tomber mes mains sur le bureau, tendu vers Batman. Je levais les yeux au ciel, je me demandais bien ce qui avait pu lui prendre de se balader dans la cuisine de la villa, à moins qu'il souhaitait un casse croute, mais le résultat était sans appel, j'avais l'impression d'être redevenue une adolescente, et que mon père craigne une vulgaire fugue, je savais déjà que mon chauffeur m'attendait au pied de l'immeuble, l'excuse trouvée par mon père avait été la destruction de mon petit bijou et l'attente de la réception de ma nouvelle ferrari, il semblait oublier que je possédais une seconde voiture. Il savait autant que moi qu'il ne s'agissait que d'excuse, mais je me pliais à tout ceci le temps de le laisser se rassurer, après j'avais bien l'intention de retrouver ma véritable vie.


"Immonde chauve-souris, rien que ça, tu me pardonneras, je ne reprendrais pas ce terme dans mes articles, ce n'est pas très vendeur."

J'affichais un sourire amusé, j'avais abandonné l'idée de le vouvoyer, après tout il était rentré dans mon intimité, chez moi, ici, alors je ne voyais pas pourquoi je continuerais à mettre cette distance entre nous, d'ailleurs je n'en avais simplement pas envie.

"Mon père n'est pas réellement un simple citoyen, les hommes politiques de cette ville ne doivent pas être facilement impressionnable, sinon ils ne font pas long feu ici. Et je ne suis pas sûre que se soit ma vertu qui l'inquiète, il a depuis longtemps perdue l'illusion que sa petite fille soit un ange, mais au vu de certains articles sur toi, il a sans doute peur pour ma vie, c'est pour ça qu'il me fait suivre à longueur de temps. Mon chauffeur doit être en train de mourir d’ennuis dans la voiture, ça fait au moins 2h qu'il m'attend. Mais qu'importe, je ne compte pas lui raconter mes aventures avec toi, sinon c'est lui qui risquerait de me servir de garde du corps pour ne plus que tu m'approche. Bref mise à part qu'il ne cesse de faire réviser la sécurité de la villa, il se remet très bien de cette rencontre."

J'étais parfaitement détendue, tout en parlant, je jouais avec ma bague, mains toujours tendue sur le bureau. J'étais d'humeur bavarde.

"Je dois dire que je n'ai pas beaucoup de question quand j'y pense, parce que je ne pourrais pas écrire un article comme si j'avais rencontré une star, je me vois mal raconter, mon interview avec le chevalier noir, je me ferais internée soit à Arkham, soit dans ma chambre avec mon père qui monte la garde devant la porte. Non il n'y a qu'une seule question qui m'intéresse, c'est pourquoi?"

On pouvait lire ma curiosité dans mon regard, c'était sincère, je voulais savoir ce qui pouvait pousser le Batman à agir ainsi, après tout il y avait tant de personnes qui avaient baissés les bras, tant d'autres qui se battaient, mais pas pour autant en se mettant en danger, il y avait sans doute une raison plus profonde.

"Ne me prends pas pour une idiote, il y a sans doute une raison plus profonde que simplement nettoyée la ville, j'ai vu un de tes repaires, il faut de l'argent pour tout ça, le tank, l'armure, ceci."

J'avais sortis le batarang de mon sac et l'agitais quelques secondes avant de le laisser sur le bureau, posant ma main dessus.

"En plus de toute ceci, tu es loin d'être con, pourquoi ne pas prendre par à la campagne de Dent? Une façon moins dangereuse et moins douloureuse de combattre le crime, n'est ce pas? Ne me fais pas croire le contraire, j'ai vu tes cicatrices, et le résultat d'une nuit à courir après un ennemi..."

Je me levais d'un bon, contournant mon bureau, et me penchais par dessus l'épaule de Batman, juste à côté de son oreille, lui murmurant d'une voix suave :

"Le pire dans tout ça, c'est que je suis persuadée que je te connais, ne serait ce que de vue, la haute société de Gotham est petite."

A vrai dire, c'était sans doute ce qui m'énervais le plus ne pas réussir à deviner qui se trouvait sous ce masque. Me redressant, je laissais ma main caresser l'épaule de la chauve souris, et me dirigeais vers la baie vitrée, croisant les bras tout en observant la ville.

"Rares sont ceux qui ont encore de l'espoir pour Gotham, c'est sans doute pour ça qu'ils te craignent, il n'y a qu'à Gotham que les personnes ont peur des personnes qui s'en prennent aux criminels."

Je poussais un petit soupire et m'approchais du bureau, m'installant à côté de Batman, les fesses sur le bureau, installée près de lui plongeant mon regard dans le sien, déglutissant difficilement en essayant pourtant de rester le plus naturelle possible.

"Au final, je pense qu'une nuit comme la dernière que j'ai vécue avec toi est bien plus simple pour écrire un article que de te poser des questions, malheureusement c'est ça que les gens veulent, du trash. Je ne veux pas devenir la chasseuse de scoop, la femme qui murmure à l'oreille des chauves souris, je n'écrirais pas d'articles sur ce que tu me diras ce soir, dans le meilleur des cas, je m'en servirais pour compléter mes futurs articles sur tes exploits, essayer que les habitants de Gotham te voient comme le sauveur que tu es. En faites, je veux juste comprendre."

Je me mis à tourner une mèche de cheveux entre mes doigts, continuant à observer Batman, mordant légèrement ma lèvre inférieur.

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Batman
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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Lun 16 Avr - 13:32

"Immonde chauve-souris, rien que ça, tu me pardonneras, je ne reprendrais pas ce terme dans mes articles, ce n'est pas très vendeur."

Batman songea tout à coup que si cette marque infamante de la presse l’avait diabolisé et rendue impopulaire pour l’ensemble des citoyens de Gotham, elle lui avait aussi rendu service en entretenant le mythe d’un monstre démoniaque qui terrorisait les criminel et cette réputation avait dû beaucoup jour dans la peur qu’il infligeait à ses adversaires. Puis il se grisa en voyant qu’elle se mettait à le tutoyer, chose qu’elle n’aurait jamais faite avec Bruce Wayne. Il avait l’impression d’avoir marqué un point avec Batman. Il se mit encore plus à détester Wayne qui n’était que le masque qu’il mettait pour cacher sa véritable personnalité. Personne n'aurait jamais pu vraiment aimer Wayne.

"Bref mise à part qu'il ne cesse de faire réviser la sécurité de la villa, il se remet très bien de cette rencontre."

Batman se révulsa, il imaginait déjà tout ce que son père allait déployer pour rendre sa fille inaccessible, meute de Doberman dans le jardin, gardiens en armes qui rôdent, caméras partout, haute clôture barbelé et électrifiée pour délimiter le jardin, etc… ça deviendrait plus difficile d’entrer et de se dissimuler dans la propriété des Peleonor juste pour la voir. Il pria intérieurement pour qu’elle réside le moins possible chez son père et soit surtout dans son appartement.

Il oublia ces basses préoccupations en écoutant les paroles de la jeune femme et son regard devint plus sombre, son menton plus crispé au fur et à mesure qu’il l’écoutait. Quand elle eut finis, il se décida enfin à parler.

« Tu aimerais savoir pourquoi ? Parce que si je ne le faisais pas, personne d’autres ne le ferait. Pendant presque 25 ans, j’ai attendus que quelqu’un le fasse, lorsque j’ai compris que personne ne le ferait, j’ai su qu’il n’y avait plus d’issue, si je ne le faisais pas, j’allais exploser, il fallait que je le fasse, peu importe que j’échoue ou que je gagne.»

Combien de fois avait-il répété ça dans son esprit ? Mais jamais il ne l’avait dit à Alfred alors que ces paroles étaient destinées à son majordome. Il se surprit à les avouer à Rakel sans même avoir réfléchit avant. Il hésita à poursuivre, puis trouvant une parade miraculeuse il lâcha dans un soupir :

« Mes gadgets, mon matériel, mon véhicule… enfin mes véhicules, j’en ai aussi un qui vole, un qui va sur l’eau et même une moto (ne rit pas) et mes repères, car oui j’en ais plusieurs aussi. Et bien tout ça je l’ai dérobé à Bruce Wayne ou bien bâtît avec son argent, lui aussi discrètement subtilisé. »

Il s’arrêta et fixa intensivement les yeux de Rakel pour voir si elle approuverait ou pas.

« Je sais que c’est immorale, mais voilà, ce type à un fric fou et indécent avec quantités de choses qui ne lui servent à rien. Ces gadgets, ces véhicules et ces équipements étaient des projets mis sous clés à Wayne Enterprise car trop onéreux, ils n’auraient jamais vu le jour et personne ne s’en serait jamais servi. C’était la seule façon pour moi d’avoir ce qu’il fallait pour mon combat sans fin. »

Il la regarda du coin de l’œil très attentivement pour voir si son mensonge était bien passé.

« Je me suis joint à Harvey Dent en accomplissant le rôle qu’aucun de ses alliés ne pourrait faire. Car je suis le seul capable d’agir en dehors de la loi. J’aurais pu aussi devenir flic pour aider la population mais… »

Il hésita encore à poursuivre, conscient que ce qu’il allait dire allait peut être la choquer.

« Mais ça aurait été inutile, car je n’ai jamais cherché à sauver cette ville, jamais cherché à sauver ces gens. Je ne suis pas indifférent à leur sort, c’est juste que, j’obéis à autre chose. J’ai… besoin de faire ça, de leur infliger peur et douleur de la même façon qu’ils le font eux-mêmes. »

Il se leva et se posta face à la fenêtre de son bureau tout en relevant les stores. Il resta là à contempler les lumières de la ville.

« Dans mes tripes la créature se tord et gronde, elle sait ce dont j’ai besoin. Pendant le jour je vais bien mais la nuit… l’odeur de la ville l’appelle. »

Il se revit en train d’arpenter les rues atroces de Crime Alley pour y déposer deux roses à l’endroit où sont morts ses parents.

« Quand je me balade à l’aveugle dans la ville, la bête fait exprès de m’amener au même endroit pour me montrer à quel point rien n’a changé, l’endroit devient de plus en plus sale et sinistre au fil des ans. »

Les mains de Batman tremblèrent, ses pupilles se dilatèrent.

« Et ce qui s’est passé dans cet endroit il y a 25 ans, pourrait très bien se passer en ce moment même dans une autre rue, ils pourraient être à nouveau là à…

*frémir à mes pieds dans leur sang*

… »


Il posa ses deux mains sur la vitre et sa voix devint inquiétante.

« Je ne sais pas quel est le visage de cet homme qui avait fait ça, mais quand je vois Falcone, Maroni, Maxie ou le Joker, je le vois LUI et en les affrontant je l’affronte LUI mais c’est inutile car on ne peut faire expier un homme qui n’a pas de visage. Je ne connaîtrais jamais sa face, elle était caché dans le noir derrière son arme à feu et il s’est enfuit. »

Batman prit une édition du Globe qui trônait sur une étagère et la montra à Rakel, il pointa du doigt la tête du Joker en première page.

« LUI voulait juste l’argent je crois, je ne sais pas en fait, peut être oui, peut être non, par contre lui, ce clown et tout ceux de son espèce ce sont ses enfants mais en pire, ce n’est pas seulement pour l’argent qu’ils appuient sur la détente. Ils veulent autre chose de plus malsain encore. »

Il lâcha le journal à terre et se retourna vers la vitre.

« Je suis l’un des rares en ville à ne pas avoir peur d’eux, aucune crainte, car j’ai peur de quelque chose de plus terrible encore. Quelque chose qui remue dans le noir, qui aspire l’air fétide, et crie. »

La vision de la grotte sous le manoir de ses parents, dans laquelle il était tombé quand il était enfant l’assaillait de nouveaux.

« La chose planait avec une antique grâce, refusant de battre en retraite avec ses frères, les yeux luisants, insensibles à l’amour, la joie et le chagrin. Elle avait le souffle brûlant, la puanteur des choses mortes, de choses damnées. Le plus farouche des survivants, le plus pur des guerriers, haïssant aveuglément, m’appelant un des siens. »

Il porta ses mains sur sa tête pour désigner son masque de chauve-souris.

« J’ai adopté son visage et sa forme, je suis devenus comme elle pour terroriser les criminels, je suis devenus la pire chose qui habite sous la ville.

Il se revit en train de descendre dans la Batcave sous le manoir à la nuit tombée.

« Et cette bête rit de moi parce que je veux l’imiter, elle envahit mon sommeil, elle joue avec moi, elle me ramène dans l’endroit où je l’ai rencontré lorsque la nuit est trop longue et que ma volonté est faible. Au début j’ai cru que la bête lisait dans le fond de mon âme comme un livre ouvert mais j’ai compris ensuite qu’elle était mon âme, je ne peux pas l’arrêter même si je me cloître chez moi ou m’assomme à coup de médicament, je ne peux la suivre, je la laisse sortir dès que je mets ce masque et part dans la ville. »

Il semblait effrayé par lui-même, par ce qu’il venait de dire, le chevalier noir s’accouda au mur et se laissa glisser au sol. Il s’assit en tailleur et finit par bredouiller :

« Je vois les autres comme Joker, ceux qui portent un masque et qui envahissant la ville et je vois un reflet, ils sont comme moi, ils obéissent à autre chose, de plus malsain, enfouit dans leur esprit. Tous ils sont devenus des monstres pour se venger de quelqu’un ou quelque chose. La seule différence entre eux et moi c’est que je n’ai jamais tué personne, pas par bonté mais parce que je n’y arrive pas. LUI il les a tué et ça m’as tellement traumatisé que je suis incapable de faire comme LUI et d’ôter la vie. »

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Lun 16 Avr - 18:34

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Il fallait savoir vendre ses papiers, je n'avais jamais utilisé de pareil mots pour mes écrire, simplement jouer sur le fait qu'il s'agissait d'un justicier noir et qu'au final nul ne savait ce qui guidait sa main vengeuse, juste qu'il pouvait débarquer en silence derrière n'importe quel criminel pour lui faire regretter ses mauvaises actions. Un héros pour les petits gens, un monstre pour les criminels, un criminel pour les gens normaux. Au final son identité n'avait jamais réellement été précisée, surtout pas de mes mots, je n'avais fais qu'exprimer mon opinion personnelles appuyée par ce que j'avais pu voir, entendre, ou même par d'autres témoignages que j'avais recueillis.

Malgré mon opinion, je n'étais pas butée, je voyais bien la crainte qu'il inspirait à mon père, et la comprenais, cet homme était capable de s'inviter n'importe où et visiblement il était assez habille pour ne pas déclencher les systèmes de sécurités, après tout il s'était introduit dans la villa sans déclencher l'alarme. Je ne cherchais pas à persuader mon père que le Batman était innocent, au final, ce mot ne convenait à aucun habitant de Gotham quelqu'il soit. C'était en silence que je l'écoutais parler, les sourcils légèrement froncés, ne laissait rien paraitre sur mon visage soudainement fermé, froid et préoccupé. Qu'il parle de vol ne me fit pas réellement réagir, même si mentalement je notais quelques questions sans réponse, notamment comment il faisait pour contourner la sécurité d'une entreprise comme Wayne compagnie, et chose quasiment impossible. J'eus d'ailleurs l'air préoccupée, d'un coup, mon regard se perdu derrière Batman, je pensais à ce coup de téléphone que j'avais passé après m'être retrouvé dans mon lit ce soir là, de la voix du majordome des Wayne, de ses mots. Monsieur Bruce Wayne va bien, il se remet de ses émotions. Il n'avait même pas prit la peine de prendre le téléphone. Décidément je ne comprendrais jamais les hommes. Secouant légèrement la tête, je reposais mon regard sur Batman, cette fois un regard beaucoup plus réprobateur sur lui, après tout en s'attaquant à Bruce Wayne dans ses paroles, il s'attaquait à n'importe lequel de mes amis de la jeunesse dorée de Gotham. J'ouvris la bouche pour dire un mot, mais final ne rien dire, laissant le Batman continuer sur sa lancée... Mais non je ne pouvais pas rester silencieuse, l'intervention fut aussi discrète que cinglante.

"Tout comme moi au final. Dois-je surveiller mes comptes en banque?"

La richesse de ma famille n'avait rien à voir avec celle des Wayne, mais nous étions bien assez aisé pour ne pas avoir à surveiller nos entrées et sorties d'argent, à vrai dire tout ceci était assez plausible, je n'étais pas sûr que nos comptables se rendraient compte d'une telle magouille. Sans même m'en rendre compte, je croisais mes mains sous ma poitrine, mon corps trahissait la distance que je prenais d'un coup face au chevalier noir. Au final je semblais m'être trompée sur lui, il ne voulait que punir, où était l'espoir là dedans, à quoi bon inspirer la peur si ce n'était pas pour faire reculer les crimes dans l'espoir d'un avenir plus beau? Je suivais du regard le Batman alors qu'il continuait à parler tout en s'approchant de la baie vitrée, à cet instant je ne trouvais plus du tout sa présence rassurante, au contraire. Pendant une fraction de seconde je me mis à penser à mon 9mm, mais c'était idiot, il en aurait voulu à ma vie il aurait eu plus d'une occasion d'agir. Toujours assise sur mon bureau, je sentis un long frisson me parcourir le dos en voyant le visage du Joker à la une de l'un des journaux, je ne pouvais que me rappeler cette soirée, ses mains sur les miennes alors qu'il m'entrainait avec lui pour que je flatte son égo. A cet instant je ne savais plus trop comment réagir, alors que le Chevalier noir se laissait glisser au sol. Je devais avouer que j'étais particulièrement mal à l'aise face à ses révélations, peut être que je devrais me montrer flattée de ses révélations, et pourtant ça dévoilait certaine chose assez désagréable, notamment que le chevalier noir n'était pas bien dans sa peau, et qu'un psy ferait sans doute des miracles, même si je ne pouvais pas franchement imaginer une telle situation. Je poussais un petit soupire, finissant par sauter sur mes pieds, m'approchant de Batman d'un pas léger.

"On ne peut pas vivre toute sa vie derrière un masque tôt ou tard il se fissure, chacun de ses monstres l'apprendra à ses dépends, ne te fait pas avoir toi aussi. Tu crois vraiment qu tu vis en pourchassant les criminels? Au final tu vis dans le passé, tout comme tes ennemis, pour pouvoir avancer, il faut réussir à voir l'avenir. Il faut réussir à ne pas se déconnecter de notre monde."

Je lui tendis ma main pour l'aider à se relever.

"Notre passé est notre force, quelqu'il soit, il ne faut pas laisser ses monstres le faire devenir un fardeau. Au final, les tuer ne serait pas une solution, l’anarchie ne prendrait qu'un peu plus le pouvoir, leur place est en prison. Il ne faut pas chercher à passer outre la loi, elle est la seule à pouvoir sauver Gotham, je pense que Dent l'a compris. Le monde n'est pas noir, Gotham non plus, tout est gris dans ce monde."

Je me dirigeais vers le journal au sol pour le ramasser et le ranger à sa place, j'aimais l'ordre, et ses journaux faisaient partis de mes archives. Puis je me retournais vers Batman, les bras le long du corps, un petit regard dépité.

"On dirait sincèrement que tu ne vois rien de bon dans cette vie, alors à quoi bon continuer à se battre? vivre ainsi n'a aucun sens, vivre dans le confort, mais sans émotion, leur coeur n'est qu'une horloge qui fait Tic-Tac. Je me refuse de vivre ainsi. Il y a tant de chose magnifique dans notre monde"

Il ne s'agissait pas d'un jugement froid et distant, juste ma vision des choses de voir la vie. Mon visage se fit beaucoup moins dur, je ne voulais pas le juger, au final je ne savais pas ce qui c'était passé dans sa vie, je ne me permettrais pas un tel comportement. J'avais un petit sourire un peu triste sur le visage.

"J'aimerais tellement t'en convaincre."


J'avais beaucoup de mal à imaginer ce que Batman avait pu subir dans sa vie, mais il était clair que ça l'avait beaucoup marqué, il n'y avait qu'à l'entendre parler. Je m'approchais prêt de lui, observant la chauve souris qui ornait son torse, posant ma main dessus avant de redresser le regard vers lui , la tristesse de ses yeux me faisait mal au coeur. Doucement, dans un geste hésitant, je posais ma main sur sa joue, approchant doucement mon visage du sien, posant un petit baiser timide sur ses lèvres avant de me reculer légèrement. Sans la moindre honte de ce que je venais de faire, même au contraire, étrangement j'aimais le goût de ses lèvres.

"Le baiser du héros, tu ne m'en as pas réellement laissé le temps la nuit dernière."

HRP : petits modifications, j'avais envie de le compléter Razz


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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Sam 21 Avr - 15:02

Lorsqu’elle posa sa main sur le symbole qui ornait son torse, il sentit son cœur s’emballer. Première fois qu’une main désignait le symbole avec une sorte de respect. Il fut décontenancé lorsqu’elle s’approcha pour l’embrasser. Ses joues le brulaient, il sentit une sensation dévorante dans son torse comme s’il était subitement pris à la gorge.

« Je vis dans le passé car je ne peux en réchapper, cette ville est maudite, on ne peut en sortir, elle semble figée, Gotham est plongée dans un cauchemar sans fin et nous sommes les angoisses qui se baladent dans ses rues. »

Il prit les deux mains de Rakel et les approcha de son visage, il fit en sorte à ce que ses doigts effleurent son masque de chauve-souris.

« Ceci n’est pas un masque derrière lequel je me cache, il s’agit de mon vrai visage. Est-ce que tu serais capable de l’accepter ? Car si tu vois ce qui se cache en dessous, tu n’auras plus que haine pour moi, tu peux en être sûr. »

Il continuait de tenir ses mains, de les maintenir contre son visage, il en savourait le contact moite sur ses joues et crut sentir son pouls.

« Je t’ai suivis il y a 3 jours, tu dinais tard dans un restaurant très chic, tu ne pouvais pas me reconnaître, j’étais parmi les clients, je te scrutais à distance. Je repassais sans cesse dans ma tête ce que tu as fait pour moi quand j’étais captif dans l’ambulance et au bord du gouffre. Dans ce restaurant huppé, je te voyais au ralenti. C’était comme si mon cerveau passait en mode arrêt sur image pour engranger des instantanés de tes gestes qui me paraissaient sensuels. J’étais à l’arrêt en te voyant rejeter la tête en arrière, tes cheveux voletaient. Tu portais des escarpins à brides qui mettaient en valeur tes jambes et une robe pâle. Lorsque tu as levé les bras pour nouer tes cheveux sur le dessus de ta tête, j’ai contemplé ta peau. Tu avais une montre d’homme au poignet et j’en aie été malade car je m’imaginais que c’était celle de ton compagnon. Lorsque tu es sorti du restaurant, je t’ais suivis, complétement fou en m’imaginant qu’un autre homme que moi puisse venir te chercher. Tu ne m’as pas vu, j’étais sur le trottoir d’en face, dans l’ombre, toujours vêtu comme les autres clients de l’établissement. »

Il la prit par les épaules et la fit reculer doucement contre le mur, elle était entièrement contre lui.

« Un jour je tomberais, ce n’est qu’une question de temps et tu seras la seule qui pourra me rattraper. »

Il se retourna et balança un batarang en plein sur l’interrupteur de la pièce. Les ampoules halogènes du plafond moururent et ils se retrouvèrent dans le noir complet. Il la souleva et la déposa le plus délicatement du monde sur son bureau. Il se tenait toujours contre elle, puis ses mains s’attardèrent autours de sa taille. Il l’embrassa, c’était doux, il l’embrassa sauvagement en retour. Elle pouvait se rendre compte d’une chose, il avait retiré son masque, c’était pour ça qu’il avait plongé la pièce dans le noir. Il fit courir sa bouche sur la peau du coup de Rakel. Les muscles de Batman se tétanisèrent. Il plongea ses mains dans ses cheveux. Il lui ferma les paupières en les couvrant de baisers, caressa sur son cou une veine qui palpitait, il enfouit son visage dans ses cheveux. Il partit à la dérive quelque part. Il lui embrassa les paumes de ses mains lorsqu’elles passèrent sur son visage.

« Je suis devenus une chauve-souris car j’avais conscience que je devais agir parce que personne d’autre ne le ferait. Mon alternative était de faire tout ce qu’il fallait ou ne rien faire du tout. Comment est-ce que je saurais que j’ai fait le mauvais choix ? Et bien quand le résultat sera une catastrophe que rien ne pourra arrêter et encore pire que celle qu’a déclenché le Joker. Que devrais-je faire alors ? N’as-tu pas remarqué qu’ils se multiplient depuis que je suis apparu à Gotham, comme si c’était moi qui les attirais à moi : les déments costumés. »

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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Sam 21 Avr - 22:58

Rakel & Batman
« La nuit est longue avant l’aube... »


Mon coeur se mettait à battre la chamade, je n'arrivais pas à croire ce que je venais de faire, embrasser un véritable inconnu, ou presque. Ou presque. Lorsque je me remémorais tout ce que nous avions vécu ensemble depuis que je le connaissais je pouvais m'empêcher de me dire que je le connais mieux que certaines personnes seraient prêtes à qualifier de mes amis. Ce n'était pas le pire dans tout ça, c'était que je mourrais d'envie de recommencer, encore et encore alors que j'ignorais jusqu'au visage de cet homme, mais au final était-ce réellement le plus important? En sa présence, je me sentais bien, mieux que jamais, je me sentais moi, chose rare, je n'avais pas de rôle à jouer avec lui, il m'acceptait telle que j'étais. Alors qu'il portait mes mains à son visage, je me laissais faire, l'écoutant en silence, même si contrairement à lui, j'avais toujours de l'espoir, mais j'étais fille d'homme politique, ne dit-on pas que ces hommes ont de l'espoir même quand tout le monde à abandonné ce luxe? Je fronçais légèrement les sourcils alors qu'il insinuait que je n'accepterais pas son véritable visage, je ne cherchais pas à retirer mes mains de son visage, au contraire approchait même le mien plus prêt du sien.

"Me crois-tu si superficielle?"

Mais encore une fois ses paroles me faisaient réfléchir, je le connaissais, c'était obligé sinon pourquoi penserait-il que je ne pourrais accepter le visage qui se cache sous le masque? Mais je savais qu'il avait tord, la façon qu'il avait de faire battre mon coeur, cette envie que j'avais de passer du temps avec lui, il n'y avait aucune chance que ressente de la haine pour cet homme, je le savais un point c'est tout. J'écoutais ses paroles en silence, prêtant attention à la moindre variation de sa voix, à chacun de ses gestes, mon regard plongé dans le sien. Mons pouls s'accélérait à chacun de ses mots alors que je cherchais dans mon esprit qui j'aurais pu voir, reconnaitre ce jour là, mais je ne trouvais pas la moindre réponse à cette énigme. Je me pinçais légèrement les lèvres, inspirant de longue coulée d'air lentement, de manière assez saccadée alors qu'une larme coulait le long de ma joue. Je n'avais jamais eu de véritable relation forte avec un homme, tout ceux que j'avais fréquenté jusqu'à présent, je les appréciais mais rien de plus, j'étais amoureuse comme changeait de vêtement à la manière d'une adolescente qui se laissait rapidement de l'autre. Là ce que je ressentais me prenait aux tripes, c'était l'intensité de ses mots qui avait fait couler cette larme, je n'arrivais pas à croire que je pouvais déclencher tant de sentiments chez une personne, un amour, un intérêt si profond.

Toujours silencieuse, je ne quittais pas son regard, ou juste le temps de poser mon regard sur ses lèvres que je désirais tant. Alors qu'il se rapprochait de mon corps je pouvais sentir le froid de son armure, et me surpris à imaginer cette scène sans cet masse noire, nos deux corps nus. Mon bas ventre fut envahit d'une chaleur intense, je le désirais, et pourtant je me rendais compte à quel point c'était de la folie, je ne connaissais même pas son prénom, encore moins son visage, si mon paternel apprenait cette folie, il m'enverrait en couvant pour le reste de ma vie, et pourtant ce n'était pas ce qui m'arrêtait. Un frisson me parcouru le dos alors qu'il prononçait cette phrase qui prouvait une chose, mes sentiments étaient partagée.

J'eus du mal à comprendre ce qui se passait alors que la lumière laissait place à l'obscurité. Une décharge d'adrénaline fut déversée dans mon sang, mon rythme cardiaque s'accélérait, rien à voir avec la peur, je n'avais jamais eu peur de lui, du désir à l'état pur. Alors qu'il me soulevait, je passais mes bras autour de son cou. Un silence total, non pas un silence gêné, celui qui se suffit à lui même, des mots auraient été de trop. Je me demandais comment j'avais pu me passer depuis si longtemps de ses mains qui parcouraient mon corps, qui me donnait cette impression de réellement exister, sa respiration que je sentais sur ma peau alors qu'il s'approchait de moi pour m'embrasser, la douceur de ses lèvres qui se posait sur les miennes, doucement d'abord, puis plus sauvagement laissant aller nos pulsions, parce que c'était avec fougue que je lui rendais ses baisers. Des frissons parcouraient mon corps entier. Mon nez frôlait le sien, ce fut à cet instant que je compris qu'il avait tombé le masque et la raison de ce noir. Je fus sans doute légèrement vexée qu'il refuse d'assumer son identité face à moi alors que j'avais l'impression d'être nue face à lui, l'impression qu'il connaissait presque tout de moi. Mais au final la douceur de ses baisers me fit tout oublier, j'aimais ses lèvres sur ma peau. Je n'avais pas l'impression d'être face à un inconnu, non cette familiarité me plaisait tant, j'avais l'impression que mes lèvres connaissaient déjà par coeur la douceur de sa peau. Doucement, je passais mes mains dans ses cheveux respirant leur odeur. Je ne voulais pas que cet instant se termine. Je pouvais comprendre ce que ressentait les drogués en manque, j'avais cette impression que mon coeur ne pouvait battre qu'au rythme du sien. Oh que je détestais cette sensation de dépendance et pourtant c'était avec plaisir que je parcourais sa peau, du bout des lèvres, frôlant sa mâchoire avant de retourner vers ses lèvres. Je passais mes mains autour de son cou, silencieuse, écoutant simplement ses mots. Au final, il y a une certaine logique. Batman avait fait disparaitre une bonne partie des petits criminels, mais de nouveaux faisaient leurs apparitions.

"Des fous qui ne cherchent qu'une chose, un adversaire à leur taille. Le Batman. Je ne pense pas qu'ils se multiplient réellement, j'aurais plutôt tendance à croire qu'ils se rassemblent juste à Gotham. Mais je suis sûre que d'autres suivrons ton exemple, Gotham n'est pas perdue, j'y croirais jusqu'au bout, comme d'autres l'ont fait avant moi. On ne peut pas perdre l'espoir, sans espoir il n'y a plus de vie. On croit tous en quelque chose, moi je crois en toi depuis le premier jour. Je sais que tu ne me feras pas défaut."

Il était vrai que même lorsque tout le monde considérait le Batman comme un dangereux monstre, je n'avais jamais accepté cette solution de facilité. Comme me l'avait un jour fait remarqué Knox, je n'avais jamais cherché le Batman juste à cause d'un vulgaire article, j'avais été attirée par cette homme comme par un aimant. Je glissais doucement ma main dans la sienne, relevant mon regard vers le sien, même si je ne pouvais pas percer l'obscurité.

"Je te suivrais jusqu'au bout du monde si tu me le demandais."

Je fus soudainement mal à l'aise faute à cette révélation, je n'étais pas forcément très à l'aise lorsque je devais exposer mes sentiments. Le silence ce fit un peu plus gêné, c'était plus difficile de trouver mes mots.

"Je te demande qu'une chose c'est d'apprendre à me faire confiance, comme je l'ai fais en laissant ma vie entre tes mains. Si pour ça tu veux que j'abandonne le journalisme pour ne plus jamais écrire sur le Batman tu n'as qu'un seul mot à dire, je trouverais autre chose à faire, et tiens tu ferais le bonheur de mon père, il n'aurait plus aucune raison de t'en vouloir pour cette intrusion dans notre cuisine."

Je souriais mais au final c'était tellement vrai, j'étais persuadée que même si je présentais le Batman à mon père en tant que fiancé tout en lui annonçant que j'arrêtais le journalisme, il ne retiendrait que la bonne nouvelle et serait presque prêt à lui sauter dans les bras en vantant la bonne influence qu'au aurait sur moi.

"Après tout après ce que j'ai vécu durant cette nuit, ça ne choquerait personne."

J'ouvris la bouche pour ajouter autre chose mais au final j'avais du mal à trouver les mots. C'était quelque chose de difficile à avouer, surtout pour moi qui avait toujours mit un point d'honneur à ne dépendre de personne. Les mots eurent beaucoup de mal à s'échapper de mes lèvres.

"En faite j'ai juste besoin de toi."

C'était presque une libération d'avoir prononcé ces mots, je ne le connaissais peut être que depuis peu, mais ce que je ressentais était si fort, plus fort que tout ce que j'avais pu ressentir jusqu'à maintenant. Lorsqu'il n'était pas prêt de moi, je me sentais étrangement vide.
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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Jeu 10 Mai - 18:29

Batman était complétement happé par les paroles de la jeune femme. Il s’étonnait de constater à quel point il était parvenus à déchainer autant de sentiments chez une femme alors que Bruce Wayne en avait été incapable et à nouveau il fut amer face à cette pensée, sûr et certain qu’en découvrant qui il était vraiment, Peleonor en serait profondément déçu et l’abandonnerait aussitôt. Dans cette obscurité, il devinait les prunelles des yeux de Rakel qui l’avaient saisis et sondé plus que quiconque. Il songea qu’il était cruel de cacher son visage après ce qu’elle venait de lui dire. Il avait juste suffit qu’elle soit là pour que tout son corps et son cœur partent en vrille.

« Tu serais prêt à rester à mes côtés malgré tous les dangers autours ? Tu as vu ce qui s’est passé lorsque j’ai accourus à ton secours, ce genre de violence tombe sur moi en permanence, est-ce que tu saurais le supporter, est-ce que tu serais prête à te mettre en danger en permanence pour m’avoir ? Je ne veux pas t’imposer ça et te mettre dans cette situation avec la mort au tournant, jusqu’au jour où quelqu’un tentera de te tuer toi pour m’atteindre. »

Il se recula et remit son masque sur son visage, regrettant de quitter ses bras, il avait le sentiment qu’il ne se lasserait jamais de ses étreintes mais vu l’idée qui le dévorait en ce moment même, il n’osait plus se coller contre elle. Il était dans une impasse, impossible de se lier à elle s’il ne lui révélait jamais la vérité. Et la mort dans l’âme il songea à lui montrer afin qu’elle voit, alors elle saurait, alors elle comprendrait l’étendue de ses tourments. Elle connaitrait la vérité, l’invectiverait avec colère, lui afficherait son habituel dégout de Bruce Wayne et le quitterais définitivement. Peut-être était-ce mieux ainsi, elle souffrirait moins qu’en étant incertaine pendant si longtemps et elle lui en voudrait plus s’il abusait jusqu’à ce qu’elle finisse par apprendre. Il imaginait déjà le jour où il tomberait sous les balles d’un criminel ou d’un flic. On retirerait le masque de son cadavre, elle apprendrait dans la presse, se sentirait trahi et doublement furieuse en constatant qu’il s’agissait du milliardaire qu’elle méprisait.

Batman s’approcha de la fenêtre et releva les stores. Les lumières artificielles provenant des immeubles envahirent le bureau de Rakel ne l’éclairant que très faiblement. Batman était très visible malgré tout car au bord de la fenêtre. Les lumières jouaient sur son masque.

« Je crois que tu vas encore m’en vouloir pour ça, même encore plus que la dernière fois… mais au moins tu vas avoir le scoop du siècle. »

Et il leva vers elle son bras tout en projetant le même spray somnifère qu’il avait utilisé à la fin de leur toute dernière rencontre. Encore une fois il rattrapa son corps évanoui avant qu’elle ne touche le sol.

(HRP : Suite du sujet ICI)

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MessageSujet: Re: Teenage dream (Batou)   Jeu 10 Mai - 22:25

Rakel & Batman
« La nuit est longue avant l’aube... »


J'écoutais les paroles du Batman, au final, en bonne petite princesse, j'aurais du craindre tout ceci, mais je ne trouvais pas que tout ceci était si effrayant que ça, il fallait se réveiller, j'étais une fille de Gotham, si j'avais réellement peur d'affronter la mort j'aurais choisis de m'exiler dans une jolie petite ville tranquille, sur la côte ouest tiens, au soleil, là où les gens sont musclés et bronzés. Mais non ce n'était pas ma vie, j'avais choisis d'être journaliste, d'être au plus proche des crimes de cette ville et de ceux qui les commettaient. Non même si j'y réfléchirais à deux fois avant d'accepter d'aller me balader en pleine nuit avec Knox, là c'était réellement dangereux, sans doute bien plus que d'être la femme du chevalier noir. Je passais doucement ma main sur sa joue, je souriais, mais ça il ne pouvait pas le voir, tout comme je ne pouvais qu'imaginer son visage, toujours caché sous son masque, je n'avais aucune idée sur sa véritable identité, et je ne voulais pas faire de spéculations et même si je le voulais il y avait des centaines de possibilités.

"Et alors, je risque déjà ma vie tous les jours en vivant à Gotham, et visiblement il n'y a pas besoin que je te fréquente pour que des psychopathes me prennent pour cible. De toute façon, la vie est un jeu, alors autant la jouer intensément, et je choisis d'y jouer avec toi. Et crois moi, le jeu en vaut la chandelle si tu veux mon avis."

Le Batman s'éloignait, pendant quelques secondes, je me disais que ma réponse ne l'avait pas satisfaite, d'ailleurs mes sourcils étaient froncés, j'observais Batman qui remontait les stores. Je sautais du bureau, toujours pieds nus, m'approchant légèrement de lui. A peine avait il commencer à parler que je compris qu'il allait faire, je m'apprêtais à protester mais une fois encore, je n'eus pas le temps de prononcer le moindre mot.
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