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 Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)

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Batman
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MessageSujet: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Jeu 10 Mai - 18:29

(HRP : Suite du sujet Teenage Dream)


Et une fois encore Rakel se réveilla sans avoir pu avoir le dernier mot car envoyé contre sa volonté dans les bras de Morphée par le chevalier noir. Sauf qu’elle ne se réveilla pas seul et déçu dans le confortable lit de la villa familial des Peleonor, non, elle se réveilla… ailleurs.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux elle put constater qu’elle était dans le noir. Enfin pas exactement. Autour d’elle régnait le noir le plus complet mais pas sur sa personne. Son corps était étendu sur une sorte de piédestal en pierre sombre. Une lumière retombait sur sa personne comme provenant d’un projecteur situé loin au-dessus de sa tête. L’environnement autour d’elle semblait calme. Il y avait juste le bruit du vent venant de quelques parts dans un mouvement lugubre. Pas un seul bruit de voiture, pas un seul bruit de civilisation. Elle était dans un lieu très très éloigné de la ville. Lorsque Rakel fit un mouvement, quelque chose apparut dans les ténèbres autours qu’elle put discerner très nettement.

C’était des yeux. Ils étaient flamboyants, en même temps qu’ils s’ouvraient, brillants, ils furent accompagnés du feulement d’un animal. Lorsque Rakel fit un autre geste. Ce fut une centaine d’yeux similaires qui apparurent et lorsqu’elle se leva du piédestal sur lequel on l’avait déposé, les centaines de paires d’yeux convergèrent vers elle en même temps. Elle avait bougé et cela avait suffi à les faire voltiger tous. Des nués entières de chauves-souris volèrent autour d’elle, l’entourant comme un halo sans jamais la toucher, se contentant de voler autour d’elle. Le seul moyen qu’elle avait de quitter cet endroit était de s’engager sur une passerelle grillagée surplombant un vide infini de ténèbres aux parois rocheuses. Elle était dans une caverne.

La première chose qu’elle put trouver sur son chemin était une plateforme étendue menant à un tunnel. Elle put y reconnaître l’énorme bolide blindé qu’elle avait eu l’occasion de conduire lors d’une soirée mouvementée. Puis plus loin un coffre-fort énormément massif qui était encastré dans les parois rocheuses de la caverne. Il était ouvert et l’épaisseur de la porte blindée donnait l’impression que l’armature était totalement imprenable, encore pire qu’un bunker. L’intérieur était vide mais il était clair qu’il servait à renfermer un costume à taille humaine. Plus loin se trouvait une nouvelle passerelle sur laquelle était situé un unique fauteuil faisant face à un très grand clavier et une multitude d’écran. L’un d’eux affichait des photos de Rakel. Un autre retransmettait en direct les actualités du Gotham City News. Des gens étaient interrogés sur un plateau télé :

« Ce Batman n’est qu’une force psychopathe aberrante, un naufrage moral pour notre ville, un individus politiquement dangereux pour Gotham, responsable d’une paranoïa réactionnaire. Une menace pour chaque citoyen. Un fasciste social, une brute excessive et… »

« Merci Mr Newton pour vos commentaires pertinents, passons maintenant aux autres avis. »

« Batman ? Ouais j’le trouve super ! Il botte le cul de ceux qu’il faut, ceux qu’la police n’ose pas toucher. J’espère qu’après il s’attaquera aux gays ! »

« Moi il me répugne, nous devons traiter nos brebis égarées par des méthodes de réhabilitation. Nous devons patiemment ramener les criminels dans le droit chemin comme le veux notre seigneur. »

« Mais dîtes moi révérend, connaissez-vous bien Gotham City pour dire ça ? »

« Plait-il ? Bien sûr que non, je viens de Metropolis pour votre émission, vous ne croyez qu’en même pas que j’oserais vivre dans cette ville immonde ? Ce cloaque sans nom ? Nous n’avons pas les mêmes valeurs. »

« Merci pour vos commentaires précis mon révérend. Voici les dernières infos : le conseil des mères de famille pour la décence a remis une pétition au maire demandant l’arrestation de Batman et dénonçant son influence néfaste pour les enfants de Gotham qui jouent aux super-héros dans les cours de récrés. Une autre pétition a été déposé le jour même sur le bureau du maire par une association pour la défense des victimes du crime qui exige la légalisation officielle du justicier masqué Batman et réclamant qu’on lui verse une prime de risque et des congés payés. »

« Mais bordel ! Arrêtons de nous exciter avec Batman, regardez ce que cette Peleonor a osé écrire dans sa feuille de chou. Elle n’a vraiment pas compris que ce Batman est juste une vaste imposture sans doute inventé par la télé ? »

« D’ailleurs à propos des réactions du monde du cinéma concernant Batman, la star hollywoodienne Christian Bale vient de signer un contrat de 12 millions de dollars pour interpréter le rôle du justicier chauve-souris dans un long métrage prévus pour l’été prochain. »

« J’en ai marre qu’on parle uniquement de Batman, j’en ai assez soupé, et puis d’abord pourquoi il ne se comporte pas comme les humains normaux ? »

Alors que la retransmission télé continuait non-stop, Rakel pu constater qu’il y avait un escalier non loin de là en colimaçon qui semblait remonter vers la surface. Tout en haut il y avait une lourde porte coulissante qui en s’ouvrant débouchait dans… une bibliothèque.

Une gigantesque bibliothèque avec des tapis persans au sol, un mobilier 18éme siècle et des étagères d’ouvrages reliés en cuir qui montaient jusqu’au plafond. Une grande pendule en érable et en cuivre laissait percevoir des bruits mécaniques. En quittant la bibliothèque, on se retrouvait dans une longue galerie avec des lustres au plafond et des rideaux de velours encadrant des séries de grandes fenêtres montrant Gotham City illuminée dans la nuit au loin. On était aux abords de la ville. Tout à coup une porte s’ouvrit et le majordome en livrée noire s’avança en tenant un plateau d’argent contenant un verre et une bouteille d’eau minérale. Effaré par la présence de Rakel, il fit tomber le plateau, la bouteille se brisa et son contenu se répandit sur le sol.

« Bon dieu ! Mais que… NON ! Il n’a quand même pas… si ! Il l’a fait, il a amené quelqu’un ici et en plus par la bat… euh non je voulais dire la… la porte de derrière. »

Alfred devint blême et sortit un mouchoir de sa veste pour s’éponger son crane luisant de sueur et se remettre de l’émotion. Il brandit soudainement ses bras comme pour barrer le passage à Rakel.

« Non ! N’allez pas par-là ! »

Puis il baissa les bras la mine défaite et ajouta :

« Oh et puis tant pis, après tout s’il vous a amené ici, c’est pour que vous sachiez. »

Et il abandonna la jeune femme, rentra dans la cuisine et se versa un brandy pour se remettre de ses émotions et maudire le rejeton qui vivait ici et qui avait eu la folle inconscience d’amener quelqu’un de cette façon.

Dans le grand salon, près du piano et de la cheminée au-dessus de laquelle trônait un grand portrait de Thomas et Martha Wayne, il y avait une cape noir et divers éléments d’une armure répandus par terre. Il y avait aussi le masque jeté négligemment au sol. Il se tenait face à une fenêtre qu’il avait ouverte, s’étant avancé sur le balcon pour contempler Gotham à la nuit tombée. Il avait retiré son haut, torse nu, le buste recouvert de contusions et de marques de blessures que Peleonor avait déjà eu l’occasion de contempler. Il avait les cheveux défait et en bataille, le visage visiblement fatigué et sinistre. Il se tenait droit, les mains croisées derrière le dos, fixant la ville impassible.

Bruce Wayne se décida enfin à se retourner et observa Rakel s’attendant à recevoir une gifle.

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Ven 11 Mai - 8:23

Rakel & Bruce
« Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine ! »


Une sensation de froid m'envahit petit à petit, pendant quelques secondes, je fus surprise de ne pas trouver ma couette, et petit à petit ma lucidité reprenait le dessus, non je n'étais pas chez moi, dans mon lit confortablement installée, non j'étais sur une sorte de pierre froide. Le noir était complet, mais je me souvenais parfaitement de ce qui s'était passé. Mon bureau, cette discussion avec le Batman, et cette foutue habitue de me gazer qu'il avait plutôt intérêt à perdre rapidement cette mauvaise habitude de m'envoyer ce truc en pleine tête pour m'endormir. Surtout qu'à cet instant je ne comprenais pourquoi il avait fait ça et encore moi l'intérêt de me conduire ici. Peut être avait-il pensé que je ne l'aurais pas suivit de mon plein gré. J'étais incapable de distingué quoi que se soit autour de moi, le noir était total, la chose qui me paraissait le plus logique, c'était une grotte, et ça collerait plutôt bien avec l'image du Batman. Je finis par me redressée, assise sur cette stèle j'observais les alentours. Puis des yeux apparurent dans le noir. Un animal à coup sûr, mais ce n'était que lorsque je vis leurs ailes s'approcher de moi sans jamais me touché que je compris ce dont il s'agissait. Des chauves-souris. Cette perceptive me fit sourire, de toute façon je n'avais pas de raison d'avoir peur, j'avais confiance en Batman, si il m'avait emmené ici, c'était qu'il avait une raison. Je restais plusieurs longues minutes à les observer en silence avant de remarquer la passerelle et me diriger vers celle ci. Voyant le vide sous mes pieds, je déglutis difficilement, à choisir je préférais les chauves souris, mais ça me confirmait un détail nous étions bien dans une sorte de grotte. Encore une fois je ne comprenais pas très bien pourquoi Batman me laissait seule vagabonder dans cet endroit si secret.

Je suivais ce chemin qui semblait tout tracé, découvrant les petits secrets du Batman, son tank, une sorte de coffre fort, des ordinateurs, soit soit cette caverne n'était pas réellement différente de celle que j'avais pu voir cette soirée où il m'avait sauvé la vie. Je restais figée quelques minutes devant l'écran qui diffusait les info, je connaissais la plus part de ses témoignages par coeur c'était mon boulot de me renseigner, mais celui sur ma personne était inédit pour moi et il me tira un petit sourire. Ce mec imaginait même pas ce qu'il venait de dire en utilisant ainsi mon nom associé au Batman, les gens un minimum cultivé associerait le nom des Peleonor à mon père, si il voyait ceci, j'allais me faire taper sur les doigts et me manger une leçon de moral. Je finis rapidement par me lasser de tout ça et m'engageais dans les escaliers qui semblait être la suite de ce chemin tout tracé. Ce que je ne m'attendais pas c'était de me retrouver dans une maison, et vu la taille de la bibliothèque dans laquelle je me trouvais, il ne s'agissait pas d'une petite maison. Mon coeur commençait à battre de plus en plus fort dans ma poitrine. J'observais chaque détail et pourtant ça ne m'apportait pas réellement de réponse. Une maison ancienne, richement décoré, des gens qui aimaient les belles choses, celle qui avaient une histoire. D'ailleurs même les murs semblaient transpirés d'histoire, il ne s'agissait pas d'une simple maison, elle avait vécu, elle avait du voir des générations défilés entre ses murs. Je m'approchais de la fenêtre, Gotham brillait au loin, au moins ça m'apportait une réponse il n'y avait pas si longtemps que ça que j'avais quitté mon bureau, même si tout était relatif.

Je n'entendis pas la porte s'ouvrir, juste une voix inconnue dans mon dos qui me fit sursauter. En me retournant, je vis un homme, une belle stature malgré le poids de l'âge, je l'observais, quelques secondes, puis cette voix fit un déclic dans mon esprit. Je connaissais cette voix, c'était celle qui m'avait répondu au téléphone lorsque j'avais pris des nouvelles de Bruce, c'était le même timbre même si il était visiblement emprunt à une vive émotion. Mais ce n'était sans doute pas grand chose par rapport à ce qui se jouait dans mon esprit. Petit à petit j'accélérais le pas, ça aurait peut être été plus simple de demander où il se trouvait mais à vrai dire mon cerveau était embrouillé je n'avais pas eu cette présence d'esprit. Je finis par entrer dans une grand pièce, je me plaignais de la superficie de la villa de mon père mais elle semblait être à peine un studios face à cette bâtisse. Ce n'était pas ce qui marquait le plus mon esprit. Mon regard était fixé sur lui, même en l'aillant devant les yeux, je n'arrivais pas à le croire. Bruce Wayne était le Batman. Mon esprit me repassait les souvenirs que j'avais de lui, et à cet instant, je ne pouvais pas trouvé la ressemblance entre cet homme que j'avais connu en soirée mondaine et le Batman. Je m'en voulus de l'avoir jugé aussi vite, je n'avais jamais fais preuve d'une grande patience envers Bruce Wayne, le classant directement dans la catégorie des playboy qui se servait de leur fric pour attirer un max de fille. Je finis par sortir de l'encadrement de la porte, m'arrêtant à côté du masque que je ramassais du bout des doigts avant de le poser sur une petite table basse.

Alors que Bruce se retournait, je restais quelques secondes interdite, comme si je n'y croyais pas réellement et qu'il venait de dissiper tous les doutes que je pouvais avoir. J'hésitais à avancer un peu plus, partagé entre mes émotions. Je devais avoué que j'avais une part de colère, il m'avait mentit ouvertement plus d'une fois, mais c'était parfaitement compréhensible, si il s'amusait à dévoiler son identité à tous les curieux, autant ne pas porter de masque. Je m'arrêtais à un mètre de lui, continuant de l'observer en silence. A vrai dire j'étais touchée qu'il me fasse cet aveux et maintenant qu'il ne portait plus ce masque, je ne savais pas trop comment réagir. Finalement je m'approchais un peu plus, passant ma main sur son torse et ses cicatrices, avant de relever mon regard vers le sien. J'étais assez mal à l'aise, j'avais l'impression d'être une ado avec son petit copain, sensation assez désagréable.


"Arrête de me gazer, je suis sérieuse."

J'eus un petit sourire, mais avant qu'il ne puisse ajouter un mot j'approchais de mes lèvres des siennes, passant mes bras autour de son cou, pour un baiser langoureux. Visiblement je ne lui en voulais pas trop.
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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Ven 18 Mai - 5:34

Bruce l’observait en tentant de dissimuler ses craintes. Il voyait déjà plusieurs situations possibles alors qu’elle s’approchait de lui. Soit elle allait lui infliger une claque retentissante avant de tourner les talons et quitter le manoir sans dire un mot, soit elle allait éclater de rage et l’invectiver avant de s’en aller en claquant la porte, soit elle allait lancer quelques remarques méprisantes et déçu sur le fait qu’il ne soit en réalité que Bruce Wayne et qu’elle aurait voulu tout sauf ça. Peut-être même un mélange des 3 possibilités à la fois qui allait faire dire à Alfred : « Ne ramenez plus de femme ici, elles sont plus dangereuses que le Joker, lui au moins ne risque pas de venir ici pour défoncer le mobilier 19éme siècle de vos parents juste pour vous montrer sa façon de penser (quoique…) »

Mais les mains de la jeune femme n’esquissèrent pas un geste violent, plutôt un doux contact sur son torse, mélange entre affection et tendresse. Ce qui eut le don de le faire frissonner de la tête au pied et de créer une sensation qui explosa dans sa poitrine.

"Arrête de me gazer, je suis sérieuse."

Il manqua de défaillir et c’est l’étreinte de Rakel qui le maintint sur ses jambes. Le baiser l’aurait d’ailleurs complétement achevé si elle s’était attardée plus longtemps. C’est en bredouillant à moitié qu’il lâcha :

« Je sais que ce n’est pas très sympathique pour mes interlocuteurs de les endormir mais c’est le seul moyen efficace que j’ai trouvé pour échapper aux situations très très gênantes, dans lesquels je n’ai pas d’explications à donner. Tiens à propos, je devrais l’utiliser sur… »

Il allait citer son majordome mais se retint et se contenta de replonger ses yeux dans ceux de Rakel et de profiter de cet instant qu’il avait vu repasser dans ses rêveries au moins 1000 fois en n’arrivant toujours pas à croire à sa chance. Il allait l’embrasser à nouveau lorsque…

« Hum, hum… »

Alfred se tenait droit comme un piquet, propre sur lui dans son smoking de majordome, tenant son plateau avec deux verres de cocktails.

« Je ne vous dérange pas j’espère ? »

« Non non pas du tout »

Mentit Bruce en le fusillant du regard et en affutant ses yeux pour lui faire comprendre : Plus-tard-je-suis-TRES-occupé-là !

« Souhaitez-vous un rafraîchissement ? »

« Ce sera tout Alfred, merci. »

Grinça Bruce entre ses dents tout en affichant un faux sourire et en réprimant l’exaspération dans sa voix (et en affutant au passage un regard style : c’est-pas-un-peu-finis ?). Il jeta aussi un regard soupçonneux vers les deux verres que leur présentait le vieil homme, se demandant s’il n’avait pas mis un aphrodisiaque dedans, sentant probablement que son maître tenait enfin l’occasion d’avoir une nouvelle génération Wayne dans le manoir et qu’il fallait qu’il force les choses pour lui, persuadé que le rejeton Wayne qui préférait passer son temps déguisé en chauve-souris que d’assurer l’avenir de sa famille allait encore manquer le coche et laisser partir la séduisante brune qu’il avait « invité » sans autres effusions.

«Je suis Alfred Pennyworth mademoiselle, majordome. J’ai accompli mes premiers services à Southampton au service de Lord et Lady Beldingford avant de rejoindre l’Amérique pour servir ce très grand homme sage et bienveillant qu’il n’est nul besoin de présenter, Monsieur Wayne. »

Bruce sourit fièrement en croyant qu’il parlait de lui.

« Malheureusement Monsieur Wayne et son épouse nous ont quitté bien trop tôt et j’ai dû prendre en charge leur cher enfant qui aime un peu trop les capes et les masques pour espérer pouvoir remplir le manoir avec une nouvelle géné… »

Bruce furieux posa très vite son doigt sur ses lèvres, hors de vue de Rakel pour qu’Alfred change immédiatement de sujet avant de se remettre à ergoter sur la nouvelle génération Wayne qu’il rêvait de voir courir dans le manoir. Alfred afficha un petit sourire espiègle et s’avança vers Rakel pour faire semblant de lui confier un très lourd secret :

« Vous savez, il ne pourrait rien faire sans moi. Je fais toutes les tâches ménagères, je suis son confident préféré vu que les chauves-souris de la cave à qui il doit probablement parler ne savent pas discuter, je suis même parfois son ami lorsqu’il ne retrouve pas le détergent pour nettoyer ce ridicule tank sur roue que vous avez pu voir en bas et en plus, suprême utilité, c’est moi qui tient la porte et surveille qu’il n’y a personne, en gros monte le guet et fais la garde, lorsqu’il devient trop entreprenant avec une dame et s’isole avec elle dans une réception. »

Le visage de Bruce vira au rouge, ses paupières eurent un tremblement nerveux, une goutte de sueur coula sur son front, il ouvrit la bouche pour répliquer mais n’arriva pas à sortir un mot. Il se contenta de passer son doigt sous son cou dans un geste macabre qui signifiait à Alfred :

MAIS VOUS ALLEZ LA FERMER OUI ?

La toute dernière phrase taquine de son majordome déplaisait fortement à Bruce on s’en doute car si c’était le genre de mauvaises plaisanteries qu’Alfred racontait pour entretenir la réputation de son employeur. Le vieil homme constata la gêne furieuse de son maître qui semblait honteux que la jolie brune juste à côté ait entendue de tels propos et se ravisa en riant :

« Je plaisante bien sûr je plaisante ! (enfin pas totalement). »

« Ce sera tout Alfred, merci »

Répondit-il sur un air pressé avant de se retourner tout sourire vers Rakel.

« Où en étions-nous ? »


Il s’approcha en déposant un baiser sur son épaule, fouina dans son cou en voulant la chatouiller avec ses lèvres, glissa sa main derrière sa nuque pour…

« Je suppose que mademoiselle ne prendra pas la chambre d’ami ? Il est vrai que le lit de la chambre principal est tellement plus confortable… »

Bruce se tourna brusquement. Non ! Si ! Il était encore dans la pièce à se rincer l’œil. Il lui rétorqua rageusement.

« Cessez vos sous-entendus Alfred, Mademoiselle Peleonor ne va pas rester si longtemps, son père doit probablement être en train de la chercher avec son garde du corps qui ne l’a pas vu sortir du Gotham Globe et… »

« Parce qu’en plus vous l’avez enlevé et son père veut vous trucider ? C’est du beau. Je ne vous félicite pas.»

Bruce se dirigea aussitôt vers le majordome et le poussa hors de la pièce en le tenant par l’épaule.

« Alfred merci, vraiment merci, mais ça sera tout, vraiment TOUT. »

« Si vous avez besoin de moi pour quoi que ce soit vous savez où me trouver. »

« Oui, oui, c’est ça, je vous le ferais savoir, maintenant, allez donc voir là-bas si nous y sommes. »

« J’espère pour vous qu’elle n’est pas allergique aux chauves-souris. »

« Alfred, ça commence à bien faire »

« Et mettez une chemise, à vous balader comme ça, c’est ELLE qui va vous kidnapper et vous réserver pour son usage personnel. »

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Mar 22 Mai - 17:34

Rakel & Bruce
« Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine ! »


A vrai dire, je devais l'avouer, sur le coup, c'était de la colère qui avait envahit mon coeur, ce sentiment d'avoir été trompée, qu'il m'avait mentit ouvertement. C'était une sensation désagréable de se sentir ainsi trahit mais rapidement, je me rendis compte qu'il n'avait pas réellement le choix, après tout si il donnait sa véritable identité à n'importe qui à quoi bon porter un masque? Non rapidement je ne pouvais que lui être reconnaissante d'avoir prit le risque de me dévoiler sa véritable identité, et même si je m'attendais à tout le monde sauf Bruce Wayne, cet invétéré dragueur, qui ne trouvait rien de mieux à faire que de dépenser l'argent hérité de ses parents. Comme quoi, je m'étais trompée, et bien en plus. J'avais laissé des préjugés obscurcir mon avis. Je ne voulais pas le laisser subir mes propres erreurs. Et puis au final ce que j'avais dis dans mon bureau au Gotham Globe était toujours vrai, ne n'avais pas changé d'idée simplement parce qu'il m'avait révélé son véritable visage. Ca ne changeait pas tout ce que nous avions vécu tous les deux, ça ne faisait que les conforter. Doucement les gestes me venaient naturellement, avec l'excitation des premières fois. Mon coeur battait dans ma poitrine, j'avais l'impression que mes jambes étaient faites de cotons. Cette sensation était assez étrange, il était rare que je me laisse aller à mes sentiments, pour moi c'était la façon la plus radicale pour être déçue. J'eus un petit sourire amusé face à sa remarque, mais je ne cautionnais pas, ce n'était pas une façon de faire, surtout que sa deuxième personnalité semblait habituée à gérer les situations gênantes.

Je plongeais mon regard dans le sien profitant de l'instant, et pourtant j'avais l'impression que je signais ma perte, comme il l'avait si bien dit, le Batman avait des ennemis qui n'hésiteraient pas une seule seconde à s'en prendre à moi, mais je n'avais pas peur, à quoi bon vivre si ce n'était pas pour vivre intensément. Pour lui j'étais prête à prendre tous les risques nécessaires. Je me rendais aussi bien compte que si je m'affichais aux bras de Bruce Wayne en tant que petite amie je ne pourrais pas continuer longtemps de jouer les apprentis journalistes dans les rues de Gotham, apparaitre en photo avec mon père représentait déjà un danger, mais la famille Wayne était bien plus riche et puissante que mon paternel. Il y aurait beaucoup de chose à changer, mais pour l'instant ne pensons pas à tout ceci, contentons nous de profiter de l'instant présent. Alors que nos deux visages se rapprochaient une voix fit irruption dans leur intimité, aussitôt je m'éloignais d'un pas, un peu surprise. Droit comme un I se trouvait devant nous le pauvre majordome que j'avais choqué par ma présence. Je n'avais pas l'habitude de ce genre de service, à la maison je me débrouillais seule y compris pour mon repas, c'était une toute autre atmosphère, il n'y avait qu'à voir la demeure, moi qui pensait que je l'imaginais immense à cause de ma petite taille à l'époque de ma dernière visite, je me mettais le doigt dans l'oeil, cette bâtisse était un véritable château. Je n'osais pas dire le moindre mot observant le petit jeu qui s'affichait entre Bruce et le vieille homme un petit sourire amusé sur le visage. On aurait presque dit un père taquinant son fils face à sa conquête. Personnellement la situation m'amusait mais j'avais bien vite remarqué qu'elle agaçait le jeune homme qui me tenait compagnie au plus haut point. Quoi qu'il en soit, hors de questions d'en oublier les règles de politesse, à mon tour, je décidais de me présenter.

"Rakel Peleonor, je suis enchantée."

Pas besoin d'en préciser plus, généralement dans cette ville, le nom suffisait à faire mouche, de toute façon, je n'avais ni envie de parler de mon métier, ni de mon père, aussi la simplicité restait le meilleur des choix. A la confidence d'Alfred, je ne pu m'empêcher de laisser échapper un petit rire, même si en relevant la tête vers Bruce je ne pu que constater que lui ne trouvait pas ça réellement drôle. Doucement, je glissais ma main dans la sienne, l'invitant à se détendre, je ne prenais pas tout ceci au sérieux, et tant bien même se serait le cas, il était libre de ses choix. Bon certes j'avais une légère tendance à être jalouse, mais pour l'instant je n'avais pas réellement le droit à me laisser aller à ce genre de chose. Bref je n'étais pas le genre de femme à me laisser déstabilise devant ce genre de propos, au contraire, je me laissais aller à un peu de légèreté.

"Je dois avouer que les chauves souris ne semblent pas être d'une très grande conversation, mais j'avoue que j'aime beaucoup ce tank, il est très pratique pour circuler en centre ville, quoi que beaucoup moins raffiné que la rolls royce."

Je ne me formalisais pas réellement de la présence du majordome, prenant juste du plaisir à profiter d'un moment avec monsieur Wayne, si on m'avait dit une telle chose la vieille au soir, je crois que j'aurais manqué de m'étouffer dans la seconde, comme quoi, il n'y a réellement que les imbécile qui ne change pas d'avis. J'aimais sentir ses lèvres sur ma peau, son souffle dans mon cou, je passais mes bras autour du sien, alors que sa main chaude se glissait dans ma nuque, tout semblait présager un agréable moment jusqu'à ce que Bruce se retourne brusquement. Étrangement les mots qu'il prononçait sur mon père me ramenèrent brusquement à la réalité, en particulier parce que je n'avais pas mon portable sur moi, je jetais un coup d'oeil rapide à la montre qui trônait autour de mon bras droit, en faite ce n'était pas Bruce que mon père allait trucidé, c'était moi, et je me retrouverais avec un bracelet électronique dans le meilleur des cas, ce genre d’extrémité serait bien du goût de mon père. Se fut la dernière petite phrase d'Alfred qui me déridait légèrement laissant un petit rire m'échapper.

"J'avoue qu'il n'a pas tord, c'est moi qui vais finir par t'enlever pour profiter un peu de tout ça quand mon père aurait décidé de m'enfermer dans la villa pour me punir d'agir comme une ado. Si tu permets j'aimerais bien lui passer un coup de téléphone, histoire qu'il ne rameute pas tous les flics de la ville. Ne t'inquiète pas, je n'irais pas dire que je me trouve ici, il ne manquerait plus que ça, mon père est persuadé que tu serais le mari idéal, depuis le temps que je le contredis, je ne veux pas lui offrir la satisfaction de lui dire que je suis avec toi au beau milieu de la nuit."

J'avais un petit sourire amusé qui montrait bien qu'au final, je me fichais bien de ce que mon père pouvait penser, je voyais plus loin que ça, je voyais que j'étais bien en sa compagnie et qu'au final, c'était la seule chose qui comptait. Je me rapprochais de lui, collant mon bassin contre le sien, mes bras autour de son cou, et mon visage à quelques millimètres du sien.

"Par contre, je te préviens, si un jour je vois Alfred monter la garde devant une porte dans une soirée mondaine, tu apprendras qu'il y a beaucoup plus dangereux que le plus dangereux des psychopathes de cette ville. Il parait que je suis légèrement possessive..."

Je plaisantais, du moins à moitié, il était difficile, même pour moi d'imaginer ma réaction si une demoiselle s'approchait trop près de mon homme.

"Oh moins la prochaine fois tu pourras venir sans ton masque chez moi, ça évitera que mon père ne manque de t'abimer avec un couteau de cuisine, je lui en voudrais beaucoup."

Je laissais ma main parcourir le torse de Bruce du bout des doigts.

"En tout cas tu ne dois pas t'ennuyer avec Alfred, il te taquine mais ça se voit qu'il s'inquiète pour toi, et qu'il tient beaucoup à garder ta personne en un seul morceau."
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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Dim 10 Juin - 17:36

"J'avoue qu'il n'a pas tord, c'est moi qui vais finir par t'enlever pour profiter un peu de tout ça quand mon père aurait décidé de m'enfermer dans la villa pour me punir d'agir comme une ado."

Bruce rougit et étouffa un tremblement, il prit son pouls avec sa main droite, 180 au bas mot. Bien qu’elle plaisantait (quoique…) Rakel était capable de lui donner les pires frissons et d’exciter son imagination rien qu’avec ce genre de commentaires.

Elle demanda à téléphoner à son père en lui précisant qu’il rêvait de le voir épouser sa fille. Bruce hallucina en repensant à l’honorable monsieur Peleonor qui lui avait balancé un couteau de cuisine. Il pointa du doigt le téléphone du salon, posé sur une table basse en érable hors de prix qui se situait juste à côté d’un grand miroir contre le mur qui dominait la pièce. Elle l’enlaça encore et lui susurra quelques mots avant d’aller prévenir son père.

Tout à coup il ne voulait pas qu’elle s’en aille maintenant, il allait se retrouver à l’accoutumé seul dans ce manoir vide qu’il surnommait mausolée à cause du souvenir entêtant de ses parents. Comme d’habitude il n’arriverait pas à rester dans son lit, il irait dans la Batcave et resterait à se morfondre assis devant les vastes écrans de ses ordinateurs avant de s’endormir sur son fauteuil.

Alors que Rakel était au téléphone il s’approcha et se glissa derrière elle. Il saisit sa taille avec ses mains, colla son menton près de son front et il la contempla dans le miroir. Il la contourna alors qu’elle avait toujours le combiné du téléphone contre son oreille. Il se perdit dans ses yeux en se mettant face à elle. Il était assez près pour entendre la voix de son père en train de retentir faiblement dans le téléphone, il était si accaparé par son regard qu’il fut incapable de cligner des yeux. Elle lui toucha les paupières et les ferma pour lui. Difficile de dire lequel avait attiré l’autre à lui pour l’embrasser mais le téléphone tomba au sol sans ménagement alors que ce brave Mr Peleonor sermonnait encore sa fille.

Il la souleva dans ses bras et l’amena dans sa chambre. Elle était encore plus légère qu’il ne le pensait. Une fois en haut, il ouvrit la fenêtre donnant sur la terrasse pour avoir de l’air frais. Il n’alluma pas la lumière, alors qu’il s’approcha de son lit, il heurta ses pieds dans l’obscurité et tomba sur le matelas, il eut plutôt l’impression qu’elle l’y avait poussé de ses deux mains en le faisant exprès. Il sentit ses mains sur son torse et toucha les restes de contusions et cicatrices en nombre. Il voulut lui expliquer pourquoi mais ses mains le firent taire, comme si elle signifiait : Je sais. Il fit courir sa bouche sur ses bras et il sentit un malaise en lui. Pendant des années il avait eu l’impression que le manoir était une tombe, qu’il était aussi mort que ses parents. Elle redonnait vie au lieu par sa simple présence. Il ne voyait plus ce lit comme un cercueil mais le sanctuaire où Rakel le tenait contre elle et le préservait de la fureur qui régnait là dehors dans la ville. Les muscles de Bruce se tétanisèrent, elle seule parvint à le décrisper et à le détendre. Il lui en fut reconnaissant. Dehors un coup de vent froid passa par la fenêtre et donna la chair de poule à Rakel. Il se fit protecteur pour la première fois, il se drapa sur elle, ses mains se portèrent à ses cheveux. Il se laissa aller en arrière et ferma les yeux. Pour la première fois depuis 20 ans alors qu’il sombrait dans le sommeil, il n’entendit pas les cris ignobles et affreux des chauves-souris fonçant sur l’enfant alors qu’il était piégé dans le puits.

Il se réveilla peu après, avec le sentiment de s’être évanouis sous l’ivresse grisante de la vie qui revenait dans le manoir, mais elle ne l’avait pas abandonné contrairement à ce qu’il craignait. En rouvrant les yeux il vit sa silhouette. Il tenta de la faire rouler sur elle-même mais elle ne se laissa pas faire et s’empala sur lui. Elle le laissa fouiner dans son cou puis prendre son visage entre ses mains.

Plus tard

Rakel dormait, la couverture en soie était à peine remonté sur son dos, l’une de ses jambes dépassait de sous la couette ce qui la rendait séduisante et aguicheuse. Bruce assis en tailleur sur le lit la regardais. La lune avait apporté assez de lumière dans la chambre. Cette posture, c’était comme si Rakel lui avait délibérément laissé quelque chose à voir. Il attendit, il aimait la voir tourner la tête sur cet oreiller en satin pendant ses songes. Il s’enflamma à nouveau dès qu’elle rouvrit les yeux. Elle cachait son menton dans la couette ce qui l’amusa, il avait furieusement envie qu’elle lui tire les poignets pour l’attirer à elle.

« J’ai pas bien suivis, qu’a dit ton père au téléphone ? »

Il se rallongea avec un sourire espiègle.

« Il ne vas pas envoyer Gordon et ses hommes ici en pensant que je t’ais kidnappé au moins ? »

Il tira l’oreiller de Rakel pour qu’ils puissent se voir de plus près. Ils étaient allongés face à face.

« Tu vas me trouver bête mais tu sais que je ne suis plus venus dans cette chambre depuis que je suis devenus Batman ? Je me tapie dans les cavernes sous le manoir pour dormir, j’y ai même mis un lit bas en bois que j’ai rapporté du Japon comme celui que tu avais déjà vu dans mon autre repère. A force de vouloir faire peur aux criminels comme une bête j’ai finis par y ressembler. »

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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Lun 11 Juin - 21:26

Rakel & Bruce
« Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine ! »


Mon coeur battait la chamade, il faut dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas ressentis une telle chose pour quelqu'un, un sentiment si fort qui vous chamboule entièrement. Et puis il faillait aussi l'avouer, se rendre compte que je ressentais ceci pour quelqu'un qui me laissait parfaitement indifférente quelques heures plus tôt c'était assez perturbant. Le Batman avait changé toute ma vie, et ce soir je pouvais me rendre compte de tout ceci. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas l'intention de terminer cette soirée à cause de mon paternel, non je voulais en profiter, je me sentais tellement bien à cet instant, et ça n'avait pas été le cas depuis si longtemps.

Je me dirigeais vers le téléphone que m'avait montré Batman, composant le numéro que je connais par coeur depuis des années. Il ne fallut que 2 petites sonneries avait que mon père ne décroche. Sa voix était emprunt d'une certaine inquiétude et alors que je n'avais pas terminé mon premier mot, il se mit à hurler dans le combiner Je ne m'attendais pas du tout à une réaction aussi excessive, mais je compris rapidement lorsqu'il m'annonça qu'on avait trouvé mon téléphone portable et mes chaussures dans mon bureau. Pendant un instant je me demandais ce que j'allais bien pouvoir sortir comme excuse, sans parler que Bruce avait décidé de ne pas me laisser en paix, il posait ses mains sur ma taille, je sentais son souffle dans mon cou ce qui me donnait des frissons, et donnais à la voix de mon père un aspect si lointain. De toute façon, ses sermon ne me faisaient ni chaud ni froid, j'avais passé l'âge de les supporter en baissant les yeux, d'ailleurs mon regard était figé dans celui de l'héritier Wayne qui se tenait devant moi. Je dus prendre sur moi pour articuler quelques mots à l'intention de mon père :


"Écoutes je rentrerais demain, je ... Je dors chez un ami ce soir."

Le téléphone finit par faire une chute à mes pieds alors que mes lèvres se posèrent sur celle de mon beau brun. La passion prenait petit à petit possession de moi. Je me foutais bien de ce pourrait dire mon père, il râlerait sans doute, mais pour le moment, je n'avais pas envie de lui dire même si cette nouvelle serait sans doute une explosion de joie, sa fille se pliant enfin à la vie qu'il avait choisit pour elle en se casant enfin avec quelqu'un digne de son rang. Heureusement que je ne voyais pas les choses comme lui, sinon je serais sans doute pire encore que ces pestes chasseuses de riche héritier. Passant mes bras autour de mon cou, je le laissais me soulever avec facilité, monter l'étage avant que mes pieds nues ne retrouvent la fraicheur du sol. Alors qu'il s'approchait du lit, je l'y poussais avant de l'y rejoindre avec envie. J'avais envie de le découvrir, de découvrir son corps, de partager son intimité. Je n'avais pas besoin d'explication pour ses cicatrices, je n'avais pas besoin de mot, je savais ce que le Batman avait fait pour Gotham, et plus récemment pour moi. Mes mains parcouraient son corps du bout des doigts, mon coeur cognait dans ma poitrine, je n'avais jamais ressentis une sensation si forte que je ne voulais pas que ce moment s'arrête. Un frisson me parcourut le dos puis chaque parcelle de mon corps alors qu'un courant d'air pénétrait dans la pièce. Son corps vint faire rambarde contre le froid. Cette nuit fut intense et lorsque je plongeais dans le sommeil, se fut totalement sereine et bien aux côtés de l'homme que j'aimais. Sentir ses mains sur mon visage, son souffle sur ma peau, j'étais simplement bien , chose extrêmement rare dans notre monde.

Je m'endormis sans même m'en rendre compte, un sommeil réparateur loin de mes cauchemars habituels, en particulier ceux au Maxie jouait le rôle principal. Je n'en parlais à personne, mais mes petites escapades dans Gotham n'étaient pas sans conséquence sur moi, mais je gardais ça au plus profond de moi, continuant à jouer les durs. A mon réveil, je vis Bruce m'observer dans le noir, à la lueur de la lune, j'eus un petit sourire en m'étirant doucement avant d'attraper ses poignets pour l'attirer vers moi. Un petit sourire amusé, je l'observais un instant alors qu'il se rallongeait, avant d'hausser les épaules.


"Que j'étais une gamine irresponsable et qu'il finirait par m'attacher dans un coin de ma chambre à un radiateur si je me souviens bien. Et à vrai dire j'en sais rien, j'ai pas précisé où je me trouvais, t'inquiète pas trop pour lui, je te l'ai dis, il te trouve comme irréprochable, Bruce Wayne, ein, pas Batman là tu lui a fait très mauvaise impression dans ton costume."

Je l'embrassais tendrement, avant de reprendre ma place, mais Bruce ne l'entendait pas de cette oreille, il attirait mon oreiller vers lui, m'approchant de lui. Je sentais son parfum, me plaisant à entendre ses confessions.

"Je te préviens, si tu veux que je dormes avec toi, hors de question de rester dans la Batcave, c'est trop sinistre, j'aime beaucoup cette chambre."

Je roulais dans sa direction, installant ma main sur son torse et lovant ma tête dans son cou.

"Et crois moi j'ai bien l'intention de passer beaucoooup de temps avec toi, il va falloir arrêter de laisser le Batman t'influencer à ce point non mais."

Je plaçais mon doigt sur son nez avant d'y poser un baiser.

"Il ne faut pas laisser Gotham te bouffer, elle ne demande que ça, et pourtant regarde la vie est belle."

J'aimais sentir sa peau contre la mienne, profiter de cet instant de tendresse. Je ne voulais pas laisser ces monstres le détruire, c'était un homme bien, je devais le protéger.

"Tu sais, je suis sûr que tes parents seraient fier de toi, de ce que tu fais, mais tu ne peux pas laisser ces monstres détruire ta vie. Un jour où l'autre Gotham retrouvera sa splendeur."

Je glissais doucement mes doigts sur son torse, l'air pensive.

"Moi aussi je devais me faire un super repère secret et me trouver un super costume pour chasser les méchants... Rooh ça va ne fait pas cette tête, je plaisante, et imagine mon père, il m'attacherait à lui pour que j'arrête mes conneries si il me surprenait à agir ainsi. Je te laisser jouer les héros, je crois que je ne serais pas aussi douée que toi d'ailleurs."

Tout ceci me rappelait ce soir que nous avions passé ensemble alors que Maxie m'avait enlevé, je sentis un frisson me parcourir le dos, ce souvenir était très fort, mais pas uniquement en mauvais.

"C'est quand même dingue à quel point tu me changes, si tu savais les conneries que j'ai fais, surtout depuis que je suis journaliste, mais il n'y a qu'auprès de toi que je suis capable de me montrer aussi courageuse, j'ai du mal à me dire qu'on a réellement fait tout ce qui s'est passé cette nuit, et dire que je ne voulais pas aller à cette soirée, elle m'emmerdait au plus au point... Mais ça valait le coup, ne serait ce que pour me faire voler mon verre par le grand Bruce Wayne."

Moi moqueuse? Juste un peu.
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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Lun 18 Juin - 6:21

Bruce fronça les sourcils avec un petit sourire aux lèvres :

« Mes chauves-souris vont être terriblement jalouses de toi si tu m’empêche d’aller dormir en bas. J’ai une idée ! Je vais installer une Batcave juste sous le domicile de ton père pour aller secrètement te voir quand tu dors là-bas ou bien je vais installer une piste d’atterrissage pour le Batwing au sommet de l’immeuble contenant ton appart pour arriver en un temps record si t’as besoin de compagnie… »

Il afficha un air mi-sérieux mi-amusé pour essayer de la laisser deviner s’il était sérieux ou pas. Il se releva et s’assit en tailleur sur le lit, les deux coudes posés sur ses jambes et les mains jointes sous son menton.

« A chaque journée je pense au moins pendant 5 minutes à ce qui se serait passé si mes parents étaient encore là. Je ne serais pas devenu chauve-souris sans leur mort, mais si ça avait été le cas, je suis sûr qu’ils auraient été contre. J’aime combattre le crime et leur infliger la peur à tous ces malfrats mais mes parents avaient une toute autre conception. J’avais 7 ou 8 ans, je ne sais plus très bien, parfois le téléphone sonnait, il y avait une urgence médicale quelque part en ville et on avait besoin de mon père qui partait aussitôt. Mais une nuit c’est à la porte qu’on sonna. C’était Vincenzo Falcone le parrain du crime de la ville, il avait dans ses bras son fils Carmine criblé de balles. Le mafieux a dit à mon père : « Dr Wayne, regardez ce qu’ils ont fait à mon fils. » Mon père a aussitôt ordonné à Alfred de lui amener sa sacoche de médecin alors que moi… je crois que je lui aurais simplement répondus : je ne vais pas le tuer mais je ne suis pas obligé de le sauver. J’avais osé dire ça un jour à un homme qui fut comme un père pour moi bien après l’assassinat de mes parents. »

Bruce sentit les bras de Rakel l’envelopper et ses mains agripper son torse, il sentit son visage contre son cou.

« Je me suis parfois demandé si mon père avait sauvé la vie de Carmine Falcone juste parce qu’il avait un fils lui aussi tout comme Vincenzo. Il insista auprès du parrain pour l’emmener à l’hôpital, mais celui-ci refusa, il pensait que Luigi Maroni le père de Salvatore, son rival enverrait ses tueurs pour finir le boulot. J’étais dans l’escalier, je les espionnais. Le corps de Carmine en sang sur la table du salon, mon père en train de l’opérer et le parrain juste à côté qui disait : « Je vous paierais ce que vous voulez Wayne. » Mon père aurait pu lui répondre avec arrogance et mépris qu’il était incorruptible ou qu’il n’acceptait pas l’argent de la Mafia, mais il lui a juste dis avec une infinie bienveillance : « Vous savez très bien qui je suis » comme si les Wayne étaient absolument au-dessus de tout ça. Le mafieux lui as dit qu’il était riche mais que lui Falcone, était un homme puissant et qu’il valait mieux avoir un ami puissant que tout l’argent du monde. Mais parfois je me dis que si mon père n’avait pas sauvé la vie à Falcone, celui-ci n’aurait pas pu tuer tous ces gens dans Gotham par la suite. »

Il attrapa Rakel et la fit assoir délicatement sur lui, l’enserrant à son tour dans ses bras, adossant son menton sur son épaule, perdant son visage contre ses cheveux et la serrant contre lui.

« A l’enterrement de mes parents, les gens riches de Gotham y étaient venus comme si c’était un gala de charité. L’un après l’autre ils passèrent devant moi en disant les mêmes choses mais sans utiliser les mêmes mots. Tous sauf un. Carmine Falcone était venus se recueillir sur la tombe de l’homme à qui il devait encore d’être en vie. Il m’a dit qu’il n’avait jamais pu remercier mon père et il m’a pris dans ses bras. Je n’étais qu’un enfant mais à cet instant là je me suis dit : cet homme c’est le mal. »

Plus tard

Impossible de dormir, il n’y arrivait pas. Il n’était plus habitué depuis des années à dormir dans des draps en soie sur un matelas confortable. Il ne dormait plus que sur les lits bas japonais en bois très spartiate et dur qu’il avait installé dans ses 3 Batcave. L’une sous son manoir, l’autre sous la ville et la dernière sous l’asile d’Arkham. Eveillé, se tournant et se retournant sans jamais s’assoupir. Il se mit à masser le dos et les épaules de la jolie brune le plus doucement possible vu qu’elle était plongée dans le sommeil. Il déposa sur elle des baisers envieux entre deux mouvements de ses mains. Puis finalement il descendit du lit et s’allongea au sol, seul surface assez ferme de la pièce qui lui rendrait les sensations dures du sol qui l’apaiserait comme c’était le cas dans ses nuits dans la Batcave. Il s’étendit de tout son long sur la moquette de la chambre et parvint enfin à s’endormir.

Lorsqu’il se réveilla le lendemain, il constata que Rakel n’était plus dans le lit. Non elle l’avait rejointe par terre et se nichait tout contre lui en dormant sans que ses bras ne le lâchent ! En plus elle avait emmené la couette avec elle pour les recouvrir. Bruce comprit qu’elle devait être la seule femme de la ville à se ficher complétement de ses habitudes de marginal même en matière de sommeil. S’il était parti dans la Batcave, elle l’aurait sans doute rejoint sans se poser de question, il se rendit compte qu’elle était peut-être la seule à être capable de l’accepter totalement y compris pour cette part sombre de chauve-souris qui rendait son sommeil difficile.

Alfred entra dans la chambre avec un plateau petit déjeuner. Il stoppa net et écarquilla les yeux en les voyants allongés au sol juste à côté du lit.

« Ne me dîtes pas que le lit était inconvenable j’ai encore lavé les draps hier ! A moins maître Bruce que vous ne l’ayez forcé à des pratiques… amoureuses quelque peu…. originales on va dire. »

« Alfred par pitié taisez-vous, vous ignorez de quoi il s’agit, vous… »

« Pas du tout maître Wayne, j’ai été jeune moi aussi et par le passé j’ai connus de folles nuit sensuelles avec les femmes domestiques du manoir des Beldingford en Angleterre. »

(HRP : voilà je te laisse conclure^^)

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MessageSujet: Re: Dans l'antre de la chauve-souris (Rakel)   Jeu 21 Juin - 16:22

Rakel & Bruce
« Il n'y a pas une frontière très mince entre l'amour et la haine. En fait, il y a une grande muraille de Chine avec des sentinelles armées postées tous les trois mètres entre l'amour et la haine ! »


Je ne pu m'empêcher de sourire à la remarque de Bruce, l'avoir toujours près de moi ne me dérangerais pas bien au contraire, même si j'aimais ma liberté, et que je n'étais pas réellement prête à l'abandonner, ce n'était pas ce que ça signifiait.

"Je ne suis pas sûr que se soit une excellente idée, oh non pas que je n'aimerais pas te voir débarquer à tout instant, mais question discrétion c'est pas ça. Et puis mon père risquerait d'avoir ta peau, il est dangereux avec son couteau de cuisine."

Bon d'accord la moue moqueuse que j'affichais il était clair que je me moquais de mon pauvre paternel. Je lui reconnaissais au moins une chose, rare étaient ceux qui auraient peu le courage d'affronter un étranger comme le Batman qui avait débarqué dans votre cuisine, non il n'y avait que sa folle de fille pour le chercher autant qu'elle le pouvait. D'ailleurs, je ne regrettais pas mon acharnement, sans ça je ne me serais pas retrouvé dans cette chambre ce soir. Les bras qui encerclaient mes jambes repliées contre ma poitrine, je l'écoutais silencieusement. Il fallait l'avouer les Wayne avaient toujours été des gens admirables, loin de la pourriture qui emplissait les rues de Gotham. Je quittais rapidement ma position me rapprochant de Bruce, parler de ses parents semblaient difficile pour lui, installant ma tête contre son cou et passant mes bras autour de lui, je restais silencieuse, l'écoutant parler avec attention. Je me sentais coupable d'avoir jugé si promptement Bruce Wayne. Je m'étais simplement basée sur ce que j'avais pu voir sans chercher plus loin. J'avais fais ce que je reprochais à tant de monde à mon sujet. Je l'observais toujours silencieuse, y compris lorsque je m’installais contre lui, sentant son visage s'enfouir dans mes cheveux, sa peau contre la mienne, ne résistant parfois pas à l'envie de fermer les yeux de plaisir alors que son souffle donnait des frissons.

"Peut être mais ton père ne c'est pas abaissé à leur niveau en le laissant mourir, il a fait ce qu'il pensait juste. Et puis d'ailleurs si ça n'avait pas été Carmine, quelqu'un d'autre aurait prit sa place."

Après cette petite discussion je finis par m'endormir contre Bruce, bercée par sa respiration calme et profonde, me laissant embarqué dans un sommeil calme et paisible. Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps je devais l'avouer. Je finis par être réveillée alors que ma main se retrouva contre le draps froid du lit. Me redressant doucement, je remarquais dans un sourire que Bruce c'était installé par terre, visiblement il n'était plus habitué au confort du lit. Ce n'était pas le genre de chose qui me ferait abandonner, tout ce que je souhaitais, c'était être auprès de lui. Emportant la couette je m'installais confortablement contre lui avant de replonger dans le sommeil.

Difficile de dire ce qui m'avait réveillé, mais alors que j'ouvris difficilement les yeux je pu remarquer qu'Alfred se trouvait là, avec le petit déjeuner, mais il était difficile de se réveiller. Je me lovais de nouveau contre mon homme profitant de cet instant.
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