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 Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)

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Bane

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Date d'inscription : 04/06/2012

Localisation : Gotham City


MessageSujet: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Mer 6 Juin - 16:36

Un petit gémissement se fit entendre sur le palier.

Délicatement, Bane leva son pied du visage de ce pauvre homme, inerte. De la bave et du sang reliait la semelle à la face de l'homme. Bane se décala puis se baissa, prit la tête d'une main, fixa celle-ci avec un regard neutre, ou de pitié. Il ne sait pas. L'oeil du cadavre était comparable à un pendule. Bane soupira. Il fouilla les poches du mort. Il y trouva une clé. N°113. Bane déplaça son regard vers la porte en face de lui. N°113.

"Home Sweet Home..." dit Bane.

Il tourna d'un tout petit cran la molette de sa main. Le venin quitta légèrement son corps, pour la faible quantité que Bane avait utiliser pour subtiliser délicatement l'appartement. Il prit la dépouille de l'ancien propriétaire sous son bras, il remua fortement son pied. Des goûtes de sang allèrent rejoindre les murs et le plancher. D'ailleurs, un dent tomba au sol. Bane la ramassa et derrière son masque, il fit un léger sourire. Ça lui arrivait encore, mais, d'une seconde à l'autre, il reprit son sérieux.

Il entra dans sa nouvelle habitation, fraîchement acquise à la sueur de son envie. Toujours avec la dépouille sous le bras, il referma doucement la porte d'entrée, scrutant par la même occasion si quelqu'un l'avait suivi ou non, si quelqu'un avait remarqué un bruit ou tout simplement la mort de l'homme. Bane chercha rapidement la salle de bain et, une fois trouvée, il déposa le cadavre dans la baignoire.

*Je reviendrais plus tard pour m'occuper de toi*

Il se dirigea à présent dans le salon et observa les lieux. Cuisine, salle à manger, salon, une chambre, un bureau, salle de bain et WC. Le minimum pour lui. Pendant près d'une heure, il retira les décorations inutiles, tout ce qui pouvait rappeler l'ancien propriétaire. Enfin, il ne garda juste que les vêtements. Bane avait prit comme précaution de choisir avec attention sa cible: une personne de corpulence assez forte, pour lui "emprunter" ses vêtements, le temps que Bane se fasse une petite garde-robe. Il inspecta les habits et prit deux-trois trucs. Il les posa sur le lit. Bane retourna dans la salle de bain. Il couvrit le défunt avec le rideau de douche et il aéra la pièce, ouvrant la fenêtre qui donnait sur une petite ruelle. Bane décrocha les lanières de son gilet, doucement. Une fois libéré, il laissa tomber ce haut sur le sol. Le bruit du choc contre le sol fit bondir les p'tits vieux du dessous. Il en déduisit cela vu le petit hurlement strident, aigri et faible de la dame, tapant son plafond avec fougue. Bane ne répondit pas. Il la laissa s'épuiser, au pire, il irait lui rendre visite, une visite de courtoisie.

Le silence plombait l'ambiance, juste le sifflement de la respiration de Bane était audible, toujours aussi lourd et pesant. Mais, comme conséquence de son opération, il ne pouvait rien y faire. Il retourna dans la chambre et essaya le débardeur de l'ancien locataire. I lui allait moyennement mais bon, n'avait-il pas le choix ? Bane déserra ses rangers, mais il les gardait encore aux pieds puis, il alla s'installer dans le fauteuil principal du salon, posa sa main sous son menton, enfin, son masque.

*Bon, maintenant que je suis à Gotham, il me faudrait quelques petites choses. Mais, il me manque de l'argent...*

Bane fronça les sourcils. Il agrippa l'accoudoir du fauteuil et se leva. Il alla dans la salle de bain et releva le rideau de douche. Le visage en sang, broyé, la mâchoire disloquée, l'oeil pendant, quel spectacle, mais rien d'extraordinaire pour Bane. Il souleva les côtés de la veste du macchabée, chercha un objet assez lourd, ressemblant à un porte-feuille. Rien. Il fouilla de nouveau les poches. Rien. Il frappa le bord de la baignoire avec son poing.

"Merde !"

Il remit le voile et retourna à grandes enjambées dans le salon. Ses pas lourds et oppressants firent de nouveau hurler la vieille de l'étage en dessous.

" C'est pas bientôt fini ce boucan !" dit-elle. "Continuez encore et j'appellerai la police ! Je vous préviens !"

Bane s'arrêta et serra fortement ses poings. Ses muscles se crispèrent.

*Cause toujours...*

Il ne voulait pas te problème, du moins, pour le moment. Il reprit un semblant de calme et explora son nouvel appartement. Dans le bureau, il découvrit, derrière une petite peinture d'un paysage lumineux, un coffre fort, petit, mais au moins, il y en avait un. Bane tourna d'un cran sa molette. Ses yeux brillèrent délicatement d'un vert émeraude. Il arracha le coffre ainsi que sa poignet. La porte de la boite de métal s'ouvrit. Quelques liasses de billets tombèrent sur le parquet. Bane les ramassa. Il arrêta le venin, alla dans le salon et déposa son petit trésor, médiocre, soyons honnête, sur la table basse. Bane compta. 1500$. Net.

Bane soupira de nouveau.

"C'est mieux que rien..." dit-il, dépité.

Il regarda le fauteuil, le déplaça vers la baie vitrée de l'appartement. Une petite lampe de table éclairait la pièce. Bane prit de nouveau place sur le siège, une main sous son menton, contemplant sa nouvelle aire de jeu...
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Jeu 14 Juin - 15:40


« Je disparais quelque jours. Pas de quoi s'inquiéter.- Je t'ai laissé une surprise dans la commode qui t'occupera pendant mon absence. Pudding.»

Un petit mot posé sur le sol qui avait réussi sans rien faire à gâcher sa journée. Il n'y a rien de plus désagréable que de tomber sur un lit déjà froid lorsqu'on se réveille le matin. Mais revenons en arrière.
Un œil d'ouvert, l'esprit qui revient se placer au centre de son cerveau toujours embrouillé. Voila qu'une nouvelle journée commence et on se retourne. Il n'est pas vraiment affectueux tout le temps, on finit la nuit chacun de son côté, parfois comme on l'avait commencé. Mais croiser ses yeux clos au réveil était un plaisir qui s'était lentement et insidieusement changé en habitude. Hors, cette fois çi. Personne. Si elle passait assez facilement le manque parfois flagrant d'intérêt et les changements si fréquents de petit nid douillet- on ne badine pas avec la sécurité. Pour ce qui était des disparitions imprévues elle ne concevait pas que cela puisse arriver. Sans compter que la nuit avait été mouvementée. Voila qu'elle l'avait perdu dans les bras de Morphée qui l'avait confié à une charmante demoiselle. La jeune fille un peu superstitieuse accordait une grande importance aux rêves et peut être même à certains signes. Vérification.

Alors que sa main atterrit plus rapidement que prévu sur ce bout de lit vide, froid et sans couverture, elle revint bien plus vite à la réalité. Douche froide sans eau-bien écologique-. Elle n'avait pas besoin de beaucoup plus. La jeune femme sauta du lit sans plus de cérémonies et poussa un cri profond.

« POUSSIN »

La première pensée, poussée par le manque la surprise et le déplaisir, qui lui avait traversé l'esprit était qu'une demoiselle lui avait donné rendez vous pendant la nuit. Elle avait dormi un peu plus longtemps que d'habitude et pensa, guidée par la jalousie qu'il avait-dans ce but cherché à lui donner des somnifères pour partir tranquille. Rien. Il n'était pas là. Il aurait répondu. La demoiselle fit le tour de l'appartement en petit culotte, cherchant une trace de son cher et tendre. Pour lui faire passer le goût de la plaisanterie, elle s'était saisie du petit couteau qui était sous son oreiller en permanence et d'un air décidé annonça avant de faire un tour un peu plus approfondi : 

« Je vais te faire passer l'envie de jouer si tu ne te montres pas tout de suite »

La jalousie maladive, elle l'avait évitée jusque la. Jamais véritablement tombée amoureuse, ce n'avait été que se protéger pour finalement tomber de plus haut. La découverte de cet homme avait fait tomber en peu de temps ce que des années d'études avait réussi à détruire de son peu de potentiel affectif. Mais quelle chute. Il ne montrait pas tant de signes d'affections, mais il ne pouvait qu'être sincère. Pauvre homme, il avait vécu tant de choses difficiles. Bien sur qu'il ne pouvait pas l'aimer comme deux jeunes aisés peuvent s'aimer. Et tout cela rendait leur couple tellement plus intéressant. Mais, boostée par la force que seule la haine peut offrir à l'homme, elle cherchait dans les placards. Peu de chances qu'il s'y trouve, il ne s'y était caché qu'une fois, avec un masque, et cela n'avait rendu la soirée que plus agréable. Sans certitudes on cherche partout, surtout là ou on ne devrait pas.

« Mon chériiiiii~ »

La voix mielleuse, arme préférée et désirable de la femme au sommet de son art. Art qui resta cependant bien de peu d'effet. L'appartement n'étant pas bien grand elle en fit vite le tour. De retour au lit, elle trépigna sur place et se jeta sur le lit pour hurler dans ce coussin vert noir et rouge qu'elle n'avait plus voulu lâcher après l'avoir emprunté à un vendeur bien aimable d'avoir attendu leur départ pour alerter les autorités les moins compétentes de tout Gotham. Elle se mit à pleurer. Cependant, elle ne savait pas vraiment pourquoi. Enfin si, il n'était pas là et elle se sentait bien seule. Elle finit par se redresser pour finalement serrer ce coussin contre son cœur. Elle pleurait encore et ses lèvres bougeaient presque toutes seules. Et finalement, trop tard-comme à chaque fois-, elle remarqua ce léger détail qui lui avait échappé quelque part entre l'émergence et la fureur. Ce papier n'était pas posé là à son réveil. Et voilà donc qu'elle se sut seule. Sans un baiser de départ, il avait disparu sans raison ni mobile.

« Pourquoiiiiiiiiiiiiiii »

Et nouvelle salve de larmes. Plus courtes, il n'y en avait plus tellement. A vrai dire, elle s'en retrouva rassurée, « Pudding » était la signature qui prouvait qu'il n'y avait pas d'autres demoiselles dans les environs. Fierté de mâle, quand il y avait à craindre, il signait presque systématiquement « J ». -Ah les signes et les méandres de l’interprétation humaine . Voici donc que la demoiselle ouvrit le tiroir le plus ample et la commode et y découvrit une glacière. Chose étrange. Pourquoi donc une glacière trônait-elle dans...Ouverture de la glacière. Ce qu'elle y découvrit l'enchanta. Ils avaient eu une conversation un peu plus tôt dans la semaine au sujet des étranges coutumes des personnes dites moins civilisées. Et ils en étaient venus à l'idée amusante de s'essayer à l'art des têtes réduites. Voila donc pourquoi cette dernière ne tomba pas d'effroi en constatant que trônait en bonne place et dans la glace, la tête d'un jeune garçon d'environ dix ans qui avait eu le temps d'être surpris avant d'être fauché. La demoiselle battit des mains avec entrain et fit de nouveau le tour de l'appartement, en gazouillant cette fois çi.

Le tour de nouveau effectué, elle sortit d'un des placards une nape qu'elle étendit sur la table. Elle sortit pêle mêle les couteaux et un ciseau. Elle ramena la glacière dans la cuisine et la posa sur la table. Elle en sortit délicatement la tête et décida alors de discipliner les quelques mêches rebelles avec un élastique afin de ne pas se laisser déconcentrer.

« Ne bouge pas !  Hahaha ~ »

Tendre Hilarité. Au passage ,ravie, n'ayant pas encore pensé qu'elle n'avait aucune idée de comment s'y prendre, elle se prit les pieds dans quelque chose de douloureux.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAA »

Nouveau cri, réelle raison. Sa bonne humeur momentanément disparue, elle se frotta le pied avec vigueur et s'apprêta à faire passer au fauteur de trouble un bien mauvais moment. Stupeur. Si elle avait fini par remarquer le mot, elle n'avait pas fait attention au livre qui se trouvait en dessous. Habituée à en laisser traîner pas mal partout, un de plus ou un de moins.. Et finalement donc, elle le prit, prête à lui faire goûter les joies de la défenestration ou du bûcher. Seulement, le titre lui fit briller les yeux et elle serra ce grimoire béni contre son cœur.

« Quelle délicate attention ! Il est merveilleux. »

Il pensait surtout à tout. Voila qu'elle avait le matériel et le manuel. Et de nouveau rendue à la table, elle passa sa main dans les cheveux assez congelés pour ne pas bouger d'un centimètre. Elle prit ses joues entre ses deux mains et l'inclina un peu plus afin de le regarder dans les yeux.

« Tu es un peu notre enfant. J'vais te trouver un nom chouette tu vas voir ! Mais pour le moment, maman va s'occuper de toi, Trésor. »

Pleine d'attentions elle posa le livre sur la table. Il avait fait ça bien, tellement bien qu'elle passa rapidement sur les lignes terribles qui annonçaient le temps exact de préparation « Une semaine ». Peu importait pour le moment, tant que son esprit était occupé, elle était incapable de causer du tord. Ainsi donc, il restait un bout de peau du buste. Parfait ! Le travail qui restait serait vite effectué, le plus difficile serait de jeter les restes. Et puis de toute façon, a quoi bon attendre d'être équipé lorsqu'on peut commencer tout de suite.

« Entailler la nuque et le cou de la tête afin de pouvoir facilement en ôter le crâne... »
« Facile ! » 

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Voila donc qu'elle avait un crâne à faire disparaître.

« Les yeux sont ensuite soigneusement cousus et la bouche est sertie à l'aide de pitons en bois »
« Des cure dents seront très bien ! »

Voila donc qu'une boite de cure dents plus tard et des yeux en moins, ça commençait à ressembler à quelque chose. Faire tremper pendant deux heures serait bien plus difficile. La décoction serait assez ardue. Elle aurait besoin de baies diverses et de quelques petites bricoles. Cependant la glace avait fondu et elle n'en avait sûrement pas assez dans son freezer pour remettre la tête à l'abri des mouches et son appartement à celui de l'odeur.

« Voila un souci.. »

Le freezer vidé, il n'y avait même pas un tiers de la petite glacière de remplie. Ainsi donc, la demoiselle se décida d'aller toquer chez les voisins à la recherche de glace. Elle remit la tête dans le fond de la glacière, la referma avec soin. Elle prit le temps de se maquiller vaguement et de mettre une petite robe noire avec des chaussures plates. Mettant ses atouts en avant, elle tenta sa chance à la première porte à droite.

« Non, désolé, mais passez me voir quand vous voulez ! »

Echappant de justesse à la main aux fesses, elle trouva de quoi remplir un peu plus la glacière qui l'attendait. Il ne lui manquait plus qu'un plein de récipient pour pouvoir partir faire ses courses tranquille. Après un dernier aller retour, elle frappa à cette porte. Du sang ? Étrange. Mais au vu de ce qui se passait chez elle -qui était fermé à double tour- et noyée sous le parfum bon marché qui sentait la vanille des îles, peu importait. Son enfant l'attendait à la maison.

Toc Toc?

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Bane

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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Ven 15 Juin - 12:07

Les nuages dessinaient de drôle de formes dans le nouvel appartement. Des apparences étranges, abstraites. Elles ressemblaient aux pensées de Bane qui, assit dans son nouveau fauteuil, se remémorait les quelques lignes de sa vie. Il se souvient des quelques guerres auquel il a pu participer après son évasion de la prison qui l'avait tué de l'intérieur. Mais grâce à l'opération qu'il avait eu, il en était ressorti autre, comme un phénix. Au fil des souvenirs qui traversèrent son esprit, dans ses yeux, on pouvait observer cet rage sans limite, ainsi qu'un sourire malsain, à la limite du bestial.

Gotham, une ville morbide et perverse qui, malgré la présence d'une ombre de justice, continue de se plonger dans les profondeurs de l'enfer que l'homme a décidé. Entre des cris, des canons faisant feu ou encore des crissements de pneus, tout était normal. Pour Bane, ce n'était qu'une douce mélodie qui fit battre son coeur, l'appelant à se lever et à donner à cette cité, ce qu'il y a de pire. Mais avant toute chose, il y avait un obstacle sur sa route. Batman et tous les pseudos criminels qui peuplaient chaque quartier, chaque rue. Sans oublier les petites raclures qui firent leur apparition pour jouer dans la cours des grands. Il avait conscience que rien ne serait simple, d'où le fait qu'il réfléchissa à un partenariat pour commencer avec les quelques bandits qui se rapprochent plus de la folie que de l'argent, même si pour le colosse, la richesse était un petit but de sa vie.

Il passa une main sur son crâne, touchant son masque par l'occasion. Le monstre savait que rien ne pourrait l'arrêter quand il est sous le contrôle du Venin, ce liquide vert qui lui confère une puissance extraordinaire. Il se rappelle de toutes les corps, tous les visages qui ont pu se briser sous sa force. Que ce soit des hommes, des femmes, des enfants, jeunes ou vieux. Au bout d'un moment, le géant ne faisait plus la différence car après tout, nous sommes tous humain.

Une odeur de mort planait dans la pièce à cause du cadavre se trouvant dans la baignoire. Il devait trouver un moyen pour s'en débarrasser le plus vite possible, sans éveillé le moindre soupçon. Même si la paresse le prenait, il devait au moins, enlever cette émanation putride qui prenait doucement place. En rien, ce détail dérangeait le géant, il avait eu expérience avec ce genre de situations, mais il voulait se faire discret pour l'instant.

Bane pensa à un nouveau système pour protéger un peu mieux le tube qui reliait son bras à sa nuque, pour que le Venin puisse être un peu plus en sécurité. Surement un gantelet plus lourd, plus résistant qui couvrait toute la partie de l'avant bras droit. Mais, pour ça, un ingénieur ou quelqu'un qui a les facultés adéquates pour créer ce dont Bane avait besoin. Tout comme, il avait en tête de renforcer son gilet.

Prit d'une soif certaine, il se leva son siège et se dirigea vers la cuisine. Ouvrant le frigo, il prit une bière, l'ouvrit sans difficulté et il pouvait se désaltérer tranquillement. Les ombres continuaient leur valse dans la pièce. Le silence était roi malgré les soufflements du colosse et le bruit de ses pas écrasant le planché.

Quand soudain, quelqu'un frappa à sa porte.

Toc Toc

Bane fut surpris que quelqu'un toqua à sa porte, peut être qu'une personne avait vu la scène ou que le sang sur le mur du palier avait alerté un oeil malheureux. Peu importe, s'il devait faire disparaître un innocent ou non pour sa discrétion, ce n'était qu'un petit détail de plus. Il avança vers la porte d'entrée, ses pas pesant se faisaient entendre. Devant celle-ci, il tourna la poignet doucement. Il pencha sa tête un peu puis ouvrit la porte.

Il vit une femme, jeune selon lui, aux cheveux blonds, maquillé, portant une robe noire. Bane leva un sourcil.

"C'est pour quoi ?" dit-il

Le géant était méfiant, car Gotham recèle d'habitants tout aussi dérangés qu'étranges et dangereux.
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Mer 20 Juin - 23:23

Le temps passait tout aussi rapidement qu'elle le trouvait mollasson. Elle était tout aussi excitée que la première fois qu'elle avait fait s'évader son cher et tendre. Elle était sur le point d'avoir un fils. Bien sur, ce fils serait à la hauteur de l'amour qui unissait ses parents. Unilatéral. Ce garçon là ne pourrait jamais lui rendre tout l'amour qu'elle lui donnerait. Et de l'amour elle en avait à foison. De l'amour de toutes les couleurs, mais surtout en noir et rouge. De l'amour tendre, de l'amour vache, de l'amour douloureux, de l'amour masochiste, de l'amour sadique, de l'amour inexistant et du trop plein d'amour. Mais personne encore pour le recevoir. Oh, bien sur il était la, Mister J. il était là et il serait très certainement toujours là. Certitude ou espoir, c'était cependant ce sentiment qui la faisait tenir. Ayant toujours marché sans béquilles, elle se retrouvait avec un magnifique déambulateur aux couleurs éclatantes. Cette femme dont le pragmatisme avait toujours été la meilleure des armes de défense s'était laissée prendre à ce jeu qu'elle avait juré de fuir. Et captive, elle semblait même renforcer les barreaux de sa cage. Ah les femmes. Toutes les mêmes faut il croire.
Leur nouvelle cachette n'était que temporaire. Ils ne prenaient que du meublé-voire du déjà habité. Rien de plus aisé que de virer quelqu'un de chez lui lorsqu'on sait que de toute façon le propriétaire ne sera inquiété que s'il ne voit pas venir la couleur de son chèque de loyer. Une signature imitée avec brio sur un petit bout de papier vert et voilà qu'ils étaient tranquilles pour des mois. Et un code de carte bleue sert tout autant. Inquiétés en rien par la police pour le moment, pourquoi donc se priver ! Sur les ailes de l'amour ils pouvaient voleter de nid en nid sans se poser de questions . Fugitifs ils devraient fuir souvent. Si elle pouvait rêver d'une vie posée, à deux, elle ne pouvait pas se figurer un « chez eux ». Ca c'était bon pour Harley Quinzell. La vie posée et tranquille au coin du feu, c'était bon pour l'ancienne elle. La nouvelle vivait toutes ailes déployées et transformait chaque aspect de sa vie en gigantesque arlequinade, pour plaire plus encore à son cher et tendre, et un peu pour elle. Après tout, n'était-elle pas faite pour ça ? Elle sombra quelques temps dans ses pensées, la porte ne s'ouvrait pas.

« Tu es ravissante »
« Merci »
« Je ne pensais pas que tu aurais autant de courage, tu m'impressionnes. J'avais raison ma petite Harley, tu avais ça dans le sang »
« Et si je ne t'avais pas rencontré, j'aurais également passé ma vie derrière des barreaux »

Oui, elle pouvait sortir de l'asile à son aise mais n'en restait pas moins captive. Et il avait trouvé les mots pour réveiller son cœur. Et voilà que quand le doute étreignait son esprit elle se remémorait toutes ces scènes qui avaient l'une après l'autre contribué à son envol. Ange du rire, Ange du crime. Une demoiselle charmante qui devenait lentement aussi folle qu'elle était pragmatique. Elle n'en perdait toujours pas le sens des priorités, demander poliment parfois ça ne coûte rien. Et elle était de trop bonne humeur pour songer à mal. C'est avec le sourire qu'elle accompagna l'ouverture de la porte. Impressionnant, mais pas assez pour la faire déchanter. Toute entrevue n'était que temporaire et s'il avait de quoi l'aider, elle pourrait de nouveau être auprès de son bébé. L'odeur bien connue de la mort ne sembla pas même la troubler. Après tout, ce n'était que pour quelques minutes.

La demoiselle pencha très légèrement la tête vers la gauche et secoua la main avec énergie et bonne humeur pour le saluer.

« Bonjour mon cher voisin ! »

Elle ramena les deux mains devant elle, jointes, les épaules très légèrement relevées.

« Je m'excuse de vous déranger, j'aurais besoin de glace assez rapidement et j'en suis hélas à cours. Pourriez vous me dépanner ? »

Toujours euphorique, elle n'ajouta cependant pas grand chose. Ne pensant même pas à trouver une excuse valable-crédible. Cependant, derrière ces sourires se cachait la suite du processus.

"Frotter du charbon sur l'extérieur du visage afin de lui conférer une certaine étanchéité et de pouvoir modeler la peau. Une machette chauffée est appliquée sur les lèvres pour les sécher, après quoi les trois chountas sont retirés et remplacés par des ficelles."

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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Sam 30 Juin - 21:31

Le ciel de Gotham commençait à s'illuminer par les différents spots lumineux que la police déployait en direction des nuages. Les sirènes retentissaient dans les rues.

Après la requêtes de la jeune femme, Bane la regarda de la tête aux pieds, puis pencha sa tête en direction du palier. Sa méfiance était telle qu'il vérifiait chaque recoin du lieu par un simple regard. Un piège est facilement tendu et même, une ambuscade est tout aussi aisée à ce stade. En posant à nouveau ses yeux sur la blonde, Bane se remémora un ancien souvenir. Un triste souvenir...

Pendant un voyage au Mexique où il aimait participer à des petites guérillas entre pseudos guerriers et autres mercenaires, Bane avait acquis à la force de sa violence un petit logis. Assez près des affrontements et de la tranquillité, quelqu'un sonna à sa porte. Une jeune femme, d'origine latine, cheveux long et regard profond. Demandant de l'aide pour un refuge, par bonté, Bane accepta. Pendant la nuit, elle resta à ses côtés, du temps que les explosions se calmaient. Bien qu'homme différent, il n'en reste pas moins un et, ses désirs bestiaux firent surface, ce qui n'en déplaisaient pas à la jeune femme. Alors que l'étreinte n'était que plus belle, la Belle se jeta sur l'une des armes que Bane avait entreposé. On peut être un surhumme, on en reste pas moins préventif. Un coup retentit. Le bras du géant commença à saigner. Il regarda sa plaie, enfin, le trou en sang. La jeune femme se mit à rire et, avec son propre dialecte, expliqua à Bane qu'elle était venu le tuer car, de son clan, ce colosse était une ennemi redoutable et pour le tuer, rien ne valait qu'user des charmes d'une putain pour l'abattre le plus facilement.... Seulement, ils n'avaient pas pris en compte sa résistance, sa force, sa rage, son instinct primitif. D'un cri animal, Bane tourna la molette de sa main. Le Venin prit possession de son corps ainsi que de son esprit, délivrant son courroux. D'un bond, il prit l'arme d'une main et de l'autre, il tenait la tueuse à la gorge. Malgré son souffle lourd, on entendait les gémissement d'étouffement. Elle le supplia de la laisser en vie. Bane comprenait ces paroles mais, non. La pitié était pour les faibles et, à chercher la violence, on la trouve face à lui. D'une pression certaine, la nuque craqua et du visage de la Belle, le sang coula des différents orifices. Le colosse balança le corps à travers la fenêtre... Le lendemain, on retrouva le clan de l'assassin sur des piques, le camp à feux et à sang et Bane disparut.

Sans réellement attendre une réaction, l'homme aux muscles tendus attrapa le cou de la jeune femme qui se présenta pour de la glace. Refermant la porte rapidement, il plaqua la demoiselle contre le mur, toujours en la tenant fermement. Il commença à tourner légèrement la molette et, se rapprochant de son visage, Bane décida de lui répondre.

"Qui es-tu et que veux-tu réellement ?"

Le visage neutre d'un voisin ordinaire fit place à celui d'un homme suspicieux, sombre et regorgeant de violence. De la fenêtre de son appartement, on pouvait voir un signal dans le ciel celui d'une ombre ailé, surement celui du protecteur de la ville, Batman. Mais, à l'instant présent, Bane n'en avait que faire, la jeune femme était sa priorité.
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Mar 10 Juil - 16:40

Harley était on ne peut plus sereine. Tout irait bien elle en était on ne peut plus persuadée. Il reviendrait bientôt et ils pourraient se déguster un bon petit lat sous le regard vitreux de leur « enfant ». Ce serait merveilleux. Elle prendrait sûrement une photo même ! Elle aimait beaucoup prendre des photos, c'est des bouts de vie qui ne reviendront pas. Le bonheur est éphémère, les photos elles tiennent le temps de vie du papier sur lequel on les imprime. C'est toujours plus long que le temps de vie d'un souvenir. Et chaque seconde est bonne à prendre. Elle aurait du se méfier. Plus, et tout simplement, se méfier. Si elle avait observé un peu plus elle aurait pu voir que cet homme là n'était pas nécessairement le meilleur voisin à qui demander ce genre de choses. Il ne respirait pas-comme le premier- la lubrique bonne foi. Enfin, de toute façon il était trop tard pour faire demi-tour. Elle était prise au piège d'un souvenir qui ne la concernait pas et n'était pas encore au courant. C'était souvent comme ça, elle l'avait vu lors de son cursus. Il faut toujours un bouc émissaire pour ne pas se rendre malade . On donne un autre visage à nos soucis et on cogne dessus aussi fort qu'on peut en espérant les voir disparaître. Entre deux crises de jalousie, elle se demandait si finalement elle ne servait pas de joli bouc émissaire-faire valoir au clown de son cœur. Mais le souvenir d'un sourire et tout repartait de plus belle. Quand on aime on pardonne beaucoup-trop-.

« Je te préviens, si je te surprend encore à tourner autour de ce genre de filles, je m'en vais. Et je m'arrange pour que tu retournes croupir à Arkham. »
« Ne sois pas Stupide, pour changer, ma pauvre Harley. Tu as été désavouée d'Arkham, comment vas tu pouvoir être à la hauteur de tes menaces »
Il place sa main sous son menton et rapproche son visage pour pouvoir se rire d'elle de plus près.
« Et puis quand bien même, te crois tu assez maline pour faire de moi le dindon de la farce ? »
Elle retire son menton et se met à hurler. Tout devient un projectile. Il esquive habilement et se dirige vers la porte.
« Si je t'exaspère tant, je ne te retiens pas »
« Tu aurais mieux fait d'y rester dans cette putain de cuve. »
---SLAM---
La porte s'était refermée sur une Harley presque pas habillée, certainement pas maquillée du tout. Encore un matin chagrin. Et, une heure plus tard, une fois les larmes et l'orgueil sorties par la grande porte, on pouvait entendre à celle de ce numéro.
---Krr krr krr---
« Poussin ? »
Encore une victoire pour poussin.

Et alors que son enthousiasme se montrait avec force et motivation, elle se retrouva plaquée contre un mur qui ne couvrirait pas les décibels si elle poussait un cri. Ah, celui là elle ne l'avait pas vu venir. Voila ce qui se passe quand on ne se méfie pas. Il avait raison sur ce point, s'amuser ça n'est pas sans risque. Voila qu'il était bien près. Et il portait bel et bien un masque. Double problème. Elle était tombée sur un malade ? Une maladie bien étrange si c'était le cas. Attrapée par le cou elle se saisit de ses poignets mais elle ne pouvait pas les écarter. Prise au piège contre le mur elle commença à se débattre.

« Mais, ça va pas non..Lâchez moi ! »

Elle ne mettait pas toute son énergie dans ce premier mouvement, ça pourrait sembler suspect. Et elle pourrait avoir besoin de cette force plus tard en cas de réelle bataille. Se contentant de remuer comme le ferait une personne lambda prise au piège, elle se tenait à ses poignets en remuant sans cohérence réelle.

« Mais puisque je vous dit que je viens chercher de la glace. C'est une manière de recevoir les gens ? »

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Bane

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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   Mer 8 Aoû - 16:47

Bane voyait la jeune femme se débattre avec vigueur, mais rien de plus. Le poids de sa force était bien ridicule face à celle du colosse qui augmentait. Elle semblait tellement étrange cette voisine mais, il savait qu'il ne craindrait rien. Doucement il la reposa sur le plancher en bois de son appartement et désigna le frigo du doigt. Il enleva sa main crispée par le venin du cou de la femme à la robe noire. Bane réfléchit un instant et tourna la molette dans le sens inverse, retirant une partie de sa force. Si celle-ci avait décidé de lui jouer un coup bas, il n'aurait aucun mal à la maîtriser, si besoin est.

"Servez vous et dépéchez vous je vous prie."

Bane se déplaça dans la pièce pour se retrouver en face de la cuisine, là où la jeune femme allait se diriger. Il eut du mal à respirer un instant. Le colosse remarqua qu'une branche métallique de son masque s'était décrochée. La douleur revenait. Il fronça les sourcils et remit le bout de métal à sa place. L'anesthésiant refit son effet de façon optimal. L'homme souffla normalement malgré sa respiration saccadée. Il croisa ses bras et regarda la voisine blonde.
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MessageSujet: Re: Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)   

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Un toit, rien d'autre. (Harley Quiin)
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