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 Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)

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Master Rp

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Date d'inscription : 20/11/2011

Localisation : Gotham City


MessageSujet: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Jeu 21 Juin - 16:09

Double-Face


La ville était en effervescence, après la grande évasion qui avait eu lieu à Arkham, tout le monde avait peur. Les tarés étaient à nouveau libre et en nombre dans les rues. Double-Face avait installé son repère dans les égouts, jamais personne ne viendrait fouiller là pour mettre la main sur lui. C’était par pur hasard qu’il s’était évadé, il n’avait rien prémédité, il avait juste sauté sur l’occasion. Les tueurs de Maroni avaient tenté de l’abattre une dernière fois. Ils allaient tous désormais s’en mordre les doigts. Il était libre et l’occasion était unique de leur livrer une guerre totale, les conditions adéquates étaient réunis. Tous les fous costumés étaient libre, Batman était hors courses, un criminel colossal l’avait vaincu et laminé d’après ce qu’avait entendus Double-face alors qu’il végétait dans sa cellule. Aucun obstacle ne pouvait se mettre en travers de sa vengeance contre la Mafia. Au sein des égouts, il avait fait installer une très grande table ronde. C’est là qu’allait se réunir tous les plus dangereux tarés costumés. Certains avaient reçu une invitation de Double-face pour venir à sa rencontre. Vous n’aurez pas à le regretter disait l’invitation. D’autres étaient déjà là car ils avaient été libérés de leur captivité par l’ex-procureur.

Double-Face attendis assis à sa place en jouant avec sa pièce et en se plongeant dans ses pensées. Les invités arrivèrent au fur et à mesure. Lorsqu’ils furent assez nombreux selon lui (certains allaient sans doute dédaigner son invitation et il n’était pas utile de les attendre), il ramassa un petit marteau de juge sur la table et frappa comme s’il ouvrait l’audience d’un procès.

« Bienvenue à tous, je crois que nous pouvons commencer. »

Il se leva de son siège très dignement pour s’adresser à eux et se racla la gorge avant de parler sur le ton confiant d’un être qui avait remporté de nombreuses joutes verbales par le passé lors d’affaires judiciaires.

« Les fous d’Arkham, les tarés costumés, les psychopathes, les criminels masqués. On nous donne tellement de noms, on nous pointe du doigt, on se moque de nous, on nous méprise, on nous traite en marginal, on ne nous prend pas au sérieux. Je partage la même frustration que vous et cela doit cesser. Si vous êtes venus ici, c’est que quelque part vous partagez mes sentiments. Pourtant nous sommes fort, nous avons survécu à d’innombrables dangers, nous avons mis en déroute les forces de l’ordre à un moment ou un autre, nous avons tous défié les pouvoirs en place depuis le début de nos carrières respectives dans les bas-fonds de la ville. Je dis que nous allons apprendre à cette ville à nous respecter et surtout à nous craindre. »

Il joua avec sa pièce en dévisageant chaque criminel en quête de regards approbateurs. Puis il poursuivit.

« Il est grand temps d’imposer notre loi dans les rues, nous avons la volonté, nous avons le courage, nous avons la force, notre capacité de nuisance est à nul autre pareil. Les flics ? Ils ont peur de nous, ils sont faibles et corrompus et se laissent mener par la Mafia depuis des années. Les citoyens ? Un troupeau faible et lâche juste bon à mourir pour notre bon plaisir, à nous enrichir et à nous obéir. Les justiciers ? Des ahuris idéalistes trop isolés et trop peu nombreux pour représenter une réelle menace pour nous. Qui reste-t-il alors me direz-vous ? La Mafia, voilà l’ennemi. Lorsque nous les aurons anéantit, qui pourra s’opposer à nous ? Qui je vous le demande ? Le pouvoir à Gotham City n’est pas à prendre, il est à ramasser. »

Il revint s’assoir et continua de parler en faisant des gestes de sa main gauche pour souligner ses arguments pendant que sa main droite ne cessait pas de lancer et relancer encore et encore sa pièce fétiche balafrée.

« Isolés nous pouvons être vulnérable face à n’importe quel attroupement de flics ou un quelconque traquenard de justicier masqués, mais si nous opposons un front unis dans une grande alliance générale, personne ne nous résisteras. Je sais bien que tous ici nous ne poursuivons pas les mêmes buts et avons des objectifs et des projets divergents, mais songez à ce qui nous attends en cas de victoire. Sans la Mafia, c’est nous qui régnerons sur leurs trafics, qui hériteront de leur territoire, qui accapareront les revenus du racket, de la contrebande, de la prostitution, du recel d’armes et de drogues sur les marchés noirs de la ville. »

Double-Face fit pivoter sa pièce sur la table comme une toupie.

« Rejoignez moi, vous n’aurez pas affaire à un ingrat, lorsque nous aurons massacré tous les chefs de la Mafia pour imposer notre règne sur la ville, nous nous réunirons alors ici pour nous partager Gotham comme le vulgaire gâteau qu’elle est. Nous n’avons qu’à nous baisser pour ramasser ce qui nous plait. Alors ? Qui est avec moi ? »

Il se radossa à son fauteuil, posa une main sous son menton en un geste songeur et de l’autre continua de jouer avec sa pièce. L’œil presque énucléé sur le mauvais côté de son visage qui était exorbité fixait chacun avec une lueur malveillante, près à abattre celui qui oserait s’opposer à son projet de carnage. C’est dans cette posture qu’il écouta très attentivement les réactions des autres criminels.

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Pamela Isley/Poison Ivy

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Messages : 314

Date d'inscription : 18/11/2011

Localisation : Là où la Nature l'appelle


MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Jeu 21 Juin - 23:18

« "Rendez-vous ce soir dans le complexe des égouts de la ville. Vous n'aurez pas à le regretter". » Lut à voix haute l'Empoisonneuse en parcourant des yeux le carton d'invitation simpliste et dépourvu du moindre ornement qui aurait pu en indiquer la provenance.

Le pli lui avait été discrètement remise lorsqu'elle était revenu sur les docks, à la recherche du payement promis par Howard Plunkett Senior. En lieu et place des billets verts, la malveillante scientifique n'avait trouvé qu'une enveloppe contenant l'invitation, qu'elle avait immédiatement prit le parti d'honorer. Que le carton la conduise à un piège manquait de sens ; seuls des criminels savaient qu'elle repasserait aux docks, et de son point de vue, aucun malfrat ne s'aventurerait à lui tendre un traquenard. L'hypothèse la plus probable consistait à penser qu'un autre instigateur de sordides complots se soit servi du comité rassemblé par Plunkett pour en sélectionner les meilleurs éléments et leur remettre une injonction à le retrouver...


* ... Dans les égouts ? Beuark ! Mais... C'est répugnant ! Quel commanditaire utiliserait une conduite d'eaux usées comme salle de conférence ?

- Quelqu'un qui ne souhaite pas être dérangé, tout bêtement. Cesse de faire ta mijaurée, Pam' ! Le baume aux senteurs boisées que nous avons préparé pour ne pas avoir à respirer les vapeurs croupies remplit plutôt bien son office, non ? Alors ne te plains pas. Tu ne saisis donc pas ce que tout ça veut dire ? Quelqu'un a estimé que nous appartenions au gratin des criminels de cette ville ! Mais après tout, n'est-ce pas naturel ? * Se vanta largement l'éco-terroriste en calant une main aux doigts graciles sur sa hanche.

La biologiste végétale pataugeait dans la crasse d'un large boyau plongé dans la pénombre. Pour plus de commodité, elle avait effectué le trajet seule, sans lumière, un choix qu'elle regrettait un peu maintenant que les sources d'éclairage se raréfiaient. Les cheveux arrangés en un chignon torsadé laissant libres deux mèches négligemment rangées derrières ses oreilles, la reine verte avait porté son choix sur des talons d'un vert feuille, surlignés par un pantalon moulant au ton plus clair et orné de lierre. Son habituel bustier en imitation de pétales d'un émeraude chlorophyllien épousait amoureusement les courbes de sa poitrine, qu'une cape vert sombre pouvait au besoin pudiquement couvrir pour laisser plus de place à l'imagination. Ses doigts vernis de rouge arboraient plusieurs bagues, toutes aux motifs floraux, et des manchons de fine résille s'étiraient de ses avant-bras jusqu'à la moitié de ses épaules. Un maquillage charmeur accentuait l'attrait magnétique de ses yeux, et rehaussait l'éclat puissant de ses lèvres, pour l'occasion couvertes d'un mortel venin (dont elle s'était prémunit pour la nuit). Des boucles d'oreilles discrètes, mais brillant comme des diamants, luisaient à intervalles réguliers lorsqu'elle passait dans la lumière.


* Ce soir, pas de phéromones ! Inutile de transformer cette réunion à majorité masculine en pugilat pour accéder à nos faveurs. Et cela nous permettra de voir quels mâles sont les plus susceptibles de succomber à nos assauts délicieux. * Roucoula l'alter-ego de la laborantine en se basant sur le fait que le monde du crime présentait depuis des temps immémoriaux une écrasante majorité masculine.

Immergée dans un bassin débordant d'hommes, Poison Ivy ressentait toujours l'irrésistible besoin d'attirer sur elle les regards lubriques et l'attention générale. C'était ses instants de gloire, les minutes où elle rayonnait, telle une reine, une impératrice, sur les pauvres mammifères soumis à leurs hormones. D'un déhanché hypnotique, elle fit son entrée dans ce qui devait servir de salle de conseil, à en juger par l'imposante table (évidemment ronde, pour de prétendues raisons d'égalité) qui trônait en son centre. S'y trouvait déjà un certain nombre d'individus, dont la plupart ne dissimulèrent pas l'effet que le procurait l'arrivée d'une splendide représentante du sexe opposée. Souriant à la cantonade, Pamela prit le temps d'écarter largement les pans de sa cape (un silence étouffé marqua le fait que l'attention générale se portait sur sa silhouette), puis elle s'installa en périphérie du maître de cérémonie, identifiable au marteau qui se situait à portée de sa main décharnée. En croisant les jambes, la plantureuse séductrice détailla, d'un regard faussement langoureux, le physique ingrat de Dent, tout occupé à jongler avec une pièce.


* Lui qui était si beau garçon... La Mafia lui aura prit l'un de ses meilleurs atouts. Lui reste cette opiniâtreté qu'il utilisait autrefois pour coincer les criminels comme nous... Et à présent, c'est devenu l'un des nôtres. Le Destin a un étrange sens de l'humour, dirait-on... * Déplora négligemment la biochimiste en adressant quelques œillades suggestives à ses admirateurs les plus assidûs.

Que l'ancien procureur de Gotham soit à l'origine de cette assemblée extraordinaire fit frissonner l'Empoisonneuse. Qu'est-ce que le chevalier blanc déchu pouvait bien avoir en tête ? Un coup de marteau, sec et modéré, précéda l'arrivée d'une réponse à cette cruciale question. Avec la verve et le brio qui le caractérisaient, l'ex-homme de loi dévoila la teneur du rassemblement : la constitution d'une coalition de criminels. Du jamais vu, depuis l'apparition des super-vilains. Pour la première fois, l'un des "tarés costumés" amenait sur la table des négociations l'idée d'unir des malfrats dans un but commun. Une entreprise qui serait apparue irréalisable autrefois, puisque le Batman veillait, et que ses adversaires se comptaient sur les doigts d'une main. Mais le vent avait tourné. Les forces grandissantes des criminels avaient fini par épuiser le chevalier noir, que l'on disait aujourd'hui gravement blessé, incapable de remplir sa mission de trouble-fête. Quand à la police, cela faisait longtemps qu'elle était dépassée par la tournure des événements. Seuls les justiciers, gardiens de la nuit, osaient encore jouer les gardes-fous à Gotham.


* Et nous qui attendions le bon moment pour nous dévoiler aux yeux de cette porcherie géante ! Quelle merveilleux hasard. Poison Ivy va enfin pouvoir souffler un vent de renouveau sur cette cité. Ma chérie, notre ère est venue ! * S'extasia la personnalité criminelle de Pamela Isley, en songeant déjà à la manière dont elle éliminerait ses anciens partenaires une fois son règne établi, pour s'auto-proclamer souveraine de son nouvel Eden.

L'épouvantail brandi par Dent pour justifier qu'une telle alliance se construise (et l'orateur brillant fit preuve de clairvoyance en reconnaissant que ce partenariat n'avait aucunement vocation à perdurer dans le temps) prit la forme de la Mafia, ce qui n'étonna personne. Le juriste, défiguré à vie par Maroni, cherchait juste par cette croisade lancée contre la Pègre à obtenir une vengeance. Et si au passage, cela lui permettait d'instaurer un nouvel ordre, une hiérarchie dans laquelle il occuperait une place prépondérante, pourquoi se serait-il privé ? Seulement, pour que son joli plan audacieux fonctionne, il allait lui falloir des alliés. Un bon nombre d'alliés. D'où le discours promettant à tout participant une belle récompense en forme de part de la ville, en plus de l'optique savoureuse de nettoyer Gotham de son crime organisé.


* L'offre de Dent n'est pas anodine... Si l'on y participe et que les intervenants ne s'avèrent pas assez nombreux, toute la congrégation finira derrière les barreaux, tandis que les plus sagaces auront les coudées franches pour accroître leurs propres territoires. Si l'on refuse de suivre l'homme à la pièce de monnaie et que sa petite troupe vainc la Mafia, on est sûr de finir phagocyté ou laissé pour compte dans le partage de la nouvelle Gotham.

- Et n'oublions pas ce qui suivrait, en cas de réussite de Dent, princesse. Je vois mal ces individus se contenter d'une fraction de la ville. Après peut-être... Disons, trois mois d'entente cordiale, les hostilités s'ouvriront de nouveau, et le jeu des alliances reprendra, jusqu'à ce qu'en définitive, un équilibre des pouvoirs s'installe, ou qu'une seule personne en vienne à posséder toute la ville. Et tu veux rire ? Chacune des personnes assises autour de cette table souhaite rester la dernière en lice pour ce rôle. * Compléta avec un cynisme mordant la sulfureuse tueuse aux baisers.

La clef du succès, pour la malicieuse séductrice, tenait en ces deux mots : fidélité et trahison. Deux comportements totalement opposés à alterner avec clairvoyance pour se maintenir en tête de la course à la domination. Trop de l'un, ou pas assez, et tout s'arrêterait pour l'impératrice du règne végétal. La perspective de jongler avec les amitiés des autres convives ne l'effrayait pas, cependant : manipuler son prochain semblait inscrit dans les gènes d'Ivy, et Pamela ne doutait pas que les conseils que lui prodiguerait sa petite voix intérieure lui garantiraient une place de choix dans la ville dépouillée de ses parasites regrettant le "bon vieux temps" d'avant les justiciers.
La tirade très inspirée du précédent procureur général s'acheva sur une question ouverte, qui mettait chaque convive face à un choix décisif : miser sur le projet grandiloquent du demi-écorché vif, ou partir du principe que sa tentative était vouée à l'échec. Afin de donner un coup de pouce à l'entreprise du maître de cérémonie, l'Empoisonneuse fit usage de son timbre velouté, caressant comme une plume duveteuse, et chaud comme une épaisse couverture de laine :


« J'adooooore les hommes qui n'ont pas froid aux yeux. » Ronronna-t-elle en décochant un regard enflammé à son interlocuteur, avant de faire onduler ses ongles manucurés sur la surface de la table. Le geste, répétitif, provoqua un tapotement discret mais mélodieux qui l'accompagna lorsqu'elle poursuivit :

« Bien sûr, certains ici déploreront le manque de garantis que nous avons de voir notre... Participation... Récompensée. Mais, de vous à moi, Dent : qui irait croire que vous essayez de flouer autant de criminels d'un coup ? Cela ne vous apporterait qu'une interminable liste d'ennemis, tous déterminés à vous faire payer votre outrecuidance. Or, comme je ne vois ici que les plus puissants des membres de notre confrérie... Je me doute bien que vous ne cherchez pas à vous inscrire sur la liste noire de l'élite des maîtres du Crime. Mettez-donc le nom de Poison Ivy sur la liste de vos membres, mon cher. L'avatar de Mère Nature installa une paume douce et fine contre sa joue fardée. Il y a bien longtemps que je rêve d'envoyer au cimetière ces prétentieux babouins d'Italie, et ce serait un insolent luxe que de bouder votre proposition. »

La biologiste savoura l'effet apaisant et flatteur de son discours, prononcé avec ce qu'il fallait de sensualité pour court-circuiter la méfiance naturelle de son auditoire. Les mâles étaient programmés pour craindre les femmes de pouvoir ; mais il suffisait de les bercer de suaves paroles pour qu'ils baissent invariablement leur garde, et tombent à la merci du sexe opposé. Provocante jusqu'au bout des ongles, la spécialiste des toxines lança à l'assemblée d'un timbre langoureux :

« Qui m'aime me suive... » Et embrassant la salle crasseuse et nauséabonde des yeux, elle rejeta ses mèches en arrière d'un savant mouvement de la tête pour faire profiter de sa douce fragrance de sève au public quasi-exclusivement composé d'hommes. Une odeur tenace (mais délicate, et rafraîchissante) de pins flatta les narines des voisins de la rousse.

* Quitte à choisir un camp, autant faire en sorte qu'il soit majoritaire. * Pensa la reine verte avec satisfaction.

En attisant les passions, Ivy espérait ainsi dissiper les ultimes hésitations des plus réticents, et provoquer un ralliement unanime au putsch mené par Dent.


Dernière édition par Pamela Isley/Poison Ivy le Mar 26 Juin - 21:38, édité 2 fois
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Le Sphinx

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Ven 22 Juin - 18:03

Les travaux du labyrinthe avançaient rapidement. Je n'avais pas à me plaindre. Qui plus est, cela avait été facile de tromper le directeur de la fête foraine. Je me faisais passer pour un riche investisseur friand d'énigmes en tout genre et qui voulait rehausser le niveau de son labyrinthe. Évidemment, il n'avait pas posé de questions en voyant les liasses de billets verts que je lui proposais. C'est malheureux, mais on peut tout acheter de nos jours, même la confiance. L'attraction était donc fermée au public et mes hommes de main suivaient mes plans avec beaucoup d'efficacité. Moi aussi j'y mettais la main à la pâte, élaborant des énigmes toutes plus difficiles les unes des autres. Il fallait aussi que mes machines meurtrières soient réglées d'une telle manière qu'elles ne tuent pas les victimes sur le champ. Tuer n'est pas quelque chose qui m'intéresse vraiment. Mon plaisir réside dans l'observation de l'instinct de survie humain et de ses capacités intellectuelles. Même s'il était certain qu'aucune victime ne s’en sorte indemne jusqu'au milieu du labyrinthe, je leur donnais des chances. Bon alors, j'étais sur le sentier de construction lorsque l'un de mes informateurs vint me chuchoter à l'oreille qu'on lui avait remise une lettre pour moi. J'étais quelque peu froissé qu'on ait pu retrouver un de mes employés aussi facilement, mais la curiosité l'emporta sur la colère et j'arrachai l'enveloppe des mains de mon sbire.

Chers amis, vous êtes invités à une petite rencontre...blabla...Rendez-vous dans les égouts de la ville. Vous n'aurez pas à le regretter...

Je relus la lettre trois fois en étant de plus en plus troublé. Maintenant, ils faisaient des réunions ces tarés? J'en frissonnais. Quelle bande de singes, je ne comprenais rien. Nada. Pourquoi est-ce qu'ils m'invitaient en plus? Je n'étais pas fou comme eux, moi. Je ne portais pas des collants, je n'avais pas de superpouvoirs douteux et je ne passais pas mes vacances à Arkham! J'étais un homme d'affaires, j'étais au-dessus de ces petits criminels sans scrupules qui passaient leur temps à tuer de main froide des innocents. J'avais vu l'émission du Joker lorsqu'il avait pris le contrôle de la tour de télévision. C'était pitoyable, son humour m'avait dégoûté. J'avoue même avoir fermé la télévision et être sorti prendre de l'air frais pour digérer les images que j'avais eu l'horreur de capter. Ensuite il y avait eut Dent qui avait pété un câble et qui s'était...Hum. Attendez. Cette lettre, aucun criminel connu de Gotham City ne l'aurait envoyée. Le Joker travaille en solitaire, le Pingouin est trop fier et tous les autres dont je n'ai que brièvement entendu parler n'ont aucunement le profil psychologique de convoquer une telle réunion. Surtout dans les circonstances. Et à voir le journal de ce matin, il y avait eut émeute à Arkham et tout ça par la faute de Dent. Oui, Dent. Voilà, c'est deviné! Dent voulait nous convoquer dans les égouts pour que l'on se joigne à sa petite armée. Intéressant.

Je devais y aller, maintenant j'en avais une envie folle. À la fois pour savoir si j'avais deviné juste, mais aussi pour entendre ce qu'il avait à nous dire et constater par moi-même à quel point il était cinglé. Je demandai à trois de mes hommes de main les plus costauds de m'accompagner. J'allais les laisser avant le lieu de rencontre, mais je tenais à avoir une certaine protection. Après tout, j'allais me retrouver encercler de malades mentaux. Des cas tous très graves et dangereux. Je trouvais inutile et puéril d'y aller avec mon masque violet. Je me parai plutôt de mon plus beau costume vert et je peignai mes cheveux selon la mode de l'année. J'étais parfait, le plus bel homme de Gotham! Hahaha! J'optais pour ma canne à pommeau en point d’interrogation, car sait-on jamais s'il y aurait altercation. Je n'étais pas très musclé, mais un coup de ma canne-serpe sur le tibia et mon ennemi était suffisamment endolori pour que j'appelle mes hommes de main. Mon ennemi... non. Il y en aurait une dizaine au moins. J'étais un peu tendu, mais j'étais trop curieux d'assister à ce cirque pour rebrousser chemin. J'y allais avec une très mauvaise volonté : je ne voulais pas m'associer à leurs balivernes absurdes. Je ne suis pas un joueur d'équipe après tout. Le chemin des égouts était franchement immonde. Beurk, ça puait. Je pris un mouchoir et me le pressa sur le nez, dégoûté. Mes pauvres souliers cirés allaient être fichus!

Arrivé dans l'alcôve où devait se dérouler la rencontre. Je fus surpris de me retrouver devant si peu de gens. Je devais être en avance. Dent me fit un léger signe de tête que je lui rendis, amusé. Il avait perdu des plumes le pauvre homme. Moi je n'aurais pas supporté de me retrouver avec une telle mine. Ça m'était insupportable de même le regarder. Je décrivis plutôt mes voisins de table. Il y avait : Firefly, un pyromane que je ne considérais pas comme dangereux; Black Mask, qui ,lui, pouvait être un peu plus dangereux; deux autres criminels de si petite envergure que je ne les connaissais même pas de visage. C'est assez étonnant vu le nombre considérable d'informateurs dont je dispose. Quoi que, l'un d'eux me dît quelque chose. Sûrement l'avais-je déjà vu dans un journal. De la petite graine. Et eux, ils ne devaient pas me connaître. Personne ne me connaît et c'est bien. Ils ne connaissent que mon point d'interrogation qui apparaît parfois sur des scènes de crime ou sur des sites piratés. Mais bientôt, la réponse à l'énigme de mon identité serait dévoilée. Il suffisait que je termine mon labyrinthe. Enfin, je me réjouissais d'avoir vu juste sur l'identité de notre correspondant anonyme. Celui-ci jouait avec sa pièce de monnaie. Au premier coup d’œil, je remarquai qu'elle était brûlée d'un côté. Mais quelle originalité. Il a un côté du visage brûlé et sa pièce aussi, bravo. J'applaudis votre inventivité monsieur face de cadavre.

Finalement, beaucoup plus d'invités se révélèrent dont quelques-uns bien plus notables que ceux avec qui je m'étais retrouvé au début de la soirée. Dont l'une en particulier qui s'assit juste à côté de moi et qui resplendissait de beauté. Malgré tout, je ne bavais pas sur elle comme d'autres. J'avais ma dignité tout de même. Elle était belle, mais pas au point que je me roule par terre comme un chien dans l'espoir qu'elle me caresse. Il y a des limites à la stupidité des hommes. Par contre, elle m'intriguait. Je crois que je savais qui elle était. On m'en avait parlé un peu. Mais ses capacités m'étaient encore inconnues. Ce qui me marqua le plus chez elle c'est qu'elle dégageait un parfum frais de pin alors que nous nous trouvions dans un égout crotté et qu'elle aurait dû sentir tout autant. Ah les femmes et leurs petits secrets. J'en ai ne rien en faire en fin de compte. Surtout que Dent venait de frapper sur son bureau avec son petit marteau ridicule. Je ne pus cacher mon sourire cynique. Je le trouvais tellement puéril de se prendre encore pour un juge. Même que je ricanais un peu lorsqu'il nous parla. J'écoutais, je n'approuvais pas, mais je faisais tout comme. Un Gotham aux mains des criminels? Non, impossible. Ce n'était pas une bonne idée. Personnellement, je n'éprouverais aucun plaisir à régner sur de pauvres citoyens sans défense. Et il sous-estimait grandement les capacités de ces soi-disant guignols de justiciers.

Mais pour qui se prenait-il ce Dent? Un gourou ou bien avait-il perdu l'esprit au point de toujours se prendre pour un procureur? Puis, il y eut la question fatidique. Le fameux : qui est avec moi? Je promenai mon regard sur les autres convives, attendant que quelqu'un réagisse avant de moi-même devoir me prononcer. Je n'aime pas prendre des décisions aussi rapidement, sans réfléchir. Pourtant, il était clair que je n'avais autre choix que d'accepter. De faire semblant d'accepter. Après, j'aurais le temps et les ressources de détruire leurs fantasmes. Oui, ça, c'était une bonne idée. Je me souviens d'un dicton qui dit : soit proche de tes amis, mais encore plus proche de tes ennemis. Je ricanais un peu encore lorsque ma voisine prit la parole. Elle avait une voix qui allait très bien avec son physique. Féminine, aguichante. Mes hormones d'homme ne purent m'empêcher de lui accorder toute mon attention en souriant. Je n'étais pas dupe, je voyais bien qu'elle en mettait un peu en nous complimentant tous ainsi. Pourtant, je ne put lui en tenir rigueur, car moi-même j'allais leur dire n'importe quoi. Ce n’était un jeu, rien de plus. Je fis un sourire charmeur à ma voisine et passa mon regard d’elle à Dent. Me forçant à soutenir son regard bipolaire.

« Je ne puis qu'aller dans le sens de la jolie dame à côté de moi. Il est temps qu'on leur montre de quoi nous sommes capables. Mais... »

Car il y a toujours un « mais ». Ce n'est pas que j'étais réellement soucieux, moi qui n'avait aucune envie de rester dans une alliance quelconque avec ces fous dangereux, mais je me devais de bien jouer la comédie.

« Je me demande comment vous voulez vous y prendre pour nous débarrasser de la nuisance de la mafia? En se tirant dessus comme des cow-boys et en faisant sauter des bombes un peu partout? Personnellement, je n'ai aucune envie de régner, comme vous dite, sur un Gotham en ruine. »

Je parlais, mais je ne voulais rien dire. Tout ce que je voulais c'est atténuer les soupçons de ces tarés et pouvoir les trahir en toute discrétion. Je voulais simplement recueillir le maximum d'informations. Informations que, ne l'avais-je pas dit, j'enregistrais à l'aide d'un microphone miniature collé sous un des boutons de mon veston. L'enregistrement était retransmis dans un de mes ordinateurs à mon appartement. J'aurai tout le loisir d'en faire plusieurs copies plus tard. Je continuais de regarder Dent, mais je louchais un peu vers les autres convives, car sa vision me répugnait toujours.
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Harley Quinn



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Date d'inscription : 10/04/2012


MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Ven 22 Juin - 20:40

Qu'est ce qui pouvait bien amener une demoiselle de cette classe dans un endroit si délabré ? Une invitation assez bien tournée pour qu'on puisse y lire entre les lignes qu'une personne digne de notre intérêt à été libérée. Et pourtant, ce n'était pas le cas cette fois çi. La demoiselle s'éveillait juste, encore aigrie par l'absence lourde de celui qui portait sa vie. Après un bref étirement, elle réalisa que l'horloge indiquait 13h. Encore un réveil tardif. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt paraît il. Mister J, lui, disait qu'il appartient à ceux qui se couchent tard. Elle avait choisi son camp. Tranquillement assise devant un chocolat elle bailla aux corneilles. Fatiguée. Quand soudain.

-Toc Toc Toc-

« Meringue Toxique. ! »

-Toc toc toc-


Le code de reconnaissance. Elle avait décidé de mettre ça en place pour éviter les mauvaises surprises d'ouverture de porte. C'était donc un de leurs hommes. Bien, très bien. Mais il pouvait attendre la fin du chocolat pour annoncer sa nouvelle.

« Harley, ouvre ! C'est important ! Enfin..Je crois...» 

La demoiselle soupira. Prenant appui sur la table, elle se leva d'une traite et vint ouvrir la porte avec son bol dans la main. Elle plissa légèrement les yeux.

« Ca a intérêt à être vraiment important, tu sais que je suis pas du matin »

L'homme lui tendit un mot. Elle l'observa un instant, cela n'éveillait aucun sentiment particulier.

« Hmm ? Entre, il y a sûrement des oreilles indiscrètes.»

L'homme regarda de chaque côté et elle lui fit assez de place pour qu'il entre. Une fois la porte close, elle s'appuya contre et but une nouvelle gorgée .

« Il y a de l'agitation en ville. Y a un mec bizarre qui est entré dans une de nos planques et qui m'a remis un truc pour Mister J ou son plus proche conseiller. Parait qu'il y a du monde qui s'est échappé d'Arkham, c'est étrange.  Il a risqué sa vie pour apporter ce mot, tu devrais surement le lire !»

Sursaut d'espoir. Des personnes libérées ? Peut être qu'il y était pour quelque chose ! Peut être était-il l'instigateur de toute cette agitation, de retour avec un plan plus impressionnant encore ? Elle lui sourit, prit le papier de ses mains gantées et...

« Oh...»

Déception. Il n'y était pour rien. Mais il y était peut être.

« Merci ! Je m'en occupe. Surtout tiens moi au courant si il y a du nouveau ! »

« Tu vas y aller ? »

« Bien sur ! Il faut que j'y aille.»

« Seule ? »

« Quelle question ! »

« Mais... »

Il s'inquiétait visiblement, certes ils étaient du mauvais côté de la loi mais ils n'en restaient pas pour autant des hommes. Harley s'avanca pour déposer un baiser chocolaté sur son front et lui ouvrit la porte.

« Il faut bien, vous n'êtes que des incapables. Allez, le temps que tu perds ici tu pourrais le passer à m'éviter des pièges sur le chemin. Vire ! »

De nouveau seule. Étant encore la représentante du Clown dans la ville lors de son incarcération dernière, elle se devait de pouvoir le tenir informé. Elle aurait du y envoyer quelques hommes de mains, elle y avait même pensé, mais il était précisé qu'il valait mieux y venir en personne. Cela ne concernait pas les oreilles indiscrètes. Voila donc une bonne occasion de revêtir son costume. Du blanc, du noir, du rouge, moulant, un masque et de quoi s'attacher les cheveux. La ceinture emplie de gadgets plus où moins utiles, elle décida de fermer l'appartement de l'intérieur pour s'offrir le luxe de sortir par la fenêtre. Les égouts. Rien de tel donc qu'un bon bol d'air en altitude avant de sombrer dans les abysses. L'odeur n'était pas plaisante, pas plaisante du tout. Mais certains patients d'Arkham sentaient bien moins bon que ça. L'odeur, on finit par s'y habituer, c'est neuronal, c'est un processus plus ou moins conscient dont on ne peut nier la véracité. Le Gotham Globe lu de bon matin, elle avait pu se faire une vague idée de ce qui pouvait être en train de se tramer. Mais on ne sait jamais mieux qu'en vérifiant soi même les informations. A quoi bon lire plusieurs journaux quand on pourrait en être tout bonnement acteur. Elle n'était pas inconnue, si Mister J avait crevé l'écran-et pas que- elle y avait été vue également. Tous n'avaient pas la télévision mais sa tête était passée dans les journaux. Enjouée, elle fit plusieurs signes de la main. Seulement, son humeur diminua de moitié lorsqu'elle réalisa que dans ce groupe, il y avait des détenus de longue date, mais pas de vert. Quelques regards, l'espoir était né aussi vite qu'il était mort. Quelques autres regards. Rien de plus. Après un long soupir, elle trouva un mur contre lequel s'appuyer, les bras croisés.

-Tap Tap Tap-

Dans ses pensées, elle releva la tête, ramenée à la réalité. -En étant venue à la conclusion que si finalement il n'était pas encore sorti, elle pouvait encore lui rendre héroïquement la liberté- Elle l'avait vu sans le voir, bien trop occupée à en chercher un autre. Il était connu pour ses talents d'orateur, elle s'attendait déjà à s'en prendre plein les oreilles. Voila que leurs regards se croisèrent brièvement alors qu'il évoquait leurs difficultés. Voila qu'il proposait une sorte de ralliement ? Le regard de la demoiselle suivit un mouvement circulaire au sein de la pièce. Avec qui pouvait elle vraiment s'allier qui vaille le coup ? Avec qui aurait il souhaité qu'elle noue des liens ? Elle n'en avait pas la moindre idée encore. Et pourtant, dieu sait qu'elle était persuadée de bien le connaître ce bougre. Une majorité masculine, tous les mêmes. Mais elle n'était pas si seule que ça. Et puis, il parlait bien. Ils pouvaient tous se trahir à la moindre occasion, mais un brillant orateur et un but commun pouvait faire bien plus pour la déchéance de Gotham que toute une armée de policiers véreux. Ce but ? Détruire la mafia. Seulement, une fois la mafia exterminée, ils n'auraient qu'à s'entre-tuer. D'anciens alliés luttant pour la suprématie. Enfin. Peu d'inquiétudes, ils ne pouvaient rivaliser avec Mr J. Il n'avait pas de réels pouvoirs mais en plus d'être divinement drôle, il était tellement intelligent.

-Alliez vous, puis entre-tuez vous, au final il ne resteront debout que les instigateurs de la funeste farce-

Et s'il avait perdu une partie de son esprit avec celle de son visage ? Peut être bien. La demoiselle observa un instant l'assemblée, il y avait eu de l'agitation. Tous ne semblaient pas partager son opinion, mais peu partageaient entre eux. Voila que la plantureuse Ivy ajouta à l'éloquence du Dent déchu. Si elle réprouvait ces manières caressantes elle ne pouvait ignorer que la douceur des formes délicates était la plus efficace des armes féminines. Il était temps pour elle de prendre une décision. Aurait-il approuvé ? Il n'était pas homme à aimer le partage mais aimait le goût du risque. C'était au final un pile ou face. Rien d'étonnant au vu du personnage. Devant l’attrait du risque elle parlerait pour deux. Elle se décrocha de son mur. Son élan fut coupé par un homme en vert. Il soulevait un problème intéressant. La méthode. Sûrement quelqu'un de méticuleux. Intéressant. Mais, dans sa lancée, elle se décida à venir se placer à côté de la belle rousse. Le cuir de sa tenue crissait naturellement sous le mouvement

« La présence de deux divines créatures adoucira les mœurs.  ! Nous ne serons pas trop de deux femmes splendides pour amadouer ces Casanovas.  Et résuire le besoin de ne céder qu'à l'appel de la force. Surtout si l'une des deux joue de la musique. Le bruit des os qui craquent après une habile manipulation féminine se marient fort bien avec le classique.»

Brève blague. Elle avait toujours été plus suiveuse que meneuse, cela finirait par lui coûter cher un jour.

« Moi, je marche !  Et sans poser de question.»

Une fois la ville sous contrôle, plus d'asile pour son chéri. Peu importe les moyens, seul la fin compte dans ce genre de combats. Elle sourit à Ivy.



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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mar 26 Juin - 15:43


Les tirs d'armes automatiques ou non redoublèrent d'intensité lorsque des renforts armés du Pingouin vinrent soutenir l'assaut sur les positions détenues par les mafieux. Voilà près d'un quart d'heure que les hostilités avaient été déclenchés et les docks où avait lieu un trafic d'armes. En plus de vouloir s'approprier la marchandise, Oswald comptait bien agrandir son territoire avec cette zone portuaire. Voilà que quelques jours plus tôt, Harvey Dent, s'étant baptisé Double Face, avait froidement abattu le parrain de la mfia Carmine Falcone. Le Romain était intouchable, son empire du crime l'était également et maintenant qu'il n'est plus là, tout le monde veut sa part du gâteau. Voilà qu'en quelques mois, plusieurs intermédiaires majeurs de la mafia, le commissaire corrompu Jeff Loeb, les parrains mafieux Salvatore Maroni et Carmine Falcone avaient disparus du monde criminel. Jamais, depuis l'époque de la Prohibition, la haute criminalité n'avait connue pareille hécatombe. Les petits chefs de gangs, tel Pingouin, comprirent rapidement qu'une telle opportunité ne se reproduirait peut-être pas avant plusieurs décennies et se lancèrent à l'assaut des business de la mafia.

Les sbires du Pingouin tiraient sur les hommes de main d'Anthony Zucco et Edward Skeevers, deux petits parrains de la mafia travaillant pour les Falcone, qui défendaient farouchement les caisses de bois estampillés Falcone Imports. Quant à Oswald Cobblepot, il observait tout cela depuis la rue adjacente aux docks, loin du tumulte des combats. Les hommes l'entourant veillaient à ce que leur patron ne souffre d'aucun injure et surveillaient la rue en vu d'empêcher l'arrivée d'éventuels renforts ennemis. Oui, seulement au cas où d'autres mafiosos débarqueraient. Il n'y a rien à craindre de la part de la police. Le nouveau commissaire, un dénommé Gordon que le cambrioleur au grand nez avait croisé, n'a put, malgré de nombreux efforts énergiques, redonner les lettres de noblesse de cette institution que la corruption de son prédécesseur avait ternie. Cette police habituée à fermer les yeux sur le crime et, de ce fait, manquant grandement d'expérience doit faire face à un boom des activités illégales. Ajouté à cela l'évasion massive d'Arkham qui submerge complètement le Gotham City Police Department, Oswald a plus de chance de voir passer le Père Noël chevauchant une Harley avec Elvis qu'un force de l'ordre.

« Boss ! »

L'un de ses hommes de main vint vers lui, une enveloppe en main. Ses protecteurs braquèrent leur arme vers lui, surpris de son arrivée, mais, voyant qu'il s'agit d'un ami, baissèrent leur garde. Le Pingouin détourna ses yeux du spectacle lointain de la bataille rangée pour reluquer d'un air supérieur le nouvel arrivant.

« J'ai une lettre pour vous. »

« Une lettre de qui ? »

« Ça, il me l'a pas dit. »

« Bien. Recule et ouvre-la. »

Bien que sceptique, le bandit s’exécuta et sortit le document papier de l'enveloppe.

« Je vous la lis ? »

« Non. Je voulais seulement voir si la lettre était piégée. »

Le Pingouin lu le court message d'invitation et fronça les sourcils.

« Qui était le messager ? »

« Je l'ignore, boss. »

« A quoi il ressemblait ? »

« Bah... à un type comme nous. »

« Un abruti. D'accord. »


Bien plus tard

En plus de demander poliment de venir à une réunion qu'il ne devrait normalement pas regretter, l'invitation comportait des explications très précises sur la manière d'atteindre le point de rendez-vous. Après avoir rejoint la plaque d'égout à emprunter, l'un de ses sbires la descella et descendit en éclaireur.

« Charmant. »

Objectiva le chef de gang après avoir décelé le doux parfum des canalisations. L'éclaireur cria que la zone était dégagée ce qui permit au Pingouin, à son garde du corps Bossworth et à une poignée d'hommes de main armés de suivre le plan figurant sur l'invitation et, en touchant au but, il leur donna des consignes précises. Rester là à l'attendre bien sagement et, au premier coup de feu, entrer dans la salle pour liquider tout ce qui s'y trouve. Le criminel entra donc seul avec Bossworth, un ancien videur de boite de nuit afro-américain avec la carrure d'un catcheur poids lourd, dans la salle où, à moitié surprit, il repéra Double-Face et des tarés d'Arkham. Bien qu'étant de petite taille, il bomba le torse avec l'orgueil d'un homme ayant doublé ses territoires en quelques jours et qui peut sulfater tous les membres de la pièce avec son parapluie. Il s'installa à table tandis que son gorille resta debout derrière lui, bras croisés. Peu après, Double-Face expliqua son intention d'anéantir complètement la mafia ce qui, tout naturellement, attira l'adhésion du Pingouin à ce projet. Excellent ! Ainsi, il pourra poursuivre sa quête inexorable vers les plus hauts sommets du pouvoir.

Celle se faisant appeler Poison Ivy accepta l'offre de l'ancien procureur en ajoutant, avec sagesse, que tenter d'entuber tous ces criminels serait fort risqué pour Dent. Le type en costume vert émit une réticence quant à la façon de procéder à l'extermination de la mafia. Au contraire, une cinglée déguisé en... quelque chose n'ajouta rien d'utile à part qu'elle rejoignait Double-Face dans sa nouvelle croisade contre les italo-américains.

« Je souhaite moi aussi voir la mafia disparaître et je suis d'accord avec le Leprechaun au sujet de la technique du cow-boy bien que très pratique. Ce qu'il nous faut, pour éviter une guerre d'usure, c'est éliminer tous les pontes de la mafia. Ce faisant, nous ne gâcherons pas notre temps, notre argent et nos hommes pour rien. De plus, nous pourrons récupérer leurs hommes de main dont la loyauté se marie à la couleur de nos billets. »

Il s'éclaircit la gorge et ajouta, d'une voix plus grave et inquiétante :

« Il n'empêche que je ne vous rejoindrais pas si nous ne nous décidons pas tout de suite du partage du gâteau. Je n'ai aucune confiance en vous, ce qui doit être réciproque, mais je n'ai pas trop le choix, n'est-ce pas ? Alors sachant que nous sommes et serons bons amis le temps de cette réunion jusqu'à ce que les ritals soient vaincus, autant en profiter pour définir ce que nous avons à y gagner, ce que nous voulons récupérer car, de vous à moi, je n'ai aucune envie de revenir ici. Après tout, notre alliance s’achèvera en même temps que leur trépas alors tant que nous sommes ici en personnes civilisées, définissons les termes du contrat. Y compris les petites lignes... »

On ne trahit par un maître en trahison. Enfin... Quand on est aussi vil et perfide que le Pingouin, la confiance est un précepte bien ambiguë qui, selon lui, se résume à "je suis le patron, obéis fidèlement et tu vivras". Alors quand il se trouve en présence d'êtres qui respirent la folie et la supercherie à plein nez, il est en droit de se montrer prudent. Il va tous les trahir, c'est certain mais pour limiter l'envie de le trahir lui, il veut des garanties avant d'embrasser leur cause.

« De plus, il faudrait connaître nos spécificités. J'ai une petite armée d'hommes de mains et des amis très puissants. Et vous, quelle est votre utilité ? Je n'ai pas eu le plaisir de voir ce dont vous êtes capable. Je ne souhaite pas travailler avec des... boulets. »

Il appuya sa dernière phrase en lançant un regard soutenu à ses voisins de table.

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Pamela Isley/Poison Ivy

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mer 27 Juin - 14:46

L'apparition fugitive d'une des plus célèbres blondes de Gotham fit naître un sourire réjoui sur les appétissantes lèvres du docteur Isley, qui, pour l'avoir vue passer sur GCN durant sa prise d'otage avec le Clown prince du Crime, identifia (bien que son costume soit légèrement différent de l'original) Harley Quinn. Focalisée sur la silhouette colorée et tristement solitaire, elle songea à changer de place pour venir rejoindre sa camarade criminelle, avant d'être tirée de sa contemplation par un timbre aussi masculin que pétillant.

La sulfureuse rousse approuva d'un hochement de tête appuyé les réserves de l'homme qui prit la parole à sa suite. La teinte de son costume s'harmonisant à merveille avec la tenue d'Ivy, la belle avait cru en apercevant l'élégant confédéré découvrir un fervent admirateur. Par amalgame avec la fameuse assistante du Joker (tellement obnubilée par ce dernier qu'elle en était devenue la partenaire), la reine verte n'eut aucun mal à se persuader qu'un de ses plus virulents fan, entièrement conquis par les charmes de l'Empoisonneuse, se soit créé une double-identité criminelle dans le but de partager le quotidien de la plantureuse éco-terroriste aux yeux émeraudes.


* On se réveille, Pam' ! Personne ne connaît Poison Ivy, à l’exception de Crane, de l'aristocrate au nom d'oiseau et du légume qu'est Trevor. Donc tu peux faire une jolie croix sur ton fantasme de partenaire soumis à tes ordres. * Détrompa l'alter-ego de la jeune biochimiste, non sans une certaine aigreur.

L'homme à la chevelure disciplinée arborait tout de même sa couleur favorite... Et présentait une assez bonne sagesse pour ne pas se laisser prendre par les intonations enchanteresses de la biologiste végétale, à en juger son sourire matois. Du point de vue de la tueuse au baiser, il appartenait à la mauvaise catégorie des mammifères ; ceux qu'il convenait de tuer... Ou de briser. Son hypothèse d'approche lui valut toutefois une moue dépitée de la part de la spécialiste des toxines.


* Me voit-il sérieusement user d'armes à feu et d'explosifs ? C'est bien un mâle : peu doué pour imaginer d'autres modes d'actions que la violence primitive de pistolets. Et s'il refuse de régner sur les cendres de Gotham, moi, je m'en contenterai très bien. De toute façon, il nous faudra raser les infrastructures de béton de ce taudis avant d'envisager d'y ramener la Vie. * Se moqua vertement l'envoyée de Dame Nature, en se demandant qui, autour de la table, bouderait également sa part du butin si la ville subissait des dégâts. Il y avait là un moyen très intéressant d'accroître les bénéfices obtenus au terme de l'opération.

Spontanément, les deux beautés de la réunion se rapprochèrent (du moins, l'une se déplaça en direction de l'autre), constituant une vision idyllique que les moins attentifs ne tardèrent pas à développer derrière le voile privé de leur créativité. Presque flattée de provoquer un tel relâchement de l'attention générale, Ivy nota le potentiel d'un éventuel tandem entre l'ancienne soignante d'Arkham et l'actuelle chercheuse de la GothCorp, se promettant d'en pousser la réflexion plus tard. L'heure était aux mots choisis et aux déclarations soignées ; il n'y avait présentement aucune place pour les raisonnements de second plan. La plaisanterie au sous-entendu limpide renforça la sympathie initiale qu'éprouvait déjà Pamela pour sa consœur criminelle.


* Elle a de l'esprit, cette petite, et elle ne renâcle apparemment pas à la tâche, en plus de savoir jouer de ses atouts avec une fausse candeur. Cette romance fantasque avec le guignol peinturluré mise à part, on pourrait en faire quelque-chose, de cette Harley... Peut-être n'a-t-elle tout bêtement pas opté pour le bon modèle de carrière ? On pourrait la convertir, non ? Soliloqua la rousse.

- Rien n'est moins sûr, ma jolie... Guérir une acolyte, aussi douée soit-elle pour obéir aux ordres, de la maladie d'Amour... Pourrait bien nous jouer de sacrés tours. Et pour quels bénéfices ? * Rétorqua l'Empoisonneuse avec une pointe de suspicion, posant sa question pour la forme.

Restait que la demoiselle en cuir sourit de toutes ses dents à la seconde "divine créature" de la réunion. Estimant que la blonde jouait franc-jeu, la reine verte lui lança un regard complice, avant d'installer une main familière au creux du coude de la musicienne amatrice de percussions. En agissant de la sorte, la pulpe de ses doigts fins lui transmit la tiédeur du corps de sa voisine, un contact étrangement réconfortant.

Désormais l'une à côté de l'autre, les femmes fatales laissèrent place au plaidoyer d'un invité au pénible timbre de crécelle, mais dont l'éloquence parut inversement proportionnelle à sa taille. Une chose surprenante, pour un gentleman au physique aussi ingrat. Occupée à maintenir bonne figure, l'activiste de charme perdit de précieuses secondes à mettre le doigt sur le nom exact du sinistre personnage, qui lui aussi avait été contacté par Plunkett Senior lors du
Long Halloween.

* C'est Le... Un nom d'oiseau... D'un oiseau célèbre, en plus. Le Perroquet ? Non ! C'était lié à son costume... Le Manchot ? Le Pélican ? Le Pingouin ? Attends..C'est ça ! Le Pingouin. * Se remémora la manipulatrice en revoyant leur première rencontre sur les docks.

* Oui... Ce bonhomme semblait avoir un gros faible pour nous. Qu'il soit présent à cette assemblée indique qu'il est puissant, ce qui en fait un esclave très prometteur, ma chérie... Pourquoi ne pas lui suggérer un petit tête-à-tête entre adultes, après cette parodie de délibérations ? On l'isole, on lui explique notre manière de voir le futur de cette ville, et on l'encourage à nous... "Protéger" jusqu'à ce que tous les autres finissent enterrés six pieds sous terre. * Planifia prématurément la seconde personnalité de la biochimiste originaire de Seattle.

Hélas, le porteur de haut de forme ne perdit pas une seconde pour orienter la discussion sur un plan financier, démontrant par ce seul acte qu'il n'avait pas pour habitude de signer un contrat avant de le lire et d'en raturer toutes les lignes ne lui convenant pas. L'attitude, si proche de celle d'un banal chef de gang, écœura tellement la reine verte qu'elle perdit tout respect pour l’opiniâtre homme d'affaire.


* Ventru... Éternellement suivi par un garde du corps... Et essentiellement motivé par la quantité de billets qu'il pourra se mettre dans la poche. Pour un peu, ce Pingouin serait pire que Crane ! Cracha Ivy, pour qui le maître de la Peur incarnait le degré zéro de la criminalité : aucun idéal, aucun honneur, juste la perpétuelle recherche de profits.

- Ce n'est qu'un mâle, après tout... Pourrait-on s'attendre à mieux de la part d'un mammifère issu de la fange de Gotham ? Je ne crois pas. * Nuança d'un timbre apaisant la militante écologiste en massant distraitement le coude d'Harley avec son pouce.

L'ultime provocation du bourgeois au monocle poussa l'Empoisonneuse à retirer sa main du bras de sa voisine, afin d'appuyer ses deux coudes sur la table. Croisant les doigts pour s'en constituer un support, elle y cala son menton et échangea une œillade de connivence avec le prudent meneur d'hommes. Le Pingouin venait de formuler à voix haute une demande qui trottait dans beaucoup de têtes. Qui ne désirait pas connaître les compétences de ses voisins ? Qui ne souhaitait pas savoir de quoi étaient capables ses futurs rivaux dans la course pour conquérir la ville ?


* On peut au moins lui accorder ça : ce petit monsieur sait soulever les bons lièvres... * Admit (du bout des lèvres) l'alter-ego de la laborantine, qui laissa échapper un mélodieux rire cristallin, avant de se reprendre d'un air coupable, une main pudiquement posée en barrage devant sa bouche.

« Je ne vous savais pas si près de vos sous, Pingouin... Mais je puis vous assurer que vos soupçons sont superflus. Après tout, n'avons-nous pas l'un des plus inflexibles hommes de Loi de la ville pour maître de cérémonie ? Je fais totalement confiance à monsieur Dent pour avoir rédigé un contrat qui contentera tous les partis en présence. Elle sourit aimablement à l'ex-procureur, sa voix douce remplaçant savoureusement l'articulation granuleuse et aigre du précédent locuteur. N'étant pas moi-même juriste, je laisserai le soin à notre hôte de s'étendre sur le sujet des petites lignes. Il y a, en revanche, un point soulevé qui me concerne plus directement. Je veux parler, bien entendu, de mes "spécificités". Naturellement, je ne vous dévoilerai pas tous mes petits secrets... Je ne le fais jamais au premier rendez-vous. Cependant... »

Théâtrale, la jeune femme se leva gracieusement de son siège, s'appuyant paumes à plat sur la table. Légèrement penchée, la séductrice laisser entrevoir son décolleté, et susurra à son auditoire :

« ... Sachez, mesdemoiselles et messieurs, que je peux vous tuer... D'un simple baiser. La déclaration claqua dans l'air, dite avec une intonation trop suave pour n'être que du bluff. Afin de dissiper les derniers soupçons des incrédules qui ricanaient déjà sous cape, Pamela proposa gentiment : Quelqu'un voudrait-il vérifier cette affirmation ? Je suis toute disposée à vous faire une démonstration de mes talents. A moins que vous ne me pensiez suffisamment honnête pour être crue sur parole ? Dans le parterre de criminels, les regards circonspects et les coups d'épaules se multiplièrent. Tout un chacun espérait voir l'Empoisonneuse en action, goûter à ses lèvres si prometteuses, mais, paradoxalement... Personne ne voulait y laisser la vie. Ça aurait été trop bête de mourir juste pour quelques délicieuses secondes. Finalement, Ivy décida qu'il était temps de faire avancer la discussion. La militante reprit, de la voix assurée et malicieuse de son autre personæ : Bien. Pour ceux qui lisent la presse, je me suis également illustrée il y a quelques temps en neutralisant de manière définitive un certain Trevor Axis, ce qui, je suppose, suffira pour démontrer l'étendue de mes compétences. Fit-elle en passant complètement sous silence le rôle déterminant qu'avait eu l’Épouvantail dans l'histoire. J'en profite pour revenir sur notre mode opératoire... Une frappe concertée sur les chefs de meute italiens me paraît être une excellente approche, d'autant qu'elle autoriserait chacun d'entre nous à aborder sa cible de la manière qui lui siée le plus. Nul besoin d'agir en groupe ; des duos/trios suffiraient pour garantir la bonne marche de chaque assassinat, tout en minimisant les risques de.. Mésentente. En clair, nous servirions un objectif commun, sans être obligés de nous supporter les uns les autres. » Exposa la reine verte en s'arrêtant sur quelques têtes dans l'assistance.

Désireuse de prouver aux malfrats présents qu'elle était plus qu'une sensuelle et venimeuse veuve noire, l'éco-terroriste plissa la bouche en un rictus perspicace.


« Quant à savoir qui, autour de cette table, est un boulet... Je vais partir du principe que ceux qui ici me jugeaient inutile ont eu l'opportunité d'être détromper ; il n'y aura donc personne pour me contester le droit d'affirmer de mon utilité. De plus, nous connaissons tous le fait d'arme inédit qui vaut à notre charmant procureur d'être passé de l'autre côté de la Loi, et Le Pingouin nous a déjà vanté la qualité de son propre apport, qui se mesure à l'aune de ses subordonnés et partenaires en affaire. »

Se glissant telle un ondulant reptile d'émeraude dans le dos d'Harley, elle installa lentement ses bras autour du cou de la dangereuse complice du Joker, appuyant sa tête sur l'épaule de l'acrobate agile.

« Que dire, ensuite, de notre télégénique arlequin, si ce n'est qu'elle a largement défrayé la chronique ? Et puisque monsieur Dent a récemment libéré le Joker de sa cellule capitonnée, le duo reconstitué devrait être en mesure de s'acquitter d'une tâche aussi aisée que de tuer un ponte de la pègre, non ? Après avoir plongé toute la ville dans la terreur, et fait des victimes par dizaines, éliminer un seul individu devrait constituer une formalité... » Estima la tentatrice rousse, délaissant presque à regret la célèbre complice du Clown pour s'installer auprès du jeune homme en costume vert, qu'elle toisa de haut.

« Si je ne m'abuse, il n'y a donc plus que vous, Monsieur l'invité-mystère, qui restiez une énigme pour nous... Et, quoi qu'on en dise, vous devez être le mieux habillé des génies maléfiques assis autour de cette table. Complimenta discrètement la biochimiste en glissant un coup d’œil fugace au nabot escorté de son garde du corps. Sinueuse et envoûtante, elle se fit tout miel. Pourquoi ne pas tordre le cou aux craintes du Pingouin en nous époustouflant par la confession de votre dernier crime en date ? Vantez-nous l'odieuse machination qui vous occupe, ébahissez-nous en nommant votre dernière victime. » Incita chaudement Ivy en retournant s'asseoir à sa place, les yeux luisant d'intérêt pour l'homme-mystère.
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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mer 27 Juin - 16:36

Jonathan Crane avait une tête de cadavre.

Le jugement était sans appel, il sautait un repas sur deux, il dormait 3 heures par nuit. Les forces de Gordon l’avaient pris en chasse lorsqu’ils avaient découvert sa planque dans Crime Alley. Avec les stigmates effroyables des cobayes de Crane qu’ils avaient découvert pour ses abominables expériences, ils lui avaient mis pas mal de pression sur le dos, on ne parlait même plus de simple affaires crapuleuses mais de crimes contre l’humanité. Crane était assis livide autour de la table dans les égouts installés par Double-Face pour la grande rencontre. Il était venu sur invitation dans son costard marron et fade dans lequel il commençait sérieusement à nager à cause de son état déficient. Il devait avoir perdus 8 kilos en un mois.

Il écouta l’introduction de Dent avec un air ahuris. Attaquer la Mafia ? Mais bien sûr ! Double-Face devait se croire tout puissant pour avoir dérouillé le grand parrain du crime en personne au cours du championnat des lourds. Crane n’avait pas pensés aux conséquences, son soucis majeur pour le moment, c’était la police. Rien à faire des ritals, eux au moins n’avaient pas envoyé toute la brigade criminel à ses trousses (et la brigade narcotique pour faire bon poids).

Cette chère Pamela Isley qu’il avait eu le déplaisir de croiser au cours d’une grève fort fâcheuse pour lui dans le complexe d’Axis Chemicals fut la première à donner son avis à l’ex-procureur défiguré. Crane n’y prêta même pas attention, complétement plongé dans ses préoccupations.

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as essuyé toutes les surfaces susceptibles de porter tes empreintes dans cette chambre d’hôtel. *

J'adooooore les hommes qui n'ont pas froid aux yeux.

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as laissé la note de la chambre en liquide sur la commode avant de venir ici.*

Bien sûr, certains ici déploreront le manque de garantis que nous avons de voir notre... Participation... Récompensée. Mais, de vous à moi, Dent : qui irait croire que vous essayez de flouer autant de criminels d'un coup ? Cela ne vous apporterait qu'une interminable liste d'ennemis, tous déterminés à vous faire payer votre outrecuidance. Or, comme je ne vois ici que les plus puissants des membres de notre confrérie... Je me doute bien que vous ne cherchez pas à vous inscrire sur la liste noire de l'élite des maîtres du Crime. Mettez-donc le nom de Poison Ivy sur la liste de vos membres, mon cher.

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as changé de motel tous les deux jours en suivant un itinéraire en zigzag à travers tout Gotham sud.*

Qui m'aime me suive...

*Les flics ne te retrouveront pas, tu t’es toujours déguisé avec fausse barbe et fausse moustache.*

« La présence de deux divines créatures adoucira les mœurs. ! Nous ne serons pas trop de deux femmes splendides pour amadouer ces Casanovas. Et résuire le besoin de ne céder qu'à l'appel de la force. Surtout si l'une des deux joue de la musique. Le bruit des os qui craquent après une habile manipulation féminine se marient fort bien avec le classique.»

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as changé de voiture de location à des moments imprévisibles, tu as pris le bus entre deux locations de voitures à deux endroits différents, tu t’es procuré lesdites voitures en des lieux éloignés. *

« Moi, je marche ! Et sans poser de question.»

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as loué lesdites voitures sous de fausses identités.*

« Je ne puis qu'aller dans le sens de la jolie dame à côté de moi. Il est temps qu'on leur montre de quoi nous sommes capables. Mais... »

* Les flics ne te retrouveront pas, tu as tout payé en liquide.*

« Je me demande comment vous voulez vous y prendre pour nous débarrasser de la nuisance de la mafia? En se tirant dessus comme des cow-boys et en faisant sauter des bombes un peu partout? Personnellement, je n'ai aucune envie de régner, comme vous dite, sur un Gotham en ruine. »

*Les flics ne te retrouveront pas, tu n’as jamais garé les voitures à proximité immédiate des motels où tu t’es installé.*

« Je souhaite moi aussi voir la mafia disparaître et je suis d'accord avec le Leprechaun au sujet de la technique du cow-boy bien que très pratique. Ce qu'il nous faut, pour éviter une guerre d'usure, c'est éliminer tous les pontes de la mafia. Ce faisant, nous ne gâcherons pas notre temps, notre argent et nos hommes pour rien. De plus, nous pourrons récupérer leurs hommes de main dont la loyauté se marie à la couleur de nos billets. »

*Les flics ne te retrouveront pas, tu n’as jamais téléphoné des motels, tu as essuyé toutes les empreintes possibles avant de quitter tes chambres.*

« Il n'empêche que je ne vous rejoindrais pas si nous ne nous décidons pas tout de suite du partage du gâteau. Je n'ai aucune confiance en vous, ce qui doit être réciproque, mais je n'ai pas trop le choix, n'est-ce pas ? Alors sachant que nous sommes et serons bons amis le temps de cette réunion jusqu'à ce que les ritals soient vaincus, autant en profiter pour définir ce que nous avons à y gagner, ce que nous voulons récupérer car, de vous à moi, je n'ai aucune envie de revenir ici. Après tout, notre alliance s’achèvera en même temps que leur trépas alors tant que nous sommes ici en personnes civilisées, définissons les termes du contrat. Y compris les petites lignes... »

*Les flics ne te retrouveront pas, tu as utilisé des tactiques pour déjouer les filatures, tu as limité ta consommation d’alcool, 6 doses par soir pour te tenir les nerfs solides.*

« De plus, il faudrait connaître nos spécificités. J'ai une petite armée d'hommes de mains et des amis très puissants. Et vous, quelle est votre utilité ? Je n'ai pas eu le plaisir de voir ce dont vous êtes capable. Je ne souhaite pas travailler avec des... boulets. »

*Les flics ne te retrouveront pas, tu n’as repéré aucune filature.*

Je ne vous savais pas si près de vos sous, Pingouin... Mais je puis vous assurer que vos soupçons sont superflus. Après tout, n'avons-nous pas l'un des plus inflexibles hommes de Loi de la ville pour maître de cérémonie ? Je fais totalement confiance à monsieur Dent pour avoir rédigé un contrat qui contentera tous les partis en présence.

*Tu as dévisagé les hommes seuls, les yeux dans les yeux, tu as évalué leurs réactions et tu n’as rien remarqué ressemblant à un flic ou même un type de la Mafia. La plupart des hommes en question ont affiché clairement leur malaise. Tu as l’air d’un cadavre. Tu…*

Si je ne m'abuse, il n'y a donc plus que vous, Monsieur l'invité-mystère, qui restiez une énigme pour nous... Et, quoi qu'on en dise, vous devez être le mieux habillé des génies maléfiques assis autour de cette table. Complimenta discrètement la biochimiste en glissant un coup d’œil fugace au nabot escorté de son garde du corps. Sinueuse et envoûtante, elle se fit tout miel. Pourquoi ne pas tordre le cou aux craintes du Pingouin en nous époustouflant par la confession de votre dernier crime en date ? Vantez-nous l'odieuse machination qui vous occupe, ébahissez-nous en nommant votre dernière victime.

Crane se rendit compte que tout le monde le regardait. Toutes les personnes autours de la table avaient parlé en dehors de lui, il semblait qu’on attendait plus que son avis avant de poursuivre.

" J’ai vaguement compris que vous avez tous un compte à régler avec quelqu’un ou quelque chose et qu’une orgie de sang contre la Mafia vous en donneras les moyens. Bien soyons clair, arrêtez de rêver, on parle de la Mafia, l’organisation la plus puissante de la ville et ce n’est pas parce que notre nouvel ami Mr Harvey Dent ici présent a dégommé le parrain en titre que la Mafia est finis. Qu’est-ce que ça change ? Ils ont juste un nouveau parrain. Salvatore Maroni. Si un tribunal lui arrange un rendez-vous avec la chaise électrique de Blackgate, et bien l’un de ses fils deviendra le nouveau leader. Si c’est pas un fils à Maroni, ce sera l’un de ceux de Falcone. Tout ça ne change rien. Ils sont des centaines et des centaines, ils ont l’influence, les armes, le fric. Vous n’y changerez rien. Tout ceci est perdu d’avance. "

Il croisa ses deux mains sous son menton et jeta un regard noir d’abord au Pingouin et ensuite à Isley.

" D’ailleurs, quand bien même on aurait une chance de réussir, je refuse de m’associer avec certaines personnes douteuses. Pour ceux qui l’ignorent encore, le gentleman Oswald Cobblepot ici présent trahit tous ses associés dès qu’il y a du pognon en jeu comme j’ai pu le constater à mes dépends lors d’un cambriolage mouvementé de Wayne Enterprise et la vertueuse Pamela Isley n’est pas en reste, elle aime asservir avec ses toxines tout ce qui passe à sa portée avec un sadisme très évocateur. "

Crane porta sa main à son front en grimaçant. Et ça y est, voilà venus la migraine n°5446.

" Et franchement, plus je vois parler la «Reine Verte », plus j’ai l’impression qu’elle va nous intoxiquer pour nous manipuler afin d’arriver à ses objectifs, aussi vous me pardonnerez si j’adopte un moyen de protection dès maintenant juste pour le cas où. "

Crane se pencha, ramassa son attaché-case et en sortit son masque affreux et glauque munis d’un masque à gaz en dessous qu’il plaça sur sa tête. Le contraste entre son visage d’Epouvantail et son costume cravate avait un côté grotesque, c’est comme si on avait mis des tongs avec un costard Armani.

" Je n’ai pas que ça à faire, les flics rôdent peut être juste au-dessus de nos têtes, alors si personne autour de cette table ne m’as convaincus dans les 5 prochaines minutes, je m’en vais. "

Et il songea tout à coup avec horreur que Double-face avait su le trouver et envoyer son invitation pour assister à la rencontre malgré ses innombrables précautions paranoïaque, si lui le pouvait, les flics aussi.
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Le Sphinx

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mer 27 Juin - 17:43

Harleen Quinzel, surnommée Harley Quinn. Bonniche de service du Joker, nous nous étions déjà rencontrés au parc d'Attractions. Même si elle jouait la sotte blonde, elle possédait tout de même un diplôme et un passé en tant que psychiatre. Si les apparences peuvent être trompeuses, elle en est l'exemple parfait. Ce qu'elle trouve au Joker m'échappe complètement. Je ne dis rien, je la regarde parler avec un peu de dédain. Avoir un cerveau puissant et le cacher au monde entier pour satisfaire à un quelconque critère, je trouve cela immoral. Mais bien sûr, elle est loin d'atteindre mon parfait génie. La prise de parole du Pingouin m'exaspère. Je le trouve ridiculement accoutré avec son haut de forme et son monocle. Même le fait qu'il ait avec lui un garde du corps me tombe sur le système. Je vais même jusqu'à me passer les mains sur le visage pour montrer mon exaspération. Mais quelle bande de ploucs. S'ils veulent de l'argent, qu'ils le volent. Aussi simple. À Gotham, c'est la manière la plus simple de se faire une fortune. Pourquoi parler d'argent? Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant là-dedans. Moi, tout ce dont j'ai besoin c'est d'une centaine de mille pour mes pièges. Vivre dans une villa comme un pacha ne m'intéresse pas. C'est une pensée tout à fait dans la philosophie de la mafia. J'ai un rictus méprisant et je m'obstine à ne pas répondre à sa dernière question, je suis en réserve. Des boulets? Le boulet, c'est bien lui. Je l'imagine très bien nous faire tuer par ses hommes de main pour récupérer notre part du gâteau. Et d'ailleurs, tous autour de cette table le feront sans hésiter.

Cette discussion n'avait aucun sens. Pourtant, ma voisine prit les devants pour répondre au petit homme arrogant. Tuer en un seul baiser qu'elle disait...il faudrait que je fasse attention. Ça me disait quelque chose cette histoire à propos de Trevor Axis. Elle m'intriguait, j'allais me renseigner sur elle dès ma sortie de cet endroit répugnant. Quoique mes narines commençaient à s’accommoder à l'odeur putride qui les tiraillait depuis environ une heure. Ensuite, la jeune femme se tourna vers moi et me demanda de me présenter. Je la toisai un moment avant d'ouvrir la bouche pour leur clouer le bec et leur démontrer à quel point je suis génial lorsque quelqu'un coupa court mon élan. Je fus quelque peu froissé, toussotant, mais je n'en fis pas un cas. S'il déconcentrait les autres suffisamment, je resterais pour eux un mystère total ce qui ne peut qu'être bénéfique pour moi. L'interlocuteur me dit vaguement quelque chose, sûrement un visage connu dans les journaux. Un autre cinglé. C'est lorsqu'il mit son masque que je compris de qui il s'agissait. Ah, le fameux docteur Crane. Je hochai doucement la tête, amusé. J'étais entouré des plus dangereux personnages de la ville. Il ne manquait que le clown. Joie.

Le silence étant d'or, je laissai le psychiatre déchu plaidoyer. Ce que je trouvais d'autant plus ridicule c'est qu'il appelait à ce qu'on le retienne de partir. Mais qui ici refuserait de voir son gain augmenter en étant séparé en moins de parts? J'eus peine à retenir un rire sarcastique et leva les yeux au ciel. Je décidai de m'occuper de ma serpe-canne en la faisant rouler lentement sur la table. Va et viens continus comme la pendule d'une horloge. Les compliments que m'avait soufflés ma jolie voisine prenaient tout leur sens maintenant que je savais qu'elle ensorcelait les hommes. C'était d'après un cinglé, mais quelque chose me poussait à le croire. Une intuition. Il semblait bien connaître Pamela Isley, c'était son nom donc. Pour ce qui est du Pingouin, il s'était suffisamment démarqué sur la scène sociale et médiatique de Gotham pour que je sache à quoi m'attendre avec lui. Je trouvais amusant qu'il se vante d'avoir plusieurs hommes de main, car cinq des miens étaient dispersés dans la canalisation et j'avais au moins cinquante informateurs un peu partout dans la ville et leur nombre ne cessait de croître. Il n'était pas le premier criminel à avoir des subalternes. À un moment, il y eut comme un froid. Froid causé naturellement par Crane. Puisque je déteste les malaises lorsqu'ils ne sont pas créés par moi, je toussotai et prit la parole, cynique.

«Docteur, je serais ravi de vous voir partir. Cela ne ferait qu'augmenter notre part à chacun. Cependant, j'ai une énigme pour vous avant que vous nous quittiez. Qu'est-ce qu'un homme épanoui convoite et que tous les hommes emmènent dans leur tombe? »

J'eus un petit rire sarcastique.

« C'est aussi ce qui manque à la police pour vous arrêter si vous continuez d'agir seul. Mais je suis certain que les douches d'Arkham vous feraient le plus grand bien. »

Je continuai de faire rouler ma canne distraitement, comme un gamin. Je trouvais que l'ambiance avait changé depuis que Cobblepot avait pris la parole. J'aurais mieux aimé négocier avec Pamela et Harleen.
S'il y avait des équipes à faire, je m’arrangerais pour être avec la gent féminine qui me paraissait moins compliquée. Eh, mais qu'est-ce qui me prenait tout d'un coup. Faire équipe avec des fous? Non, je ne voulais pas dès le début et j'allais rester sur mes positions. Posséder Gotham ne m'intéressait pas du tout. Le seul moyen de susciter quelque chose c'était au sein d'une société saine d'esprit. Jouer avec des fous dans mon labyrinthe, ce n'était certes pas mon idéal.

« Pour vous répondre mademoiselle Isley, le surnom que vous avez employé à mon égard. C'est à dire, l'invité-mystère me convient parfaitement. Comme vous, je trouve insensé de dévoiler mes secrets à un homme qui transpire la trahison. Je dirais simplement que je vois tout, que je sais tout et que je suis partout. Ce sera ma plus grande utilité ce soir. Demain c'est autre chose, vous passerez voir les travaux de mon labyrinthe à la fête foraine. À moins que vous ne soyez...refroidie...par l'ambiance de cette soirée? »

J'avais appuyé sur le mot refroidi en lui faisant un clin d’œil. Je savais qui elle était maintenant. Je savais aussi à propos de l'homme des neiges.

« Et si on parlait de votre proposition? Prendre la vie des membres importants en petits groupes me semble très prometteur. »

Je faisais attention de ne pas frotter ma manche sur la table tout en faisant rouler ma canne sur la table. Elle contenait mon petit microphone qui enregistrait toute la discussion.
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Master Rp

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mer 27 Juin - 18:10

Double-Face


Dès la toute première intervention de Pamela Isley, Double-Face tomba sous le charme. Une femme fatale nullement dégouté par son visage brulé n’était pas pour lui déplaire. Il fut très satisfait qu’elle ait choisis d’adhérer à son projet dès le départ. Double-Face avait dérobé aux archives du palais de justice de Gotham tous les dossiers qui avaient appartenus à Dent. Une vraie mine d’information sur tout et tout le monde. Il avait invité Ivy car il avait besoin de ses talents chimiques pour asservir et manipuler tous les hommes de mains de la Mafia qui feraient obstacle à l’assassinat prémédité de leurs chefs. Le dossier de Dent décrivait en détails l’enquête discrète du FBI après ce qui s’était passé dans l’usine Axis Chemicals, elle avait provoqué et déclenché une grève virulente. Eco-terroriste était le seul mot jamais cité par le FBI, mais ils y pensaient tous.

Le Sphinx fut plus prudent et ne désirait pas s’engager dans l’affaire sans en savoir plus. Les dossiers de Dent mentionnaient peu de choses sur le personnage, tout comme Ivy il n’avait pas eu affaire à la justice, mais il était clair pour Double-Face qu’il était un individu retors passé maître dans l’art du complot et de la manipulation. Il serait capable de désorganiser les défenses de la Mafia le moment venu.

Harley Quinn ne fut pas difficile à convaincre ce qui apporta une grande satisfaction à l’ex-procureur. Il avait besoin du gang du Joker. Ces clowns fanatiques et imprévisibles savaient causer de lourds dégâts quand ils prenaient une personne ou un endroit pour cible. De parfaits agents du chaos pour semer la mort et la confusion dans les rangs du crime italien.

Le Pingouin se révéla des plus prévisibles, il voulait déjà parler du partage de la ville. Mais il avait vu juste. Le meilleur moyen de supprimer la Mafia était de liquider ses leaders. Sans eux, leurs forces seraient décapitées et saisis de peurs et d’incompréhension, ils finiraient entre les griffes de la police, incarcérés à Blackgate pour longtemps, ou bien ils jureraient allégeance à leurs nouveaux maîtres.

L’Epouvantail se révéla être l’élément rétif de la soirée à la grande surprise de Double-Face, il aurait pensé que le sinistre docteur aurait accepté avec joie de semer la peur dans les rangs de la Mafia, mais visiblement ce soir, c’est lui qui était victime de la peur et qui semblait craindre quelque chose. Pas la Mafia visiblement.

Dent frappa à nouveaux avec son marteau sur la table et fit retentir sa voix.

« Merci à tous pour avoir pris en considération ce grand projet. Je tiens d’abord à rassurer Mr Cobblepot. Comme l’a si bien dis la délicieuse Poison Ivy… »

Double-Face fit un clin d’œil lubrique à la rousse.

« … toutes les personnes autours de cette table ont une capacité de nuisance propice à l’anéantissement de la Mafia, que ce soit en matière d’intellect, de tromperie, de force ou d’atouts plus révoltants. »

Il passa sa main sur le bras de Poison Ivy dans une caresse concupiscente. Par chance, elle était assise à ses côtés.

« Pour ce qui est du partage, chacun aura ce qu’il souhaite. Vous voulez le fric ? Vous obtiendrez le butin pris sur les cadavres de ces ritals, vous voulez le pouvoir ? Vous régnerez sur les territoires de ces chiens que nous allons abattre. Vous voulez l’influence de politiciens ou de la haute société pour mener des projets d’envergure ? Vous l’aurez, sans les parrains, nous serons les nouveaux maîtres du crime qu’ils craindront. Vous voulez le sang et la destruction ? Vous l’aurez très facilement en participant à cette guerre. »

Double-face commença à avancer sa main sous la table pour toucher les jambes d’Ivy en un geste indécent.

« Quand à vous Docteur Crane, si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes par définition contre nous. Mais laissons plutôt le hasard en décider. »

Il pointa son arme en plein sur Crane, visant son masque d’Epouvantail, il jeta sa pièce en l’air qui retomba du bon côté dans la paume de sa main. Double-Face l’observa avec un air déçu.

« Dommage… j’aurais bien voulu voir votre tête exploser juste pour démontrer à quel point vous n’êtes pas essentiels à nos plans. »

Il se pencha vers Poison Ivy et lui susurra dans le creux de l’oreille :

« Ma chère, une fois cette réunion achevés, il faudra que nous nous retirions à l’écart, votre jolie corps me donne follement envie de… »

Sa main se crispa et trembla comme s’il ne se contrôlait plus. Double-Face frustré d’être dérangé dans son approche de séduction peu subtile fulmina :

« Harvey ! Qu’est-ce que tu fais ! »

Sa main saisit son arme à feu et la pointa sur sa tempe, sur le mauvais côté de son visage.

« Harvey ! Non ! Cesse immédiatement ! Ce n’est qu’une femme ! Juste une fille facile pour tirer ma crampe ! Elle n’a aucune importance ! »

Et c’est alors que retentit la voix de Dent, sa vraie voix, celle qui n’avait plus parlé depuis qu’il avait été blessé cruellement par l’acide projeté par Maroni.

« N’oublie jamais qu’Harvey Dent était un homme marié. Ne l’oublie Jamais. »

Double-Face qui semblait surprit par les paroles qui sortaient de sa bouche reprit le ton de sa mauvaise personnalité schizophrénique.

« Oui Harvey, ça va, pas la peine d’en venir à ça, si je meurs, tu meurs aussi. »

« Tu crois que j’y accorde une quelconque importance ? »

Double-Face en resta ébahis et son poing serra sa pièce comme un dément, lorsqu’il relâcha son étreinte, la pièce retomba sur la table dans un bruit métallique. Le criminel défiguré s’écarta de Poison Ivy avec méfiance, de peur de voir ressurgir le vertueux procureur.

« Excusez-moi pour cette affaire intempestive et toute personnelle. Reprenons le cours des choses voulez-vous? »

Il ramassa sa pièce et recommença à jouer avec.

« Les propositions avancés par certains sont toutes à fait pertinentes. Comme l’a suggéré Pingouin, nous n’allons pas perdre notre temps à supprimer les mafieux un par un, non, on tranche dans le vif, on décapite les têtes, on envoie les parrains à la morgue. Et comme l’a judicieusement constaté Ivy, on obtiendrait un résultat immédiat en travaillant en équipe, on choisit la cible et on frappe. Reste plus qu’à choisir qui va y avoir droit et où. »

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Sam 7 Juil - 13:38

Vu son manque de confiance dans le projet de Double-Face, l’Epouvantail s’attendait évidemment à se faire critiquer ou tourner en dérision par les criminels rassemblés autour de la table, mais à sa grande surprise, ce fut celui qu’il connaissait le moins qui se moqua de lui en le prenant totalement au dépourvu.

Ce ne fut ni l’odieux Pingouin, ni la dangereuse Harley Quinn, ni l’intrigante Poison Ivy qui lui jetèrent un sarcasme pour son refus d’adhérer à leur alliance mais l’énigmatique homme en chapeau melon qui arborait des points d’interrogations verts.

L’Epouvantail voulut le rabrouer et l’invectiver à son tour mais la devinette que lui avait lancé le mystérieux criminel le surprenait et l’intriguait. Mais pourquoi lui avait-il lancé cette énigme ? Et pire encore, pourquoi lui le grand docteur Crane oubliait soudain l’affront et se plongeait à corps perdus dans son esprit pour essayer de résoudre l’énigme? Peut-être parce que lui-même intellectuel seulement passionné par ses travaux d’érudition, il voulait relever le défi de l’arrogant Sphinx.

*Qu’est-ce qu’un homme épanoui convoite ? Mais un homme qui a tout ne convoite rien pourtant ? Qu’est-ce qu’il… *

Il se crispa tout à coup sur les paroles du Sphinx qui en s’adressant à Ivy venait de dire qu’il voyait tout, était partout et connaissait tout. Ce qui ne manqua pas de réveiller la paranoïa de Crane mise à rude épreuve par la police ces temps derniers.

*Une chose que tout homme emmène dans sa tombe ? Mais ne sommes-nous pas dépouillé de tout dans la mort ? Que cherche t’il à dire par…*

Ce fut au tour de la voix de Double-Face de crisper Crane tout à coup attentif à la moindre parole comme s’il était aux aguets dans un moment décisif. L’ex-procureur annonçait qu’il les avait chacun choisit à cause d’une capacité de nuisance particulière dont ils étaient détenteurs. Pour Crane il n’y avait aucun doute à la raison de sa présence ici désormais. Ils avaient besoin de son gaz hallucinogène, la pire substance en ville, le poison le plus dangereux de Gotham. Celui qui donnait vie aux pires cauchemars, qui donnait une image véritable aux angoisses les plus inavouables, qui faisait surgir les peurs les plus atroces. Ce serait à coup sûr une arme terrible si elle était employée contre la Mafia dans un plan organisé et bien minuté. Crane qui s’était servi jusqu’ici de sa cruelle invention pour dérober des richesses ou pour se défendre de ses adversaires voyait de nouvelles perspectives. Et pourquoi ne pas employer son gaz effrayant dans un but plus large et plus ambitieux à long terme ? Pour s’assurer un certain pouvoir en ville par exemple, propice à de nouvelles expériences ?

Oh oui…

Le Dr Crane connaissait tellement de moyens et de méthodes pour les faire hurler de terreur.

Double-Face disait que certains avaient été choisis pour leur intellect. Le masque de l’Epouvantail se tourna aussitôt vers le Sphinx dès que leur hôte eut prononcé cette phrase. Mais aucun traits du visage de Crane n’étant visible, il était impossible de connaître ses pensées à propos de la personne qu’il fixait.

*C’est ce qu’il manque aussi à la police pour m’arrêter qu’il disait… Mais enfin quel est la réponse à…*

Son cœur s’emballa et un bref instant il cessa de se torturer les méninges à la recherche de la réponse à l’énigme du Sphinx. Double-Face venait d’évoquer le partage du butin. Tout à coup Crane lui fut plus favorable. Mais alors qu’il joignait ses mains en un geste de satisfaction, Dent pointa sur lui son arme pour le châtier d’avoir remis en cause ses idées en se joignant à la réunion et joua sa vie à pile ou face.

Crane trembla et s’agita, il manqua de s’étouffer. Subjugué et apeuré par cette pièce qui voltigeait lourde de menaces. Pendant ce qui lui parut une éternité, Crane eut l’impression d’être paralysé. L’Epouvantail lui apparut dans sa tête, il sentit ses mains griffues et invisible se poser sur ses épaules, puis sa bouche cousue de pailles lui susurrer dans un murmure que lui seul pouvait entendre :

*Doucement… n’aie crainte.*

Puis ensuite Double-Face eut semble-t-il un problème et pointa son arme sur lui-même avec un effarement non feint, ce fut la voix d’Harvey Dent qui le menaça et Crane se pencha particulièrement intrigué.

" Une forme de schizophrénie fort intéressante, vraiment particulière. Je n’arrive pas à croire que Dent soir parvenus à cacher ça à toute la ville pendant si longtemps. "

Après que Double-Face ait conclut sur l’idée qu’il fallait supprimer les têtes du crime organisé en ignorant les sous-fifres. L’Epouvantail se leva solennellement de son siège et parla au Sphinx :

" J’ai la réponse à votre énigme, il s’agit du courage. Non ? De la peur ? Non plus ? De la solitude ! Même pas ? De l’amertume… non attendez du remord euh de… "

Il se rassit dépité en songeant qu’il venait de s’humilier en voulant à tout prix trouver une réponse au maître des énigmes. Serrant ses deux poings sur la table pour contenir sa colère, Crane changea de sujet d’une voix rauque.

" Bien, je suis des vôtres, pour ce qui est de la part qu’il me revient je ne serais pas gourmand, je ne veux pas de territoire, juste de l’argent. Si peu, de quoi financer mes travaux en vérité, mais par-dessus tout je veux… "

Il sua, étouffa un tremblement, sentit des frissons parcourir son dos et lâcha sur un ton discret mais très angoissant à cause de toute la démence qu’il contenait et que Crane tentait maladroitement de dissimuler en ayant l’air à la fois cordial et civilisé.

" Des cobayes… je veux plus de cobayes… il m’en faut. Des kleenex, c’est à ça que se résume la plupart des gens de cette ville. Nous les utilisons et nous les jetons ensuite, qu’importe-t-il qu’ils rendent leur dernier râle dans mon labo secret au lieu d’agoniser dans les rues. "

Puis pour justifier son utilité au sein de ce tout nouveau groupe de criminels allié, il ajouta avec allégresse sur une voix macabre lourde de signification :

" Je vais répandre l’horreur sur la Mafia avec mon gaz psychotrope. Je les terroriserais à tel point que lorsque le cauchemar cessera enfin selon mon bon vouloir, ils en éprouveront un sentiment de gratitude envers moi. Je mérite crainte pour ce que je vais leur infliger et puisque la force de mon cauchemar sera si puissante, les mafieux m’offriront leur crainte sur un plateau d’argent. "
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Pamela Isley/Poison Ivy

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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Mar 10 Juil - 17:25

* L'immonde sale petite raclure ! * S'indigna intérieurement Pamela Isley, ses iris verdoyantes s'embrasant de fureur lorsque le docteur Crane se piqua soudainement de sortir de la foule pour éventer sans préavis son identité secrète.

Bouche ouverte de stupeur, sourcils haussés en signe de surprise, elle tenta vainement de se recomposer un masque d'indifférence en feignant de réajuster sa mise. Le mal, cependant, était fait : tous les invités de la réunion de Dent avaient pu distinctement découvrir son nom et son prénom civil. Un affront que le spécialiste des hallucinogènes paierait tôt ou tard, se jura l'Empoisonneuse, mais qui laissait froide Ivy l'éco-terroriste.


* Du calme, ma belle, du calme. Ce pauvre Crane n'est qu'un ridicule cloporte, et il périra en temps et en heures. Inutile de lui consacrer plus d'attention qu'il n'en mérite. L'argent qui guide ses pas l'étouffera bientôt... Nous lui faisons peur, et tant qu'il verra en nous une menace à prendre en compte, ce petit personnage n'osera rien tenter. Mais qu'il lui prenne seulement de nous gêner dans nos plans, et la puissante Poison Ivy déchaînera sur sa carcasse squelettique les pires fléaux de la Nature ! * Promit la tueuse au baiser, suprêmement convaincue d'incarner la quintessence du monde végétal.

Affectant l'indifférence altière, puis la fierté modeste, la biologiste rousse laissa l’Épouvantail avertir son auditoire des risques qu'impliquait une telle association de malfaiteurs, imitant sans le savoir l'antique Calypso. Tel la jeune femme de la mythologie, l'ancien psychiatre d'Arkham s'évertua à alerter ses contemporains en multipliant les avertissements fondés sur son propre vécu (il avait apparemment travaillé avec Cobblepot, sans doute l'autre nom du Pingouin, puisqu'il examinait ce dernier en mentionnant la péripétie). Et, comme Calypso, ses paroles ne rencontrèrent pas la réaction escomptée. En lieu et place de la désertion immédiate de cette salle de réunion improvisée, l'atmosphère ne fit que s'alourdir un peu plus, et la fréquence des regards en coin tripla. Quoi de plus normal ? Quel malfrat, entouré de ses pairs, ne se montrerait pas extrêmement méfiant ? En appelant tout un chacun à ne pas se laisser embobiner par Ivy ou par le gentleman au haut de forme, Crane n'avait pour ainsi dire rien apprit aux invités, à part l'aspect que pouvait prendre la duplicité des deux criminels. Loin d'ennuyer la sulfureuse séductrice, la diatribe de son collègue au masque rapiécé fit sourire Pamela.


* Ooooh.. Monsieur le Croquemitaine craint pour sa sécurité ? Il boude la proposition juteuse de Dent ? Quel dommage, vraiment ! Ainsi donc, nous allons devoir nous passer de sa charmante personnalité... J'en suis toute attristée. * Ricana la reine verte avant de reporter son attention sur l'inconnu de l'assemblée : l'homme à la canne.

Harley à son côté, la biochimiste délaissa sans regret le triste spectacle de l'oisif semeur de peur pour prêter l'oreille aux propos du mystérieux individu aux atours d'émeraude. Caressant le visage dissymétrique de Dent d'une œillade complice, la suave fleur aux mortelles épines posa un regard étincelant de curiosité sur le poseur d'énigme. Lequel gagna plusieurs points dans l'estime d'Ivy en tançant le psychiatre avec sobriété. Les jeux d'esprit ne distrayant pas beaucoup l'Empoisonneuse, elle se garda néanmoins d'étudier la devinette posée à Crane, se contentant d'ajuster la position de son buste lorsque l'orateur aux yeux malicieux lui dédia sa réponse (en l'appelant ostensiblement par son véritable nom, une offense que la militante écologiste prit sur elle de tolérer). Radieuse d'entendre un mâle se vanter de son savoir (il ferait un excellent esclave), la belle demoiselle sourcilla de surprise à l'indiscrétion de l'homme-mystère, soufflée en guise de conclusion pour la "sauveuse" du docteur Fries.


* Je crois que ceci achève de me convaincre de la nécessité d'aider ce monsieur un peu trop curieux à voir les choses à notre manière. Laissé libre de fureté, il causerait trop d'ennuis. Mais muselé et discipliné, ce garçon se révélera, j'en suis sûre, le plus doux des amants... Et le plus utile également, à n'en pas douter. * Ourdit la reine verte en dévorant des yeux le dangereux beau-parleur, qui ramenait discrètement la discussion sur le terrain de la négociation.

Que l'on reconnaisse la justesse de sa proposition n'étonna guère l'éco-terroriste, déjà persuadée d'incarner un modèle d'ingéniosité. Toutefois, sachant les hommes très sensibles aux marques de remerciement, la plantureuse rousse accueillit le compliment d'un gracieux demi-sourire de connivence.


* Cette mouche-là ne sera pas facile à attraper... Et Crane qui les a prévenu pour mes phéromones. Satané cafteur !

* - Il ne connaissait de notre arsenal que ce qu'il a pu en voir... Il suffit d'innover, d'employer d'autres méthodes. Personne ne peut nous résister, ma chérie, n'oublie jamais ça ! Affirma d'une voix de gorge Ivy, avant de prendre à témoin son hôte. Regarde ce cher procureur... Complètement à notre merci... Obnubilé par notre beauté, envoûté par notre charme vénéneux... Comme tous les hommes. Certains, tels Wayne, mettent plus de temps à être brisés, mais en définitive, tous succombent à nos assauts. *

Aussi tentatrice qu'une fleur tropicale à l'entêtant parfum, et toute aussi dangereuse à approchée, l'Empoisonneuse laissa le maître de cérémonie progressivement s'aventurer à la courtiser, puis à la caresser, admirant avec quel impuissance l'incorruptible homme de loi lui cédait. Courageux explorateur, Harvey descendit sa main sur les jambes de la biologiste, qui se voulut rassurante en ne se dérobant pas sous la paume masculine, intérieurement certaine d'avoir conquis l'ancien chevalier blanc de Gotham.

* Oui, Harvey... Plus près, toujours plus près... Laisse-toi aller. Laisse tes pulsions décider pour toi, guider tes actes et chasser au loin cette chose futile qu'est ton libre-arbitre... Bientôt mes paroles sonneront à tes oreilles comme d'irrésistibles ordres à exécuter. * Chantonna la tueuse vêtue de vert, aussi mielleuse et apaisante qu'une plante carnivore sur le point de refermer ses mâchoires sur sa proie.

Et les bonnes nouvelles ne s'arrêtèrent pas là ! En plus d'avoir à ses pieds le libidineux légiste, Pamela eut la joie de voir sa nouvel marionnette pointer son arme sur l’Épouvantail. La jeune femme vint jouer avec l'oreille de son voisin, s'efforçant de l'inciter à appuyer sur la détente. Malgré son âge, elle dut se mordiller les lèvres pour ne pas glousser de contentement, telle une gamine capricieuse, ou applaudir fébrilement des deux mains. L'homme contemplé par le canon du revolver , pressé de partir, déchanta en constatant que, avec les criminels de Gotham, la demi-mesure était une notion inexistante. Ceux qui ne se joignaient pas à une alliance en devenaient les opposants, et se trouvaient traités comme tels. Point de place pour l'hésitation et l'indécision.


* C'est regrettable que l'autre type en vert ne soit pas aussi débile que Crane... Dent nous en aurait débarrassé aussi. * Gloussa joyeusement l'ancienne partenaire du maître des cauchemars, trop confortablement lovée contre son champion pour y trouver à redire.

Hélas ! L'incorrigible joueur qu'était Harvey Dent laissa le Hasard décider du sort de l'affreux Épouvantail, qui s'en sortit indemne, bien que rendu moins loquace par ce flirt avec la Mort.


* Décevant... * Commenta la rousse en jouant distraitement avec l'étoffe de sa cape pour dissimuler sa moue dépitée.

Son amant défiguré par de l'acide partagea sa déception. En quête de réconfort féminin, il vint quémander un petit tête-à-tête, une réclamation que Poison Ivy ne refusait jamais à un homme, surtout s'il pouvait servir ses intérêts. Silencieuse, elle gratifia le séducteur écorché d'une expression à la fois timidement charmeuse et terriblement suggestive, ses lèvres s'avançant comme pour lui donner un premier baiser en guise d'avant-goût. L'affaire était presque entendue lorsque son soupirant fut prit d'une très explicite crise de démence. Refroidie par le vent de folie qui soufflait du côté de Dent, la laborantine aux yeux verts se désengagea prestement, étudiant d'un regard soupçonneux l'individu qui ne tarda pas à se braquer lui-même.


* Je me souviens l'avoir vu ivre à une réception, au musée de Gotham. Mais pour en être arrivé à traverser de tels épisodes schizophréniques, notre petit procureur a dû s'enfiler des litres et des litres d'alcool ! J'aurais peine à croire que ce soit un cas avéré de Delirium tremens. L'évolution du cas aurait été moins rapide. Il devait s'agir d'un trouble sous-jacent... * Raisonna la biologiste, plus à son aise sur les pathologies végétales que dans l'étude de cas psychiatriques.

Abandonnée par le si prometteur esclave partisan de la théorie du Chaos, la séductrice toxique lorgna sur les invités présents autour de la table, tâchant de décider auprès duquel, de laquelle ou desquels, elle allait se ranger. Un tandem avec Harvey aurait été savoureux, mais pour son plus grand malheur, Pamela savait que l'excentrique blonde opterait pour une action concertée avec le prince du Crime. Ce à quoi s'ajoutait l'urgente nécessité de neutraliser le dérangeant monsieur Je-sais-tout au costume sylvestre. Jambes croisées, pieds occupés à opérer de petits cercles, la reine verte dévisagea le scientifique habillé de frusques brunâtres et protégé par son masque. Crane, apparemment accaparé par l'énigme qui lui avait été adressé, démontra fort judicieusement qu'il n'était pas très doué pour résoudre des charades. Le docteur Isley n'aurait pas fait mieux de son côté, mais adorait trop dénigrer son entourage pour ne pas se permettre de considérer l'ex-psychiatre avec un dédain clairement affiché. Goguenarde, elle entendit l’Épouvantail revenir sur sa décision et se ranger sous la bannière rutilante des malfaiteurs unifiés. Très fier de ses capacités, il vanta les mérites de son gaz hallucinogène.

Par jeu, et en guise de réplique au mauvais tour du cupide criminel, l'Empoisonneuse confia à l'assemblée :


« En effet (et je parle en connaissance de cause), le gaz du docteur Crane vous emmène dans des endroits particulièrement effrayants, et terriblement éprouvants. A ne pas essayer si vous ne disposez pas d'une volonté solide ! » Prévint d'une voix forte et vibrante la sinueuse chercheuse, avant de laisser son alter-ego prendre les rennes.

Se tapotant la joue, l'Empoisonneuse regretta d'un ton chagriné :


« Au demeurant, je ne suis pas du genre à effrayer les hommes, c'est pourquoi je me tiendrai aussi loin du docteur qu'il le souhaitera. Mais toute compétente que je sois, un allié serait le bienvenu dans ma mise à mort d'un parrain de la mafia. Et qui de mieux placé pour me guider qu'un maître du renseignement ? Questionna de façon tout à fait rhétorique le docteur Isley en se tournant vers le poseur d'énigmes. Mielleuse et rassurante, elle assura tendrement : Et n'ayez pas d'inquiétudes : je ne me sers de mes toxines que contre les imbéciles trop aveugles pour agir avec pertinence. Fruit du "hasard", l’Épouvantail se trouvait dans la direction de son regard émeraude lorsqu'elle prononça cette phrase. Pourquoi embrumerais-je les intellects puissants ? J'ai tellement plus à gagner en laissant les génies fonctionner à plein régime... » Argumenta innocemment l'insidieuse manipulatrice en admirant alternativement le mystérieux gentleman et l'instigateur de la réunion, afin de flatter l'ego des deux hommes.

« Je plains dès à présent le pauvre malchanceux qui devra composer avec monsieur gaz hallucinogène... Quel qu'il soit, qu'il prenne garde ! Monsieur Crane a tôt fait de confondre ses alliés et ses cobayes. » Prétendit (en mentant éhontément) la militante écologiste, avant de poser ses propres conditions en lorgnant l'éclat lustré de ses ongles.

« J'exige un territoire (d'une superficie proportionnelle à ma participation dans cette congrégation, naturellement) et une part des bénéfices en espèce. Les billets verts sont mes préférés. Pour ce qui est de ma cible, qu'elle soit de sexe masculin me suffit amplement. Je sais comment prendre ces mafieux-là... » Ronronna chaudement l'avatar de Mère Nature en appuyant langoureusement sa tête sur ses mains graciles.
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MessageSujet: Re: Event 3: Prologue, la rencontre des fous (sujet libre à tous les criminels)   Dim 15 Juil - 6:22

(HRP: vous pouvez bien entendus poster chacun une dernière fois avec votre perso pour conclure la réunion et donner l'avis de votre vilain Twisted Evil )

Double-Face


Double-Face après avoir écouté attentivement les commentaires de chacun, garda un profond silence inquiétant qui était de mauvais augures, comme s’il était plongé dans ses pensées à peser le pour et le contre d’une décision d’importance, comme s’il s’apprêtait à franchir un point de non-retour. Finalement il prit sa pièce et la projeta en l’air. Lorsqu’elle ratterit dans sa main, il mit quelques instants à ouvrir son poing pour connaître le résultat du hasard. Ses doigts s’ouvrirent pour dévoiler le mauvais côté, la face noircis et balafré de son objet fétiche.

«C’est décidé, on va massacrer tous les chefs dans les prochains jours. Sans perdre de temps. La mafia sera décapitée avant la fin du mois. La mort de Falcone devant la ville entière n’était qu’un avant-goût. Nous allons les achever. La mort brusque et sanglante de tous leurs leaders va les plonger dans une crainte et une incertitude totale. La vision des plus puissants d’entre eux en train de tomber sous nos coups déclenchera une peur inimaginable en eux. Ils n’oseront plus jamais s’en prendre à nous. Tous les flics et les citoyens de cette ville nous remercieront secrètement de les avoir débarrassées de tous ces gangsters de pacotilles. Ironiquement nous allons accomplir ce que Batman n’a jamais su et ne saura jamais accomplir. Détruire la Mafia. »

Double-Face se leva solennellement et son regard passait de l’un à l’autre pour surveiller leurs réactions

« D’ici une semaine, nous commencerons à frapper, cela nous laisseras un délai pour effectuer nos sanglants préparatifs. A cette date, le sort de la mafia sera scellé. »

Il claqua des doigts et l’un des fous quelconque qu’il avait libéré d’Arkham et qui portait encore sa combinaison orange de détenus, s’avança avec un rouleau dans les mains. Il le déplia sur la table, bien en vue de tous les criminels présents. C’était une carte de Gotham City. Double-Face se pencha vers elle en pointant des lieux du doigt et poursuivis ses explications.

« Notre toute première cible c’est Salvatore Maroni évidemment, l’ennemi n°1 à abattre puisqu’il est le nouveau parrain tout puissant de la ville qui remplace Falcone. Bien qu’il soit reclus derrière les barreaux du commissariat en attendant son nouveau procès, il dirige son empire du crime en donnant des ordres à ses avocats et à ses hommes de mains qui viennent lui rendre visite chaque jour. Je me charge de Maroni, j’ai un compte personnel à régler avec lui vous vous en doutez et Harvey aussi a très envie de lui rendre une visite de courtoisie. Si l’un d’entre vous a très envie de se faire le parrain en personne, il peut bien entendus se joindre à moi. Plus on est de fous, plus on rit. Il n’y a qu’un seul moyen de l’atteindre, prendre d’assaut le commissariat ! Je sais, c’est insensé, mais moi et Harvey nous n’avons plus rien à perdre. »

Le procureur déchu prit un crayon que lui tendait son sbire et ratura le commissariat comme s’il était sûr de l’effacer de la carte. Il porta ensuite son attention sur un autre point de la carte.

« Une fois Maroni mort, ce seront ses deux fils, Umberto et Pino qui prendront sa suite, il faut les envoyer au cimetière aussi. De toute façon, ils contrôlent déjà les rues au nom de leur père et y font respecter sa loi. Umberto est le plus malin des deux. Il gère le très lucratif Gotham Casino qui appartient à la Mafia, c’est un secret pour personne. Ça tombe bien, Umberto organise une grande soirée de gala dans le casino, samedi soir prochain. Il faut que certains parmi vous s’infiltrent pendant la soirée et la massacre ! Tous les riches de cette ville seront présents et ils vont vite comprendre qui sont les nouveaux maîtres. »

Il gribouilla l’emplacement du casino et vint se rassoir sur son fauteuil en se prenant le menton dans sa main gauche en un geste pensif.

« Pino est un violent et un abruti, il haït Alberto Falcone le fils de Carmine qui est devenus le nouveau chef de leur famille après que j’ai dessoudé leur paternel. Justement, il faut aussi qu’on dégomme le petit Falcone pour faire bon poids et s’assurer qu’une fois les Maronis au cimetière, ils n’en profiteront pas pour revenir sur le devant de la scène. Ces deux-là ne quittent jamais leur repère, on va profiter de leur haine pour assurer leur perte. On enverra un faux message de Maroni Jr à Falcone Jr pour l’inviter à venir régler ses comptes avec lui dans un lieu public et là on tend une embuscade à lui et à ses gardes du corps! La fête foraine est en plein festival à Gotham, c’est un endroit tout indiqué, avec tous ces manèges, ces stands et ces trains fantômes, on pourra se dissimuler parfaitement et faire un carnage dans les règles de l’art. De même nous enverrons un faux message de Falcone Jr à Maroni Jr afin de l’inviter à régler ses comptes avec lui dans un autre lieu public. J’ai pensé au Zoo de Gotham, un labyrinthe d’enclot et de cages confus propice à une embuscade, on donnera Pino Maroni et ses sbires en pâture aux fauves et aux requins pour qu’ils les dévorent. J’ai toujours rêvé de voir ça. Pas vous ? »

Souriant de façon macabre (surtout que le rictus de la mauvaise moitié de son visage avait quelque chose de révulsant vu ses traits martyrisés) Double-Face se remit à jouer avec sa pièce, la relançant encore et encore.

« Voilà, l’affaire est entendus. Nous avons connus des échecs avant de parvenir à tout ça mes amis, mais bientôt Gotham City nous appartiendras, nous en serons ses maîtres et même plus encore. Ses dieux ! »

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