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 Les affaires reprennent [libre]

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Scarface

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Date d'inscription : 29/07/2012


MessageSujet: Les affaires reprennent [libre]   Dim 5 Aoû - 9:32

Arnold s'était fait la belle depuis environ six mois, la presse s'était calmée à son sujet. En même temps vu le nombre de malfrats qui sévissent à Gotham c'était chose rapide. Bref, l'homme avait retrouvé l'une de ses planques quand il était jeune. Il pensait que cette dernière aurait été occupé à l'heure actuelle, mais non. Il faut dire que le coin est assez désertique et laissé à l'abandon, aucun potentiel ne restait du local en surface.

Scarface découvrant les lieux faisait des commentaires sur l'endroit où il se trouvait. La partie sereine et agréable de la personnalité du gangster répondait en tout logique aux interrogations agressives de la marionnette.

-C'est moisi ici ! C'est tout ce que t'a !!!
-En surface, oui. Mais c'est l'une de mes favorites.
-En surface ?
-Oui mon cher ami, suis-moi, je vais te montrer.
-Comme si je pouvais faire autrement ! Imbécile !!

Le gangster baissa la tête et marcha dans l'entrepôt sombre. Il trouva un interrupteur mais une unique ampoule s'éclaira au centre. Ce local était un hangar de taille moyenne, il était sur un étage. Mais sa richesse se trouvait en sous-sol, les descentes de police avaient tout fouillée sous le regard de leur prisonnier. Mais ce dernier s'était bien gardé de dire « toute » la vérité. Il n'était pas si bête que cela.

Bref, les deux malfrats passèrent un premier portique de « sécurité » en panne, il n'arrêtait pas de sonner à cause des armes, alors Arnold l'a modifié, mais il se cassa avec le temps. Ils se retrouvèrent devant un mur en béton, à la fois grisé et montrant de la moisissure de part et d'autre. Toujours silencieux, Arnold le regarda comme s'il cherchait dans sa mémoire.

-Alors ! Tu comptes me dire ce que tu fous !!!!
-Il me semble que....

Un cliquetis se fit entendre dans tout l'entrepôt, le gangster réglera ce souci plus tard.
Le mur bétonné se fissura au centre sans rien laisser paraître pour montrer une porte dérobée. Cette dernière mit un temps à s'ouvrir. De la poussière tomba et Arnorl reprit en faisant un signe de main.

-Ça marche toujours, c'est parfait. Après toi...
-Imbécile !

Wesker descendit des marches dans le noir, il savait pertinemment où il allait, c'était sa planque. Quand il s'arrêta, il chercha un nouvel interrupteur, cette fois-ci la pièce s'alluma entièrement. Tout était encore là, avec de la poussière, mais rien n'avait bougé. Les tables de billard, des mallettes d'argent de réserve. Son bureau, des plans de casses réussis ! Des articles de journaux relatant de ses exploits. Et le plus important de tout, son bureau et son bloc notes où tous les contacts intéressants étaient notés dedans. Bien sûr, il faudra faire du tri depuis tout ce temps !

-Il est tant que les affaires reprennent !
-Ne soit pas impatient, mon cher ami. Il faut tout remettre d'aplomb et surtout il nous faut des armes chargées. Je sais où en trouver.
-Allons-y ! Maintenant !!

Mais le marionnettiste ne s'occupa pas tout de suite des ordres de Scarface. C'était rare, mais il déposa ce dernier sur le bureau dans une position assise. Arnorl libre de ses deux mains en profita pour faire le ménage. Pendant plus d'une semaine, il rendit l'âme d'antan à son entrepôt. Quand il reprenait en main Scarface, celui ci l'incendiait de l'avoir mis de côté sans raison ! Arnold retrouva également toute sa panoplie de costume très classe, il s'en revêtit, cherchant un tissu inutilisé pour Scarface. Bref, le duo paré, Arnold se dirigea vers les entrepôts sur les quais.

-C'est là que les meilleurs affaires se font !
-Alors magne-toi ! Je n'ai pas que cela à faire !!!

Arnorl était totalement soumis à la personnalité de la marionnette, il se hâta. Il prit également une des valises d'argent. D'apparence, Wesker était un homme d'affaire d'un certain âge, réajustant ses lunettes teintées de temps en temps. Il prit un chapeau et se dirigea avec Scarface vers les docks. Il espérait revoir des anciens « amis » pour reprendre au plus tôt du service.

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Pamela Isley/Poison Ivy

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Localisation : Là où la Nature l'appelle


MessageSujet: Re: Les affaires reprennent [libre]   Lun 20 Aoû - 10:32

Un an auparavant, les docks de la zone industrielle de Gotham constituaient encore la plaque tournante du commerce illégal et des trafics en tous genres. Maronis et Falcones se disputaient farouchement chaque pouce, chaque quai, chaque entrepôt de l'eldorado portuaire, l'un comme l'autre désireux d'accroître leur territoire sur cette véritable agora, bordée par la Gotham River.A l'époque, un mètre carré sur les quais représentait des centaines de dollars de bénéfices nets potentiels ! Mais par la suite, les choses changèrent. En premier lieu, lorsque le terrible Batman s'était mis à patrouiller dans les points chauds de la ville. Il devint alors de très mauvais aloi pour les mafieux d'orchestrer la moindre vente sur les docks, là où la Chauve-Souris venait souvent fureter en quête de malfrats à arrêter. La tendance s'inversa ensuite, lors de la montée en puissance de nouveaux chefs de gang : le Pingouin, Black Mask, voire le bien-nommé Joker, dont les hommes de mains se multipliaient au gré de ses coups fourrés. Sous l'afflux de tarés costumés prêts à défier le Chevalier Noir sur son propre terrain, les docks de Gotham recouvrèrent leur fonction première... A la différence près que, loin de se montrer aussi civilisés que les mafieux, qui respectaient les limites des territoires de chacun, les nouveaux caïds des docks entamèrent une lutte mortelle pour contrôler la plate-forme commerciale. Traîner la nuit sur les pontons se faisait désormais à vos risques et périls.

Ce qui n'était pas du goût de tout le monde. Ivy n'aimait pas vraiment voir autant de mammifères brutaux diminuer le cachet de son laboratoire secret en s'étripant à tous les coins de rue. Surtout, les gangsters avaient la sale manie d'explorer un peu partout leurs environs, tant qu'on ne les rappelait pas fermement à l'ordre ; or, au sein des entrepôts soi-disant "vides" des environs, il s'en trouvait un que Pamela ne voulait surtout pas voir fouillé.


Entrepôts des docks de Gotham, au plus fort de la nuit

Ils étaient cinq. Cinq hommes de mains de Black Mask, en faction dans un hangar appartenant à Roman Sionnis. Armés de pistolets et, pour deux d'entre eux, de fusils automatiques, les malfrats discutaient entre eux, à voix basse, leurs bouches faiblement éclairées par la lueur rougeoyante d'une cigarette.

« Z'oubliez pas... Si ce sale petit emm*rdeur de rouquin se ramène pour faire capoter le deal, plombez-le sans hésiter. Le boss veut sa tête. » Gronda le chef de groupe, un trentenaire aux traits crispés qui veillait sur deux mallette métalliques.

Derrière chacune de ses épaules, se tenait l'un des gangster équipé d'une mitraillette. Les deux gardes du corps opinèrent en silence, tout en veillant à ne pas laisser de cendre sur le costume du preneur de parole. Lorgnant nerveusement à droite et à gauche, un nerveux cramponné à son pistolet demanda à son voisin :


« Tu croies qu'c'est vrai, c'qu'on raconte sur le Russe ? Parait qu'il a déjà affronté le boss, et qu'il en est ressorti vivant. Et... En plus, j'ai entendu dire qu'il pouvait balancer des boules de feu à volonté ! J'te l'dit, moi... Les gars comme ce Maximoff, y sont pas humains. C'est d'la même engeance que le Batman, ou Pingouin... Des aberrations pas naturelles ! »

Subitement, l'ambiance s'alourdit. Recksley, le porteur des mallettes, prit sur lui de convertir son appréhension naissante en hargne de dogue. Un peu trop bruyamment, il gueula :

« La ferme, Coal ! Épargne-moi tes conn*ries, j'suis pas d'humeur. Black Mask tient à ce qu'on arrange le partenariat avec notre nouvel allié sans commettre de bourde. Le gars est du genre tatillon... » Prévint, en accompagnant sa déclaration d'un geste de la main, le lieutenant du gang de Sionnis.

Ce fut au tour de l'autre homme de main chichement équipé d'intervenir.


« Ha ha ! C'est rien d'le dire, ça ! A BlackGate, personne osait lui chercher des crosses. Scarface, qu'il s'appelle. 'Paie pas d'mine, à voir sa tronche. Mais les seuls types qui sont restés en vie pour parler de lui disent qu'c'est une pointure du domaine, et qu'il a pas mal de gars sous ses ordres. »

- Ah ouais... C'est pour ça qu'on va s'allier avec lui. Il est comme nous, ce Scarface. L'est pas comme ces tarés sortis d'Arkham qui veulent transformer Gotham en foire ; lui, il a fait BlackGate, là où on enferme les mecs normaux. Le boss et lui vont se mettre d'accord pour unir leurs forces, et, comme ça, on butera les autres tarés. Et à nous la belle vie !

Jaillissant d'au-dessus de leur position, depuis les poutres parsemant le plafond du hangar, une fiole explosa bruyamment sur le sol bétonné et poussiéreux, plongeant les cinq criminels dans un nuage de phéromones concentrées incolores. Un parfum enivrant, léger et aussi étourdissant que de l'éther, flatta les narines des sbires de Black Mask, qui couvrirent un peu trop tard leurs bouches et leurs nez en jurant. Se regroupant en un cercle défensif, les bandits pointèrent les canons de leurs armes dans toutes les directions, prêts à enfoncer la gâchette au moindre signe de danger.

« Détendez-vous, messieurs. Je ne suis pas armée. » Déclara d'un timbre apaisant une jeune femme en pénétrant avec une lenteur calculée dans la zone éclairée.

Ce furent ses chaussures, d'élégantes bottines vert pomme, qui apparurent en premier ; suivit une paire ahurissante de jambes aux bas de résille noire, puis une jupe-tunique d'un vert lumineux s'arrêtant prématurément, à mi-cuisse ; et enfin, le visage fin et envoûtant de l'Empoisonneuse s'offrit à la vue de ses admirateurs. D'une main gantée de vert, Ivy dégagea une longue et soyeuse mèche rousse de son front, souriant en ourlant ses lèvres d'un rouge passionnel. Le cou orné d'un collier figurant des lianes stylisées, la reine verte passait difficilement inaperçue, avec son maquillage à dominante verte, qui soulignait le magnétisme de ses traits et l'intensité de ses prunelles d'émeraude.


« Vous n'oseriez pas tirer sur une faible femme, pas vrai ? » Roucoula l'éco-terroriste en papillonnant des paupières, tandis que, hagards, les malfrats ne cessaient de loucher sur ses courbes voluptueuses, le regard fixe et vide.

* La-men-ta-ble ! Des primates, voilà ce qu'ils sont. Assujettis à leurs hormones, complètement désarmés face à la douceur de nos drogues aphrodisiaques. Tuons-les, et passons à la suite. Il faut que la pègre apprenne à ne pas mettre son nez dans les affaires des autres ! * Insista l'alter-ego de Pamela d'un ton implacable.

La plantureuse rousse, pendant ce temps, fit le tour des portes-flingues, profitant de l'état de stupeur que ses phéromones créaient. Pointant un index fin et délicat en directions des mallettes, elle voulut savoir :


« Que contiennent ces mallettes ? De l'argent ? »

- Heu... C'est qu'on est pas censés en parler... S'excusa, mal-à-l'aise, Recksley.

Pour une raison inconnue, cette bonne femme lui faisiat un sacré effet ! C'était tout juste s'il parvenait à éloigner son regard de la délicieuse chute de reins de cette beauté anonyme. Beauté dont la main se nicha dans le creux de son cou, amoureusement. D'une gentille poussée, Ivy confronta son interlocuteur à ses étincelants yeux verts, usant de sa voix de sirène pour annihiler la volonté du trentenaire.


« Soyez sans crainte, je n'en parlerai à personne. Ce sera notre... Petit secret. » Lâcha-t-elle en suivant le contour des lèvres du sbire de Black Mask d'un index mutin.

Ce dernier, dont la bouche se mit à fourmiller au passage du toucher féminin, bredouilla une réponse, relâchant les épaules à mesure qu'il se laissait bercer par la séduisante criminelle.


« Si vous l'dites à personne, j'suppose que je peux vous en parler à vous, alors... Chaque valise abrite deux cent cinquante milles dollars, pour un total d'un demi-million. Un p'tit cadeau d'la part de notre chef, Black Mask, pour "convaincre" Scarface de s'allier à son gang. »

* Avec autant d'argent, je pourrais financer mes recherches et accélérer mes travaux ; et en plus, j'appauvris la pègre. Que demander de plus ? * Soliloqua joyeusement la biochimiste en lorgnant sur les mallettes d'un air gourmand.

* N'oublie pas d'offrir à ces benêts la mort qu'ils méritent. Ordonne-leur d'inhaler le dichlore avant de quitter les lieux. Notre sillage doit être parsemé de cadavres ! * Rappela sévèrement l'Empoisonneuse à son hôte, qui s'approcha de l'argent en caressant pensivement l'aluminium du revêtement des mallettes.

Dans un sursaut de résistance, l'un des sbires fit mine d'empêcher Ivy d'ouvrir les bagages, expliquant d'un timbre mou et peu convaincant :


« Hey ! Je croyais que vous vouliez juste savoir ce qu'elles contenaient ? Vous allez pas nous les piquer, dites ? »

Amusée par la bataille perdue d'avance que livrait l'ego du sous-fifre contre les méthodes de persuasion suaves de la manipulatrice rousse, la reine verte se déhancha jusqu'au courageux employé de Sionnis, l'exposant à la vue imprenable et très agréable pour les yeux de son décolleté. Susurrant d'une voix satinée, elle mentit éhontément, son sourire s'élargissant à mesure que son admirateur devenait de moins en moins attentif :

« Non, bien sûr que je ne vais pas vous voler. Je veux juste jeter un petit coup d’œil. Il n'y a rien de mal à jeter un petit coup d’œil, n'est-ce pas ? » Suggéra implicitement la tueuse aux baisers, qui savait parfaitement que son vis-à-vis ne l'écoutait même plus.

Satisfaite d'avoir éteint toutes les petites étincelles de rébellions qui s'étaient maladroitement dressées contre son arrivée, Poison Ivy traversa le hangar, ouvrant impatiemment les mallettes sous la surveillance torve et anesthésiée des cinq hommes désormais à ses ordres. Les yeux brillants, elle constata la présence bien réelle des billets verts (sa couleur préférée !), gloussa en imaginant la tête qu'allait faire le fameux "Scareface" en débarquant dans le hangar de Roman Sionnis. En lieu et place de cinq cent milles dollars, il tomberait sur cinq cadavres asphyxiés. La déconfiture du criminel vaudrait sûrement le détour.

Très fière de son coup, Pamela referma les mallettes d'un geste sec... Et tomba sur un quadragénaire habillé de noir, et au physique quelconque. Ses lunettes opaques et son feutre empêchaient de distinguer l'expression de son visage, mais le plus inquiétant restait encore la marionnette taillée pour arborer un air patibulaire, et qui paraissait la dévisager. Étrangement vêtu de ses propres habits, le pantin dégageait un aura des plus malsains... La biologiste végétal se releva lentement, remarquant au passage la cicatrice creusant la joue du jouet en bois.


* Relax, Pam' ! Un marionnettiste irradiant de timidité ne résisterait pas plus d'une seconde à nos charmes, même sans phéromones. En plus, tu as à ta disposition cinq larbins sacrifiables et armés pour t'éviter de te salir les mains. Ce gars passait au mauvais endroit au mauvais moment, les gangsters l'ont abattu, fin de l'histoire. *

Pour la forme, la militante écologiste rousse demanda poliment :

« On s'est perdu, trésor ? »
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Scarface

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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent [libre]   Dim 26 Aoû - 16:10

Wesker se dirigeait d’un pas lent en direction des docks. Les lieux étaient toujours aussi lugubre et mal fréquentés, mais curieusement la tension était différente. En effet, les noirs souvenirs qu’il avait du lieu s’étaient comme évaporés ? On dirait que pendant son absence la police avait fait plusieurs décentes surprises afin de faire le ménage sur les quais ! Le marionnettiste resta méfiant, au pire, il pourrait toujours dire qu’il s’est perdu s’il rencontre un agent de la police. Pas très crédible surtout avec une marionnette qui vous incendie si vous êtes trop lent d’esprit.

Bref, l’homme progressa dans les ruelles, il arriva enfin à destination, son entrepôt favori. Enfin par le passé, il y croisa des malfrats qui le regardait d’un menaçant, comme s’ils voulaient se le faire ! Mais la marionnette menaçante avec sa mitraillette les calmaient légèrement, l’un d’eux osa toutefois s’avancer.

-Vous êtes perdus ! Je peux vous conduire !
-Casse toi minable, sinon je te conduis direct à la case enfer !


Hurla la marionnette en direction de l’individu. Ni une ni deux, le malfrat déguerpi, il était surtout surprit que le pantin parle et le menace avec son « jouet ». Arnold progressa comme s’il était protégé par deux gros gardes du corps imaginaires.

A mesure de ses pas, Arnorld comprit que les territoires avaient été remaniés au fil des années. Il avait lu dans le journal que des nouveaux noms avaient remplacé les anciens qu’il avait connu avant son incarcération.
Il pensa alors au « Pingouin » et au « Joker » qui faisaient leurs propres loins, mais serait-il possible qu’ils aient prit les docks sous leur joug ? Wesker resta silencieux et s’arrêta même.

-Qu’est ce que tu fou ! B*rdel !
-Ecoute. Il semblerait qu’il est un échange non loin ! Là-bas, regarde de la lumière. On ne devrait pas rester là.
-Oui, on devrait nous imposer là bas ! Alors bouge-toi et avance !! Imbécile !!

Arnold avala sa salive et acquiesça. Il reprit sa marche vers l’entrepôt éclairé. Tous les deux passèrent inaperçus dans les ruelles. En même temps, ils étaient vêtus de costume sombre, la nuit ça aidait.

« La ferme, Coal ! Épargne-moi tes conn*ries, j'suis pas d'humeur. Black Mask tient à ce qu'on arrange le partenariat avec notre nouvel allié sans commettre de bourde. Le gars est du genre tatillon... »
« Ha ha ! C'est rien d'le dire, ça ! A BlackGate, personne osait lui chercher des crosses. Scarface, qu'il s'appelle. 'Paie pas d'mine, à voir sa tronche. Mais les seuls types qui sont restés en vie pour parler de lui disent qu'c'est une pointure du domaine, et qu'il a pas mal de gars sous ses ordres. »
- Ah ouais... C'est pour ça qu'on va s'allier avec lui. Il est comme nous, ce Scarface. L'est pas comme ces tarés sortis d'Arkham qui veulent transformer Gotham en foire ; lui, il a fait BlackGate, là où on enferme les mecs normaux. Le boss et lui vont se mettre d'accord pour unir leurs forces, et, comme ça, on butera les autres tarés. Et à nous la belle vie !


Wesker écoutait attentivement les conversations à travers un carreau cassé. Ils parlaient de sa marionnette ? Pourtant, il l’avait crée pendant son emprisonnement ! Comment pouvaient-ils connaître les faits de son alter-égo ? Tandis qu’Arnold se posait une multitude de questions, Scarface était en très de jubiler ! Reconnu par ses pairs comme un truand hors pair ! Excellente nouvelle ! Toutefois, un autre élément vint se rajouter à la donne déjà bien garnie.

Une jolie femme venait tout juste d’apparaître, la marionnette écarquilla ce qui lui servait de contour des yeux. Il parvint même un la siffler. Mais cacher dans l’ombre, personne ne remarqua les deux protagonistes.

« Détendez-vous, messieurs. Je ne suis pas armée. Vous n'oseriez pas tirer sur une faible femme, pas vrai ? Que contiennent ces mallettes ? De l'argent ? »
- Heu... C'est qu'on est pas censés en parler...
« Soyez sans crainte, je n'en parlerai à personne. Ce sera notre... Petit secret. »
« Si vous l'dites à personne, j'suppose que je peux vous en parler à vous, alors... Chaque valise abrite deux cent cinquante milles dollars, pour un total d'un demi-million. Un p'tit cadeau d'la part de notre chef, Black Mask, pour "convaincre" Scarface de s'allier à son gang. »


Dans leur coin, la marionnette reprit la parole.

- Un demi-million pour moi, tu entends ça !
-Pour nous ! Rectifie Arnold.

Il ne manquerait plus qu’il n’ait rien. Après tout le mal qu’il a eu pour sortir de sa prison.
La discussion reprenait déjà son cours.

« Hey ! Je croyais que vous vouliez juste savoir ce qu'elles contenaient ? Vous allez pas nous les piquer, dites ? »
« Non, bien sûr que je ne vais pas vous voler. Je veux juste jeter un petit coup d’œil. Il n'y a rien de mal à jeter un petit coup d’œil, n'est-ce pas ? » [/b]

La marionnette décida de régler le problème de la rousse. Il poussa alors Wesker à sortir de l’ombre récupérer leur dû à cette opportuniste. Ainsi l’homme se tenait à présent devant la femme toute de vert vêtue. Il baragouina quelque chose, mais ce fut Scarface qui prit le dessus, comme toujours.

« On s'est perdu, trésor ? »
-Salut ma jolie ! Rends-moi ce qui m’appartient ! Sinon tes jolies formes vont brûler sous tes yeux envoûteurs !

Evidemment les mots qui sortirent de la bouche de Scarface venaient de l’esprit d’Arnold. Il était totalement sous le charme de son interlocutrice, mais la cruauté du pantin était sans limite, car il ne ressent pas d’émotion, pas de cœur donc pas d’envoûtements ! Il chercha quelque chose dans sa chemise, un briquet certes, minuscule ! Mais cela restait du feu.

-Combien veux-tu parier que le feu te fera frissonner ! J’ai cru comprendre que vous les aviez drogués, voyons l’effet du retour de flamme !!
-Calme-toi, Scarface, il est inutile d’attirer l’attention de la police ici !

Le pantin alluma son briquet, il s’amusait à allumer/éteindre. Tout en regardant les autres mallettes qui étaient destinées. Mais ce qui ignorait la rousse c’est qu’il gagnait du temps, et oui, les malfrats reprenaient leur esprit petit à petit. Et bientôt ils réduiront au silence la jeune femme, tout ça en douceur. Digne d’Arnold, mais de Scarface c’était une autre paire de manche. La balle était dans le camp de leur interlocutrice.


[hj : désolée du retard, j’ai essayé de faire au mieux au niveau des couleurs j’étais pas sûre Smile Sinon j’espère que le texte de convient sinon n’hésite pas, je modifie Smile ]
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Pamela Isley/Poison Ivy

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MessageSujet: Re: Les affaires reprennent [libre]   Lun 27 Aoû - 9:55

L’Empoisonneuse s'était adressée au timide homme aux lunettes teintées, mais ce fut son acolyte en bois qui répondit, en brandissant une mitraillette adaptée à sa petite taille. Comiquement armée, la marionnette ouvrit et ferma mécaniquement sa bouche coulissante à intervalles réguliers, exigeant de la reine verte qu'elle lui rende son dû. La rousse arqua élégamment un sourcil interrogateur, songeant :

* En voilà un qui ne perd pas le nord ! Il a probablement entendu parler du demi-million, et s'est dit qu'en débarquant et en nous faisant le numéro du fou qui s'exprime au travers d'un pantin, on paniquerait. Dommage pour lui, Gotham n'en est plus à son premier taré, et ce n'est pas un pseudo-schizophrène qui m'effraiera. *

* Tue-le, qu'on en parle plus ! * Soupira avec une lassitude évidente la petite voix intérieure d'Ivy, qui ne comprenait pas qu'autant de palabres soient nécessaires pour éliminer un bête mammifère impuissant.

Le hangar perdit graduellement son atmosphère confortable et sensuel créé par les phéromones de l'éco-terroriste. De leur côté, les hommes de mains de Roman Sionis hésitaient quant à la marche à suivre. L'un d'eux, son pistolet levé, ouvrit de grands yeux effrayés en apercevant Scarface, tandis que ce dernier agitait la flamme tremblotant d'un briquet à l'attention de la séductrice en vert. La réplique du pantin, plus que le commentaire angoissé de son porteur, fit tiquer les malfrats.


« Comment ça, "drogués" ? » S'insurgea Recksley, ses traits s’obscurcissant tandis qu'il commençait à comprendre que l'on s'était joué de lui.

- Ouais, de quoi tu parles, guignol ? Surenchérit Coal en montrant les dents, son petit calibre pointé sur le marionnettiste au costume noir.

Pour la biochimiste aux yeux d'émeraude, la situation se gâtait sérieusement. Moins stupide que prévu, le nouvel arrivant avait, en quelques mots, semé le doute dans l'esprit des hommes de Black Mask, qui flairaient à présent l'anormalité des circonstances. Sans ce trouble-fête débonnaire et son jouet, Pamela n'aurait eu aucun mal à convaincre les cinq hommes de lui confier l'argent, avant de les éliminer. Mais depuis qu'on les avait mis sur la piste des phéromones...


* Méfie-toi aussi du briquet. Il n'a l'air de rien, en apparence, mais j'ai des doutes, Pam'... On peut aisément cacher des bidons inflammables, dans ce genre de hangar. Peut-être qu'en lâchant son briquet, il va tout faire sauter. *

L'angoisse de son alter-ego se communiqua à la laborantine, qui décida de garder pour elle la réplique acerbe et moqueuse destinée au bonhomme de bois. S'éleva alors du groupe de malfrats une voix fluette et étranglée.

« Les mecs... C'est lui. »

Le cliquetis sourd et rocailleux du briquet s'allumant et s'éteignant fut, pendant une longue minute, l'unique son audible dans l'entrepôt. Un à un, les comparse du criminel braquèrent un regard mi-angoissé, mi-dubitatif sur son visage défiguré par la terreur, avant de l'imiter. Déglutissant, reculant inconsciemment d'un pas ou deux, le quintet de Black Mask cessa de voir en ce banal quinquagénaire un quidam lambda. Réfugié derrière ses deux gardes du corps, Recksley articula en pâlissant :

« T'es... Heu... T'es sûr ? »

La confirmation ne se fit pas attendre. L'homme interrogé hocha positivement de la tête avec virulence.

« Ouais ! Ooooh put*in ouais, j'suis certain ! Mon pote, c'lui qu'est sorti d'Blackgate grâce à Dent... Y m'a décrit Scarface. "Un p'tit pantin tout teigneux qu'à l'air de rien, avec une cicatrice sur la tronche." J'suis catégorique. L'gars qui l'accompagne a un nom du genre... Weston. Ou... Wesley. 'Fin bref, c'est bien Scarface. » Conclut-il après s'être perdu dans des explications confuses.

* Aïe ! De mieux en mieux... * Songea la militante en masquant de son mieux son désappointement, se dégageant les yeux d'un gracieux mouvement du crâne. Ses mains gantées de vert se calèrent sur ses hanches pour en souligner les courbes.

* Un ventriloque qui use d'un jouet pour faire passer ses ordres... Original. On peut dire qu'il ne risque pas de faire tâche, au milieu des autres tarés peuplant cette ville. Donc Scarface, le caïd de poche, aboie les ordres de son utilisateur, qui fait semblant de ne pas le contrôler... Pour renforcer l'autorité du pantin ? Déduisit Ivy, que la dualité de psychisme sidéra, bien qu'elle-même ne soit qu'une portion refoulée de l'esprit de Pamela Isley. A en juger par l'effroi de ces primates, la technique fonctionne. Attention, chérie. N'oublie pas que, stimulé par la peur, le système nerveux produit du cortisol, lequel annule nos phéromones. * Alerta l'avatar de Mère Nature.

Peinant encore un peu à réfléchir, les malfrats se concertèrent, parvenant finalement à la conclusion évidente.


« Mais alors... Si ce gars, c'est Scarface... Faut que tu lui passes le fric, Recksley ! » Réalisa Coal en battant des paupières comme pour en chasser la lourdeur.

Ce dernier, encadré de ses anges-gardiens aux fusils chargés, fit d'abord mine de se pencher pour récupérer les mallettes qu'il croyait avoir laissé au sol. Ne rencontrant que le vide, ses mains battirent l'air, avant que leur propriétaire ne se redresse, et lance à Ivy :


« Dites, mam'zelle... Vous l'avez jeté, votre coup d’œil ? On doit livrer l'argent à M'sieur Sacarface, maintenant. » Argumenta le bandit, mal-à-l'aise malgré lui de déranger la jolie jeune femme avec sa requête.

L'Empoisonneuse évalua rapidement la situation. D'ici quelques secondes, plus aucun des hommes qu'elle avait drogués ne serait sous son influence, et ses charmes ne les dissuaderaient alors plus du tout de ne pas la blesser. Si la reine verte n'agissait pas intelligemment, sa carrière d'éco-terroriste connaîtrait bientôt une fin aussi violente que prématurée. Pour rester en vie, il allait lui falloir étaler plus d'atouts qu'un sourire enjôleur ou des paroles caressantes. D'un timbre voluptueux, la biologiste végétale s'éloigna des deux mallettes, prenant position un peu à l'écart et lissant les contours de sa tunique.


« Je vous en prie, messieurs, faîtes donc... N'allez pas vous mettre en retard pour moi. »

Les émissaires de Sionis fondirent sur la précieuse cargaison, jetant des regards de plus en plus soupçonneux à l'inconnue qui ne leur avait donné aucune information sur son identité. De sublime déesse, la rousse devint bientôt une beauté aux proportions alléchantes, avant de redevenir la belle promeneuse n'ayant à faire dans les docks qu'elle était au naturel. Chacun tenant une mallette, les gardes du corps de Recksley s'immobilisèrent face au marionnettiste, laissant le soin à leur chef de groupe de délivrer l'offre de leur boss. Le porte-parole, suivant une intuition qui le trahissait rarement, s'inclina avant de s'adresser directement à la marionnette, comme si c'était véritablement elle, et non son artisan, qui parlait.

« Bien le bonsoir, Monsieur Scarface. On appartient au gang de Black Mask, Roman Sionis, qui est en passe de prendre le contrôle des rues de Gotham. Notre chef a eu vent de votre retour aux affaires, et apprécierait énormément vous compter parmi ses alliés. Avec nos forces unifiées, nous pendrions la relève des familles mafieuses sans le moindre mal, éliminant les tarés costumés qui ne prennent pas le business de la criminalité au sérieux, ou qui veulent le voir disparaître. Batman lui-même ne pourrait plus nous arrêter !
Monsieur Sionis nous a chargé de vous remettre cette "avance" sur les futurs bénéfices communs que nous serons amenés à réaliser... Si vous acceptez de nous rejoindre. »
Nuança sans trop de subtilité Recksley, avant de faire signe à ses protecteurs d'ouvrir les mallettes.

S’exécutant, les deux gros-bras présentèrent le demi-million de dollars au petit caïd, tandis qu'en arrière-plan, leurs camarades surveillaient suspicieusement les faits et gestes d'Ivy, qui se contenta de tirer sur ses gants nonchalamment, avant de lâcher, l'air de rien :


« Sauf, évidemment, si l'alliance formée par Double-Face vous coupe l'herbe sous le pied d'ici quelques jours... »

Braquant son pistolet sur la vénéneuse séductrice, Coal grogna :

« Hein ? Mais de quoi tu nous parles, toi ? »

Interloqué par les paroles pour le moins sibyllines de la dame verte, l'ensemble du quintet examina le visage agréable de la biochimiste, en quête d'un signe quelconque trahissant du bluff. Mais sur l'ovale encadré d'une chevelure de feu ne transparaissait que la sereine tranquillité qu'affectait ceux en sachant plus que les autres.
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