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 Pamela Isley/Poison Ivy

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Pamela Isley/Poison Ivy

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Messages : 314

Date d'inscription : 18/11/2011

Localisation : Là où la Nature l'appelle


MessageSujet: Pamela Isley/Poison Ivy   Sam 19 Nov - 9:52

Poison Ivy
Nom Prénom
Isley Pamela, Lilian
Age
29 ans
Rang
Criminelle (Tarée)
Compétences et aptitudes
Pamela emploie pour ses activités criminelles quantités de toxines, d'hypnotiques, de phéromones concentrées et autres anesthésiants synthétisés à partir de molécules végétales ou animales. Ces substances peuvent être projetées par spray, ou localisées sur la pointe d'une arbalète montée en gantelet, bien que le moyen de contagion de prédilection de la belle éco-terroriste soit un baiser. En s'étant préalablement immunisée contre la toxine, Ivy a en effet coutume de se recouvrir les lèvres d'un rouge à lèvres empoisonné garantissant à la victime une envenimation au moindre contact labial. Il est à noter que, de cette façon, la toxine se diffuse extrêmement rapidement (en passant par le système veineux sub-lingual), rendant encore plus efficace et dangereuse la contagion.

En bonne condition physique, la jeune femme n'en demeure pas moins une néophyte des sports de combat, et évitera autant que possible les situations d'affrontement direct. Agile et svelte, elle privilégiera la fuite, démontrant en cas de nécessité une prédisposition évidente pour l'escalade. Afin de conserver un avantage sur son opposant, Poison Ivy se sert dans un premier temps d'armes improvisées (un fouet composé de lianes, par-exemple) et pourrait, dans un futur proche, exploiter ses connaissances en biologie et biochimie pour confectionner des bio-gadgets plus élaborés (graines à croissance accélérée immobilisant la cible, projectiles libérant un gaz aphrodisiaque, ...).
Personnalité
Comme la majorité des tarés (et même des justiciers), Pamela possède quasiment deux personnalités. En « civile », c'est une jeune femme timide bien que très polie, introvertie, intelligente mais soumise, toujours prompte à obéir aux ordres de la hiérarchie sans discuter ou à ne faire valoir son opinion que d'une toute petite voix étranglée. D'humeur généralement maussade, ses principales sources de joies lui proviennent des plantes que la botaniste originaire de Seattle cultive chez elle. Son attitude trahit un certain mal-être, une forme de gêne indéfinie dès que l'on pose son attention sur elle. Regards fuyants et tremblements nerveux sont autant de détails achevant de convaincre l'observateur lambda de la transparence de sa personnalité.

A l'inverse, Poison Ivy n'existe que par le regard d'autrui, et aspire constamment à attirer davantage l'attention. Passer inaperçue lui est tout simplement impossible, tant son personæ de criminelle se centre sur la séduction et la manipulation. Contrairement à son visage de tous les jours, la sulfureuse rousse arbore lors de ses apparitions frauduleuses son naturel véritable, dont les besoins inconscients de contrôle se font souvent sentir. Savoir que c'est elle qui tire les ficelles, amener par la manière douce un individu à lui concéder son bien le plus précieux ou à lui obéir servilement sont autant de plaisirs recherchés par l'éco-terroriste, qui savoure l'impuissance de ses proies.

Un alter-ego se forge sur deux principes : des pulsions refrénées et un « habillage » propre à la personne. Dans le cas de Pamela, c'est son attachement profond (virant à la fascination) pour la vie végétale qui l'a conduite à se prendre pour un avatar de la Nature. Œuvrant sous le jour nouveau d'une indomptable créature choisie pour être la main d'une force ancestrale et élémentaire, Miss Isley put enfin laisser libre cours à ses désirs de revanche, se montrant selon les cas faussement enjôleuse et réellement mortelle avec les ennemis de la Nature, ou protectrice et maternelle avec ses « enfants », que ces derniers soient de chairs et de sang ou de liège et de chlorophylle.

En revêtant sa tenue sylvestre, Poison Ivy se métamorphose littéralement, multipliant les poses aguicheuses ou ouvertement suggestives, déroulant un déhanché magnétique là où auparavant ses pas filant droits. Toute en volupté et en grâce, sa silhouette féminine fait écho à une voix devenue suave, chaude et tendre, capable de susurrer de langoureuses promesses comme de cracher le plus aigres des venins.
Costume/Physique
Un visage aux traits fins et délicats, un teint frais de rose pâle, de délicates et appétissantes petites lèvres, Pamela dispose de plus d'un tour dans son sac pour émoustiller la gente masculine. Cependant, plutôt que d'exhiber ses atouts, la jeune biologiste préfère porter d'épaisses lunettes à montures d'écaille masquant la régularité de son faciès et soulignant son apparence de rat de bibliothèque. Son opulente chevelure, rarement démêlée, semble avoir perdu en éclat et pend souvent en un amas informe, chignon maladroitement effectué entre deux poses café. Ses vêtements, possédant en commun le fait d'être exagérément amples et unis, masquent la découpe pourtant attrayante de son anatomie, donnant à cette timide férue de botanique l'air grossier d'un épouvantail. L'absence totale de bijoux achève de compléter ce triste tableau d'une femme dépourvue du moindre gramme de fantaisie.

Redevenue elle-même, la belle rousse entreprend de se maquiller, dynamisant sa crinière de feu par des reflets cuivrés avant de la mettre en valeur par une coiffure savamment étudiée pour voleter à chacun de ses mouvement en un savoureux ballet rythmé de boucles et de mèches. Ses yeux du vert le plus pur reçoivent l'ajout de far, rendant un unique regard de braise de cette belle plante quasiment hypnotique. Dédiée à asseoir ses charmes, le costume de Poison Ivy épouse volontiers les reliefs de la criminelle, en présentant une gamme étendue de verts. Variables dans leurs compositions, ces tenues comprennent fréquemment un bustier à motifs sylvains (soulignant sournoisement un décolleté aussi irrésistible que piégeur), ainsi que des collants ou un pantalon souple. Ses pieds délicats et mobiles peuvent au gré des circonstances être chaussés de bottines, de souliers ou de bottes, toujours décorés avec style dans un esprit floral. Par coquetterie pure, la vénéneuse séductrice décide parfois de compléter son attirail d'une tiare ou des boucles d'oreille, voire de complexifier son maquillage en y ajoutant des arabesques longeant la ligne de ses fins sourcils. Se sachant méconnaissable une fois costumée, Ivy évite de laisser traîner partout ses empreintes et porte des gants à chacune de ses apparitions.

Il va de soi que ce descriptif ne saurait être complet sans mentionner l'envoûtant rouge à lèvre apposé sur sa bouche...
Histoire
Pamela ne lut pas l'épitaphe inscrit sur la petite tombe couverte de lierre de ses parents. Relevant le col de son long manteau gris clair, la jeune femme blottit son nez dans l'épaisse écharpe laineuse lui ceignant le cou et renifla. Derrière ses épais verres blancs, elle posa un regard rêveur sur une unique rose trémière déposée bénévolement sur le lithique monument aux mort. La botaniste ne s'était jamais rendue dans sa ville natale auparavant.

« Vous aviez tort, tous les deux. Ce n'est pas par la rigueur et le sérieux qui font d'une vie un moment agréable. On m'a ouvert les yeux, et je le sais, maintenant : pour mener l'existence qui nous plaît, il faut forcer la main du Destin. »

Le vent se chargea de meubler le silence intervenant à la fin de cette vibrante déclaration. L'air humide et froid apporta comme l'ombre d'une caresse blessée sur la joue de l'unique fille de Peter et Viviane Isley, qui arrangea du mieux qu'elle put la disposition des ultimes pétales desséchés de la rose. Action révélatrice entre toutes : face à la dépouille de son unique famille aujourd'hui disparue, Pamela ne s’émouvait que de la triste mise d'un végétal trépassé livrant une dernière bataille au sein d'un cimetière pour faire ressortir l'éclat rubis de ses ornements pigmentés.

« Je quitte Seattle. Marc et moi partons pour l’Égypte dans deux semaines. Et ensuite, lorsque nous serons devenu riches, on s'installera en Californie. Ce sera plus difficile pour moi de venir vous rendre visite, alors autant que l'on se dise Adieu. »

Sans une larme, presque d'une voix atone, la biologiste déballa sa nouvelle. L'espace d'un instant, elle parut sur le point de rajouter quelque-chose, puis, avec une moue dédaigneuse, rejeta l'idée. D'un pas léger et guilleret, Pamela déserta le territoire des Morts, sourde aux pleurs lancinants charriés par le vent entre les branches dépourvues de feuilles d'un hêtre.

Pamela Lilian Isley vit le monde au centre médical d'Harborview, à Seattle, dans le district de Washington. Sa mère, Viviane, avait coutume de confier à ses amies que l'accouchement ne fut qu'une formalité tant le nouveau-né s'était bien positionné dès la perte des eaux. La confidence était sensé mettre en valeur la bonne volonté dont faisait preuve la jeune fille, mais réussissait surtout à mettre cette dernière mal à l'aise.
Les Isley résidaient à Burien, une petite ville côtière au Sud de Seattle, et constituaient un couple bien sous tous rapports, quoique confronté à des problèmes de fécondation. L'arrivée inespérée d'un enfant sous leurs toit dynamisa le ménage de Peter et de son épouse, déjà tous deux quadragénaires. Pamela, qui demeura malgré de louables efforts fille unique, eut à subir une éducation rigide et sévère, basée sur l'idée répandue que l'intelligence se cultive et s'entretient le plus tôt possible. Collégienne brillante, elle fit rapidement la joie de son père et de sa mère, qui l'enjoignirent à se focaliser sur ses études. Comme de bien entendu, cette politique engendra chez la future criminelle un sentiment de frustration vis-à-vis de ses camarades, libres d'expérimenter une foule de choses intéressantes.
C'est durant cette période que Poison Ivy fut « engendrée ». Adolescente studieuse, réservée et peu populaire (une situation vue d'un très bon œil par l'autorité parentale), Pamela vécut ses premiers amours comme au travers d'une épaisse vitre de plexiglas. On ne l'autorisait qu'à regarder. Discuter, flirter, jouer, embrasser, tout ça lui était fortement déconseillé, sinon interdit. S'amouracher bêtement d'un homme représentait le summum de la bêtise pour Mme Isley, qui répétait à n'en plus finir s'être mariée vierge à vingt-cinq ans, une fois son diplôme de notaire en poche. Néanmoins, en dépit des innombrables discours moralisateurs, la jeune rousse enviait les autres filles, ne se lassant pas de les regarder courir les garçons en riant aux éclats.

Rien d'exceptionnel n'intervint avant les vingt-six ans de la jeune femme. Après être sortie du lycée le prix scientifique en poche, ses parents la poussèrent à entreprendre un doctorat en biologie végétale qu'elle compléta par un master de biochimie analytique, désireuse qu'elle était de pouvoir intégrer le prestigieux laboratoire de recherche en physiologie végétale de Seattle. Ses acquis parlants pour elle, Pamela décrocha un poste, achevant de combler de fierté Peter et Viviane, qui s'abrogèrent naturellement le mérite d'une telle réussite professionnelle. A regret, ils acceptèrent de financer les premiers mois d'un loyer pour la chair de leur chair, comprenant la larme au coin de l’œil que la petite fille d'antan avait finalement atteint l'âge de voler de ses propres ailes. L'intéressée, loin de souffrir de la rupture, put enfin commencer à savourer sa liberté retrouvée, se bornant à quelques sorties culturelles dans un premier temps. Elle adorait son métier, considérait comme une chance d'être sous les ordres d'une poignée de chercheurs aussi célèbres que dédaigneux et vivait la moindre sortie au cinéma comme une escapade au sein de la savane africaine. Un rien la réjouissait, que ce soit dans le monde du travail ou des loisirs, et pas une fois, sa personnalité soumise et introvertie ne fut mise à mal par son environnement. On appréciait partout ce côté discret, conciliant et docile qui résumait à merveille sa personne, sans aller jusqu'à l'inclure dans un quelconque groupe. Pamela était juste une bonne pâte, malléable à souhait et très utile pour boucher les trous.

Tout aurait pu se terminer ainsi. Une vie plate et morne, ennuyeuse pour un regard extérieur, mais trépidante du point de vue d'une provinciale habituée à pire. Or, il n'en fut rien. Un certain Marc Legrande allait faire en sorte de révolutionner l'univers de l'innocente laborantine, motivé en cela par un intérêt purement égoïste. L'homme était trafiquant, revendeur d'objets d'arts et de reliques obtenues sur le marché noir. Séduisant, affable et persuasif, il avait établi un modeste réseau d'informateurs lui assurant la primeur de quelques indications judicieuses moyennant rétribution. Ainsi armé, Marc pouvait acquérir en toute illégalité des bibelots dont il ignorait jusqu'à la valeur réelle, pour ensuite céder ces derniers à des clients fortunées amateurs d'exotisme. Les affaires fonctionnaient bien, toutefois à plus d'une occasion, Marc eut le sentiment de ne pas réclamer suffisamment pour telle sculpture maya ou tel masque africain. Le sourire réjoui d'un acheteur le mit sur la piste, et éveilla sa suspicion. Son inexpérience du domaine archéologique paraissait fausser ses estimations personnelles (ce qui était incontestablement le cas, en vérité), et à la suite d'une vente, le commerçant prit la décision d'améliorer son organisation.
Un reliquaire égyptien scellé avait récemment intégré sa collection privée, reliquaire qui patientait tranquillement dans un entrepôt au Caire. Une analyse préliminaire aux rayons X mit à jour le contenu (assez surprenant) de l'objet : le reliquaire ne dissimulait qu'une plante ! Persuadé que le végétal était une rareté sans prix si l'on voulait se donner la peine de le faire évaluer, le jeune contrebandier se mit en quête d'un expert en botanique qu'il pourrait utiliser pour expertiser la plante à moindre frais. Une fois l'information obtenue, il prévoyait de lever le camp sans demander son reste, avant de probablement réaliser la vente de sa vie. Et après, ce serait l'extase d'une longue retraite dans un de ces paradis fiscaux dont on lui rebattait tant les oreilles...

Marc LeGrande fit la rencontre de Pamela sur le lieu de travail de cette dernière, alors qu'il effectuait un simple repérage à Seattle, dans un département de recherche renommé. La naïveté de cette timide rousse lui sauta aux yeux, désignant la botaniste comme la candidate idéale et mettant un terme prématuré à ses recherches. Se faisant plusieurs fois passer pour un livreur, il amorça une longue et pénible phase de séduction, facilitée par le fait que la demoiselle ignorait tout des romances. Loin du regard désapprobateur de ses parents, l'ingénue spécialiste des organismes chlorophylliens tomba sous le charme de Marc. Ce beau-parleur, qui prétendit vivre de petits boulots, menait une ligne de vie aux antipodes de celle de Pamela. Ses baisers avaient le goût délicieux de la Liberté, ses étreintes respiraient l'inconscience et la spontanéité. En un mot, l'escroc fit tourner la tête de son amante en l'immergeant brutalement dans un monde sans tabous ni restrictions. Enivrée par ce soudain vent du changement incroyablement agréable, la jeune laborantine se mit à rêver mariage, enfants et maison. En parallèle, sa mémoire lui repassa les vingt premières années de son existence, à subir le joug dictatorial de règles édictées par des parents trop protecteurs. L'amertume de ne pas avoir pu profiter plus tôt des plaisirs simples du quotidien assombrit ses sentiments, et la belle rousse coupa les ponts avec ses géniteurs. En apprenant à ses vingt-sept ans qu'ils étaient morts dans un accident de voiture (un chauffard ivre les avait percuté), sa seule réaction fut de pousser un soupir las en imaginant l'interminable paperasse qui lui tomberait dessus sous peu. Dans l'ombre, Marc se frottait les mains. Il était enfin parvenu à isoler sa proie de ses proches, la laissant vulnérable et seule, toute disposée à subir son influence. L'heure approchait de mettre fin à la mascarade.

Au détour d'une anodine conversation, tandis que l'un et l'autre se promenaient dans un parc, le sujet d'une plante retrouvée dans un vieil herbier fut abordé. Présentant l'exercice comme un jeu, Marc suggéra discrètement à son interlocutrice d'étudier les propriétés d'un échantillon du végétal, s'assurant au passage que Pamela garderait pour elle le contenu des résultats. Stimulée par le défi de percer l'identité mystère d'un organisme inconnu, la laborantine se sentit redevenir une écolière entamant la résolution d'un problème particulièrement corsé qui mettrait à l'épreuve son intelligence. Elle savait que fierté et satisfaction l'accueilleraient au bout du compte, à condition de remplir correctement sa tâche. La plante se révéla être une variété disparue de fougère dont la sève regorgeait d'une molécule très difficile à produire par synthèse. A l'état naturel, la substance ne jouait qu'un rôle biochimique mineur, mais chauffée doucement et mélangée à de l'alcool, elle devenait un poison létal éliminé par le foie en deux heures. En effectuant le compte-rendu de sa découverte à Marc, le docteur Isley ne masqua pas son euphorie. Tous deux détenaient à l'évidence une quantité non-négligeable d'un composant qui, entre de bonnes mains, promettait des applications thérapeutiques inédites. Pamela, tout à sa joie, se voyait déjà remerciée d'un Nobel en Médecine pour sa contribution à la découverte d'un remède quelconque, et partit dans une série de gloussements nerveux incontrôlés. Son amant, lui, rit jaune. On venait de lui annoncer ce qu'il espérait entendre depuis des semaines : il possédait de quoi largement assurer la fin de ses vieux jours. Plus besoin de supporter une bécasse obnubilée par les épicéas et la différence entre chêne et bouleau. Fini, les interminables soirées en amoureux à devoir faire mine de savourer la présence d'une minable chercheuse à la mentalité de serpillière. Un coup de fil à son contact du marché noir, cinq minutes de pourparlers sur le pourcentage que toucherait ce dernier, et l'affaire serait dans le sac. On établirait une date de rencontre, de jolis billets verts changeraient de main, et Marc Legrande décollerait l'heure suivante en direction des îles Caïmans. Seule formalité à accomplir : se débarrasser de la binoclarde rousse. Le mieux restait encore de lui faire croire à un voyage en Égypte pour aller récupérer le reste de la miraculeuse, avant de se laisser dans un tour du monde en duo (scénario invraisemblable qu'elle gobera avec un sourire stupide). Au Caire, des touristes disparaissaient tous les jours. Or, Marc avait justement sous la main un poison qui, si il avait bien compris, était extrêmement difficile à repérer...

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L'empoisonnement échoua d'un cheveu. Péchant par paresse, l'escroc n'avait pas cherché à connaître la dose minimale à introduire chez la victime pour entraîner le décès. Pamela Isley, grièvement intoxiquée, fut retrouvée entre la vie et la mort par une employée du service d'étage tard dans la soirée. Transportée d'urgence au service des intoxications, elle reçut des soins visant principalement à stabiliser son état de santé, la source exacte de sa défaillance musculaire demeurant un mystère. Elle, en revanche, savait tout. Et, au cours des nuits interminables qu'elle passa au Caire, à attendre que son corps se rétablisse, la laborantine doctorante en biologie végétale mit au point sa vengeance. Pareille à la déesse Némésis, son courroux ne s'apaiserait qu'une fois l'homme à l'origine de la trahison enterré six pieds sous terre. Marc la croyant morte, la furieuse rousse se savait pouvoir le traquer en toute tranquillité. Ayant vécu avec lui, elle connaissait certaines de ses habitudes (en partant du principe plausible qu'il n'était pas allé jusqu'à s'inventer une seconde vie dans l'unique but de la tromper), et demeurait confiante en ses capacités à la localiser. Restait à définir la manière dont il allait payer. Pamela réfléchit longuement à ce sujet, déterminée à humilier au plus haut degré le misérable rat qu'était Legrande. Il avait apprécié le comique de situation d'un « baiser de la Mort » ? Elle lui en administrerait un à sa façon. Il l'avait conquise par son charme ? Elle le forcerait à supplier de renouer.

Retournant à Seattle (point de départ comme un autre), la biochimiste retrouva son lieu de travail, où à la nuit tombée, elle préparait en secret un arsenal destiné à faciliter sa revanche. Parfum mêlant senteurs aphrodisiaques et phéromones concentrées, spray libérant un puissant et volatile hypnotique ainsi que l'indispensable rouge à lèvre empoisonné (par de la TTX, pour compléter l'ironie de la situation), toutes ces drogues furent synthétisées avant d'être conditionnées pour devenir les armes d'une femme aux illusions brisées. Sans perdre plus de temps, Pamela se mit à passer ses soirées à arpenter les endroits où elle savait pouvoir rencontrer des connaissances de Marc, qu'elle soumettait à l'hypnotique. Dans un état second, les victimes subissaient l'interrogatoire précis de la férue de botanique, qui en pareilles occasions dissimulait ses traits derrière des lunettes à verres fumé et un imperméable unisexe. La rubrique des faits divers ne manqua pas de colporter la rumeur stupéfiante d'individus qui ne se connaissaient pas, mais rapportaient la même histoire. Un soir, tandis qu'ils passaient tranquillement leur temps dans un endroit familier, ils traversaient un passage à vide, un épisode amnésique. Jusqu'à une demie-heure se trouvait manquante dans leur mémoire, dont ils gardaient pour unique souvenir une sensation de béatitude confuse et le son ronronnant d'une voix féminine. La police de Seattle, amusée, conclut à un mythe urbain démarré par un alcoolique ayant vu trop de mauvais films.

Pamela Isley débusqua Marc deux jours après que ce dernier se soit débarrassé du reliquaire égyptien et de son contenu hors de prix. L'escroc crut à l'apparition d'un fantôme en découvrant face à lui une revenante, vêtue de la même robe de mousseline que la dernière fois qu'il l'avait quittée et maquillée idéalement. Impavide, il resta coi en entendant l'apparition lui reprocher de l'avoir abandonnée seule dans une chambre d'hôtel sans lui offrir la nuit de délice initialement due. L'atmosphère s'électrisa d'une tension sexuelle venue de nulle part. Sans trop bien comprendre si cela provenait de sa robe, de la bière ingurgitée plus tôt ou d'une foutue phase de la lune, Marc tenta maladroitement de se trouver une excuse plausible, oubliant complètement qu'il s'adressait à la femme qu'il avait essayé d'éliminer de sang-froid. Son plaidoyer alla jusqu'à proposer à la créature enchanteresse l'ensemble de sa fortune récemment acquise. Loin de trouver grâce aux envoûtants yeux émeraude de la sublime rousse, son pitoyable babillage parut lui démontrer que le peu d'intérêt qu'elle témoignant au jeune blond était justifié. En désespoir de cause, le séducteur du dimanche implora Pamela de lui donner une dernière chance, lui tendant avec insistance la mallette contenant son magot.. Clémente, l'intéressée accéda à la supplique de son ex-amant, donnant au trafiquant un baiser à se damner. Marc LeGrande, aux anges, avait encore le sourire aux lèvres au moment de son son trépas.
La boucle venait d'être bouclée.

Le cas LeGrande fit couler beaucoup d'encre, notamment lorsque l'on apprit qu'il avait été empoisonné par la toxine du Fugu, un poisson très en vogue dans les restaurants japonais. La presse s'empara de l'affaire, explorant longuement la piste d'une histoire incluant les Yakuzas ; la police de Seattle, pour sa part, entama une enquête sérieuse. Loin d'être inquiétée, Pamela retint de sa croisade contre le Mâle une leçon intéressante : les hommes se trouvaient souvent désarmés devant une belle femme, surtout si la Nature recevait un petit coup de pouce. Le sort de Marc pouvait très bien devenir celui d'un autre homme tout aussi crapuleux que l'escroc bonimenteur. Obnubilée par la possibilité d'exploiter sa découverte dans un but plus noble, la plantureuse rousse eut un déclic en maudissant pour la centième fois les politiques, bien souvent ravis de dénoncer les méfaits de la pollution ou de la déforestation, mais immodérément avares de décisions concrètes et tangibles. Mais ça allait changer.
Pamela Isley avait déjà été interrogée par la police au sujet du décès de son compagnon (des témoins avaient mentionné son nom au cours de leur déposition), aussi entamer une carrière d'activiste criminelle à Seattle ne lui sembla pas être la meilleure des idées. En revanche, il existait une ville où les autorités se trouvaient clairement dépassées et en sous-effectif ; ville où la pollution se répandait à une allure alarmante, et dans l'indifférence la plus totale : Gotham City.

L'éco-terroriste surprit ses collègues en demandant une mutation au laboratoire biologique de l'Université de Gotham (un département dont les crédits étaient inexistants, et à la sinistre réputation de cul-de-sac professionnel). La biochimiste de formation délaissa le précédent théâtre de ses méfaits pour rejoindre l'épicentre de la Corruption, se servant à bon escient d'une partie des « économies » de Marc Legrande pour financer le déplacement et l'achat d'un appartement. Toutefois, elle n'agirait pas en tant que Pamela Isley, mais sous l'apparence désarmante et trompeuse d'une femme fatale épurant la planète de tous ceux qui la malmènent avec inconscience ou mépris. Réutilisant les initiales de son nom civile, elle prit l'identité de Poison Ivy.
Test RP
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Elle avait mal, horriblement mal.
C'était devenu sa réalité, l'unique point d'ancrage de son âme dans un torrent flou de perceptions légères et transitoires. Tels des papillons se posant de mauvaise grâce sur son corps, Pamela crut deviner, l'espace de demies-secondes, d'autres sensations que la douleur omniprésente. Cependant, ces accalmies demeuraient trop courtes pour qu'elle fusse certaine de leur existence. Le flux continu de lave dévorant ses chairs, la contraignant à hurler à pleins poumons, aurait lui au contraire mieux fait d'être une illusion, un rêve. Impossible de ne pas crier tandis que des lames cisaillaient sa peau à chaque millimètre carré, mettant son organisme au supplice. La souffrante se savait être au seuil de la limite d'endurance de son cerveau. Un microgramme de douleur supplémentaire l'aurait conduite à une perte de connaissance salvatrice, à l'oubli du noir abyssal.
En lieu et place, on lui éblouissait la vue avec une puissante lampe braquée sur sa tête. Une cacophonie aiguë satura son ouïe à la seconde où ses oreilles se remirent à fonctionner. Moite de transpiration, la gorge plus sèche qu'un ancien parchemin, Pamela entraperçut des formes blanchâtres au travers de ses paupières gonflées. Le décor filait, en arrière-plan, à la manière d'une toile déroulée pour un mauvais trucage de déplacement en voiture. Son dos crut reconnaître la forme d'un lit étroit, qui n'était pas le sien. Où était-elle ? Impossible de le savoir. Au-dessus de sa tête, l'éclairage alternait entre la lumière crue et des phases reposantes de pénombre. On parlait avec empressement dans une langue lui étant étrangère, le couinement régulier de petites roues tournant sur elles-même en fond sonore.


* Je suis dans un lit d'hôpital * Comprit dans un bref éclair de lucidité la rousse transportée en urgence.

La seconde suivante, une âme charitable lui enfonça doucement une aiguille dans le bras, et les ténèbres se drapèrent autour d'elle avec la douceur du velours.

Le soir précédant, Marc et Pamela se trouvaient au Caire, dans une petite chambre d'hôtel trois étoiles, chacun une coupe de champagne à la main. Lui resplendissait dans un costume à la coupe élégante, ses cheveux blonds ramenés en arrière et sa barbe soigneusement taillée. Elle, mal installée dans une robe en mousseline pastelle (cadeau hors de prix qui fit intérieurement grincer son soupirant), savourant le bonheur présent, aspiré dans le bleu profond des yeux de Marc. L'escroc, sourire ravi aux lèvres, demanda de but en blanc :


« Dis-moi, Pam'... Ce poison, que l'on pouvait produire à partir de notre plante... »

- La diatréïne ?

- C'est ça ! La diatréïne... Est-ce qu'elle pourrait être dénaturée, par-exemple en étant immergée dans une solution alcoolisée ?

La jeune laborantine, qui avait au préalable avalé deux verres d'apéritif, gloussa bêtement, avant de se reprendre, une main devant la bouche.

« Non, c'est d'ailleurs l'une des caractéristiques les plus dangereuses de ce dérivé de la Tétrodon Toxine, ou TTX : son action est rapide, et rien ne peut l'arrêter une fois entamée. Ni la chaleur, ni les utltra-violets, ni les détergents organiques, ni le moindre réactif ne peut la rendre inoffensive. Mais pourquoi tu me demandes ça, chéri ? »

Son vis-à-vis se leva lentement, levant son verre comme pour porter un toast.

- Parce que tu viens d'en ingurgiter une bonne rasade, ma chérie.

De stupeur, Pamela avala de travers, toussant bruyamment jusqu'à récupérer son souffle. Hilare, elle croit naturellement à une plaisanterie. Mais le jeune homme se contente de la toiser froidement, en reboutonnant méthodiquement sa chemise. Elle sent une chaleur inhabituelle lui monter aux joues. Son larynx se contracte, lui donnant l'impression de respirer à travers une paille, et ses pupilles dilatées aux maximum saturent ses photorécepteurs de signaux lumineux. Éblouie et désorientée, la botaniste piégée tente vainement de se lever, et ne réussit qu'à s'affaler mollement sur la moquette rouge passion de la chambre. Paniquée, son rythme respiratoire s'emballe, alors même qu'elle sait devoir rester calme pour ralentir la propagation de la toxine dans son sang. Face contre terre, la rousse commence à deviner ses muscles qui se contractent au possible, la paralysant dans une douloureuse position. Ses muscles respiratoires se figent, et bientôt c'est son cœur qui tiendra la pose, au grand dam de son cerveau privé de nutriments. Tout se brouille autour d'elle, et Pamela sent couler sur ses joues des larmes de désespoir. La Mort l'attend, rien ne peut y changer, et sa dernière pensée cohérente fut:

* Mon Dieu ! Comme j'ai pu être sotte! *

De son côté, Marc assiste tranquillement à la réussite parfaite de son plan. Par pur jeu pervers, il s'avance au-dessus du corps agonisant de sa victime, lui versant le reste de sa coupe sur le visage. Obéissant à une pulsion subite (il croit se souvenir que le poison reste dans le sang jusqu'à son élimination hépatique), l'assassin se penche, et dépose un baiser prudent sur la joue humide et salée de la mourante.

* Un « baiser de la Mort » comme ils disent au cinéma. *

[i]Ravi de cette dernière provocation, l'escroc quitte la pièce, riant de satisfaction. Demain, il avait rendez-vous avec la Richesse.

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IRL
Pseudo
Aether
Age du joueur
20 printemps
Disponibilité RP
Un peu variable (entre 6/7 et 2/7). Tablons donc sur un 4/7
Découverte du forum
Grâce à son choléidoptèriesque administrateur, qui m'en a touché deux mots.
Code du forum
Ok by Ozzie
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Gotham City
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Date d'inscription : 09/10/2011


MessageSujet: Re: Pamela Isley/Poison Ivy   Sam 19 Nov - 11:01


    Bienvenue à toi, nouveau membre de Gotham City Stories. Je serais l'administrateur qui se chargera de valider ta fiche de présentation en te fournissant toute l'aide nécessaire à la réalisation de cette dernière.

    Pour mener à bien ce projet, je te conseille fortement d'aller consulter notre contexte afin de connaitre la situation géopolitique régnant dans la ville sombre de notre Gotham. Le plus important concernant la validation de ta fiche concerne ta connaissance de notre règlement. Nul n'est au dessus de la loi même lorsqu'on s'est évadé d'Arkham. Pour être certain que la lecture du règlement se fasse, nous avons incorporé un code dissimulé dans le règlement. Pour être validé, il faut le code et pour trouver le code, il faut lire le règlement.

    En dehors de ces deux passages obligatoires, tu peux voir les différents groupes existants au sein du forum, les personnages les plus importants dans le contexte actuel et, dans l'éventualité où tu hésiterais sur le choix à faire pour ton personnage, tu peux consulter notre galerie de prédéfinis. Veuillez toutefois à lire le préambule si tu décides d'en incarner un.

    N'oubliez pas de faire un tour dans les locaux du Gotham Globe pour vous tenir informer des derniers événements ayant eu lieu en ville !

    Si ces quelques liens ne parviennent pas à répondre à tes questions, surtout n'hésites pas à me poser des questions ici même ou sur ma boite de messagerie. Mon collègue, Batman, pourra lui aussi se plier en quatre si vous vous croisez.


__________

Je viens de lire ta fiche et je n'ai absolument aucune remarque négative à te faire. Personnage prédéfini et joueur doué. Que demande le peuple staff ? Tu es donc et sans aucune hésitation validé en tant que Criminelle !

Penses à créer tes fiche de liens et de sujets. Wink
(Et pas un mot sur le fait que Batou et moi n'avons pas encore fait les nôtres.)

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MessageSujet: Re: Pamela Isley/Poison Ivy   Sam 19 Nov - 11:24

Bienvenue!

Alfred! Mon smoking! Réservez une table pour deux au Dorcia! Et envoyez un chèque d'un milliard à la première association d'écologie venue! Je veux faire bonne impression devant la rousse!


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Pamela Isley/Poison Ivy

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MessageSujet: Re: Pamela Isley/Poison Ivy   Sam 19 Nov - 13:30

Merci à vous deux Very Happy (mon rêve se réalise \o/ : être le premier membre à rejoindre un forum ! Trop cool @_@).

Entendu, je file m'occuper de mes fifiches Wink Batman, prépares-toi à relever ton premier défi Twisted Evil (et commence déjà à t'entraîner à conserver ton regard au niveau du visage. Je ne veux pas d'une victoire facilitée sous prétexte que tu étais trop "distrait" Razz).
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Pamela Isley/Poison Ivy
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