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 Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)

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Master Rp

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Date d'inscription : 20/11/2011

Localisation : Gotham City


MessageSujet: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Dim 20 Nov - 20:53

Le sergent Harvey Bullock


Poste de police de la 64éme avenue. 23h18

Le sergent Bullock allait avaler son 9éme donuts de la soirée lorsque le téléphone de l’étroit cagibi qui lui servait de bureau sonna.

« Ouais ? »

« Harvey ? C’est Dan Wilhite »

Il s’agissait du patron de la brigade des stupéfiants.

« Qu’est-ce qu’il y a capitaine ? »

« Connais-tu Ralph Kafesjian ? »

« Je sais qui c’est, je sais ce qu’il représente pour le service »

« On m’a appelé chez moi en urgence alors que j’étais tranquille avec ma femme à regarder les marx brothers. C’est à propos du lieu d’un crime, je n’ai personne à envoyer là-bas. »

« Mettez moi au parfum capitaine, j’y vais »

« C’est un cambriolage chez Ralph »

« Adresse ? »

« 1684 Arlington Road »

« Là-bas ? Quelqu’un a déjà dû appeler le poste de Wilshire avant de vous appeler, je me trompe ? »

« Non, la femme de Ralph, toute la famille au grand complet était sortie pour la soirée mais Madge, l’épouse est rentrée la première. Elle a retrouvé la maison cambriolée et elle a appelé le poste de Wilshire. Ralph et ses deux mômes, Tommy et Lucille sont rentré à la maison qu’ils ont retrouvé pleine d’inspecteurs, lesquels n’étaient pas au courant de… euh… notre arrangement avec la famille. Apparemment ça a tout l’air d’un nom de Dieu de cambriolage avec effraction, un truc de fêlée et les agents de Wilshire se comportent comme de vrais emmerdeurs »

« D’accord j’arrange le coup »

« Excellent Harvey, emmène quelqu’un avec toi qui est aussi au courant pour notre arrangement avec les Kafesjian. »

Dès qu’il eut raccroché, Bullock composa un autre numéro pour appeler du renfort. D’abord Riegle, puis Jensen, tous des corrompus au basques du commissaire Loeb, pas de réponses. Il appela Stemmons en dernier.

« C’est moi, j’ai besoin de toi pour une petite course pour Dan Wilhite, s’agit d’aller brosser Ralph Kafesjian dans le bon sens du poil. »

Sifflement inquiet de Stemmons à l’autre bout du fil.

« J’ai entendus dire que son gamin était un vrai psychopathe. »

« 1684, Arlington Road, attends-moi dehors, tu me mettras au courant. »

« J’y serais. Hé ! T’as vu les dernières informations ? Le commissaire Loeb nous a qualifié de policiers exemplaires mais Harvey Dent a dit que nous étions des parasites incompétents et qu’il allait… »

Bullock raccrocha.

Arlington Road, 23h48

Bullock soupira en pensant qu’il devait aller aider le seul fourgeur de drogue de Gotham autorisé par le commissaire Loeb. La brigade des stupéfiants et la famille Kafesjian c’était une relation de 20 ans. Ils avaient réussi à rentrer dans la course en versant leur pourcentage aux mafieux, difficile de dire si c’était Falcone ou Maroni. Herbe, pilules et héroïnes pour une clientèle de raclure dans les bas-fonds de Gotham. La famille avait un boulot de balance attitré pour la police de Gotham en échange de la franchise. Les stups les protégeaient et Ralph Kafesjian caftaient les fourgeurs concurrents selon le mot d’ordre de la politique du commissaire : garder la drogue dans les bas quartiers et loin du centre-ville. Le boulot de façade de Ralph : commerçant légitime, proprio d’une chaîne de pressing. Quant au boulot du fils psychopathe : casseur de tête entre tous, le roi du muscle. Bullock s’arrêta devant leur maison éclairé de partout, des voitures de polices garées partout en plus de la Ford du fils Kafesjian. Bullock sortit de sa patrouilleuse et s’approcha de Stemmons qui lui désigna les deux flics en uniforme qui gardaient la porte de la maison.

« Harvey, voici l’agent Nash et l’agent Miller »

Poignées de mains.

« Messieurs, les stups prennent l’affaire en main, vous retournez au poste, c’est le sergent Stemmons et moi-même qui rédigeront les rapports s’il y a lieu. »

« S’il y a lieu ? Attendez sergent Bullock, vous ne savez pas ce qui s’est passé ici ! »

Ton affolé.

« Retournez dire à votre lieutenant que c’est Dan Wilhite qui m’a envoyé ici, dites-lui qu’il s’agit du domicile des Kafesjian, ce qui fait que ce n’est pas votre petit cambriolage banal. »

Bullock s’écarta et longea la clôture grillagé du jardin jusqu’au cadavre des deux Dobermans du fils Kafesjian. Leurs yeux avaient été arrachés, leurs gorges tranchées, comme si une nuée de rapaces avait foncé sur eux pour les tuer. Leurs entrailles et leur sang étaient répandus partout dans le jardin. Bullock se tourna vers Stemmons.

« Fais-moi le topo, j’ai vraiment pas envie d’interroger cette famille de dingues au grand complet. »

« Bon, ils assistaient tous à une soirée. La femme a eu la migraine, donc elle a été la première à rentrer en taxi. Elle est sortie pour donner à manger aux chiens et elle les a trouvés comme ça. Elle a appelé les flics. Le reste de la famille est rentrée, ils ont fait un foin de tous les diables en trouvant tous les flics. »

« Est-ce que tu leur a parlé ? »

« A Madge oui, avant que son mari lui dise de la fermer, apparemment on a volé toute l’argenterie, héritage de famille. »

Bullock passa par la véranda-cellier-laverie et constata que le cambrioleur après avoir tué les chiens avait détruit la serrure. Bullock fit le tour du proprio : moquette épaisse, canapés en velours, papier peint cloqué sur les murs, climatiseur qui rendait l’âme. Bullock entendit la voix du fils Tommy Kafesjian qui hurlait à l’étage. Il dit à Stemmons :

« Monte et fais lui le coup du gentil flic, présente tes excuses pour l’intrusion, propose lui d’appeler les services véto pour ses chiens, demande lui s’il veut une enquête, soit bien gentil, tu comprends ça ? »

« Mais Harvey ? C’est un criminel psychopathe ! »

Bullock ne lui répondit pas et s’avança en plein milieu du salon vers Ralph Kafesjian, un gros type graisseux et vieillissant.

« Je suis Harvey Bullock, c’est Dan Wilhite qui m’a envoyé pour que je règle toute cette histoire. »

« Il aurait dû venir en personne ! Je ne suis pas n’importe qui ! »

Bullock laissa tomber la pommade, finis les relations publiques.

« Nous pouvons faire ça de la manière qui vous convient, vous voulez une enquête ? Vous l’avez, vous voulez qu’on passe la maison à la poudre ? Qu’on vous trouve des empreintes ? Peut-être même y coller le nom du type que vous voulez en échange de quelques billets? Vous l’avez. »

« C’est avec le Capitaine de la brigade des stupéfiants que je traite ! Pas avec des bouffeurs de donuts ! »

Une fille habillée comme une prostituée passa dans le salon en vitesse.

« Vous avez vu ma fille maintenant, oubliez là ! C’est pas avec vous que je négocie ! Que je vais parler de concurrents en affaire qui pourraient venir me chercher du mal à moi et aux miens. »

« Des concurrents dans le commerce du pressing ? »

Bullock entendit un bruit derrière lui et se retourna. Le fils Kafesjian, Tommy le psychopathe avait les veines du visage qui gonflaient, un petit dur balèze, il brandissait un parapluie dont le bout avait une forme de perceuse industrielle.

« Père ! Il a ouvert le coffre-fort à l’étage et a tout prix ! J’ai trouvé ça juste à côté ! »

« Et maintenant maudits flics, dégagez de chez moi ! »

Bullock sortit dehors avec Stemmons et expliqua aux inspecteurs en civile qui baillaient, bouffaient des donuts ou regardaient leur montre en soupirant et qui étaient attroupés autours de leurs voitures dans la rue.

« Les enfants, c’est finis pour ce soir, on remballe tout, on rentre au poste et on tire un rapport en 3 exemplaires. »

Tommy Kafesjian sortit de chez lui en courant avec un fusil à pompe et s’engouffra dans sa voiture en hurlant :

« Je le tiens ! Je vais me le faire ! Il va payer pour mes chiens ! »

Il démarra en trombe et grilla un feu rouge pendant que les radios des voitures de flics grésillèrent :

« Code 3, un pressing appartenant aux Kafesjian vient de se faire attaquer, 2 de ses employés armés sont mort, le seul encore en vie vient d’appeler les Kafesjian et nous aussi au téléphone. Signalement de l’agresseur, il porte un haut de forme et un monocle. »

Un flic recracha un donuts un autre renversa son gobelet de café et son thermostat.

« Qu’est-ce que c’est que ce délire ? »

Ils grimpèrent dans leurs voitures allumèrent les gyrophares et suivirent la voiture de Tommy qui avait déjà une bonne avance sur eux. Pendant le trajet la radio du commissariat leur lança :

« Un autre pressing des Kafesjian vient de se faire attaquer, signalement de l’agresseur : monocle et haut de forme. »

Bullock interrogea Stemmons :

« Ils sont proprio de combien de pressing la famille gros durs ? »

« Euh… 13 je crois »

« Je sens que la nuit va être longue, il reste des donuts ? »

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MessageSujet: Re: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Sam 26 Nov - 18:39

Oswald remontait Arlington Road à pied, exercice physique auquel il se dispenserait volontiers mais qui lui maintient un semblant de forme nécessaire dans son choix d’avenir. Comme à son habitude, il porte un costume chic avec son assortiment de détails pour montrer sa classe sociale supérieur avec, pour changer, un caddie de golf portable en bandoulière qui contient un grand nombre de parapluies-gadgets. Il se fait tard, les rues sont désertes et les chances de perdre la vie sont élevées mais il n’en a que faire. Le Pingouin fait partie de cette criminalité peuplant les rues lorsque la nuit tombe et il est suffisamment outillé pour faire face aux simples coupe-gorges qui pourraient avoir la mauvaise idée de vouloir le plumer. Il s’arrêta devant une grande propriété trônant au beau milieu d’un jardin, le genre de maison haut de gamme que peuvent s’acheter les VRP mais sans jamais friser l’ostentatoire. Ralph Kafesjian, un sacré malin. Il prend bien soin d’avoir une maison correspondant à ses revenues légaux pour ne pas trop attirer l’attention alors qu’à l’intérieur c’est la caverne d’Ali Baba.

Ca y est. C’est le grand soir. Celui où Oswald va franchir une nouvelle et importante étape de sa carrière criminelle. Fini les simples larcins dans les coins de rues, les chapardages de bas étage dans les étals des commerçants, les rapines de sacs de grands-mères sans défense, les rapines de débutants et filouterie pour néophytes. Il est passé maitre dans ces arts là et ce, très rapidement. Il a accéléré la mort de ses trois frères et de son père sans laisser le moindre indice compromettant alors qu’il n’avait pas encore deux chiffres à son âge. Vu son âge, l’expression qui lui irait presque à merveille est : On n’apprend pas aux vieux singes à faire des grimaces. Le Pingouin, comme l’avait surnommé ses frères et ses camarades de classe, va franchir une étape cruciale dans sa quête de pouvoir du monde criminel. Cette fois-ci, il s’attaque à des proies qui ne sont plus sans défenses mais bel et bien de redoutables prédateurs. Oswald a choisit avec soin cette cible. Elle doit être riche, puissante, influant et ayant un contrôle partiel sur la ville mais sans pour autant plonger tête baissée dans un aquarium à requins. Les Kafesjian représentent ce défi qui déterminera si Oswald est prêt à poursuivre son ascension de bandit professionnel. De toutes manières, il n’a plus vraiment le choix. Ses petits larcins ne suffisent plus à payer les lourds impôts dont Oswald est la cible. Même s’il conserve de mauvais souvenirs dans le domicile familial, elle lui appartient de droit tout en symbolisant fièrement son héritage aristocratique. Cette nuit sera décisive pour qu’il puisse garder ce manoir. Bientôt, un petit régiment de domestiques arriveront et le dépoussièreront. Le nom des Cobblepot va de nouveau sortir de l’oubli !

Sans vraiment d’inquiétude, Oswald poussa le portique et s’engagea dans la cour séparant la maison de la rue. Ralph ne semble pas se soucier de la sécurité de sa propre maison. Qui serait assez fou pour sortir la nuit, entrer dans la propriété d’une famille de sinistre réputation et y dérober quoi que ce soit sans risquer d’en ressortir les pieds devant ? De plus, ils ont la police dans la poche. Cette simple idée le fit pousser un petit rire narquois. La police ? Quelle bonne blague ! Dans une ville où elle est corrompue jusqu’à l’os, le crime prospère. Le Pingouin craint plus d’être enrhumé que de croiser un agent incorruptible.

Un grognement à glacer le sang de n’importe quel cambrioleur survint derrière lui. En se retournant, il repéra deux imposants dobermans qui le fixèrent avec autant d’intensité que si le Pingouin portait un uniforme de facteur. Un frisson lui parcourut l’échine en voyant les crocs ruisselants de baves des deux molosses.

« Gentils ! Gentils, les chiens ! L’un des chiens grogna encore plus fort lorsqu’Oswald fit un pas en arrière. ‘Voulez jouer ? Va chercher !! S’écria t-il en lançant un bâton préalablement ramasser au sol. Apparemment, non. »

Le cerveau en plein ébullition du Pingouin trouva une solution bien qu’étant très risquée. Il prit une grande inspiration et ordonna d’une voix autoritaire refusant toutes protestations :

« Couchez !! »

Raté. Son don inné pour contrôler les oiseaux est inversement proportionnel avec des représentants de l’espèce canine. L’un des molosses aboya encore plus fortement que l’intrus et s’avancèrent vers lui à pas feutrés. Oswald mit une main sur sa gorge en voyant le regard remplie de sang de ces saletés de clebs. Il recula peu à peu et, n’ayant plus aucune autre option, se retourna et prit ses jambes à son cou. Les deux chiens se lancèrent à sa poursuite en aboyant avec l’air de vouloir varier leur repas. N’ayant aucune envie de jouer avec ces deux toutous pas vraiment affectueux, Oswald abandonna par mégarde son caddie et, tant bien que mal, se réfugia sur la niche de ses poursuivants. Piégé. Le criminel de petite taille est coincé sur la résidence de ces chiens qui aboient assez fort pour réveiller tout le quartier. Par chance, personne n’osera faire quoi que ce soit. Dans une ville comme Gotham en pleine nuit, un chien qui aboie est probablement en train de déchiqueter la gorge d’un passant ou appartient à quelqu’un d’encore plus dangereux. Il ne faut donc pas s’en soucier et encore moins regarder par la fenêtre sous peine de se faire remarquer.

« Allez-vous en ! Ce n’est pas aujourd’hui qu’un Cobblepot va finir dans une gamelle alors foutez-moi le camp !! Sales cabots !! »

Sa chance fit son retour lorsqu’un nuage sombre et se déplaçant à grande vitesse fit son apparition dans le ciel nocturne. Tout un groupe d’oiseaux d’espèces diverses s’attaquèrent aux ennemis de leur maitre en leur tailladant la peau à coups de serres et de coups de becs. Très vite, les deux chiens succombèrent sous leurs assauts furieux sans pouvoir offrir une quelconque forme de résistance.

« Meilleur ami de l’homme… Après l’argent, les oiseaux, le pouvoir et les femmes, oui ! »

Maugréa t-il en descendant de son perchoir. Il ramassa le caddie de golf, choisit un parapluie à tête de canard et visa la porte de la maison. De l’acide en jaillit et fit fondre la serrure qui tomba mollement au sol dans un chuintement inquiétant. Les volatiles s’engouffrèrent à l’intérieur et se mirent immédiatement en quête d’objets de valeurs. La plupart du temps cela consiste à prendre les objets brillants et apparents. Alors que les hordes du Pingouin saccageaient la maison, le Pingouin se dirigea directement vers le bureau de Ralph. Une grande pièce fortement meublée donnant une impression de grandeur au visiteur. Il s’immobilisa devant un grand tableau renfermant une photographie de la famille. Un gras homme dans son plus beau costume assis sur le divan du salon avec une femme botoxée et, debout à leurs côtés, une jeune femme ayant une tenue plus fine que ses formes et un gaillard à la mine patibulaire.

« Si c’est pas mignon ! J’ai rarement vu quelque chose d’aussi beau ! »

Il décrocha le tableau qui dissimulait un coffre fort mural.

« Oui, ça c’est un joli coffre ! C’est navrant de dénaturer une si belle boite d’acier avec cette atrocité ! Maintenant, sois gentille. Montre-moi ce que tu as dans le ventre ! »

Une rapide fouille dans le caddie se fit et un parapluie à pommeau en tête de pélican permit au Pingouin de découper la porte du coffre grâce à sa scie circulaire miniaturisée. A l’intérieur, des liasses de billets entassées les unes sur les autres comme un jeu de constructions pour riches, un bouquin pornographique, des documents administratifs sans importances, un échantillon sous plastique de son business et, le plus attrayant, une liste exhaustive des revenus de la semaine. Un corbeau ayant découvert une petite cuillère en argent se posa sur la porte du coffre. Oswald prit le sachet de cocaïne et le jeta avec dédain au sol.

« J’en connais un qui aime planer. Moi je préfère voler ! »

Il appuya sa remarque en enfournant avidement les liasses de billets et la cuillère d’argent dans un sac puis s’assit dans le fauteuil de cuir du bureau. La précieuse liste entre ses mains lui parut devenir sa lettre pour le Père Noël. Ses ventes avaient été fructueuses et l’argent, normalement récupéré le lendemain, n’attendaient plus qu’à rejoindre l’enfant d’une cinquantaine d’années. Il a, certes, été loin d’être sage mais il a bien droit à un cadeau. Non ? En rangeant le papier dans une poche intérieur de sa veste, il observa la pièce et se délecta de cet instant. Derrière ce bureau, il ressent le pouvoir que détient Ralph et cette impression amplifie ses ambitions. Bientôt, Oswald sera lui aussi un caïd de quartier et grimpera petit à petit les échelons nécessaires pour détrôner Falcone et Maroni de leur mainmise sur la ville. Le Pingouin sera le nouveau "Romain" de Gotham et sera traité avec autant de respect que lui. Voire plus puisqu’il sera le premier à unifier le crime de la sombre cité gothique. Et, peut-être, que cet emprise s’intensifiera sur les villes voisines de Blüdhaven, de Central City et de Métropolis. S’en suivra l’impitoyable annexion de toute la côte Est puis du pays dans son intégralité. L’empire criminel qu’il bâtira englobera le monde entier et dirigera fort probablement ses opérations du haut de la plus haute tour de Gotham, le siège de Wayne Enterprise. Avec ses affaires légales et la puissance qu’il obtiendra de cet empire, il sera tout puissant ! Il commandera aux plus grands de ce monde. Rois, présidents, papes, personne ne lui sera plus supérieur et, ce n’est qu’après avoir mis à genoux tout être humain, qu’il aura le dernier rire.

Des étoiles pleins les yeux, la vue de ce bureau lui parut indigne de son si brillant avenir. Pour réaliser ce rêve, il se doit de réussir ce cambriolage. Non ! Ces cambriolages ! Les treize pressings servant de couvertures au business de Kafesjian recèlent assez d’argent pour qu’il puisse former son propre syndicat du crime. Un petit syndicat au début mais qui phagocytera ses rivaux pour devenir l’empire tant désiré. Oswald quitta le bureau et récupéra le butin amassé par ses coéquipiers à plumes mais fouilla personnellement le reste de la maison car les oiseaux ne sont pas connus pour trouver tous les objets de valeur d’une maison sauf les pies mais à demi-mesure. Lorsque son méfait fut terminé, il s’empressa de s’envoler, au premier sens du terme, vers sa prochaine cible après avoir confié le butin à un albatros qui le stockera dans une cachette fort bien gardée par ses troupes. Il utilisa son parapluie-hélicoptère pour aller directement vers le pressing le plus proche sans se préoccuper de l’absence de l’un de ses parapluies oublié par son empressement.

Un garde somnolant près de la fenêtre de la vitre donnant sur la rue vit un nain obèse habillé en texudo descendre du ciel avec une espèce de manche de parapluie relié à des pales de ventilateur. Décidemment, il a trop bu ce soir. Il repoussa la bouteille de vodka et se rendormit. Le travail avant tout. Son hallucination frappa la porte avec le pommeau d’un parapluie. Il grommela et réveilla son collègue de travail occupé à rêver de femmes et d’argent. Ensemble, ils allèrent à la porte sans l’ouvrir et accueillirent le nabot en ayant l’air menaçant.

« Qu’est-ce tu nous veux, Marie Poppins ? »

Dit l’un d’eux en parlant suffisamment fort pour discuter à travers le vitrage de la porte.

« Veuillez-me pardonner cette intrusion mais je souhaiterais récupérer un bien qui est resté ici. »

« C’est fermé ! R’viens demain matin ! »

« Je vous en prie ! C’est extrêmement important ! Croyez-vous que je serais sorti si tard la nuit si ce n’était pas le cas ? »

« Pas mes oignons… »

Un éclair de lucidité lui traversa l’esprit. Un petit gros sans défenses et bien habillé se promenant la nuit dans Gotham. Il a surement pas mal d’argent sur lui. Ses yeux se braquèrent sur le monocle et les autres objets précieux que l’inconnu portait. Ce serait si simple de le zigouiller discrètement, le dépouiller puis de trainer sa grosse carcasse jusqu’à la camionnette et se débarrasser du corps dans le fleuve. Un sourire à peine fourbe se dessina sur ses lèvres lorsqu’il ouvrit la porte puis la grille de l’entrée du pressing.

« On va s’arranger ! Mais surtout, ne le dites à personne ! »

Il lança un bref clin d’œil à son collègue qui devina ses intentions et adopta le même faciès de malice.

« Ouais ! Entrez ! »

Lorsque le Pingouin fut entré, l’un des deux gardes brandit une machette et s’approcha de lui en marmonnant :

« Laisse-toi faire. Ca sera rapide. Sinon je devrais te faire crier comme un porc et j’aime pas le bruit. »

« Moi non plus. »

Répliqua Oswald en pointant son parapluie sur son dangereux interlocuteur. L’homologue de ce dernier pouffa de rire.

« Oh ! Fais gaffe ! Il a un parapluie ! »

« Ouais ! Je suis mort de trouille ! Tu veux faire quoi ? Me taper comme une mémé ? »

Appuyant sur la gâchette, du gaz verdâtre toucha les deux gardes qui toussèrent presque immédiatement. Ils en pleurèrent, chancelèrent puis s’écroulèrent dans un odieux râle sanglant.

« Cervelles de moineaux… »

Décidemment, il n’est pas aisé de trouver du bon personnel de nos jours. Lorsqu’il devra en prendre, Oswald devra songer à recruter des sbires plus malins que ça s’il ne veut pas qu’ils mettent en péril ses plans à cause de leurs bêtises. Pas trop malins non plus sinon ils voudront le destituer. Le Pingouin inspecta le magasin et repéra un troisième garde complètement endormit dans la remise. Il lui planta la machette dans le dos et continua de fouiller sans se préoccuper de l’agonie de sa victime. Mais où est caché le butin ? Il s’empressa de saccager tout le magasin jusqu’à trouver la solution. Que fait un garde dans la remise ? Il garde l’argent ! En y retournant, il vit le garde en train de ramper lentement en étalant son sang sur son sillage. Bah ! Laissons-le tranquille ! Il finira tôt ou tard par mourir ! Oswald vit la présence de machines à laver cassées entreposées dans la pièce et dans l’une d’elles, le butin. Une grande quantité d’argent sale. Excellent. Encore douze pressings comme celui-ci et sa carrière dans les hautes sphères criminelles va vraiment pourvoir débuter.

L’albatros ayant convoyé le vol de la maison attendait sur le capot d’une voiture incendiée. Ses petits compagnons savent où se trouvent leur maitre. C’est un mystère que de savoir comment ils font. Il est fort possible qu’il a été voir le plus grand rassemblement d’oiseaux de la ville pour cela. Quoi qu’il en soit, il emmena le sac de billets pour le cacher dans la cachette du Pingouin et reviendra le voir sitôt que sa tâche sera accomplie. Oswald s’envola de nouveau avec son parapluie-hélicoptère pour le second pressing le plus proche. Doit-il craindre le ciel ? Absolument pas. Le ciel lui appartient. Ses oiseaux ne font pas le poids face aux zeppelins du GCPD mais avec Loeb à sa tête, les dirigeables ne sont pas légions à Gotham surtout la nuit. Les Falcone payent bien pour ne pas être dérangés pendant le meilleur moment de la journée.

Le second pressing ressembla beaucoup au premier. Des gardes idiots, l’un d’eux agonisant lentement dans une mare de sang et la même cachette pour le butin. Si c’est la même chose pour les onze autres, ce sera rapide, lucratif et facile. L’albatros refit le trajet tandis que le Pingouin se dirigea vers sa troisième cible qui lui opposa encore moins de résistance. C’est tellement jouissif de voir un plan se dérouler sans accrocs ! A n’en pas douter, c’est son incommensurable génie criminel qui lui facilite le travail. Les idiots même fortement musclés ne peuvent rien contre lui. En arrivant près de sa future cible, il aperçu un garde armée surveillant la rue mais, par chance, ne l’avait pas encore repéré.

« Un imprévu… Plan B ! On leur rentre dans le lard ! »

Il ramassa une pierre et l’envoya dans la fenêtre qui se brisa à l’impact. Ces imbéciles ont oubliés de baisser la grille de cette dernière. Levant les bras vers le ciel, Oswald appela ses protégés qui se ruèrent dans le pressing dans un tourbillon de plumes. La pire scène d’un célèbre film d’Hitchcock parut bien moins effrayante que ce que les gardes vécurent. Oswald s’empressa de déposer une poubelle devant la vitre brisée pour l’enjamber pour porter secours à ses volatiles. Trop occupés à se protéger le visage ou donner d’amples coups de bras dans le vide, les hommes de mains de Kafesjian ne virent pas le nain avec son parapluie munit d’une lame tranchante à son extrémité et qui l’enfonça dans leur torse en toute tranquillité. Trouver le butin se fit de nouveau avec une facilité déconcertante mais un nouveau problème survint lorsqu’il donna le sac à l’albatros. En effet, des lumières de sirènes de police surgirent de l’obscurité avec le hurlement distinct de la police corrompue de Gotham.

« Les poulets. De stupides oiseaux… Il plongea un bras dans son caddie et en sortit de petits sacs qu’il donna à quelques corbeaux. Voyons voir comment ils réagissent avec des pattes brisées !

Les sombres oiseaux s’envolèrent avec les petits sacs contenant des clous qu’ils vont jeter sur la route des policiers. Oswald imita leur geste en réutilisant son parapluie-hélicoptère et s’envola vers sa nouvelle proie. Pour éviter d’avoir à subir un échec en l’attaquant de front, il se posa sur le toit d’une maison voisine et rejoignit celui du pressing à pieds. L’attaque dans le dos. Le meilleur moyen de s’en prendre à plus fort que soi. De l’acide fit fondre la serrure de la porte du toit puis, sans un bruit, il s’engagea à l’intérieur de la boutique.

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MessageSujet: Re: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Dim 8 Jan - 12:10

Le sergent Harvey Bullock


Les patrouilleuses du GCPD roulaient à grande vitesse sur Saticoy street essayant de rattraper en vitesse ce taré de fils Kafesjian qui fonçait à travers les rues dans sa Ford avec l’envie meurtrière d’abattre celui qui avait trucidé ses deux dobermans, cambriolé sa maison familiale et dépouillé les commerces de son père. Bullock s’en souvenait encore, Tommy avait grimpé dans sa voiture avec un fusil à pompe. La voiture du sergent se rapprocha assez pour éclairer de près son pare-chocs de ses phares mais Tommy accéléra brusquement et le distança à nouveau. Saticoy Street céda la place aux rues malfamées de North Jackson. La circulation devint quasiment inexistante. Des palissades, des masses de bétons d’immeubles abandonnés en surplomb et squatté par des sans-abris. Le tout parsemé de terrains vagues se perdant dans les ténèbres. Harvey songea que c’était une nuit idéale pour les tueurs de flics. Tout à coup il surprit des volatiles dans son rétro. Ils se firent encore plus nombreux avant de disparaître. Il se pencha pour mieux voir dans son rétro et vit les autres voitures de polices derrière lui en train de se prendre une pluie de cloue et dérailler complétement dans de brusques virages qui les envoyèrent dans le décor. Bullock mit plein gaz et bondit en avant jusqu’à ce que sa voiture soit à moins d’un mètre de celle du fils Kafesjian. Un nouveau coup d’œil dans le rétro, les oiseaux lui collaient au train. Stemmons assit à ses côtés et qui avait également suivis la scène, s’écria :

« Non mais regarde ces emplumés, ils nous ont pris dans le collimateur ! C’est impossible ! »

Bullock s’inquiéta, des malfrats, des tueurs, des voyous de toutes sortes qui s’attaquent aux flics, c’est normal, mais une attaque d’oiseau, c’est la chose la plus étonnante qu’il ait vu en plus de 15 ans de services. Il aperçut une série de terrain vagues avec accotement de terre sur le côté droit de la route, il rétrograda, braqua sec à droite, toucha le bas-côté et dérapa sur terre et cailloux en raclant. Il coupa à gauche à fond en évitant les clous qui se déversaient vers lui. Quitta le bas-côté terreux pour un goudron bien ferme. Pleins phares sur les oiseaux et pied sur l’accélérateur, les volatiles passèrent menaçant autours du véhicule avant de disparaître dans la nuit. La radio grésilla annonçant le cambriolage d’un autre pressing avec cadavres.

« Stemmons ! Regarde ! Il… Il… Il… vole ! »

Et Bullock pointa du doigt un gros lard en veston à queue de pie, monocle et haut de forme pendus à une espèce d’hélicoptère miniature.

« C’est lui Harvey ! La description à la radio du poste ! On le tient ! »

Et les policiers entreprirent la chasse à ce cambrioleur d’un nouveau genre. Leur voiture poursuivit le Pingouin en s’engageant dans la montée d’une rue latérale car celui-ci venait subitement de prendre de l’altitude. Poursuivre ce petit gros héliporté qui zigzaguait entre les façades d’immeubles de 4 étages n’était pas aisé et Bullock pila et foira une accélération, en calant en plein face à la circulation. Des phares se dirigèrent sur lui à grande vitesse et l’évitèrent de justesse. Alors que les gens sortaient de leurs voitures à l’arrêt et regardaient le ciel avec effarement en pointant du doigt le Pingouin volant qui était éclairé par les réverbères, Bullock remit le contact, enfonça embrayage et accélérateur sauta la bordure avec fracas et remonta la rue que le Pingouin survolait.

« Je vais te le faire atterrir moi ce taré qui se prend pour un oiseau. »

Il baissa sa vitre dégaina son arme et passa sa main à travers la fenêtre du véhicule pour tirer sur le criminel aérien tout en tenant le volant de son autre main et en ne cessant l’accélération à aucun moment. Sa voiture essuya aussi des tirs, le type en monocle ne se laissait pas faire.

Ils changèrent à nouveau de quartier. De chaque côté des deux poursuivants s’alignaient des bungalows. Bullock accéléra, la pente se fit plus raide obligeant la voiture à s’arrêter. Bullock sortit en manquant de trébucher et vida un chargeur entier sur le Pingouin qui s’éloignait.

« Stemmons, appelle le centrale, dis leur qu’on l’a perdus et qu’on a aussi paumé le fils Kafesjian, dis leur de nous donner l’adresse du pressing de Ralph le plus proche c’est sa prochaine cible, on va se le faire ! Avant la fin de la nuit il sera au bloc du commissariat central et me suppliera de lui donner une pièce en échange de son chapeau grotesque pour pouvoir appeler son avocat. »

« Harvey ? Si on sait où il se rend, y’a moyen de préparer quelque chose… Pour la presse je veux dire, on deviendra des héros. La médaille, la prime, le nouveau grade et on serrera la main du maire. »

« Pas faut ça, appelle le Gotham Globe ! »

Plus tard…

Le pressing des Kafesjian le plus proche, une descente bien organisée avec des journalistes dans le coup, la police l’avait déjà fait pour se faire bien voir : du baratin à l’encre noir sur blanc pour vanter les mérites du commissaire Loeb et de ses troupes. Bullock rappela la consigne :

« Si les choses tournent mal, ne laissez pas les journalistes prendre des clichés. On est des hommes de loi d’accord, mais souvenez-vous de la manière dont le commissaire aime qu’on mâche nos dossiers. »

Bullock avait demandé 4 hommes en renforts munis de fusils. Ils les avaient faits venir en demandant à ce qu’ils mettent vestes et cravates comme des inspecteurs sorties d’un film. C’est un truc à finir à la télé disait Stemmons qui étaient toujours aux côtés d’Harvey. Il visait déjà le gros titre : le GCPD stoppe le cambrioleur volant au monocle dans une héroïque opération. Loeb qui avait été réveillé en plein nuit vu les propensions qu’avaient pris l’affaire (le dealer sous protection de la police dépouillé en moins d’une heure, des bagnoles de flics envoyés dans le décor par des oiseaux et des échanges de coups de feu avec un aristo aérien) avait envoyé un mémo : Pas de balles perdues, c’est pour moi que vous travaillez, pas pour Carmine Falcone.

Bullock avait envie de lui faire bouffer les innombrables pots-de-vin que touchait le commissaire. Des flics en uniformes bloquèrent l’allée menant au pressing avec leur patrouilleuses, les journalistes prenaient en photo les 4 cravatés en veston enfouraillés de fusils à pompes calibre 12. Stemmons était en train de faire joujou à dégainer son flingue.

« N’oubliez pas, l’aristo est pour moi. »

La porte arrière du pressing était blindée d’acier. Bullock ouvrit le coffre de sa voiture et sortit un fusil antiémeute tout en pensant qu’il avait faim et qu’après la grande fête il irait s’acheter des donuts.

« Stemmons, reste pas planté là, va dire à ces clowns en appareil photo de cracher leur pellicule quand on enfoncera la porte. »

Il donna le signal, les 4 flics en costards avancèrent sous l’œil d’une caméra télé, flingues en position de tirs. Des bleus en uniforme passèrent devant les appareils photos en faisant des clins d’œil et s’attaquèrent aux gonds de la porte avec des chalumeaux. La porte en acier s’écroula, on entendit des hurlements à l’intérieur, ils chargèrent et virent une scène chaotique : des tickets de paris pour les courses hippiques et les combats de boxes étaient en train de voler à cause du souffle de l’entrée fracassante, des gens étaient planqués sous des tables de black jack et de poker.

« Police ! Que personnes ne bouge ! »

Quelques personnes tentèrent de fuir, des flics les collèrent nez au sol et leur mirent les menottes. Bullock se tourna vers Stemmons :

« Quand je pense que Ralph avait planqué une salle de jeux clandestine ici ! Il voulait se diversifier ! Il joue avec le feu, si la mafia apprend qu’il est sorti des clous pour faire autre chose que de la drogue et leur faire concurrence, il est mort. »

Bullock entra dans une pièce adjacente aux tables de jeux et vit un coffre-fort vandalisé et complétement vide avec quelques billets répandus çà et là. Un bookmaker était agenouillé à côté, en train de sangloter.

« Ne me dîtes pas que… »

« Si ! Ce gentleman est venus, je pensais que c’était un futur très bon client avec son accoutrement fortuné et il… il… »

Nouveaux sanglots, Bullock tourna la tête et vit une table de Poker privé avec des joueurs mécontents qui n’avaient plus aucune mise sur la table, on leur avait même prit leurs boutons de manchettes en or.

« Je sens qu’il va nous faire cavaler pendant toute la nuit, c’est quoi l’adresse du pressing le plus proche ? »

Encore plus tard…

Les voitures de police encerclèrent le pressing situé à l’extrémité d’un long ruban de néons. Ils avaient retrouvé la ford de Tommy Kafesjian qui était garé juste devant. Ils tenaient en joue le bâtiment avec leurs fusils. Bullock entra le premier avec prudence, arme en main, les lumières étaient allumés à l’intérieur. Il vit une caisse enregistreuse dont le tiroir était ouvert, des billets de 10 et de 20 étaient répandus sur le comptoir, sur une étagère des bouteilles de nettoyant étaient fracassées. Il y avait des empreintes de sang au sol, celles d’un cadavre qu’on avait trainé. L’arrière-boutique avait été autrefois protégée par un rideau désormais déchiré et tombé sur le cadavre d’un sbire de Ralph, comme si on lui avait tiré dessus avec un tel impact qu’il avait emporté le rideau avec lui. L’embrasure d’une porte était transpercée par un impact de très gros calibre qui avaient d’abord traversé la boîte crânienne d’un autre malfrat. Fragments éclatés et ossements recouvraient le sol, donnant à l’arrière-boutique, l’apparence d’un abattoir. Bullock imagina le revolver monstrueux que l’aristo cambrioleur avait dû sortir pour braquer le pressing. Il demanda à un autre flic de le rejoindre dans le magasin, un vieux, un spécialiste en arme et en balistique. Il vérifia les impacts de tirs visiblement très surpris et dis à Bullock :

« C’est inouïe ! Il a utilisé un calibre 41, et les as atteints juste entre les deux yeux. Non seulement notre meurtrier est un tireur d’élite mais en plus son arme est un anachronisme. Les revolvers de 41 sont antérieurs à l’épopée du far-west et leur fabrication a été interrompue lors de la guerre de sécession. Trop peu maniable, trop lourd et une fâcheuse tendance à s’enrayer, leurs munitions étaient pire encore : hardball, balles à têtes creuse, les coups partaient avec une puissance imprévisible, ils semblaient capable de déboiter l’épaule du tireur. »

Ils passèrent dans la cave et virent une sorte d’entrepôt souterrain de contrebande avec des caisses renversées et criblées de tirs de chevrotine et de calibre 41, les meubles en étaient explosés. Tommy Kafesjian étaient étendus dans une mare de sang, son fusils à pompe vide et fumant à côté de son corps meurtri. Il déglutit du sang, regarda les deux policiers avec un regard vitreux et lâcha d’une voix faible :

« Je le tenais ! Il était là ! »

« Laisse-moi deviner, son flingue était plus gros que le tien et il vous as tous descendu ? »

« Il n’en avait pas. »

« Quoi ? Mais comment a-t-il fait ce carnage ? »

« Avec un parapluie. »

Et Tommy mourut sur cette dernière parole qu’il avait prononcé avec un mélange de crainte et d’admiration dans sa voix, conscient d’avoir vu pour la première et dernière fois de sa vie l’archétype de criminel qui ferait bientôt la loi dans les rues de Gotham.

Bullock se tourna vers le centre de la cave, faiblement éclairée par une ampoule. On avait posé une grande boîte à donuts. Bullock salivant et souriant comme un gosse l’ouvrit pour découvrir avec horreur qu’elle contenait une dizaine de bâtons de dynamites reliés les uns aux autres et attachés à un cadran d’horloge dont l’aiguille venait de se mettre en marche. Un magnétophone à côté fit retentir une voix nasillarde et narquoise que Bullock n’aurait pas fini d’entendre avant longtemps. Il écouta l’ignoble voix moqueuse du Pingouin pendant que la sueur perlait sur son front et à la fin du message se leva brusquement en entrainant le vieux flic avec lui, ils sortirent de la boutique juste à temps, elle explosa dans un brasier sans précédents, des murs de bétons entiers retombèrent sur les voitures de flics autours, écrabouillant plusieurs agents dans une série de hurlements.

Bullock les vêtements encore fumant et le visage noir de suie se releva en titubant, leva ses mains vers le ciel en un geste rageur et hurla à pleins poumons :

« Avant la fin de la nuit je vais me le faire ! C’est un homme mort ! »

Au commissariat.

Un lieutenant James Gordon de la criminelle entra dans le bureau du commissaire Loeb qui était furieux d’avoir été réveillé et d’être venus en pleine nuit à cause du grand charivari autours de la famille Kafesjian.

« Commissaire, c’est le sergent Bullock, il réclame l’intervention du SWAT, de la brigade anti-émeute et de la garde nationale. »

« Rien que ça ? »

Railla le commissaire avec mépris.

« Non il veut aussi réquisitionner 10 zeppelins pour éclairer au projo tous les pressings de Ralph Kafesjian. Et il veut aussi la liste de tous les citoyens de la ville qui ont acquis des balles de calibre 41 au cours des 6 derniers mois. »

Le commissaire se leva et se posta dos à Gordon face à la grande baie vitrée de son bureau, il contempla la ville et ses gigantesques buildings qui éclairaient la nuit, il croisa pensivement ses bras et finis par dire :

« Plus aucun renfort, laissons ce trublions tranquille, qu’il règle son compte à la famille définitivement, qu’il abatte Ralph, nous n’avons plus besoin d’eux, d’ailleurs un rapport vient d’arriver, son colosse de fils psychopathe qui inspirait la peur à la mafia est mort. Sans leur chien de garde, les Kafesjian sont finis. Et ce nouveau venu, cet aristocrate pourrait… les remplacer. »

Gordon abasourdis, serra ses poings et s’indigna :

« Quoi ? Nous ne ferons rien pour l’arrêter ? »

« Oui, que Bullock se débrouille avec. Voyez-vous lieutenant, il nous faut tolérer une certaine forme de criminalité, des freelances agressifs comme ce nouveau venus afin que les Falcones et les Maronis ne deviennent pas plus puissants qu’ils le sont. Ce sera tout lieutenant. »

Gordon quitta le bureau du commissaire furieux. Un fax arriva à ce moment-là, la demande de Bullock à propos de ceux qui avaient acquis des balles de calibres 41. Les recherches par ordinateur indiquaient qu’un seul homme avait acheté ce calibre chez un antiquaire. Sur la feuille il y avait marqué son nom :

Oswald Chesterfield Cobblepot


Loeb prit le fax, alluma son briquet en argent et le brûla.

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Dernière édition par Master Rp le Mar 7 Fév - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Dim 5 Fév - 15:16

En s’infiltrant par le toit, Oswald bénéficia d’un effet de surprise important sur les hommes de main de Kafesjian. En effet, ces derniers s’étaient retranchés derrière la façade du magasin et attendaient l’arrivée du cambrioleur. Grave erreur puisque le gentilhomme les attaqua par derrière et au lance-flamme ! Ceci fait, il se dépêcha de trouver la cachette contenant l’argent, donna le butin à son fidèle albatros et reprit son envol grâce à son parapluie-hélicoptère. Plus qu’une poignée de laveries à faire et il aura terminée ses larcins. Autant dire que ça va être une soirée bien remplit ! Kafesjian sera hors course et Oswald va gagner beaucoup d’argent. De plus il aura prouvé qu’il est capable de grimper dans les échelons supérieurs du crime organisé. C’est avec la tête pleine d’espoirs qu’il survola les rues quasi-désertes de Gotham pour s’en prendre à une autre laverie. Cela n’a rien de très discret mais il n’a pas à s’inquiéter car les rares personnes qui vont le voir vont croire qu’ils ont trop bu. Qui serait assez sain d’esprit pour voir un homme vêtu en costume chic du début du XXème siècle et volant grâce à une espèce de canne dotée d’hélices ?

Le crissement de pneus de voitures fit sortir le Pingouin de ses songes. Plusieurs voitures de police arrivèrent en trombe et sans se soucier des virages très serrés qu’elles firent pour rattraper le cambrioleur. Notamment la voiture en pôle position conduite par un cinglé qui sembla prêt à lui rouler dessus s’il n’avait pas quelques mètres de hauteur les séparant. Oswald bénéficia de n’avoir presque aucun obstacle sur sa route contrairement aux policiers forcés de ralentir et manœuvrer prudemment pour ne pas percuter un piéton ou s’encastrer dans une voiture. Le cinglé de la première voiture sembla ne plus avoir envie de plaisanter et débuta la partie de tir au pigeon. De son côté, Oswald n’eut pas très envie d’y perdre des plumes et répliqua du mieux qu’il put. Ces deux hommes, apparemment de bons tireurs, ne firent jamais mouche, à aucun moment une balle leur siffla si près d’une oreille qu’ils craignirent la prochaine. Hélas, ou heureusement selon les points de vue, le fait qu’ils soient tous les deux en mouvement, qu’ils doivent rester concentrer sur le pilotage de leur moyen de transport et des nombreux obstacles rencontrés en cours de route les empêcha de démontrer leur adresse au tir. Finalement, le Pingouin parvint à les distancer.


Devant le pressing

Oswald devint extrêmement méfiant en se rapprochant du pressing. En effet, ce dernier ne donne aucun signe de tension. Pas de barricades improvisées, pas de gardes armés jusqu’aux dents, rien. Pas un chat. C’est d’autant plus bizarre qu’il s’agit de l’un des pressings les plus rentables de Kafesjian. Comment peut-on laisser un tel business sans protection ? Si ce pressing lui appartenait, il aurait envoyé des chars d’assauts pour en assurer la sureté. A moins que… c’est pour lui faire baisser sa garde ! Mais oui ! Ça semble logique : Ne voyant aucune menace, il rentre là-dedans sans prendre la moindre précaution et à peine aura-t-il ouvert la porte qu’une dizaine de sbires dissimulés derrière celle-ci lui videront leur chargeur dans la figure. Prudemment, il s’approcha du bâtiment, l’un de ses parapluies-gadgets en mains lorsque, soudain, un type tout à fait banal s’approcha de la porte d’acier et sortit son portefeuille. Étrangement, au lieu d’avoir une balle entre les deux yeux, la porte s’ouvrit et lui permit d’entrer. Oswald tenta donc sa chance et dégaina son portefeuille plein à craquer de grosses coupures.

A l’intérieur et à sa plus grande surprise, il découvrit une salle de jeu de taille modeste avec une trentaine de clients. Machines à sous, tables de blackjack, roulettes, tables de poker et écrans de télévision diffusant les sports équestre. Ainsi donc, le vieux Kafesjian se diversifie malgré la menace que représentent les familles mafieuses. Concernant les personnes présentes, il y avait de tout. Ceux qui sont tellement pauvres qui misent le peu qu’ils possèdent pour améliorer leur condition de vie et, au contraire, ceux qui sont tellement riches qu’ils jouent surtout pour le plaisir. Les types qui ont de la veine sont agglutinés par de jeunes femmes gloussantes, ceux qui sont malchanceux sont surtout agglutinés aux sbires de Kafesjian, ces derniers passent plus de temps à discuter entres eux et à reluquer le derrière des groupies plutôt que de surveiller la salle et, finalement, les croupiers qui n’ont aucune fidélité envers Kafesjian surtout lorsqu’il s’agit de glisser quelques billets de la caisse dans leurs poches. L’un d’eux, justement, s’approcha d’Oswald et lui demanda :

« Je vois que Monsieur est nouveau ! Je vous conseille la table de poker numéro 3 où la mise est de 5.000$ ! Ou la roulette si monsieur a un numéro porte-bonheur ! »

« Naaan ! Sans façon ! Je préfère, et de loin, être le bandit manchot ! Whah whah whah ! »

Le Pingouin poussa sans ménagement quelques joueurs affairés autour de la table de roulette et se hissa dessus. Puis il abattit froidement les gardes médusés par la vue d’un petit gros grimpant sur une table de jeu. Tout le monde paniqua, les groupies hurlèrent inutilement et les prétentieux urinèrent dans leur pantalon mais une rafale dans le plafond les calma aussitôt.

« Tout le monde à terre !! Je veux vous voir ramper comme les misérables larves que vous êtes ! Allez ! Dépêchons ! »

Il va sans dire que l’ensemble des personnes de la salle coopéra pour le salut de leur intégralité physique. Quant à Oswald, il se sentit extrêmement important et puissant à la vue de ces otages lui obéissant au doigt et à l’œil. Après des décennies à être un monstre de foire à leurs yeux, c’est lui qui peut rire, leur faire mal et ruiner leur vie. Tout comme Dieu, il a le pouvoir de vie et de mort, il peut décider de ceux qui survivront et de ceux qui n’auront pas cette chance. Tout cela est possible avec une arme. Mais cela sera éphémère comme toujours et s’il veut que ce sentiment de puissance perdure, il lui faut acquérir le pouvoir comme les grandes familles mafieuses de Gotham.

« Merci à tous d’être venu aussi nombreux ! Ce soir, tous les bénéfices seront reversés à l’association caritative à but lucratif "La bourse ou la vie" dont l’objectif est d’animer les soirées à Gotham ! Soyez généreux ! Et en prime, je vous promets un tour de magie unique au monde ! Je vais, devant vos yeux ébahis, faire disparaître vos effets personnels ! Bijoux, montres, portefeuilles, portemonnaies, billets, cartes de crédit, chéquiers. Les larbins vont passer dans les rangs et recevoir vos dons ! Un prix spécial sera attribué à tous ceux qui sont lents à comprendre ou qui ne veulent pas comprendre : du plomb dans la tête. »

Voyant que personne n’osa bouger, Oswald baissa son regard sur le croupier le plus proche. D’un coup de pied, le Pingouin l’aspergea de jetons de casino pour attirer son attention.

« Hey ! Le larbin ! C’est à tes petits copains et à toi que je m’adressais ! Récupérez l’argent et les bijoux le plus vite possible ! Tu veux peut-être le prix spécial ?! Ca te rafraichira les idées ! »

Il tira une courte rafale dans le plafond pour appuyer sa menace. Les croupiers et bookmakers n’eurent visiblement pas envie de parier leur vie à ce jeu là et passèrent parmi la clientèle pour récupérer les objets de valeurs. Se retournant, Oswald fit face, toujours sur la table de jeu, à l’employé chargé d’échanger les jetons contre de l’argent et protégé par une vitre pare-balle.

« Toi ! Qu’est-ce que tu attends ?! Met l’argent dans un sac si tu ne veux pas que je teste la résistance de ton cercueil de verre ! C’est bien compris ?! »

« Oui…oui, m’sieur ! »

Moins de deux minutes plus tard, il sortit à l’extérieur avec quelques uns des employés terrifiés portant les sacs du butin et les déposèrent au sol. Presque aussitôt, des oiseaux apparurent et partirent, non sans peine, avec les sacs.

« Les larbins, retournez à l’intérieur et comptez jusqu’à mille si vous ne voulez pas gagner le prix spécial. Merci à vous pour votre incroyable générosité ! Cria t-il très fort pour que les clients à l’intérieur puissent l’entendre. Malheureusement, vos dons ne sont pas déductibles des impôts ! Whah whah whah !! »


Plus tard

L’un des derniers pressings à cambrioler et sûrement l’un des plus grands en sa possession. Les gardes de cette planque s’étaient barricadés et donnaient l’impression de pouvoir tenir un siège avec le lourd et imposant rideau de fer bloquant l’accès au magasin. Humpf ! Insuffisant pour contenir la soif d’argent du Pingouin ! Tout ce qu’ils réussiront à faire c’est un remake pitoyable de Fort Alamo. C’est l’heure de sortir l’artillerie lourde : un autre parapluie-gadget. Un parapluie-gadget légèrement plus grand que les autres et spécialement adapté pour les effroyables munitions dont il a fait l’acquisition dernièrement. Trouvées chez un vieil antiquaire et remisent en état par un armurier clandestin, ces munitions firent des ravages dans le pressing. Même le rideau métallique ne put résister au tir mais, en contrepartie, l’épaule du Pingouin le fit atrocement souffrir à chaque déflagration. Le coup est si important qu’il recule d’au moins trois pas et risque de trébucher.

Arrivé à éliminer tous les gardes, il se mit en quête du sac d’argent qui, comme ses camarades, doit se trouver caché dans l’une des machines stockée dans la réserve. Un crissement de pneus brisa le silence nocturne accompagné par le claquement de portières de voitures et les bruits de pas de plusieurs individus. Cette arrivée impromptue l’obligea d’arrêter sa recherche du butin comme la quête d’œufs de Pâques qu’on les enfants chaque année. Le premier de ces messieurs à se présenter au Pingouin fit un vol plané en se prenant une balle de calibre 41.

« Cristu ! Non !! Enfoiré !! »

Cria son collègue arrivé peu après lui. Armé de son pistolet-mitrailleur, il tenta de venger son ami en criblant la cachette d’Oswald et fut rapidement épaulé par un autre sbire de Kafesjian équipé d’une kalachnikov. La machine à laver servant de protection au Pingouin perdit de sa superbe à chaque rafale encaissée. Le criminel solitaire répliqua lui aussi, bien décidé à vendre chèrement sa peau mais étant donné la violence de ses tirs et du déluge de balles gracieusement offert par ses opposants. Il fallut plus de cinq minutes de combats acharnés pour que l’un des deux sbires se prenne une balle dans la mâchoire. Il retomba raide mort dans un mélange de dents, d’os, de sang et de cervelle. Quant au second homme de main, il tomba lui aussi, peu après, en prenant une balle dans le torse. Oswald s’approcha de ce dernier qui, allongé sur le dos, gargouilla atrocement en raison du flot continu de sang s’engouffrant dans ses poumons.

« Pitoyable. Même pas capable de mourir dignement… Quand je te vois avachis ainsi, comme un paquet de merde, j’ai tellement pitié de toi que j’en aurais presque envie de te marcher dessus. »

Dans son ultime râle, le sbire cessa de vivre, les larmes aux yeux. Fatigué par la puissance de recul de son arme, Oswald s’adossa à un mur et se massa sa douloureuse épaule droite en jurant d’éviter ce genre de munition aussi souvent. Une grosse main perfora le mur en contreplaqué, l’agrippa fermement et, le tirant brutalement, le fit passer à travers le fin mur. Tommy Kafesjian, le fils, souleva sans grande peine le petit homme qui éructait de rage, d’incompréhension et gesticulait comme un ver s’apprêtant à être embroché sur un hameçon. Le petit costaud balança le nain couvert de poussière à travers la pièce.

« C’est toi, hein ?! C’est toi qui as attaqué ma maison et nos commerces ?! »

Pouffant à cause de toute cette poussière, Oswald se releva péniblement de cette rencontre.

« Tu… Koff ! Koff ! Dois surement être l’intellectuel de la famille, toi. »

Tommy tira un coup de semonce à quelques centimètres du gentilhomme cambrioleur. Le regard fou du fils Kafesjian montra sa détermination et son désir ardent de vengeance mais, dans le même, temps on pouvait y lire son incompréhension. Toute une série de cambriolages presque parfait, plusieurs de ses hommes de mains éliminés avec une arme de très gros calibre et tout ce qu’il voit c’est un petit gros aux mains boudinées vêtu d’un costume d’un autre temps. Comment un type tout droit sorti d’un rêve peut avoir fait tout cela ? C’est impossible ! Et où est cette arme à la puissance dévastatrice ?

« Okay… Tu veux négocier, petit ? Je t’écoute. »

Dit Oswald en récupérant son chapeau haut-de-forme trainant à terre.

« Non. Tout ce que je veux, c’est ta tête !! »

Plongeant sa main dans son chapeau, le Pingouin s’empara du petit pistolet à canon court caché dans le fond de celui-ci. Les deux hommes ouvrirent le feu et se dissimulèrent derrière des caisses et machines à laver cassées sans cesser de tirer. Étrangement, leur arme émit le clic caractéristique d’une arme déchargée et ce, en même temps. Rugissant comme un taureau furieux, Tommy fonça vers Oswald et lui décocha une violente droite dans la figure. Sous la violence du coup, le cambrioleur décolla du sol et relâcha son arme vide. Tommy alias "Le Psychopathe" ayant toujours gardé son fusil à pompe en main, prit son arme par le canon et avança lentement vers sa cible avec la ferme intention de le tabasser à mort à coups de crosse. C’en fut trop pour Oswald. Il recula en rampant et se mit à le supplier.

« Attends ! On peut s’arranger !! Je te laisse 30% de mon butin ! »

« Tu me moques de moi ?! »

« D’accord ! 50/50 ! »

« Tu essayes de m’acheter avec l’argent que tu nous as volé ?! »

Tout en reculant sans voir où il se dirigeait, l’une de ses mains toucha un morceau de tissu et, se retournant, vit qu’il avait rejoint l’emplacement du mur où la main de Tommy l’avait attrapée. Le morceau de tissu n’est autre que la toile de son parapluie-gadget. Sans même réfléchir à la question, il s’empara de l’arme et la braqua vers son agresseur. Tommy eut les yeux ébahis car il venait de faire le lien entre l’arme ayant décimée ses collègues, l’étrange parapluie dotée d’une scie qu’il avait trouvé chez lui et le parapluie de grande taille que le voleur pointe dans sa direction.

Blam !

Il recula de deux pas lors de l’impact. La balle le traversa de part en part en perforant des organes internes et en brisant quelques côtes. Il chancela et regarda d’un air hagard le trou dans son torse ruisselant de sang.

Blam !

Le deuxième impact le fit reculer de quelques pas et à chacun de ses pas, son corps pencha toujours plus vers l’arrière jusqu’à ce qu’il trébuche et s’écroule au sol. Fatigué, essoufflé et surtout pressé d’en finir, Oswald se dépêcha de trouver et récupérer le butin mais sans oublier de laisser un souvenir aux policiers dont la sirène se fit peu à peu entendre. Que faut-il pour appâter un animal ? Son plat favori. Il débusqua facilement une boite de donuts vide trônant devant les moniteurs de surveillance. Ensuite le côté mortel du piège. Croyant qu’il y aurait sûrement des coffres plus résistants, il avait emmené des bâtons de dynamite avec lui. Relié à un dictaphone, aligné en rang et d’autres branchements tout aussi simple, il assembla la bombe qui s’activera lorsque la boute s’ouvrira et diffusera un message au policier trop gourmand.

« Raté ! La curiosité est un vilain défaut ! Tout comme que d’empiéter sur ma vie privée ! Pourquoi ne pas vaquer à vos occupations habituelles comme mettre des amendes aux voitures mal garées, gérer la circulation et percevoir des pots-de-vin ? Ne me suivez pas. Je suis un professionnel comme le démontre ces macchabées. Je vous laisse dix secondes pour déguerpir et prendre conscience de la situation. 10…9…8…7…6…5… Oh et puis zut ! Zéro !! »


Une demi-heure plus tard

Va t-il risquer sa peau ou non ? Le pressing lui faisant face et qu’il observe caché derrière une benne à ordure est devenu une véritable petite caserne dirigé par Kafesjian sénior en personne. Un joli magot l’attend à l’intérieur s’il parvient à éliminer les gardes et la mort de ce petit baron du crime, accompagné de la mort de son fils, signifierait la fin de ce gang. Dilemme fort complexe. Mettre sa vie en danger en faisant face à ce dangereux groupe de bandits pour gagner beaucoup d’argent et même l’opportunité de s’emparer de son gang. Ou arrêter dès maintenant, solution moins risquée mais qui laisse Kafesjian vivant et désireux de se venger.

Parallèlement, il n’y eut plus aucune sirène de police. Même pas le moindre poulet dans le coin. A croire qu’ils ont abandonnés la poursuite. Non… impossible sauf si Kafesjian les a grassement payé pour qu’ils ne s’occupent pas de cette affaire. Ils sont sûrement allés à la mauvaise adresse ou se sont donnés rendez-vous pour une pause donuts. Hmm… très bien. Plan A. Oswald mit une grenade ayant la forme d’une tête d’oiseau sur le bout de son parapluie-mitraillette, visa la voiture du chef de gang garée devant le pressing et tira. Le projectile explosif fit sauter le véhicule dans une gerbe de flamme tuant sur le champ les deux gardes postés à côté. Des malfrats sortirent du magasin et ouvrirent le feu tout comme lui. Les échanges de tir se poursuivirent des deux côtés jusqu’à ce qu’une horde d’oiseaux fonde du ciel et s’abatte sur les hommes de mains étant sorti. A ce moment là, Oswald fonça vers le magasin et le prit d’assaut.

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MessageSujet: Re: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Mar 7 Fév - 14:33

Le sergent Harvey Bullock


Bullock avait été récupéré par un autre agent après l’explosion, il fulminait à l’avant de la patrouilleuse, l’annonce venait de tomber sur les radios de police : pas de renforts pour traquer le fou furieux qui s’était fait la famille Kafesjian ce soir. La pluie se mit à tomber, fine et froide. Harvey entendit un vrai raffut au loin et en situa la source : tout près. Les baraques donnant sur une rue à l’angle d’un autre pressing des Kafesjian. La voiture de Bullock s’arrêta aux côtés de 6 véhicules de polices déjà stationné. Des agents en uniformes étaient déjà en train de dérouler les bandes jaunes pour isoler la scène de crime. Une ambulance arriva juste derrière la voiture de Bullock. Le sergent sortit et se fraya un passage au milieu des autres agents. Les ambulanciers déplièrent des civières à roulettes et entrèrent dans le pressing dont la façade semblait avoir vécu un bombardement. Ils en ressortirent avec des cadavres mais pas de Kafesjian senior. Bullock s’appuya sur une voiture de police, l’un de ses collègues était assis à l’avant et tenait le micro de la radio de son véhicule. Il parlait fort :

« On a retrouvé Ralph Kafesjian assassiné avec ses hommes. On n’a pas réussi à emporter le cadavre contrairement à ceux de ses employés. Comment ? Si on a retrouvé l’arme ? Non non, juste un parapluie laissé là comme une signature. »

Autour les flics se mirent à barrer la circulation. La pluie tripla d’intensité. Les nuages se déchainèrent. Une limousine arriva escorté par d’autres voitures de police. Le commissaire Loeb en personne dans son véhicule de fonction gracieusement offert par Carmine Falcone. Le commissaire en sortit : costume gris et feutre gris sur la tête. Loeb avait mis son insigne de grand dirigeant du GCPD sur le revers de sa veste au cas où il y aurait eu des journalistes. Le plus haut gradé du GCPD fit ramper tout le monde. Le lieutenant qui dirigeait l’opération salua. Un bleu de la brigade criminelle fit une courbette. Un autre déploya un parapluie au-dessus de la tête de Loeb et le suivit à la trace. Bullock longea le périmètre délimité par les cordes. Les flics faisaient de la lèche au patron. Oui commissaire, bien sûr commissaire. Mais Mr le commissaire était en rogne. Mr le commissaire restait sec, ses sous-flics restaient mouillés. Un sergent s’approcha, il portait un uniforme trempé. Il parlait fort, il exaspérait Mr le commissaire.

« Est-ce qu’on mets les scellés ? On fait venir le labo pour examiner les lieux ? »

Loeb enrageait, il piqua une crise. Il balança un coup de chaussure dans une voiture. Mr le commissaire glapit, Mr le commissaire s’est bousillé le pied. Le commissaire retourna dans sa limousine en psalmodiant :

« Maintenant que Ralph est mort, que les Kafesjian sont hors-jeu on va devoir trouver autre chose. Un nouveau dur à cuir pour occuper les Falcones et les Maronis et compliquer le jeu afin de les empêcher de devenir trop puissant. »

Un flic brandit un mégaphone :

« Bouclez la baraque, on retourne au commissariat, personne ne devra entrer ici avant les types du labo. »

Les flics se dispersèrent et sautèrent dans leurs voitures. Un seul policier resta sur place en plus de Bullock. Cet autre agent verrouilla le pressing et monta la garde devant la porte en attendant la relève. Il resta sous la mousson en fumant des cigarettes. La pluie les détrempait, il n’en tira pas plus de deux bouffées. Il renonça et courut jusqu’à sa voiture et releva les vitres. Bullock qui était caché à l’angle d’une rue à l’observer, détala, la pluie le masquait. Il pataugea sur le trottoir transformé en piscine. Il s’enfonça dans une ruelle et fit le tour du pressing. Pas d’autres voitures ni de flic en faction à la porte de derrière. Les fenêtres étaient occultées avec des mini panneaux publicitaires montrant des machines à laver. Bullock leva les bras, dégrafa des panneaux et dégarnit une fenêtre. Il se hissa et bascula à l’intérieur. Il vit des silhouettes dessinées à la craie sur le sol pour marquer l’emplacement des cadavres et des tâches de sang. Il restait un seul cadavre celui de Ralph que les flics n’avaient pas réussi à emmener. Son corps était accroupi et sa tête coincé à l’intérieur d’une machine à laver. Les agents avaient sans succès essayé de le décoincer. Il y avait des débris sur le plancher eux aussi entourés à la craie, des fragments de sachets en plastique, des débris de lampes. Bullock fouilla le pressing il s’arrêta face au climatiseur monté sur une fenêtre avec des filtres obstrués. Pas de fils électriques ni de prises de courant, pas de prise d’air, très certainement la planque pour le fric de Kafesjian dans ce bâtiment. Harvey souleva le couvercle et constata qu’on avait déjà pris tout le fric, restait juste un billet d’un dollar avec un petit mot gribouillé :

Tiens voilà ton pourboire pour t’acheter un donut

Le lendemain

Bullock était comme un lion en cage dans son bureau du commissariat, il était sur les nerfs. Il ne serait pas calmé tant qu’il n’aurait pas mis la main sur le criminel en haut de forme avec qui il avait échangé des coups de feu. Le criminel aux parapluies qui l’avait humilié pendant cette nuit effroyable. Celui qui avait dégommé le gang Kafesjian en moins de 24 heures. L’information lui tomba dessus comme une douche froide lorsqu’un sergent d’une autre brigade lui apprit la nouvelle :

Deux des seuls rescapés du gang Kafesjian qui n’avaient pas été abattus lors de cette nuit sanglante par le criminel aux allures d’aristocrates allaient servir de témoin dans une enquête cherchant à établir l’identité du tueur. Les deux hommes, Sonny Tyson et Douglas Foreman anciens sbires de Ralph Kafesjian à mi-temps et boxeurs à temps pleins étaient sous la protection des autorités et gardés à l’hôtel Richford par des policiers détachés spécialement pour les protéger.

Bullock enfila immédiatement sa veste et son chapeau et se rua hors du commissariat pour se rendre dans ce grand hôtel du centre-ville.

Douglas Foreman :

« C’est sympa, je m’y ferais bien à tout ça. »

Le boxeur disposait d’un salon conjoint à sa chambre avec un écran télé géant, un groom service avait amené un plateau buffet. Foreman s’occupait en lisant des illustrés des combats du Gotham Square Garden. Sonny Tyson s’occupait en lisant un livre.

« Hé Douglas ! »

Le boxeur simula un enchainement crochet du droit et uppercut du gauche avec ses poings.

« Hé sergent ! »

« Est-ce que Carmine Falcone a essayé de te racheter ton contrat de force ? »

Foreman balança des directs rapides et des crochets courts dans le vide.

« Il a comme qui dirait fortement suggéré à mon manager de le laisser truquer mes combats pour se faire du pognon. Il a expédié les frères Forelli, deux de ses gâchettes pour qu’ils aient une discussion avec lui. Mais Tommy Kafesjian qui était mon protecteur jusqu’à hier soir, les as dessoudé, il était assez cinglé pour défier les Falcones même si son père était juste un dealer avec des pressings comme couverture. »

« Et pourquoi tu vas témoigner à propos du type qui as tué la famille ? »

Foreman balança une droite croisée, faisant semblant de mettre un adversaire KO.

« J’ai un frère qui est enfermé à la prison de Blackgate et je voudrais bien le faire sortir en conditionnelle dans 3 ans au lieu de 5. J’ai aussi 3 combats de prévus au Garden et Harvey Dent peut me les faire foirer quand il veut avec ses assignations à comparaître pour son enquête sur le crime organisé alors j’ai comme qui dirait fait ami-ami avec les forces de l’ordre pour faciliter tout ça. »

Bullock pensa que le boxeur était plutôt intelligent. Foreman balança un autre direct avec sa droite.

« Et j’en ai un peu marre de servir de larbin aux Kafesjian alors maintenant qu’ils sont mort, je voudrais bien qu’on me donne la chance de rentrer dans la brigade anti-émeute de la police de Gotham. J’ai les muscles qui faut pour ça. »

Bullock se tourna vers Tyson qui était en pleine lecture. Le bouquin s’intitulait : la puissance de Dieu peut être vôtre. Avec en encart, réservez votre place au ciel en envoyant vos dons à la boîte postale bla bla bla.

« Sonny ? Je peux te demander quelque chose ? »

« Oui m’sieur le sergent »

« Est-ce que tu crois vraiment ce que tu es en train de lire dans ton livre ? »

« Oui m’sieur le sergent, ils disent ici en toutes lettres, c’est écrit, qu’y a une femme, elle est revenue à la vie, et elle dit comme ça que Jésus garantit à tous ceux qui contribuent assez, une nouvelle voiture tous les ans au paradis. »

« Sonny ? Est-ce que tu t’es pris trop de coups sur la tête sur le ring ? »

« Non m’sieur le sergent, j’ai dû arrêter Francis Dewey sur blessures et j’ai perdu au point contre Richie Herrick. M’sieur le sergent, est-ce que vous pensez que m’sieur le commissaire nous trouvera de quoi manger chaud devant le grand jury ? »

Deux policier entrèrent, des gros bras, des durs à cuire, Bullock reconnaissaient leurs têtes, c’était des corrompus qui bossaient pour la Mafia en dehors des heures de services.

« M’sieur le sergent, qu’est-ce que vous croyez qu’il conduit comme voiture Jésus ? »

Un flic emmena Foreman hors de la pièce, l’autre attrapa Sonny après avoir ouvert la fenêtre et le balança dans le vide. Sonny dégringola de 9 étages entre les immeubles en hurlant et se crasha dans une voiture au bord du trottoir.

Bullock paniqué et affolé hurla :

« Mais qu’est-ce que vous foutez ! »

« Ordre du commissaire Loeb, on supprime les preuves, on ne doit pas apprendre l’identité du tueur des Kafesjian. Foreman est épargné car il appartient à Falcone désormais, il a acheté son contrat. »

Bullock rentra au commissariat puis dans l’après-midi il se rendit à nouveau sur l’ex-territoire des Kafesjian qui avait vu des évènements sanglants pendant cette nuit atroce. Il se gara dans un carrefour décrépit à l’angle d’un magasin de spiritueux et d’une ex-laverie des Kafesjian qui s’appelait : « Au roi de la piécette ». Bullock se rendit dans l’appartement au-dessus de la laverie par un escalier latéral et entra. Il y trouva l’un des derniers sbires de la défunte famille de dealers.

« Sergent Bullock Police de Gotham »

Il montra sa plaque.

« Je cherche pas à t’arrêter, je veux juste savoir, t’y étais hier soir, t’as vu qui s’en est pris à la famille, un aristo en chapeau haut de forme, dis m’en plus sur lui. »

« C’est trop tard. Le commissaire Loeb a passé un accord avec. Il n’avait personne d’autres pour remplacer Ralph, il lui fallait un dur pour servir de concurrent à Falcone et Maroni pour ne pas qu’ils soient trop puissant. Et comme le Pingouin a dessoudé Tommy en personne, il va être craint dans le milieu. Il fera pas de drogues car c’est trop voyant et c’est pas son truc, mais disposera de tout le territoire des Kafesjian avec le monopole dessus sur la contrebande, le recel, le cambriolage et les trafics d’objets en tout genre. »

« Le Pingouin ? »

Harvey entendis des bruits de pas qui montaient les escaliers, entremêlés de grognements et du bruit reconnaissable entre tous d’un flingue qu’on armait. Bullock sortit son arme. Les deux flics de l’hôtel qui avaient fait faire le grand plongeon à Sonny Tyson, apparurent sur le seuil avec des 45 munis de silencieux. Ils avancèrent armes en avant en ignorant Bullock et truffèrent de plomb l’ex-sbire des Kafesjian.

« Et maintenant dégage, le commissaire Loeb a fermé le dossier, on n’enquête plus sur l’aristo-tueur, ordre stricte. Ne t’avise pas d’approcher du chantier de construction Kellerman sinon t’es bon pour un rapport. »

Le soir

Bullock voulait le coincer à tout prix, il se rendit au chantier de construction sachant très bien que s’il devait s’y tenir à distance sur ordre de la hiérarchie c’était pour une bonne raison et il la connaissait. Les tueurs de Loeb avaient fait une erreur en lui indiquant le lieu en pensant qu’il le connaissait et avait l’intention de s’y rendre, car Bullock ignorait ce qui se tramait dans ce chantier. Avant de venir il avait appelé James Gordon :

« Lieutenant, j’ai besoin de vous pour une arrestation, vous êtes le seul en qui j’ai confiance, ne prévenez personne, c’est au chantier Kellerman. »

Le chantier était une parcelle constructible à demi bétonné entouré de grue et surtout pleine de sable balayé par le vent. Bullock examina les lieux : un parking en gravier, pas de voitures, des traces de pneus dans le sable sur les côtés, ceux de la limousine du commissaire Loeb. Des coulées de sables du chantier apportés par le vent apparurent sur les pompes de Bullock. Les coulées entouraient les bâtisses en ciment, le vent violent les remodelait sans cesse. Bullock pointa son arme devant lui et avança alors que le vent faisait voler des bouts de cellophane et des vieux journaux. Bullock entra dans un préfabriqué de chantier et le vit.

Haut de forme, veste avec contours en fourrures, gants en cuir d’aristocrate, monocle, blazer, chemise en soie qu’on apercevait sous son menton cruel. Une table, style négociation avec chaises autours. Un endroit confortablement aménagé pour des tractations occultes entre flics et gangsters. Le criminel que Bullock cherchait avait un exemplaire du Gotham Globe sous la main, l’édition du soir, le gros-titre : Le boxeur Sonny Tyson se suicide en sautant du sommet de l’hôtel où il résidait. Le bruit des rafales de sables comblait le silence.

« Le commissaire est venus ici je le sais, pas mal pour une rencontre discrète, c’est lui qui a choisi le lieu ou toi ? Tu lui as versé un pot de vin de combien ? Et qui est-ce qui a proposé l’accord ? Lui ou toi ? Il voulait un gros durs qui fasse autant peur que Tommy pour foutre une épine dans le pied des ritals. Et je suppose que tu vas pas t’arrêter là mon gros ? C’est qui le prochain sur ta liste ? Maroni ? Falcone ? Tu crois vraiment qu’un nain obèse comme toi attifé en abruti qui s’est trompé d’époque va s’imposer dans le milieu ? Tu vas devoir repasser. Et bon sang c’est quoi cet accoutrement ? Tu ressembles à… »

Ce complet haute couture du criminel en face de lui évoquait vraiment un manchot sur la banquise.

« …un Pingouin. »

Il comprenait tout à coup pourquoi il avait été surnommé comme ça par l’infortuné sbire des Kafesjian. Un autre se serait fait descendre dans la seconde, mais Bullock qui avait essuyé des coups de feu du criminel en face de lui, savait à quoi s’attendre et lorsqu’il se saisit de son parapluie, il dégaina son 38. Ses tirs éventrèrent la table et explosèrent les chaises mais manquèrent sa cible. Le bruit infernal fut renvoyé par l’écho qui couvrait les sautes de vent. Bullock sortit en courant pour poursuivre le Pingouin il perdit pied et glissa dans le sable du chantier, il perdit son arme dans le sable. Il vit la main ganté de cuir du Pingouin attraper sa cravate et le parapluie fit jaillir une lame acéré au bout qui déchira la veste du sergent. Elle allait l’entailler plus profondément s’il ne réagissait pas assez vite. Il empoigna le Pingouin par les épaules et l’attira à lui pour asséner un gros coup de tête. Le haut de forme de son ennemi s’envola. Ils se relevèrent faisant chacun face à face. Le Pingouin brandissait son parapluie-épée. Bullock fouilla dans sa poche et en sortit un couteau à cran d’arrêt qu’il avait confisqué à un maquereau. Prêt pour le round 2.

Il se figea tout à coup en voyant une voiture approcher. Elle entra sur le parking en faisant voler du sable. Des boules de broussailles rebondirent sur le gravier. James Gordon en sortit et vit la scène.

« Harvey arrête, ça ne sert à rien, aucun tribunal ne le condamnera tant qu’il aura un accord avec Loeb. Tous les gradés sont au courant. Loeb a fait savoir que Ralph avait un remplaçant. Mais il ne perd rien pour attendre, un jour il y aura un autre commissaire, incorruptible peut être et alors là, ça en sera fini pour lui et tous les autres. »

« Non ! On a trop laissé filer de gangsters et celui-ci s’est foutu de nous comme personne ne l’avait fait avant ! Par sa faute Sonny Tyson a fait un plongeon de 9 étages, c’était un idiot finis mais un bon boxeur et un brave type, il en fera tuer d’autres pour continuer sa conquête de Gotham si on ne l’arrête pas maintenant !»

Le sergent fonça sur le Pingouin avec hargne, ils croisèrent le fer avec leurs armes blanches respectives, un crissement de métal se fit entendre. Dans l’empoignade ils se cognèrent à un bulldozer. Un coup de parapluie entailla le bras de Bullock qui étouffa un cri, il lâcha son couteau et saisit la tête du Pingouin à deux mains pour la plaquer dans le sable et le lui faire bouffer. Gordon sortit son arme et accourut au secours de Bullock. Mais les deux adversaires percutèrent un ensemble de planches de constructions. Elles vacillèrent et les inondèrent de coulées de sables. Bullock suffoqua tout en délivrant ses coups de poing. Il fonça tel un rugbyman sur son ennemi pour le plaquer après s’être pris un nouveau coup de parapluie qui lui avait tranché l’un de ses poignets à vifs. Le choc fut dantesque, Bullock et Pingouin furent prit par le souffle du sable qui envahissaient les fondations de la bâtisse à cause des dégâts qu’ils avaient causé, avec le plaquage brutal de Bullock ils volèrent un instant au-dessus du vide de la fosse à vidange des véhicules de chantier et s’écrasèrent au pied de la grue. Le lieutenant Gordon appela vainement son collègue en cherchant où il pouvait bien être passé. Car l’écroulement des piliers en fers emportés par le sable cachait toute la vue. Bullock se releva plus acharné que jamais et tout en levant ses poings il lança narquois :

« C’est tout ce que t’as dans le ventre pauvre nabot ? Faut dire une laideur pareil et un physique aussi flasque, tu vaux plus le coup quand il faut passer aux choses sérieuses, amène toi ! »

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MessageSujet: Re: Aristocrate-cambrioleur (Pingouin)   Sam 18 Fév - 0:11

Prendre d’assaut un pressing n’est pas courant même lorsqu’on est on est une ménagère ayant un emploi du temps chargé. Pourtant Oswald le fit avec un parapluie et affronta le groupe criminel ayant transformé un simple magasin en couverture pour son trafic de drogues et, récemment, en un bastion fortifié. Les sbires de Ralph défendirent leur patron comme la Garde Prétorienne autrefois le faisait avec l’Empereur. Ils sont plus nombreux et mieux armés que ne l’est le Pingouin mais ce dernier n’est pas du genre à avoir un sens de l’honneur. Il se débarrassa de ce groupe compact et belliqueux avec une minuscule roquette en forme de tête d’oiseau grosse comme une mandarine qu’il fixa sur l’embout de son parapluie et tira sur ses ennemis. Il acheva les survivants sans leur laisser le temps de se relever et contraignit Ralph Kafesjian de lui indiquer la cachette du butin avant de l’éliminer. Alors qu’il mettait l’argent dans un sac, le téléphone de Ralph sonna.

« Ralph ? Il faut qu’on parle. »

« Je regrette mais Ralph a la tête ailleurs en ce moment. Un problème de plomberie. Vous voulez lui laisser un message ? Je l’écrirais sur sa croix mortuaire. »

« Quoi ?! Qui êtes-vous ? Déclinez votre iden… ! »

Oswald lui raccrocha au nez.


Le lendemain matin

Il se réveilla en sursaut quand une sonnerie de téléphone retentit. Oswald vit devant lui l’ensemble de l’argent volé à la famille Kafesjian s’étalant sur la grande table de la salle à manger du manoir Cobblepot. Des souvenirs lui revinrent à l’esprit. Après s’être enfuit avec le dernier butin, il avait récupéré l’argent caché par ses volatiles et est repartit dans le manoir. Des tas de billets de la même valeur, un bloc note avec des relevés chiffrés et une calculatrice lui rappelèrent qu’il avait passé plusieurs heures à compter le montant de ses vols. Sous une pile de montres dérobées dans la maison de Ralph, il trouva le téléphone de ce dernier.

« Allo ? »

Maugréa le Pingouin d’une voix caverneuse après cette courte sieste.

« Monsieur Cobblepot, je présume ? »

Les yeux du Pingouin s’ouvrirent en grand. Comment ont-ils pu découvrir son identité aussi vite ?

« Pas de jeux de mots, on dirait. Hmm ? J’en conclu, d’après ce silence, que j’ai affaire à la bonne personne. Ici le commissaire Loeb. Vous me donnez beaucoup de fil à retordre, monsieur Cobblepot ou, devrais-je dire, Pingouin. Vos exploits ont fortement perturbés la communauté criminelle de Gotham. J’aime avoir le contrôle, voyez-vous, mais la mort de Kafesjian est une grande perte pour moi. J’ai bien peur de devoir vous arrêter, Pingouin. J’ai suffisamment de preuves et de témoins pour vous envoyer à l’ombre pour le restant de votre vie. Néanmoins j’ai un marché à vous proposer si vous voulez rester en liberté. » [/color]

« Je vous écoute. »

« Tout ce que vous avez à faire c’est remplacer Kafesjian. Récupérer ses territoires et devenez le nouveau maitre du quartier. Vous allez devenir mon corsaire. Tous vos crimes passés et futurs ne verront jamais le jour devant un tribunal du moment que ces crimes restent… acceptables. En échange de cette bienveillance, vous me remettrez un pourcentage de votre business. Qu’en dites-vous ? La prison ou un empire. »

« Comment refuser une telle offre ? »

« Excellent choix. Je vous recontacterai plus tard lorsque vous aurez prit du galon. Au revoir. »


Une heure plus tard, dans un bistro

La plupart des criminels travaillant pour Ralph s’étaient réunis dans ce bar pour discuter des événements de la nuit dernière. Ils parlèrent du tueur au parapluie qui avait massacré ce petit empire du crime à lui seul et vaincu Tommy en combat loyal. Ils semblaient inquiets. Et si c’était un homme de main des Falcone, un professionnel de la gâchette envoyé pour supprimer la concurrence ? Si ça tombe ils sont en train de subir une épuration de grande envergure ! Ils seront peut-être les prochains sur la liste ! Non, ce serait étonnant. Ils ne représentent aucune menace pour les familles italiennes. Pourquoi voudraient-elles les éliminer ? Le plus probable est qu’ils attendent que la situation de tasse et qu’ils viennent demander du boulot à un autre chef de la pègre.

Alors qu’ils continuèrent à débattre à ce sujet, Oswald entra dans le bar. Un type aussi bien habillé dans ce trou à rat, c’est étonnant. Mais leurs petits yeux de fouines s’écarquillèrent encore plus lorsqu’ils réalisèrent que le nouveau venu correspond parfaitement à la description du tueur au parapluie. Chapeau, taille, vêtements, parapluie, corpulence. Le portrait craché de la rumeur. Il est venu les liquider ! Certains lâchèrent leur verre d’alcool qui éclata au sol.

« Vous en faites une tête ! Vous célébrez un enterrement ? Celui de Ralph ? Je vois. Barman, champagne pour tout le monde ! Il faut fêter l’évènement ! »

Perplexes et croyant à une mauvaise blague, les bandits se jaugèrent du regard. Mais le Pingouin confirma ses dires en jetant quelques gros billets au visage du barman. Ce dernier sortit une bouteille de champagne, de piètre qualité, et en servit à tout le monde.

« Messieurs, je lève un verre pour moi-même. Vous avez l’immense privilège d’être incorporé à mon empire. J’ai vaincu Kafesjian, je prends tout ce qui lui appartient y compris vous. Santé ! »

Quelques uns hésitèrent à porter le toast. Oswald braqua son parapluie vers son public de récalcitrants.

« Vous ne voulez pas boire à ma santé à moi qui vous offre généreusement à boire et un travail ? Vous en êtes sûr ? »

Tout le monde but et l’acclama. Conclusion : il possédait la seule arme à feu de la salle.


Le soir

Loeb lui avait donné rendez-vous dans un chantier de construction. Oswald était venu seul avec de l’argent comme convenu. Il ignorait que le lieutenant du SWAT qui comme Loeb est un corrompu l’observait depuis le toit d’un bâtiment en face. Le commissaire ne va pas s’approcher d’un gangster ayant massacré un chef de gang et ses gardes sans un minimum d’assurances, n’est-ce pas ? Il prit place dans le bureau du chef de chantier et l’attendit. Le ronronnement d’un moteur s’amplifia et la lumière des phares illumina l’intérieur de la bâtisse. Le commissaire Loeb sortit du véhicule avec deux de ses gorilles et entra.

« Bonsoir, Pingouin. Comment vont les affaires ? »

« Plutôt bonnes, Commissaire. Heureux de faire votre connaissance. Je suppose que vous voulez faire vite ? »

« Vous présumez bien. »

Oswald déposa la valise d’argent sur la table du contremaitre sur laquelle reposait déjà des plans du chantier et autres paperasseries administratives. Loeb l’ouvrit et vérifia les liasses.

« A vue de nez, je vois… cent mille dollars. C’est peu. Je vous ai offert un empire et ma protection. »

« Les temps sont durs, commissaire, surtout quand on n’a pas encore fait le moindre bénéfice. J’ai essayé de faire cracher l’argent de la fin de mois à mes nouveaux associés mais sans succès. »

Ironisa le Pingouin.

« Très drôle. J’espère que vous vous montrerez plus généreux la prochaine fois. Je ne tiens pas à me séparer de votre charmante compagnie. Au revoir. »

Loeb s’en alla avec la valise dans sa limousine noire payée avec de l’argent sale. Oswald s’alluma une cigarette et, agacé par cette discussion, oublia de s’en aller. Il s’assit et ronchonna.

« Un jour, c’est moi qui te donnerais un délai à respecter. Ce jour là je te ferais ramper à mes pieds pour t’accorder le droit de travailler pour moi. Oh oui… »

Il prit le journal du Gotham Globe du jour même et commença la lecture. Visiblement, Loeb n’a pas chômé pour avoir son fric. Les témoins se sont suicidés. Des suicides non désirés, oui. Le premier se serait défenestré à cause du trop grand choc psychologique du massacre de la veille. Il n’ira pas au paradis celui-là. Le second, un boxeur, s’est jeté dans le vide. La police relate une vie affective catastrophique et une grande quantité d’alcool absorbé peu de temps avant le drame. Il faut en déduire qu’il a été drogué et balancé depuis le balcon.

« Le commissaire est venus ici je le sais, pas mal pour une rencontre discrète, c’est lui qui a choisi le lieu ou toi ? Tu lui as versé un pot de vin de combien ? Et qui est-ce qui a proposé l’accord ? Lui ou toi ? Il voulait un gros durs qui fasse autant peur que Tommy pour foutre une épine dans le pied des ritals. Et je suppose que tu vas pas t’arrêter là mon gros ? C’est qui le prochain sur ta liste ? Maroni ? Falcone ? Tu crois vraiment qu’un nain obèse comme toi attifé en abruti qui s’est trompé d’époque va s’imposer dans le milieu ? Tu vas devoir repasser. Et bon sang c’est quoi cet accoutrement ? Tu ressembles à… »

Ce monologue si soudain fit sursauter de surprise le cambrioleur. Sous le choc, une partie du journal se déchira. Les moqueries sur sa taille et son poids le fit serrer les poings déjà agrippés au quotidien de la ville.

« …un Pingouin. »

« Tu devrais te regarder ! Tu ressembles à un cochon qui aurait volé les habits d’un clochard ! »

Et il tira mais manqua sa cible. Les balles firent voler en éclats une partie du mobilier du local mais ratèrent le flic habillé en civil. Oswald profita de la situation pour fuir en pensant que ce gros lard serait tellement terrifié qu’il ne bougerait pas d’un pouce. En s’enfuyant il entendit l’insulte du sous officier de police quand il perdit son arme. Oswald s’approcha de lui et le saisit par la cravate.

« On dirait que ce porc en a dans le froc, hein ? Je vais te faire couiner moi ! Une lame jaillit de son parapluie. Les porcidés, je les égorge ! Et je suis sûr que si je t’ouvre le bide, j’y trouverais des donuts entiers ! »

Dit-il en approchant la lame de la gorge de son poursuivant et en approchant son visage du sien pour voir la peur. Tout ce qu’il vit c’est de la haine puis son front quand ce dernier lui explosa le nez d’un violent coup de boule. Le Pingouin se releva en gémissant tandis que le policier sortit un poignard de sa poche. Ce gros sac va le payer cher, le Pingouin en est convaincu. Un mauvais sourire se dessina sur les fines lèvres du criminel. Il veut jouer à ça ? D’accord ! Oswald est un très bon escrimeur. Il va y avoir du sport ! Un crissement de pneus paralysa les deux combattants et un autre policier apparut.

« Harvey arrête, ça ne sert à rien, aucun tribunal ne le condamnera tant qu’il aura un accord avec Loeb. Tous les gradés sont au courant. Loeb a fait savoir que Ralph avait un remplaçant. Mais il ne perd rien pour attendre, un jour il y aura un autre commissaire, incorruptible peut être et alors là, ça en sera fini pour lui et tous les autres. »

« Non ! On a trop laissé filer de gangsters et celui-ci s’est foutu de nous comme personne ne l’avait fait avant ! Par sa faute Sonny Tyson a fait un plongeon de 9 étages, c’était un idiot finis mais un bon boxeur et un brave type, il en fera tuer d’autres pour continuer sa conquête de Gotham si on ne l’arrête pas maintenant !»

Le gros plein de soupe s’appelant Harvey se rua vers lui alors qu’Oswald avait baissé sa garde et tenta de le frapper au visage mais l’arme blanche du Pingouin bloqua la sienne. Les deux hommes échangèrent quelques attaques tout en se déplaçant. Oswald tout sourire savait qu’il avait l’avantage sur l’autre. Il est plus expérimenté dans l’art du combat à l’épée et son arme à une meilleure portée que le petit canif de son adversaire. La première estocade qui lui porta fut aussi la dernière. Poussé par la rage et la douleur, le donutsovore lui prit la tête mais dans le feu de l’action ils percutèrent un étalage et, comme dans un sablier, le sable s’engouffra pour les emmener au loin. A moitié recouvert de sable et aveuglé par celle-ci, Oswald entendit les provocations du policier.

« C’est tout ce que t’as dans le ventre pauvre nabot ? Faut dire une laideur pareil et un physique aussi flasque, tu vaux plus le coup quand il faut passer aux choses sérieuses, amène toi ! »

Il se risqua à ouvrir un œil et, miracle, celui du monocle ne fut pas atteint de cécité. C’est largement suffisant pour lui porter une attaque sournoise. Que va-t-il oser lui faire ? Non… quand même pas. Il n’oserait pas. Et bien si, il a osé. Un coup de poing dans les parties génitales, ça doit faire mal.

« Tu es déjà trop près de moi, poulet ! Je commence à avoir la nausée à te sentir ! »

Ce n’était pas une si bonne idée. La grosse main d’Harvey empoigna le parapluie du Pingouin et le tira vers lui pour le frapper avec une rare brutalité. Sous le choc, Oswald tomba dos au sol et ne put empêcher son adversaire de se jeter sur lui pour lui refaire le portraits avec ses poings. Gauche, droite, gauche, droite, gauche, … Les deux poings serrés du policier le matraquèrent sans interruptions. Le cambrioleur ne put rien faire. Toutefois, sa main sentit le contact familier du pommeau de son parapluie fort probablement tombée après qu’il ait été mit à bas par cette brute enragée. L’aristocrate parvint à planter la lame de son parapluie dans l’épaule de son agresseur puis, de ses deux mains, poussa son parapluie de toutes ses forces. Ainsi la lame s’enfonça jusqu’à sa garde tout en repoussant Harvey et ce, jusqu’à ce que ce soit son tour de tomber dos au sol. Ceci fait, il monta sur le ventre du sergent de police et lui colla la lame sanglante sur la gorge.

« Un dernier mot pour la postérité, mon gros ? »

« Arrêtez ! »

James Gordon était arrivé sur place et braquait, de ses deux mains, son arme de service sur le Pingouin.

« T’occupes pas de ça, toi ! Cette affaire ne regarde que ce paquet de graisse et moi ! »

« Partez ! C’est tout que je vous demande. Allez-vous-en sans faire d’histoires et ne revenez plus. »

« Pas question ! Tu te prends pour qui ?! Je peux t’envoyer faire la circulation si j’en ai envie ! Je suis immunisé, bandes de péquenots ! Je suis intouchable alors casse-toi ! Je veux l’entendre couiner comme un porc ! Couine ! »

Il lui donna un coup de talon dans le ventre pour appuyer sa demande. Le lieutenant Gordon arma son revolver.

« Je ne vous laisserais pas le tuer. Partez ou je vous abats. »

Oswald déglutit tout en fixant successivement les deux hommes du regard et, finalement, descendit du ventre d’Harvey. Oswald Cobblepot, contraint et forcé de descendre de ce piédestal fort confortable. Une honte.

« Je ne vous oublierez pas. Vous pouvez me croire ! Je vous ferez regretter le jour où vous avez croisé ma route ! Il pointa son doigt vers le sergent de police. Surtout toi ! Je te réserverais un traitement de faveur ! Oh oui ! »

Il passa son doigt sur sa gorge et partit en courant. Ce gros policier va payer pour ce qu’il lui a fait subir mais cela attendra. La vengeance est un plat qui se mange froid. Il va d’abord devoir se bâtir un empire et celui laissé par Ralph est un très début. Son partenariat avec Loeb va lui être profitable après tout. Il ne lui demandera pas de faveur concernant ce Harvey Gras-Double. Non. Il se réserve le droit de lui briser sa vie en petits morceaux. Ce jour arrivera et le Pingouin se gaussera de plaisir.

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