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 Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)

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Le Sphinx

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MessageSujet: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Mer 20 Juin - 2:19

J'aime les fêtes foraines. Surtout les kiosques de jeux de hasard. C'est simplement délicieux de voir à quel point les gens se laissent berner. C'est pourtant d'une facilité enfantine de défaire tous leurs petits tours. Par exemple, le jeu des 6 palets! Ridicule. Il faut simplement mesurer la circonférence de chacun des palets, ou des cercles on s'en fout. Ainsi, il nous faut des petits palets de diamètre 1, car le diamètre du plus grand cercle (celui à recouvrir) a un diamètre de 1,795. Ce n’est pas sorcier! Je peux le faire à l'oeil. Ces pauvres crétins qui ne sont même pas capables de savoir la différence entre un petit palet et un gros palet. Haha. Pitoyable. J'en ai même vu un de ces pathétiques êtres qui a placé le plus petit en premier et au milieu du plus grand cercle. Ah! Et je ne parle pas de ceux qui crient à l'arnaque. L'arnaque c'est qu'ils portent encore le titre d'être humain malgré leur cerveau aussi développé qu'une fève germée. Mais oh, vous vous demandez certainement pourquoi je m'emporte ainsi sur les fêtes foraines? Parce que j'y étais. Vestige de mon cœur d'enfant? Non, évidemment. Je faisais une petite visite de courtoisie à l'un de mes informateurs. Habillé en civil pour passer le plus inaperçu possible. De toute manière, le commun des citoyens de cette ville ne me connaissait pas de visage. Je n'étais pas aussi populaire que ce cher clown qui avait créé tout un émoi il y a quelque temps. Ce jour où je vous parle, j'avais en ma compagnie deux hommes de main immenses, mais qui gardaient leurs distances. Histoire de ne pas attirer l'attention. De plus, je n'aimais pas leur odeur de trop-plein de virilité testostérone et...Ils puaient, quoi! C'était mauvais pour mon image, mais des gros bras qui utilisent du désodorisant c'est plutôt rare à Gotham. Misère, misère. Alors donc, je suis allé voir mon fidèle informateur à son stand de pommes d'amour. Il détenait beaucoup avec son crâne rasé et ses anneaux dans le nez. Je ne pus m'empêcher de caresser mon nez pendant toute la durée de notre entretien. Jamais je n'infligerais à mon corps une telle mutilation. Ça rendait mon employé encore plus laid qu'il ne l'était déjà. Je lui pris une friandise et entreprit de la dévorer tout en me frottant de temps en temps le bout du nez.

« Pourquoi le ciel est-il bleu, dis-moi? »

« Oh! Monsieur Sph... », il sursauta et moi aussi. Je faillis m'étouffer avec sa stupide sucrerie.

« Tu dois te payer ma tête? Parle moins fort abrutis »

J'eus comme une nausée soudaine alors que je me passais le dos de la main sur le nez pour la millième fois. J'avais dit exactement ce que mon père me disait toujours. Mais ça ne dura pas plus que quelques secondes, j'étais un adulte maintenant et guérit de tout ça.

« Désolé...monsieur Sphinx... j'ai entendu quelques histoires ces derniers temps. Ah bonjour, oui, cinq dollars. Bonne journée »

Je jetai un regard ennuyé à la petite fille qui gambadait avec sa pomme au caramel en nous tournant le dos. Les enfants avaient toujours eu quelque chose de plus que les adultes. C'est intriguant tout de même de savoir que si en vieillissant on est sensé gagné des attributs, on en perd un tas en contrepartie. Je me demande si les nouveaux valent les anciens. Philosophie, encore et toujours.

« Il se passe des choses à Gotham. Il paraît que le clown veut s'évader d'Arkham, il a plus d'alliés qu'il n'y paraît. »

Oui, ça je m'en doutais. Mais si vite? L'idée qu'il puisse s'évader ne m'étonnait guère, comme tout le monde je connaissais la piètre sécurité de l'endroit. Ce qui me surprenait un peu c'est qu'il ne laisse pas l'opinion publique se calmer à son sujet. Oui, il y avait l'histoire du Feu Follet fou et Harvey Dent, mais encore on réparait les dégâts du terroriste clownesque. Sûrement qu'une multitude de criminels voulaient sa peau à l'heure qu'il est. Après tout, isoler Gotham signifiait aussi isoler leurs trafics de drogue. Ou en tout cas, les obliger à passer par les voies maritimes. Disons qu'un bateau, même en pleine nuit, est plus singulier qu'une voiture. Je finis par m'énerver moi-même à force de me frotter le nez et je me débarrassai de ma pomme pour me mettre les mains dans les poches.

« Mais encore? »

« Un de mes potes qui habite dans la zone industrielle a entendu des drôles de trucs. Il paraîtrait qu'il y aurait un type dans le genre homme des neiges qui habite là. Genre... il vit dans un réfrigérateur. »

Oh, tiens donc. Ça m'apparaissait intéressant. Ça, c'était le genre de choses qui remplissait mes temps libres chez moi devant mon ordinateur. J'allais m'y afférer de ce pas lorsque...non. Mon regard tomba sur une structure immense aux couleurs criardes. C'était un labyrinthe! Joie! Je me suis presque précipité sans même dire au revoir à mon informateur. Quel malpoli je faisais! Je revins sur mes pas, excédé et glissa des liasses de billets dans la main de mon sbire.

« Bon, voulez, m'excusez, brave homme, mais un défi intellectuel vient de se présenter à moi. Pas que vous ne me soyez pas intéressant, mais il y a mieux que vous juste là. Bye bye. »

Je me précipitai vers le labyrinthe, extatique. C'était vide, évidemment. Les gens préféraient les maisons hantées. Je me rendis bien évidemment au centre de l'endroit en moins de trente minutes. Ridicule. Mais maintenant que j'y étais, il me venait des idées d'emménagement. Je pourrais bien transformer cet endroit en quelque chose de bien plus difficile. J'étais debout donc dans cet endroit et je faisais mentalement quelques plans. Aussi bien que je ne vis pas la nuit arrivée! Mes idiots d'hommes de main devaient s’être perdus dans le labyrinthe. Jamais ils n'auraient passé la première énigme de toute manière.
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Jeu 21 Juin - 20:57

Quel endroit plus approprié que la fête foraine pour chercher de l'inspiration, des victimes et se remonter le moral. Quel endroit plus appropriée pour être heureuse qu'un des lieux de prédilection de son cher et tendre. Souvenirs à raviver, nouveaux à créer. Si la bibliothèque de son appartement était l'endroit qui réveillait le plus de sentiments positifs avant sa renaissance, ce royaume du plaisir et de la joie ne pouvait que lui être bénéfique. Un petit tour et puis s'en va, comme aurait pu le dire plus justement la chanson. Parée de ses plus beaux atours, la belle demoiselle avait choisi cependant de mettre son costume de côté pour le moment. Elle ne cherchait pas tant le divertissement que la douceur des souvenirs. Elle avait passé bien du temps à se préparer, le maquillage devait être parfait. Les yeux ceints et la robe bien trop courte aux couleurs sobres, voilà qu'elle pouvait affronter la ville. La demoiselle ferma la porte à double tours de leur appartement vide. Clip clap clip clap. Les bruits de pas dans le couloir signalait à tous ceux qui étaient intéressés que quelqu'un avait quitté son appartement et qu'il s'éloignait dans le couloir. Mais qui s'en souciait vraiment. La vie s'arrête pour bien des gens sur le pas de la porte. Elle avait attendu la nuit, elle l'avait toujours préférée. D'ailleurs, aussi loin qu'elle s'en souvienne, même s'il n'avait aucune notion du temps c'était souvent la nuit que Poussinet parlait le plus facilement. Sûrement les rayons de la lune pouvaient ils traverser les murs des asiles les plus sécurisés. De souvenir, le directeur lui même ne voyait pas bien souvent la lumière du soleil, pourquoi donc serait il si pâle. Peut être boudait il également celle de sa comparse l'astre lunaire. Peu importe, ça ne le libérerait pas.

L'extérieur. Réprimant un frisson très léger, elle remonta les pans de son manteau noir contre son cou pâle. Il ne faisait pas si chaud. Elle ne chauffait pas son appartement mais il y faisait tellement meilleur. Peut être que ses sentiments suffisaient à en maintenir la température assez haut pour qu'elle ne s'enrhume pas. Peut être. Clip clap clip clap. Il y a des choses qui ne changent pas, des pas sur la moquette, ça fait presque le même bruit que sur le béton d'une ville morne et triste. Ainsi donc, la frêle demoiselle rejoignait à son allure le parc, attirée par la lumière et les cris au moins aussi facilement que les moustiques le sont par la même lumière. Il aimait ces genre d'endroits au moins autant qu'elle. Ah qu'elle avait aimé y passer parfois avec ses rares amies, profiter d'une barbe à papa ou de churros en parlant de tout et de rien. Surtout de rien d'ailleurs. Et depuis, elle l'avait redécouvert. Un tour de train fantôme avec Mister J, c'est une expérience vitale plus qu'un divertissement bon marché. Ils n'y étaient venus qu'une fois, peu de temps avant la prise d'otage. C'était d'ailleurs à ce moment là qu'ils avaient échafaudé leur terrible mascarade. Ils s'étaient caché assez bien pour filer une peur bleue aux quelques courageux qui étaient entrés après eux. Avec un, ça avait d'ailleurs mal tourné, mais il n'était plus là pour le raconter. Et alors qu'elle n'était qu'à quelques rues de son point d'arrivée, une voix inconnue s'éleva dans l'air. 

« Alors poupée, on se promène toute seule ? Les rues ne sont pas sûres tu sais. »

« ... »

Elle avait tout le temps de jouer. Ils ne fermeraient pas les grilles tout de suite. La demoiselle passa une main dans la poche droite de son manteau et actionna un petit magnétophone.

-Pin Pon Pin Pon Pin Pon-

L'escroc paniqua un instant, lâchant sa proie du regard un instant pour vérifier d'où venaient les bruits de sirène. Pas de lumières à l'horizon ? Et plus de Harley non plus. Malheureusement pour lui, il entrevit ce morceau de manteau voletant au coin de la rue avant de disparaître.

« Ooooh non, tu ne t'échapperas pas comme ça ma poulette »

Bouchées doubles, il la rattrapa bien vite. La demoiselle n'était pas partie bien vite, elle ne craignait pas les agressions, elle se savait bien assez agile et forte pour se défendre le cas échéant. Pour une femme, cela règle bien des soucis. Elle se sentit entraînée en arrière par le bras. Elle se laissa attirer , il la retourna, face à lui.

« Et ben alors, on a eu peur ? »

Bref sourire de la blondinette.

« Pas une seule seconde. Il semblerait que vous manquiez cruellement d'imagination »

Il prit le temps de rire, elle glissa lentement sa main libre dans la poche de son manteau, celle où se trouvait le petit pistolet qu'elle affectionnait tant. Réplique de celle de son délicieux compagnon, en plus petit. La nuit aidant, elle le retrouva sans peine.

« Qu'est ce que tu rac.. »

Et voilà qu'il avait le canon du pistolet contre la tempe. Le pauvre homme qui n'était pas si mauvais bougre jugea bon de jouer la provocation.

« Tu crois que tu me fais peur avec ton petit truc la ? »

Elle sourit, cela ne présageait rien de bon. Elle pressa la détente. Bruit, « Pan » inscrit en lettres rouges. L'homme qui aurait presque pu voir sa vie défiler l'avait quittée un instant, pour la retrouver, hilare.

« Hahahaha, un jouet, j'aurais du m'en douter »

« Tu n'aurais jamais du me suivre » Murmura t'elle avant de décocher un coup de genou bien placé, suivi par un délicieux coup de coude dans la nuque. Il était à terre.

« Ben alors mon bichon, t'aimes pas trop le sol ? »

Quelques coups de chaussures à talon réglèrent bien des problèmes. Un, puis deux, et bientôt trois. Mais le jeu devenait vite lassant, il ne pouvait pas vraiment riposter dans cette bien mauvaise posture.

« Hmm, finalement...J'ai envie de m'amuser, tu vas venir avec moi, j'ai plein d'idées. »

Et le voilà de nouveau debout. La demoiselle s'approcha de son oreille, sa main droite descendant lentement le long de son corps en prenant son temps.

« Si tu essaies de t'échapper, tu peux dire adieu à ta descendance. »

Elle serra la partie concernée avec force et l'homme grimaçant opina du chef sans conviction profonde. Le reste du chemin ne nécessite pas de précisions. Arrivée. La demoiselle redevint instantanément une enfant.

« Tu dois bien avoir assez d'argent pour offrir une barbe à papa à une bonne amie ? Dis oui dis oui dis oui dis oui ? »

Elle sautillait presque autour de lui. L'homme s'en serait moqué s'il ne craignait pas la douleur.

« J'ai rien je sui...-regard noir-..Mais on va bien pouvoir trouver. »

« Rectification, chéri..TU vas trouver, et tu ferais mieux de trouver vite. Tu as très exactement une minute.»

Observation. Il y avait beaucoup de monde. Harley observait sa montre, l'homme lui cherchait un bon pigeon pour trouver de l'argent. Il avait besoin d'un espace plutôt clos où il pourrait tranquillement officier. Il pointa la première attraction -qui par un hasard étonnant se trouvait être justement le labyrinthe- et annonça.

« J'vais en coincer un la dedans et je te ramène de l'argent. »

La demoiselle observa l'enseigne avec emphrase.

« Merveilleux ! »

Elle fronça un sourcil, désigna sa montre.

« Cependant...SIdans moins de 45 secondes, si je n'ai pas ma barbe à papa, tu perdras beaucoup plus qu'un arbre généalogique à rallonge...44...43 »

Ce disant, elle fit parcourir à son pouce l'intégralité de la largeur de son cou. Il courut à l'entrée, après avoir dégluti, profitant de la diversion créée par cet homme qui payait sa place sagement, lui qui s'était posté à côté s'engouffra dans la porte. Voila qu'il ne lui restait plus qu'à trouver quelqu'un. Il s’enfonça dans le dédale. Harley, elle, prit une des sucettes qui trônait sur un étal et vint se poster à l'entrée. Il ne devait pas y avoir d'autre sortie si ça n'avait pas changé. 41,40... S'il ne sortait pas, elle irait le chercher. 39...38...

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Le Sphinx

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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Dim 24 Juin - 15:49

« Il faudra naturellement des scies d'au moins cinq pieds chacune reliée à un toit. Oui, un toit est primordial. Sinon j'en connais un qui pourrait s'échapper sans problème. Il faudra six écrans. Un à l'énigme première, le deuxième au détour du piège électrique et les quatre autres à chaque deux énigmes suivantes. Les caméras maintenant. Une à chaque détour, c'est essentiel. Il faut aussi un couloir hermétique et le seul moyen de s'en sortir serait soit de répondre à l'énigme numéro cinquante-deux et de toucher l'objet dont il est question. Un tas d'objets...dans un coffre! Ou bien trois coffres? À voir. »

Non, je ne parlais pas tout seul. Je ne suis pas un de ces tarés, moi. J'avais un petit magnétophone pour enregistrer mes pensées. Oh, je me savais capable de me souvenir de tout ça, mais il valait toujours mieux avoir une protection. Je tournais en rond au milieu du labyrinthe en calculant les mesures à l’œil. Il faudrait repasser avec du ruban à mesurer, mais j'avais au moins une approximation. Je m'étais décidé à acheter cet endroit, il était tellement inspirant. Surtout que je me cherchais un tel lieu depuis quelque temps déjà. Quelques idées machiavéliques me trottaient dans la tête et j'avais bien l'intention de les mettre à exécution. Ça me fait penser!

« Les caméras ainsi que les écrans et tout le mécanisme du labyrinthe doivent être reliés à mon appartement. Ou encore mieux : je dois trouver un lieu intermédiaire pour le réseau internet. »

Je continuai comme ça pendant une heure ou presque lorsque j'entendis la voix d'un de mes hommes de main. Je ne compris pas ce qu'il disait parce que cet abruti était au début du labyrinthe. À quoi bon se faire protéger par eux s'ils ne peuvent même pas suivre mon rythme un minimum? Enfin... Ce n'est pas grave, ce n'est pas grave. Je tendis l'oreille, intrigué. Même que je commençai à être inquiet lorsque j'entendis le cri d'un homme. Je pris mon cellulaire et composai le numéro rapide de mon homme de main. Il ne me répondit qu'au bout de la cinquième sonnerie. Je considérai que c'était un manque flagrant de respect et de considération pour son patron, mais j'étais trop curieux pour être fâché. Ça m'arrive souvent et c'est tant mieux pour mon doux visage (les gens fâchés sont laids). Je lui demandai ce qui se passait là-bas et il m'apprit qu'ils avaient trouvé un homme un peu louche qui avait été déjà vu à embêter les filles dans les alentours. Une idée me traversa l'esprit et je leur demandai de me l'emmenai. Naturellement, ils ripostèrent que ils étaient trop stupides. Pas dans ces mots-là, mais c'était ce que ça signifiait vraiment. En soupirant, je leur donnai la permission de défoncer les murs fragiles du labyrinthe pour atteindre le milieu. Quelle bande de ratés. Et dire que je m'entourais encore et toujours de ces mêmes bêtes violentes pour assurer ma protection. C'est bien pour ça qu'ils exerçaient ce métier et pas quelque chose de respectable comme pompier ou avocat. Ou bien de se tenir à ma place. J'ajustai mes vêtements normaux, un peu déçu de ne pas être plus présentable pour notre invité-surprise. J'avais tout de même ma canne qui me donnait un peu de prestance. Lorsqu'il m'apparut au travers d'un nuage de poussière, il était inconscient et transporté comme un vulgaire sac, les jambes glissant sur la terre. Je m'approchai, narquois, et m'accroupis près de lui. Une ou deux claques suffirent à lui faire reprendre conscience, panique instantanée, mais mes hommes de main le calmait avec leurs matraques.

« Bonsoir...monsieur? »

« Euh... Mais qu'est-ce que je fous là moi? Vous êtes qui? »

« Le patron t'a demandé ton nom triple andouille »

Je tiquai, je trouvais la situation un tout petit peu caricaturale. Les méchants qui interrogent à coup de bon flic/mauvais flic leur prisonnier. Je me relevai, ne voulant pas participer à un tel cirque. Je m'arrêtai au centre de la salle et posa ma canne devant moi. Je fis taire mon sbire et éclaircit ma voix. Un sourire énigmatique apparut sur mes lèvres alors que je regardais mon invité comme s'il s'était avéré être un enfant à qui j'allais proposer une activité. Ma voix était calme quoiqu’imbibée d'un doux plaisir.

« Puisque tu veux jouer avec nous, jouons! Résous mon énigme et tu es libre comme l'air. Donne une seule mauvaise réponse et tu ne sortiras jamais de cet endroit. Prêt? »

Mon invité ne semblait pas vouloir jouer, il me traita de fou en invoquant une autre personne qu'il disait avoir rencontrée peu de temps avant. Je ne l'écoutai pas, trop excité à l'idée de lui poser une des nombreuses énigmes qui parcourraient mon labyrinthe une fois terminé.

« Pour plusieurs personnes, je vais trop vite. Pour d'autres, je vais trop lentement. Pour beaucoup je suis une obsession. Me prendre peut vous donner une importante leçon de vie. Qui suis-je? »

Je regardai ma montre, songeur.

« Tu as une minute top chrono. »

Mon invité semblait bien trop paniqué pour réfléchir convenablement. Il se mit à avancer des hypothèses sans queue ni tête et moi je ne faisais que le regarder en souriant, amusé. Un enfant pourrait résoudre cette énigme, c'était celle que j'allais mettre d'entrée de jeu pour établir les règles du labyrinthe. Il me décevait beaucoup et d'ici quarante-cinq secondes, il ne serait plus qu'un cadavre serti d'une balle au milieu du front.

« Tic tac. »

Bien sûr, je ne m'attendais pas à ce que nous ayons un deuxième invité. Tous mes hommes de main présents étaient avec moi.
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Sam 30 Juin - 10:50


S'il est de notoriété publique qu'on ne badine pas avec l'amour, il est évident qu'on ne doit pas le faire plus avec la jolie blondinette. Il avait voulu jouer, il était nécessaire avant de se lancer de s'assurer qu'on est capable de perdre. D'ailleurs, ceux qui ne prenaient pas leur responsabilité avaient le don extrême de lui porter sur les nerfs. Comment pouvait on se plaindre de ce qu'on a oublié de prévoir. Si on se coupe les cheveux il faut accepter de vivre chauve. Est ce qu'elle s'était plaint de son changement de situation lorsqu’elle a perdu son salaire de Psychiatre ? Bien sur que non ! Et non contente de s'être merveilleusement adaptée à la situation, elle l'avait mise à profit. Et il ferait pareil. Il s'était attaqué à l'Arlequine alors qu'il n'était pas assez entraîné et il se retrouvait dans la gueule du loup sans même l'avoir envisagé une seule seconde.
Jouant avec sa sucette, elle observait la foule qui se pressait aux stands. Elle leva les yeux au ciel.

*Pauvres fous. Vous perdez votre vie à travailler trop pour vous payer un stand de temps en temps. Tirer sur des canards ne vous fera pas gagner grand chose...Enfin, c'est ce genre de personnes qui me donnait du travail..C'est être ingrate. *

Et voilà que le temps s'était écoulé. Tic..Tac..tic..Cloung. Elle s'y attendait, il n'était pas sorti. Mais pour le moment cela ne la chagrinait plus vraiment. Elle avait trouvé une idée. Elle pourrait tout à fait lier l'utile à l'agréable en utilisant ses talents d'acrobate pour gagner de l'argent dans un premier temps, puis éventuellement pour enrôler d'éventuels disciples. Le Joker avait ses clowns, elle pourrait tout à fait avoir ses acrobates. Elle lui en toucherait deux mots très certainement ! Se pensant, elle s'étira. Levant la tête, sa montre fit revenir toute l'histoire dans son esprit versatile.

« Oh mais ! Il a eu du rab ! »

Elle fit la moue et prit une profonde inspiration.

« Tu ne perds rien pour attendre mon coco. Harley vient te remonter les bretelles..Et le reste. »

Et elle partit dans un rire qui vint sûrement troubler la petite réunion à l'intérieur du bâtiment. Seulement, elle ne s'en trouverait pas plus avancée. C'était un de ces foutus labyrinthes.

*A tous les coups, il a essayé de me rouler. Mais on me double pas comme ça.*

Et alors qu'elle se frayait un chemin entre les murs, son futur et ex cobaye passait de nouveau un mauvais quart d'heure. S'il avait mis tant de temps, c'était pour la simple et bonne raison qu »il avait rencontré un imprévu. Mais ce qu'elle ignorait n'aurait aucun impact positif sur son futur proche.

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Pendant ce temps là donc. Un cri et de nouveau le silence -tout relatif- Elle n 'avait pas encore franchi la porte d'entrée, rien donc en sa faveur pour le moment. Ils avaient tourné un moment mais l'homme ne s'était pas laissé faire avec une grande conviction. Peut être s'était il finalement dit qu'il échappait à une folle pour le meilleur et non pour un éventuel pire. S'il savait, pauvre brebis égarée. Sa tentative certaine d’échapper à la délicieuse créature lui avait valu une petite ballade les pieds devant. Brave petit, l'originalité ça se récompense. Réveillé à coups de claques, il se permit d'être insolent. Fait assez étrange, bien qu'il fut passé à tabac et rassuré successivement, il ne révéla rien de ce qui se passait. Pourquoi ? Petit cambrioleur, il devait bien sentir qu'il était dans une impasse. Trop impressionné par l'horreur du destin qui l'attendait il n'avait pu que garder le silence. Et voilà donc que l'homme à la canne lui proposait une énigme. Il n'avait aucunement l'intention de coopérer.

« Vous êtes tous des cinglés dans cette putain de ville . Déjà que l'autre elle m'aurait castré pour une barbe à papa et toi tu te la joue sphinx ?  Libérez moi BORDEL !»

Aucun effet. Même pas un bref rictus. La question était posée. Son temps était de nouveau compté. Une minute top chrono ? La panique s'empara de lui.

« Vous n'êtes pas sérieux ? »

Oh que si il l'était.

« Un jouet ? Un singe ? Un animal de compagnie ? Non, merde.. »

Le pauvre s'enfonçait.

« Lentement ou trop vite ? Je sais ! Une voiture ! J'ai bon ? J'ai bon hein ? »

Il souriait. C'était extrêmement désagréable

« T'es qu'un dégénéré, y a rien qui va trop vite ou pas assez putain. J'en ai marre de vos conneries. »

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Et alors qu'il ne lui restait plus qu'une dizaine de secondes, une silhouette féminine apparut au détour d'un mur. Attirée par les voix elle n'avait pas eu beaucoup de mal à se faufiler jusqu'au centre sans attirer l'attention. Des chaussures plates et assez de jugeote lui avaient laissé le temps de réfléchir. La chance était avec elle, elle avait mis exactement le même temps pour atteindre ce dernier mur qui la séparait des larbins et de leur maître qu'il en avait lui même mis pour annoncer l'énigme de sa liberté conditionnelle. Elle n'avait pas prévu tant d'hommes de mains mais comptait amplement sur quelques sauts habiles pour s'évader le cas échéant. Ainsi donc elle s'appuya contre le mur qui venait ainsi de la révéler.

« Le temps possède le droit immuable de se jouer des hommes. Mais celui là, c'est le mien. »

Elle ne bougea pas tout de suite. Son seul geste fut de décroiser les bras.

« Je dois avouer que c'était bien trouvé. Mais j'en ai aussi une pour toi. « Qu'est ce qui marche sur trois pattes pour se donner une contenance et qui va laisser roucouler deux tourtereaux à l'extérieur avec élégance parce qu’il s'est fait plumer ? ». Elle est facile, tu as 15 secondes. »

Et ce fut à son tour de regarder sa montre avec un petit sourire. L'homme, lui, en avait profité pour bander ses muscles. Prêt à en cogner un dès que l'occasion se présenterait.

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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Dim 8 Juil - 5:58

HRP: désolé du retard!

Parfois je me demande si c'est moi qui est trop intelligent ou bien si ce sont les autres qui sont trop stupides. Cette énigme était si facile, si populaire que l'incapacité de trouver la bonne réponse dont démontrait mon invité me sidérait de façon démesurée. Mon sourire devenait de plus en plus figé, faux, au fil du temps. Finalement, il me donna une réponse finale alors que mes deux hommes de mains gloussaient. Même ces imbéciles avaient trouvé la réponse, c'en est incroyable. Une voiture? Allons donc. Je poussai un long soupire et m'approcha de l'homme pour lui mettre ma canne sous le menton. J'eus un petit ricanement à le voir espérer qu'il avait eut la bonne réponse. C'était triste à voir. Je ne suis pas une personne sadique, je préfère lorsque mes victimes arrivent à résoudre quelques énigmes avant de mourir, j'aimerais même que certains réussissent à s'en sortir vivant. La mort est une chose affreuse que personne ne devrait connaître prématurément. Mais était-il réellement une personne? Son Q.I me semblait plus proche de celui d'un singe. J'ouvris la bouche et mon haleine sucrée me réjouis, j'étais tout à fait à mon avantage même sans mon costume d'apparat.

« Mauvaise réponse. Tu aurais dû... »

Et vlan, je me fais couper la parole. D'une manière si surprenante que je reste là,la bouche ouverte, à chercher la provenance de cette voix étrangère. En plus de s'introduire ainsi et de casser mon effet théâtrale, elle me jette la bonne réponse avec beaucoup de répartie. Je la vois enfin, c'est la petite amie du Joker. Une ancienne employée d'Arkham devenue plus folle que ses patients. Je hausse les sourcils et remonte ma mâchoire en un rictus amusé. Elle est très jolie, on le devine sous son maquillage. J'aime les femmes, surtout quand elles portent des combinaisons moulantes qui dévoilent leurs formes délicieuses. Je jette un coup d'oeil à mes sbires et il est évident qu'ils ont les idées ainsi que les yeux au même endroit que moi. Je me sens sale tout d'un coup de partager les pensées de ces gorilles et je me secoue, reprenant ma prestance et en effaçant un plis sur ma chemise verte.

« Oh, que voilà une charmante surprise. »

Je lui souris, charmeur, en me balançant avec ma canne. Mes hommes de mains fixaient la nouvelle venue tout en arborant une attitude tout à fait déplacée. Je l'écoute ensuite me proférer ses menaces et je ne me sens pas broncher du visage. Je reste comme je suis à peser le pour et le contre. Pourquoi tant d'agressivité? Il me semble que tout les criminels de cette ville ont une violence intérieure vraiment choquante. Comme si ces gens n'étaient pas capables de seulement discuter normalement, d'être courtois et diplomates. Pourtant, entre collègues il faudrait s'entre-aider. Mais non, jamais. C'est pour cela que je ne faisais pas équipe avec ces fous d'Arkham, il n'y avait aucune ouverture au partage d'idées ou à la discussion. Aussi bien les laisser s'entre-tuer seuls. Mais celle-ci avait peut-être du potentiel, aussi minime soit-il, puisqu'elle avait fait de brillantes études. Après tout, la psychologie était un domaine tout à fait respectable. Je me disais donc que je pourrais tenter de m'amuser un peu avec elle, juste pour tester la réputation de joueurs qu'avait la bande du Joker. Je ne me sentais pas en danger entouré de mes deux fiers à bras. Au pire je n'aurai qu'à appeler l'un de mes employés pour qu'il envoie des renforts pour me sortir de là. Je décidai de commencer avec une pique, histoire d’utiliser le même langage qu'elle et de ne pas la surprendre avec quelque chose de trop civilisé et aimable. La bonté effraie les gens mauvais, je vous le dis.

« Tourtereaux? Je croyais que vous fréquentiez le Joker. Ce n'est pas bien la tromperie. »

Je fis tournoyer ma canne, prenant un air plus nonchalant. Je ne croyais plus pouvoir finir l'enregistrement de mes plans cette nuit-là. Cette visite surprise promettait quelque chose de plus distrayant quoiqu’inutile. Harley Quinn semblait sur ses gardes, prête à bondir. Encore cette manie de se tourner vers la violence. Je ne comprendrais jamais les fous. Je n'ai jamais aimé me battre, c'est salissant et on finit toujours par prendre des coups soi-même. Mon beau visage méritait de rester intact. J'avais parfois des cauchemars de me retrouver avec un visage défiguré comme celui de Dent. Rien que d'y penser, j'en avais la chaire de poule. Je décidai donc de mettre fin à la tension dangereuse qui régnait dans l'endroit.

« Mais pourquoi cette hâte de partir? Vous venez tout juste d'arriver. Pourquoi ne pas vous amusez avec nous un peu, la nuit est encore jeune. »

Je m'approchai d'elle, souriant et en écartant les bras en signe de paix.

« Puisque vous semblez être douée en énigme, je vous en présente une nouvelle. Qu'est-ce qu'on attend toujours mais qui n'arrive jamais? »

Mes hommes de mains semblaient avoir de la difficulté avec notre autre invité, il m'énervait un peu. Assez pour que je me tourne vers eux et que je fasse signe à un de mes sbires de le calmer. C'était l'occasion rêvée d'en apprendre d’avantage sur le Joker et sa bande qui pourraient devenir une menace un jour.

« Au fait, vous l'avez libéré votre chéri?»

Je m'accotai sur ma canne, prenant un air compréhensif ou presque.
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Harley Quinn



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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Sam 14 Juil - 11:47

On avait essayé de la rouler. C'était évident. Pas besoin d'être paranoîaque pour s'en rendre compte. Cet espèce de..De...D'énergumène avait essayé de lui filer entre les pattes. Grand mal lui en prenne, il était surement tombé dans des mains bien moins accueillantes. Cependant, si elle pardonnait souvent et beaucoup à Mister J, il est évident que tous les autres payaient doublement les frais du Clown. Ils payaient les pots cassés et au vu du personnage il y en avait des pots. Et les éclats étaient bien coupants. Qu'à cela ne tienne, il paierait pour leur dernière dispute. Pourtant, il ne s'était pas passé grand chose, et ça remontait à bien longtemps maintenant. Rien de plus que d'habitude. Sûrement la lune.

~Flashback

« Pourquoi tu es parti sans me prévenir ? »
« Je t'en pose des questions ? »
« Tu sais très bien que je n'ai rien contre le fait que tu partes mais que je demande juste assez pour ne pas m'inquiéter, tu le sais bien que je suis ♫jalouuuuuse♫ hein ? »

Ondulante, elle s'était rapprochée de lui. N'atteignant pas son cou elle se contenta de lui frotter le bras droit tendrement. Il la repoussa sans égards.

« Laisse moi .»
« Parle moi Poussin, tu me dis jamais rien. »
« Non. »

Larmes amères, indifférence douloureuse. Et finalement, l'amour se change en haine. Elle s'approcha de nouveau pour lui asséner un coup. Il ne sentit pas grand chose mais le coup qu'il lui rendit, lui fit saigner la lèvre de la jeune demoiselle. Elle porta la main à sa bouche et courut à la cuisine.

« Tu vas voir. »
Elle se rua sur lui avec la lame bien en main, il esquiva habilement et bloqua son poignet.
« Tu veux jouer à ça ? »
Pour toute réponse elle se fit raccompagner à la porte par le poignet et virer à coup de pied. Pestant, elle cogna à la porte pendant une bonne demie heure avant de disparaître dans ce couloir, le goût du sang encore dans la bouche.
~

Bien sur que depuis ça s'était arrangé. Bien sur qu'il s'était excusé -ou quelque chose qui s'en rapproche- et que de nouveau tout allait 'bien'. Mais toute frustration, toute douleur, toute humiliation nécessite un exutoire. Il l'empêcherait d'imploser. Enfin, pour ça il devait rester entier. Et au vu de ses capacités cognitives ce n'était pas gagné. Il avait très mal vécu que les gorilles se moquent de lui ouvertement, mais à part pester et se débattre un peu, il ne pouvait pas y faire grand chose. Et l'homme en vert semblait à la foi savourer la scène et la mépriser profondément. Curieux mélange. Et puis, une voix féminine.

« Et merde, la voilà. » Murmura-t'il plus pour lui que pour l'assemblée. « Manquait plus que ça . ».

Il était doublement en danger, mais il avait écopé de quelques minutes de surcis. Elle avait fait délicieusement distraction.

*Plutôt élégant le poseur d'énigmes*

En effet, il était tout à son avantage, et en femme qui se respecte, bien amourachée, elle savait reconnaître le bon goût là ou il se cache. Un peu vert, certes, mais fort bien présenté. Elle fit un pas plus en avant. Une charmante surprise, il ne manquait plus que ça. En d'autres circonstances, elle aurait pu se sentir flattée. Mais étais-ce les regards lubriques des autres personnes présentes ? Ou simplement la curiosité qui est bien plus efficace sur l'esprit humain que la séduction ? Que pouvait il donc bien faire ici en une telle compagnie ? Le plus simple resterait de demander, mais une chose en son temps.

Elle ne s'était pas voulue agressive. Elle préférait prévenir que guérir et savait parfaitement que la meilleure des défense était parfois l'attaque. Que tout se joue souvent sur la première impression. Le respect s'obtient ou non dans les premières minutes d'une entrevue. Montrer cash qu'on en a dans le caleçon . Et a ce niveau là, elle avait tellement eu les boules, pour ainsi dire, qu'elle en avait une sacré collection la dessous. Elle recroisa les bras en faisant un pas dans sa direction. Pas trop vite ni trop lentement. Juste ce qu'il faut. Et voilà qu'il se permettait d'être déplaisant. Elle plissa les yeux et retint un grommellement. Elle ne devait pas perdre la face, jamais. Elle était la représentante de J, elle se devait d'être à la hauteur.

Elle laissa son attention dériver sur la canne. Il ne s'en départissait pas et jouait beaucoup avec. Le cas échéant il y aurait peut être quelque chose à en tirer. Voila qu'il lui proposait de rester. Si ça ne ressemble pas à un piège, ça. Il s'était approché à son tour, bien plus. Elle haussa légèrement un sourcil, décidément toujours plus sur la défensive. Les gens avenants c'est louche. Sans compter que la seconde devinette, elle n'avait pas réponse. Et finalement, elle qui n'avait pas encore répondu se décida, légèrement narquoise.

« Toute information a un prix. J'te donnerai des nouvelles du maître du rire si tu m'explique ce que vous faîtes tous cloîtrés dans un lieu de divertissement pour enfants.  Je doute que ce soit par amour de la course poursuite dans le noir entre amis. »

Voyant qu'on martyrisait son sésame pour une friandise colorée, elle entreprit de s'avancer vers les hommes de mains qui avaient commencé à taper un peu plus fort.

« Faudrait voir à pas trop me l'abîmer, j'en ai besoin intact. »

En passant non loin de Nigma, elle lui adressa un petit sourire, nouvelle pique.

« Voyons, un homme si distingué qui agit avec tant de brutalité..Tsss Tss Tsss... »

Une fois au niveau de sa proie, elle se pencha légèrement vers lui.

« Bah alors, on s'est perdu en chemin petit oiseau ? »

« Bande de malades ! »

Elle se redressa et s'adressa de nouveau à Nigma.

« Il est teeeellement adorable.... »

Et elle décocha un coup de pied à la tête du pauvre hère qui gémit plus qu'il ne hurla.

« Quand il fait dodo »

_________________

“Everyone else sees the Joker laugh, only Harley has ever seen him cry.”
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Le Sphinx

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MessageSujet: Re: Riddles and Giggles (Pv. Harley Quinn)   Lun 30 Juil - 23:30

[Un peu beaucoup énormément en retard, désolé o__O ! En plus ça a prit plus qu'une heure]

Elle avait du chien cette fille, c'était tout à l'honneur de sa réputation. Je n'aimais pas le ton qu'elle employait pour discuter avec moi mais ses atouts féminins me faisaient un peu oublier son affront. Je ne suis pas un pervers, oh ça non bien sûr. Mais je suis un homme et les hommes ne restent pas indifférents face à une jeune femme de ce genre. Je suis meilleur que d'autres hommes par contre. Je ne vais pas lui sauter dessus comme les animaux que sont mes employés. Ça, jamais. Un homme de ma qualité doit savoir se contrôler et agir de manière civilisé, polit, en tout temps. Mes sbires continuaient de fixer notre invités surprise de façon si déplacée que j'en devenais insulté moi-même. Ils me présentait comme un gangster de bas étage avec leur attitude immature. Je finis par tourner la tête vers eux et leur offrir un regard remplis de couteaux. Ils voulaient se faire virer? Ça eut à peu près l'effet escompter puisqu'ils retournèrent à notre prisonnier. Pour revenir à Harley Quinn, elle me demanda pourquoi nous étions au milieu du labyrinthe. Cela me prit au dépourvu, un tout petit peu, je l'avoue. Dire la vérité impliquerait qu'on soit informé de mes plans. Je n'aimais pas gâcher les surprises. J'aimais rester un total mystère pour les autres. Surtout en ce qui concerne les cinglés d'Arkham. Je lui fis donc un sourire désolé avant de lui répondre. Le chantage de toute manière, ça ne fonctionne pas avec des hommes de ma qualité. Il en faut plus pour me faire parler. Elle aussi semblerait-il. Alors soit. J'aurais mes informations de différent façon.

«Oh, vous êtes douée. Alors nous aurons nos petits secrets tous les deux.»

Je restais courtois. Il n'y avait rien de stressant dans cette rencontre ou qui pouvait me mettre en danger. Nous étions simplement deux criminels qui s'avéraient pourchasser la même proie, la même victime. Je ne doutais pas que la compagnie de la clown déplaisait à notre prisonnier. La bande des clowns avait la réputation de ne pas y aller de main molle sur ses ennemis. Surtout leur leader. Je ne voudrais pas être à la place de ce pauvre homme. Quoiqu'une situation aussi hasardeuse ne pouvait arriver à un homme tel que moi. Pour la simple et bonne raison que je ne me mettais pas à dos les mauvaises personnes. Les cinglés, quoi. De toute manière, je ne voulais rien avoir à faire avec eux. Que ce soit amical ou en tant qu'adversaires. J'avais des desseins à moi et je me foutais un peu des leurs. Je savais que j'étais mille fois supérieur en matière d'intellect que chacun d'entre eux. Il n'y avait donc aucun intérêt à me mesurer à eux. Surtout qu'ils avaient tous quelque chose d'effrayant. Je dis ça, je dis rien. Et là, je dis :

«Intact?»

Parce qu'elle stipule qu'elle ne veut pas qu'on touche à notre prisonnier. Pourquoi? Qu'est-ce qu'elle veut lui faire. J'essaie de deviner : le tuer, l'arnaquer pour le tuer ensuite, le torturer pour le tuer ensuite, le ridiculiser pour le tuer ensuite ou bien s'envoyer en l'air avec lui pour ensuite le tuer? Analysons un peu la situation. S'il était certain que l'arlequin voulait faire du mal à cet homme, il était aussi certain qu'elle voulait le tuer. Malgré cela, leur petit groupe de joyeux psychopathes aimaient beaucoup s'amuser. Alors je devine sans grande réflexion que notre invitée veut s'amuser avec le pauvre homme avant de le tuer. C'est son jouet, visiblement. Je n'aimerais pas être à sa place, pas du tout. J'ai comme une espèce de pitié qui monte en moi mais je l'étouffe sur le coup. Ce n'est pas moi, moi je suis en sécurité et ce n'est que moi qui compte. Bien sûr, s'il restait avec nous, l'homme ne se ferait pas tuer. J'avais beaucoup de difficulté avec cette idée. Je l'aurais fais battre assez sévèrement, abandonné près d'une clôture du parc d'attraction. Mais tué? Non. Par contre, si je laissais Harley repartir avec notre prisonnier, c'était la mort assuré. Dilemme. Je n'ai jamais eu de problèmes de conscience puisque je ne m'occupe que de moi-même et que je n'ai jamais tué personne. Je ne savais pas comment réagir. Un gentleman comme moi ne pouvait ''voler'' une jeune femme. Puisque l'homme était sa proie, c'était un peu du vol. Mais en même temps, l'homme était sûrement le fils de quelqu'un, un père, un frère. Je sentis une perle de sueur sur ma joue et je me repris. Non, je ne pouvais risquer de me mettre à dos les clowns pour quelqu'un d'autre que moi. Quelle soirée, décidément.

Harley enchaîna en me désignant comme une grande brute. J'eus envie d'éclater de rire mais me contentai de sourire. La brute ce n'était certainement pas moi. Je fis tourner ma canne sur le coté et la suivit alors qu'elle s'avançait vers mes quatre hommes de mains et notre prisonnier. La nuit était douce et calme. Le parc devait être désert maintenant mis à part de notre petit groupe. Il ne manquait plus que le garde de sécurité pour faire une petite fête. Lorsque la jeune femme s'adressa de nouveau à moi, ce fut pour introduire un violent coup qu'elle porta au prisonnier. Le bruit me fit fermer les yeux et j'en ressentis quelques frissons. Une chance que ce genre de violence ne serait jamais dirigée vers moi. Mais avant cela, les paroles de l'homme résonnèrent entre mes oreilles. Des malades. Tous des malades? Il se trompait. Je ne suis pas fou. Pourquoi disait-il que je suis fou? La pitié que j'éprouvais pour lui diminua. Il voulait m'insulter? Soit, je le laisserait périr.

«Il était votre compagnon pour la soirée alors? Et bien, je suis désolé d'avoir interrompu votre ballade»

Je m'approchai doucement du prisonnier que mes hommes de main avaient lâché depuis le coup de pied de l'arlequin. Il avait une sale mine. J'eus comme une petite peur.

«Regardez s'il respire.»

L'un de mes hommes mis ses doigts en forme de saucisse sur son cou et me fit signe que oui. Je fus soulagé. Je me tournai vers Harley avec un petit sourire. Nous allions pouvoir jouer.

«Je vous propose ceci. Résolvez cette énigme et vous êtes libre de partir avec notre homme.»

Je me mit bien droit, faisant attention de bien paraître.

« Il était une fois un bouffon qui était très aimé par son roi. Un jour, il commit une faute qui lui valu la condamnation à mort. Puisque le roi l'aimait beaucoup, il lui donna le choix de la manière dont il voulait mourir. Lors de son exécution, le choix du bouffon fut tel que le bourreau ne put l’exécuter. Quel genre de mort avait choisit le bouffon? »

Je lui fis un signe de tête, heureux comme tout de pouvoir à la fois garder la face devant Harley et sauver l'homme du même coup.
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